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14/01/2015

Zombi Joyce Carole Oates

zombi,joyce carol oates,romans,romans américains,déception"Zombi", c'est un peu "Américan psycho" en mode pas bien. Pourtant, d'habitude, j'apprécie Oates. Mais, là, non.

Le texte se présente sous la forme d'un journal intime, celui d'un tueur psychopathe qui ne se désigne que par ses initiales, Q.P. Il est le fils d'américains moyens- supérieurs, intellectuels. Le père, professeur à l'université, a une barbichette, un peu d'entregent et surtout une capacité d'auto aveuglement à toute épreuve. Pourtant averti par une première condamnation qui a pris Q.P. en flagrant délit d'attrapage de bistouquette dans la culotte d'un autre plus petit que lui, il ne voit pas en son fils ce que le lecteur, lui, est bien obligé de constater. Q.P. est un être profondément malsain, incurablement cruel et sadique, d'un sadisme sans remords. 

Q.P. est obsédé par la recherche du zombi parfait, un sex-toy décervelé qui assouvirait toutes les pulsions de son maître : pulsions dont je vous fait grâce. Le problème avec le zombi, c'est qu'il n'existe pas encore.  Il faut le traquer (parmi les pauvres et les noirs, de préférence), le trouver, l'enlever, et le transformer en zombi à l'aide (entre autre) d'un pic à glace. Opération qui s'avère plus difficile que prévue à maîtriser. Et Q.P. loupe souvent l'introduction de l'instrument et ça gicle et ça sperme à tout va.

Pourtant, il passe à travers les mailles de la justice donne le change à ses parents, il connait le rôle à jouer, passe la tondeuse sur la pelouse de la grand-mère qui lui finance du coup, quelques petits "extras" ...Les chapitres enchaînent les sévices sans créer de tension, et les méthodiques et laborieuses tentatves du tueur pour parvenir à son but, sont juste ignobles et tombent à plat. Même pour les victimes, on ne frémit pas, tant elle n'ont pas de consistance humaine, ce qui est logique, puisqu'on est dans la tête du tueur qui ne compte qu'en faire un usage limité, de leur humanité.

Ajoutez à cela quelques parti-pris visant à faire psychopathe et qui ne font que neuneu : les parents, nommés comme "papa et maman", l'insertion de dessins dignes de la dextérité d'un gamin de trois ans, la troisième personne utilisé à la place de la première (pour faire schizophrène ?), et un vocabulaire plus pauvre que celui d'un zombi playmobil, même moyen et normal, et on peut passer à un autre titre de l'auteure, ce n'est pas ce qui manque ...

 

Commentaires

Mais quelle horreur!!!!!
Alors déjà que j'ai du mal à me décider à lire JCO (oui je ne sais pas pourquoi, il y a toujours un fond glauque dans les billets que je lis sur elle), mais là vraiment, ça a l'air très au-dessus de ce que la chochotte que je suis peut supporter.
Donc je passe, peut-être, je dis bien peut-être commencerai-je avec un autre titre.

Écrit par : sous les galets | 15/01/2015

Oates, c'est glauque, mais Oates, ça peut être glauque percutant, remise de tripailles à l'air pour la bonne cause, là non. Tu peux peut-être tenter "Fille noire fille blanche" qui remue les méninges en remettant quelques idées reçues à leur place, ou "Nous sommes les Mulvanney" où il y a presque de la tendresse "chochotte". Mais peu quand même.
Et quelqu'un qui réussit à lire "Réparer les vivants", peut lire Oates....

Écrit par : Athalie | 15/01/2015

Moi qui avais hésité à l'acheter en librairie, tu me rends là un grand service...
En revanche, j'ai craqué pour le dernier Russell Banks -un recueil de nouvelles-, si tu craques aussi, fais-moi signe !!

