Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/03/2015

Les nuits de Reykjavik Arnaldur Indridason

les nuits de reykjavik,romans,romans policiers,séries policières,romans islandeOù l'on découvre Erlendur jeune, mais pas plus gai pour autant que par la suite, à croire que cet homme ne connaîtra jamais un moment de joie ..... je ne sais pas, moi, juste un frémissement de plaisir devant un plat de pommes de terre aux choux, une seconde d'extase face à un dos de cabillaud fumé ... face à lui, les icebergs font demi-tour de désespoir, ou fondent de tristesse compatissante ...

Un titre qui pourrait être sous-titré "Erlendur au pays des clochards", puisque l'on ne va guère quitter cet aspect de la "grande" ville, un zoom qui balise la ville de personnages à la vie sordide, forcément ... L'histoire commence un an après la mort de l'un d'entre eux, Hannibal, qu'Erlendur a croisé plusieurs fois avant sa chute mortelle dans une flaque d'eau noirâtre, le jeune policier avait aidé un peu l'homme cabossé. 

Pourquoi un an après ? Allez savoir avec Erlendur  ... peut-être avait-il sombré dans un coma post traumatique suite à un moment de jouissance précoce dont il n'espérait pas tant ....

Donc, depuis un an, il repense à ce jour où Hannibal a été retrouvé noyé dans une fosse par des enfants qui jouaient dans d'anciennes tourbières abandonnées (non aménagées pour, il va sans dire ...), sous le ciel bas et lourd qui va avec, et donne sa singularité à la géographie "indridasonnienne". Une première scène qui vous plombe, un quartier de sonorités rauques : Hvassaluti, derrière le boulevard Miklabrant, bordé par les immeubles de Storagerdi, c'est là où vivent les enfants qui jouant à naviguer sur les fosses d'eau sur le radeau qu'ils ont construit avec des détritus de bois, vont accrocher un sac plastique qui n'était pas un sac plastique mais l'anorak vert d'Hannibal, avec Hannibal dedans ... (ouf, je retombe sur le début de l'histoire ... Il fait si noir là-dedans que j'ai bien cru que j'allais en perdre la trace. Moi, je pense qu'Indridason écrit avec un stylo fluo, ou à pile, ce n'est pas possible autrement ...).

Erlendur commence une enquête, ou plutôt, tâtonne, furète, croise les pertes et de petits détails en rencontres et souvenirs, il déterre des passés glauques de clochards, qui bien évidemment, croisent des traces de disparues.

Que le plaisir d'un dernier Indridason soit de retrouver la première enquête d'Erlendur, qui contient déjà toutes les autres, voilà qui peut paraître paradoxal et anecdotique, surtout qu'on ne saute pas de joie, même aux meilleures nouvelles ( si, si, il y en a, quoique ....) au pays où le soleil ne semble jamais vraiment se lever, et dont la géographie imprononçable fait le charme de l'exotisme du froid. 

Anecdotique mais pour les fidèles de la série, Marion fait son apparition ici, et il est toujours impossible de savoir si ce personnage est féminin ou masculin. j'ai guetté toutes les terminaisons des participes passés, aucun indice ne filtre !

Commentaires

J'ai lâché ce pauvre Erlendur et ses souvenirs de frère paumé dans le blizzard quand il était gamin (il doit bien en parler dans cet opus, non?), j'aimais bien Erlendur pourtant...

Écrit par : keisha | 04/03/2015

Je te comprends, le frère perdu dans le brouillard revenait trop souvent, au détriment de ce que j'avais adoré dans les premiers lus de la série, c'est-à-dire "la femme en vert" et "la cité des jarres", l'enquête ... parce ce que finalement, c'est ce que l'on va chercher dans un polar, non ? Mais bon, je l'aime trop Erlendur ... Et le frère est là, évidemment, mais pas trop. pour un emprunt en bibliothèque, tu pourrais aimer ...

