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26/11/2014

L'attente de l'aube William Boyd

baiser250.jpgUn peu engoncée dans mes dernières lectures, très féminines, dirais-je (même si je ne pense pas pas que les femmes écrivent des "truc mous" et les hommes des "trucs durs"), j'ai eu envie de me tourner vers une histoire plus "virile", un truc qui fleure bon l'aventure historique, avec des espions, des femmes fatales à double tranchant, des pistolets qui font "bang-bang" en ratant de peu le héros, un peu super héros mais pas trop, au cœur tendre, mais un héros "qui en a", quoi. Et dans la quatrième de couverture de ce titre, ben on m'annonçait tout cela.

Sauf que le point de départ, c'est justement que le héros a un gros problème avec son zizi, ce qui est un problème pour un super héros au cœur tendre qui devrait "en avoir". En réalité, il n'est pas du tout super héros. Lysander Grief est un jeune acteur prometteur de la scène intellectuelle londonienne, il va épouser l'actrice et femme, qui lui convient, Blanche, la belle Blanche, la aussi prometteuse Blanche. Sauf que, comme il a ce problème au zizi qui le tourmente et qu'il se trouve qu'il se rend bien compte que la belle actrice est beaucoup débutante que lui sur le théâtre des sens, il craint que les scènes chaudes du mariage ne fassent un four, en somme ...

Ce pourquoi, il a ramassé ses économies et son courage pour se soigner, dans cette Vienne fin de siècle, auprès d'un éminent psychiatre, en cette veille de première guerre mondiale, dont il se chaut comme de sa première capote, vu que ...

Il attend donc son tour dans ce cabinet du docteur Bensimon, en en menant pas trop large quand même. Un client sort, une cliente rentre, et voilà le sort de notre héros tissé entre les liens d'une délicieuse artiste un peu décadente, mais d'une décadence " so charming" ... et le futur homme de l'ombre. Son anorgasmie diagnostiquée par le bon docteur ( elle s'avèrera d'ailleurs rapidement peu prononcée ...), le séjour de Lystander nous offre une réjouissante promenade dans le tourbillon de la Vienne artistique et cocaïnée, on y croise même Freud (mais pas Klimt). C'est bien enlevé et chaud en couleur (N'oublions pas que notre héros est venu pour guérir, et aussi, un peu se cultiver, mais nous restons dans le bon aloi, n'en déplaise à Jérôme...)

L'écheveau de l'intrigue se noue là, et tout ce qui s'en suivra n'en seront que les fils. Ce qui fait que de l'intrigue, je ne peux rien dire, sinon qu'elle rebondit sans cesse autour des trois premiers pions (Lysander, la belle artiste et l'homme de l'ombre), pour ne pas déflorer le sel des chausse-trappes à frou-frou qui attrapent et manipule le finalement rusé et matois Lysander. ( se méfier des veuves de bon aloi quand même)

Malgré quelques ralentissements dans le rythme, un roman "romanesque" à souhait, et qui "en a" bien l'air.

Merci J.P., un de mes complices de lecture de cet été, chaud aussi mais moins fin de siècle ...

 

Commentaires

Il faudrait que je je relise Boyd. Le premier roman que j'ai lu ne m'avait pas enthousiasmé mais je sentais qu'il y avait quand-même des aspects qui me plaisaient.

Écrit par : Valérie | 26/11/2014

Cela faisait un moment que je n'avais pas remis les pieds dans l'univers de cet auteur ... Je n'étais pas vraiment convaincue par mes précédentes lectures mais comme elles dataient, j'ai retenté. Tu avais lu quel titre ? Je me souviens de "Un anglais en Afrique", que j'avais adoré et de " Brazzaville plage" que je n'avais pas réussi à terminer !

Écrit par : Athalie | 28/11/2014

Un auteur que j'aime beaucoup, mais ce titre manque à mes lectures ! Ton billet me donne furieusement (si, si !) envie d'y remédier !

Écrit par : Kathel | 27/11/2014

Merci, je me suis régalée c'est vrai, même si il y a quelques redites et baisses dans le rythme, ( ce n'est pas toujours furieux, quoi ...), la première partie à Vienne est un régal (mais bon, il y a aussi mon côté " fin de siècle et Sissi l'impératrice" qui aurait bien aimé rencontrer Klimt et Shiele au détour d'une page, mais on peut tout avoir !)

Écrit par : Athalie | 28/11/2014

Je l'ai lu (j'adore l'auteur) mais sans trop me souvenir de la fin (comme ça je peux relire, tu me diras)

Écrit par : keisha | 27/11/2014

Si tu veux, je te la raconte la fin ( ça t'éviteras de relire). Alors, en fait, l'histoire se termine bien, les méchants ont eu leur compte (enfin, le méchant) et au coin d'un bois, l'oncle donne un dernier coup de main et après le héros est libre, mais triste, vu qu'il a perdu ses illusions (mais que cela fait un moment qu'il a récupéré son zizi). Spoiler, ça s'appelle ^-^

Écrit par : Athalie | 28/11/2014

Ah les hommes et leurs "problèmes" de zizi !!... ^^

Écrit par : manU | 27/11/2014

J'avoue que j'ai un peu calquer le ton de cette note sur certaines des tiennes et d'autres de Jérôme, les deux seuls mecs fidèles de mon modeste blog ... Merci les gars de m'aider à "en mettre un peu" !

Écrit par : Athalie | 28/11/2014

Me suis ennuyée ennuyée... Un des rares bouquins abandonné... J'en pouvais plus... J'ai laissé en plan le bonhomme et ses problèmes de zizi...

Écrit par : Une Comete | 28/11/2014

C'est drôle, je suis suis amusée mais je vois parfaitement pourquoi on peut s'ennuyer dans ce livre : c'est un peu comme "Expo 58" de Coe (je ne me souviens plus si tu l'as lu, mais je ne crois pas avoir vu passer une note chez toi), il y a du "surjeu", comme on dit en théâtre, ça passe ou ça casse ! Dès fois, ça casse.

Écrit par : Athalie | 28/11/2014

Je ne connais pas cet auteur mais j'avoue que les hommes et leurs problèmes de zizi, cela ne me tente que moyennement ;-)

Écrit par : Margotte | 30/11/2014

Les commentaires sont fermés.