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20/12/2014

La solitude des nombres premiers Paolo Giordano

la solitude des nombres premiers,paolo giordano,romans,romans italiens,romans adolescence,famille je vous haisUn livre où l'on apprend que "les nombres premiers ne sont divisibles que par un et par eux-mêmes", et qui retrace une histoire de jumeaux dont "le véritable destin consiste à rester seuls". 2760889966649 est Mattia, 276088996651 est Alice et "La solitude des nombres premiers" est le second livre lu de mon tas ramené de l'excursion avec ma copine C. de jardin buissonnier, excursion destinée à dénicher des livres qui faisaient rire. Même seulement sourire. "Noces de neige", c'était déjà pas çà, mais alors là, on atterrit très loin du point de base ...

Les deux trajectoires de ces deux personnages, OVNI du monde, commencent chacune par un drame qui les propulsent chacun dans le leur, de monde, et les ferment radicalement à celui des autres. 

Pour Alice, cela aurait pas être rien d'autre qu'un banal accident de ski, un jour de brouillard, un péroné qui claque, et on n'en parle plus. Mais Alice n'avalera pas cette chute, cet "oubli" paternel, et rapidement, l'adolescente n'avalera plus rien, s'enfermant en elle et dans la salle de bain, loin du père, et elle promène avec obstination et impuissance ses doigts sur les cicatrices cruelles du corps et de l'âme.

Au lycée, Alice se terre et se frotte peu aux autres. Jusqu'au moment où Viola, chef de bande, va jeter son œil séduisant et prédateur, sur l'adolescente. 

Mattia, lui, est l'autre jumeau solitaire, solitaire d'une autre jumelle dont il porte l'indicible différence, à jamais coupable d'un autre "oubli". Il est d'une autre planète, autosuffisante, et si si lui se nourrit, c'est de chiffres. Surdoué, muré, il attire et refroidit toute tentative d'approche.

Pourtant, ces deux là vont se croiser, se reconnaître, ou plutôt, reconnaître en l'autre le miroir sans fond de leur solitude. d'années en années, ils vont tenter de se toucher, de se joindre, bulle contre bulle et silences contre silences.

Dans les premières pages, ce livre m'a agacée, un livre de trop pour moi sur les adolescentes souffrances, et puis non, pas vraiment, ou pas seulement. Parce que les personnages marchent sur une corde si raide et si coupante, si vibrante, que l'on n'a pas envie de les laisser tomber, sans savoir si au bout de la démarche claudicante qui est la leur, sur le fil de ce rasoir qui les sépare, ils n'arriveront pas à se regarder, et à, éventuellement, prendre vie. 

Commentaires

Ah mais je l'ai lu ce roman... Des ados bien dans la douleur. (mais aussi, les nombres premiers? ^_^)

Écrit par : keisha | 20/12/2014

Ah ça pour être dans la douleur, ils le sont ! Jusqu'au bout de leur propre égo qui n'en sort pas ! c'est vraiment ce qui m'a gênée au départ, et puis après, je suis rentrée dans le fonctionnement des nombres premiers. Mais bon, sans chercher à comprendre en quoi ce truc mathématique puisse avoir un rapport avec ce qui leur arrive. Sans doute que Philissine Cave saurait nous le dire ...

Écrit par : Athalie | 20/12/2014

le titre à lui tout seul me fait fuir, quoi quoi des nombres ....pouah pouah

Écrit par : Dominique | 21/12/2014

Il n'y en a pas trop, des nombres, mais de la douleur, plein les valises. Même si tu peux lire des textes difficiles ( et celui-là ne l'est pas, c'est juste le sujet), je ne pense pas qu'il te plaise.

Écrit par : Athalie | 21/12/2014

Je suis un peu comme Dominique, dès que l'on me parle de nombres ou de chiffres, je ferme les yeux et les oreilles. du coup forcément ça me tente moyen...

Écrit par : jerome | 24/12/2014

ce n'est pas vraiment une histoire de chiffres mais d'ados qui se prennent pour des numéros .... ceci dit, je n'insiste pas plus que ça ...

Écrit par : Athalie | 26/12/2014

Je l'ai lu il y a un moment, mais je me rappelle que j'ai eu du mal au début... puis que je me suis laissée emporter.

Écrit par : Karine:) | 27/12/2014

Je l'ai lu il y a un moment, mais je me rappelle que j'ai eu du mal au début... puis que je me suis laissée emporter.

Écrit par : Karine:) | 27/12/2014

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