Écrit par : Athalie | 04/03/2015

je l'ai sur ma tablette y a plus qu'à
je le garde pour un moment de découragement car je sais que j'aurai du plaisir à le retrouver

Écrit par : Dominique | 04/03/2015

Le plaisir de la fidélité, c'est vraiment cela ...Parce que quand même, le bougre, il pourrait évoluer un peu ! Sourire ?

Écrit par : Athalie | 04/03/2015

pas trop fan, je n'en ai lu qu'un et comme toi je voulais savoir si Marion c'est il ou elle ... pour le reste je n'ai plus de souvenirs

Écrit par : luocine | 04/03/2015

Tu as lu lequel ? Parce que quand même, il y en a des très, très bien ... Et il y a "Betty" aussi, sans Erlendur, mais carrément excellent, il pourrait te plaire, même si tu n'aimes pas pas trop les polars, mais je ne peux pas te dire pourquoi, sinon, ça casse tout !

Écrit par : Athalie | 04/03/2015

Il est justement sur ma table de nuit. Erlendur est un personnage que j'aime beaucoup.

Écrit par : Bonheur du Jour | 06/03/2015

Moi aussi, je l'aime bien, depuis le temps que je le suis dans sa dépression latente ... On finit par s'attacher ...

Écrit par : Athalie | 07/03/2015

Je ne sais pas si je le lirai mais en tout cas, j'aime cette série. Donc y'a pas de raison ! Bisous

Écrit par : Philisine Cave | 06/03/2015

Ce n'est pas un grand opus, mais de toute façon, c'est comme Adamsberg, je ne peux pas le laisser sans moi ....

Écrit par : Athalie | 07/03/2015

Malgré un mauvais billet dans le Monde (dont je n'ai lu que les premiers mots bien sûr ...) J'ai foncé chez le marchand de livres acheter le dernier Vargas !!! Les bulletins attendront et les cours et le ménage et les potes... silence, on lit !

Écrit par : Agnès | 07/03/2015

Je ne lis rien sur Vargas, je le lis le Vargas !

Écrit par : Athalie | 07/03/2015

Encore un auteur que je n'ai pas lu alors que j'ai les 2 dont tu parles dans les commentaires dans ma PAL...

Écrit par : manU | 07/03/2015

mMis fonce, ce sont les meilleurs, après, tu restes accro ou pas. Moi, oui.

Écrit par : Athalie | 08/03/2015

c'est pour ça aussi que je t'aime ...

Écrit par : Agnès | 07/03/2015

J'en rougis mon amie ...

Écrit par : Athalie | 08/03/2015

J'ai commencé le Vargas hier soir (je pense que tu l'as terminé ...) Les trois premières pages sont juste géniales, je me marrai haut et fort ( le coup du déambulateur et de la lettre, le suicide et le tournage de langue dans la pensée,juste excellent !). J'en suis aux coccinelles peintes ... Et j'y retourne.

Écrit par : Athalie | 08/03/2015

Il y a le chat aussi, le pigeon passe, le fils cuisine, le creux se creuse, j'adore .. Adamsberg part en Islande ... Surtout, tu ne dis rien !

Écrit par : Athalie | 12/03/2015

Loin de moi, mon amie, cette cruelle idée
Tu me connais bien mal pour autant te méfier...

Écrit par : Agnès | 12/03/2015

Cela fait trop longtemps que je n'ai pas passé un moment avec ce bon vieil Erlendur !

Écrit par : Margotte | 29/03/2015

Pas sûre que le "jeune Erlendur" soit si différent du vieux en fait, si tu l'aimes depuis longtemps, tu le retrouveras intact !

Écrit par : Athalie | 03/04/2015

Je suis comme toi attachée à ce personnage. C'est bizarre quand on y pense, de s'attacher comme ça à des hommes de papier.

Écrit par : Valérie | 02/04/2015

Moi, ça m'arrive sans arrêt (je suis tombée amoureuse de Joffrey de Peyrac à 15 ans à en même temps qu'Angélique de Marquise des anges), après ce fut le tour de Maigret, j'ai lu tout Simenon, l'espace d'un été ! Je rêvais de poule au pot ... Pas certaine que cela se soigne !

Écrit par : Athalie | 03/04/2015

Les commentaires sont fermés.