Je ne sais pas si tu l'as vu, mais Banks était d'ailleurs l'invité de La grande librairie jeudi. Comme nous n'avons qu'un poste TV à la maison, je laisse mon compagnon, qui ne lit pas, choisir son programme, donc je ne l'ai personnellement pas vu, mais une collègue m'a rapporté que son dernier titre avait été porté aux nues, et qu'il traite apparemment de ces américains dont on ne parle jamais, que l'on préfère oublier, mais qui représente une grande partie de la population, ces classes en-dessous de la moyenne qui ne sont pas vraiment miséreuses mais qui peinent à survivre tout de même..

Bref, alléchant !!

Écrit par : Ingannmic | 17/01/2015

Je n'ai pas vu l'émission jeudi, je la regarde rarement en fait ... Mais ce tu en dis m'allèche, effectivement; On dirait bien ce recueil-là tailler pour notre prochaine lecture commune ? Qu'en dirais-tu ? Ce serait dans notre projet (sauf que ça ne fait pas descendre la pile en attente. Tu me dis si tu préfères celui-là ou "Continent à la dérive" auquel tu avais pensé, et je fais un tour en librairie. A bientôt !

Écrit par : Athalie | 17/01/2015

Banks ou Banks ?! Quel dilemme... Je crois que j'ai vraiment envie de ma lancer assez vite dans son dernier titre.
Mais si tu préfères acheter Continents à la dérive, parce qu'il est paru en poche, n'hésite surtout pas à me le dire, je lirai celui-là avec plaisir aussi !

Écrit par : Ingannmic | 17/01/2015

Je te suis pour le dernier de ... Banks, "Continent à la dérive" attendra l'appel irrésistible de la nouveauté. Et puis un recueil de nouvelles, ça me changera ! le temps que je me le procure, ce qui devrait être assez rapide, on pourrait programmer pour fin février ? ça te va ?

Écrit par : Athalie | 19/01/2015

Je n'ai encore jamais lu JC Oates alors que j'en ai 8 dans ma PAL... Je suis un grand malade, je sais ! Mais je n'ai pas celui-ci qui est pourtant dans mon pense-bête.
Il a l'air quand même bien barré ce bouquin...

Écrit par : manU | 17/01/2015

Huit ? C'est pas mal !!!! Il va falloir que nous fasse une petite lecture un de ces jours quand même ? ! En attendant, à mon humble avis, tu peux enlever celui-là de ton pense-bête. J'aime beaucoup cette auteure, mais il est clair qu'elle a des bas, et des très hauts, aussi. Je ne sais pas quel titre tu as en réserve et je suis loin d'avoir tout lu, mais c'est une lecture à faire à petite dose, toujours à mon humble avis. Traduction : n'avale pas les huit d'un coup !

Écrit par : Athalie | 19/01/2015

Super, c'est bon moi. On se la cale pour le 28/02 ?

Écrit par : Ingannmic | 19/01/2015

moi j'adore Joyce, c'est MA Joyce, mais celui là ne me tente pas du tout... MA Joyce a fait tellement bien, on a l'embarras du choix...

Écrit par : Une Comète | 20/01/2015

Oui, je me souviens de ta note sur ta rencontre avec cette auteure, elle m'avait fait vraiment sourire (et je n'aurais pas fait mieux que toi dans les mêmes circonstances ...) On aurait dit moi devant Vélibor ou pire devent Carole Martinez ou encore plus pityable (je parle de moi, là, hein,) devant maylis de Kérangal ...
De toute façon, ce n'est pas une petite déconvenue avec cette auteure qui me fera arrêter de la lire. TA Joyce est prolifique à souhait, j'avais juste choisi celui-là parce qu'il était petit !

Écrit par : Athalie | 20/01/2015

@ Ingannmic, le 28, ce devrait être acheté et lu. Hâte de redécouvrir Banks en nouvelles ..."l'ange sur le toit" m'avait un peu déçue, mais je sortais "Des beaux lendemains", alors forcément ...

Écrit par : Athalie | 20/01/2015

Les commentaires sont fermés.