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28/04/2015

Ce n'est pas toi que j'attendais, Fabien Toulmé

extrait-p96.pngIl y a des femmes qui adorent vous faire le récit circonstancié de leur grossesse et accouchement avec détails nombrilistes et émerveillements post-péridurales (périduraux ?). Ben, dans ce roman graphique autobiographique, c'est le futur père qui s'y colle, sans émerveillements et avec beaucoup d'angoisses et de sincérité, sûrement. Un peu baroudeur, un peu touche-à-tout, il vit au Brésil, avec la future maman, Patricia et leur fille, Louise, quatre ans.

Au Brésil, la trisomie n'est pas systématiquement dépistée, mais comme il n'y a aucune raison objective que ce couple soit "à risque", que la grossesse est normale, ma foi, quand ils rentrent en France, ce n'est pas pour cette raison-là. Patricia s'émerveille de voir des arbres sans feuilles, l'auteur, moins. Ils se fixent en banlieue, et la grossesse suit son cours, d'examens normaux en examens normaux. Dans un parc, une petite fille trisomique attire l'attention de Patricia, "Elle est mignonne", prémonition maternelle ou relecture du père consterné à la naissance de sa propre fille affectée de ce chromosome en trop ?

Il se souviendra qu'au Brésil, ces enfants-là sont dits spéciaux, spéciaux au sens d'exceptionnel et qu'il faut donc considérer que l'on a de la chance d'être choisi par eux, "c'était une preuve de confiance, le signe que nous saurions nous occuper d'elle".

Cette vision "magique", Fabien Toulmé raconte le début de son chemin vers son acceptation, parce qu'après le choc de la naissance, il faut faire aussi le deuil de l'enfant normal attendu, et tous les petits deuils qui vont avec, une croissance où l'on s’émerveille des premiers pas, des premiers mots. Pour Julia,  ce sera plus long et plus compliqué, forcément.

Le titre annonce la violence de cette naissance dont le handicap transforme la joie "normale" en peur et en colère "anormales". La peur et la colère qui se plantent dans le cœur du père comme une grosse épine dans le dos, coincée définitivement dans sa vie, par le hasard d'un truc en plus.

Puis, vient le temps d'un certain apaisement et de l'amour pour Julia, un amour à construire, pas donné d'évidence. Et quand la question essentielle a trouvé sa réponse, "c'est ma fille et je l'aime", viennent toutes les autres, esquissées et en devenir dans la seconde partie du livre. L'auteur réalise petit à petit que les peurs seront infinies, à vie, pour lui, elle, et eux, la peur des autres enfants, mais aussi celles des autres parents d'enfants trisomiques, celle des "vous ne le méritiez pas", l'engagement d'une vie entière dans les méandres du handicap, le "handicap land".

Avoir la responsabilité complète et entière de son enfant, quand on pense, déjà, ça fait peur. Sauf qu'avec un enfant normal, généralement, on n'y pense pas, enfin pas tout le temps, alors que là, si. 

L'auteur ne verse pas dans le pathos, ni dans la dramatisation, et à la fin de l'album, il a même glissé des vraies photos de sa vraie Julia, des sourires jusqu'aux oreilles.

Bonne route avais-je envie de murmurer, bêtement.

 

25/04/2015

C'est le tour d'Andromaque

Là, j'avoue ... J'étais juste pliée de rire ...

 

22/04/2015

Robert Mitchum ne revient pas Jean Hatzfeld

robert mitchum ne revient pas,jean hatzfeld,romans,romans français,romans historiques,dans le chaos du mondeVahidin et Marija sont tous les deux bosniaques, tous les deux jeunes, amoureux, et tous les deux tendus comme des arcs en vue de leur participation aux prochains jeux olympiques de Barcelone. Non, pas qu'ils soient archers, mais ils pratiquent, dans la même équipe, le tir sur cible de papier. Nous sommes en 1992.  Et Vahidin en est certain, la médaille d'or est pour Marija. Sa technique n'est pas orthodoxe mais elle est la meilleure, la fine fleur de l'équipe de Yougoslavie. Parce qu'il est encore question d'être Yougoslaves, d'être ensemble et de tirer pour la seule compétition. Mais plus pour très longtemps, on s'en doute.

Ils entendent des tirs, au dela de leur bulle d'entrainement,  sans vraiment savoir que l'armée serbe entoure Sarajevo. Détail qui n'en pas un, lui est musulman, elle est serbe: un musulman pas pratiquant et une serbe pas convaincue de sa supériorité raciale sur lui. En fait, ils n'en ont cure, pas plus que le chien, Robert Mitchum.

Celui qui ne revient pas, c'est Vahidin. Parti accompagner sa mère et ses soeurs à Sarajevo entre deux séances de tirs, il se retrouve enfermé à l'intérieur de la ville, et Marija, à l'extérieur. Tout reste alors en suspens, Barcelone, le tir, la médaille, l'amour. Pour toute la durée du siège et même un peu au delà. Sans qu'ils sachent ce que l'autre devient, puis sans trop vouloir le savoir, les deux trajectoires en parallèle, de tireurs sur cible de papier, ils vont être recrutés pour mettre leur talent au service de leur camp, et devenir sniper et chasseur de snipers.

Prévisible ? Oui, mais, ce que réussit le roman, c'est que ce prévisible ne soit pas dramatisé, dans leur épaisseur de non-dits, les deux personnages ne s'apitoient pas, ils n'ont rien voulu, ils ont juste été pris dans la nasse, dans la réalité de l'immédiat. C'est la guerre et ils savent tirer, mieux que les autres.

Enfermés dans un espace clos que le reste du monde regarde s'effondrer à la télévision, la trajectoire des balles compte davantage que les cibles atteintes, ou presque, jusqu'à ce qu'une diva américaine n'en soit la victime, et Marija la supposée coupable. 

Ce que le roman fait parfaitement mesurer, ce sont les fractales définitives de cette guerre entre voisins. D'un côté ou de l'autre du viseur ou du canon, on se connait, voire on se reconnait, on entend parler des uns, des autres. Affleure alors la nostalgie des loukoums perdus, de l'odeur du café oriental, les souvenirs des jeux de Sarajevo, comme un dernier moment de la fraternité oubliée, d'un temps où les Tchetniks serbes ne partaient pas sous les applaudissements des villageois, violer et massacrer ceux du village d'à côté. L'étrange de cette guerre fut de connaitre le visage de l'autre, et parfois même, de l'avoir aimé.

Ce qui est frappant aussi dans ce roman, est l'importance donnée à la permanence de la nature. En contre point silencieux des immeubles explosés, des voitures qui zigzaguent dans le viseur, forêts, buissons, hautes herbes, fossés, étangs, restent, eux, comme des témoins de la beauté d'avant l'auto destruction des hommes.

Une lecture à compléter avec les images de Pierre Marques, publiées avec un texte (très anecdotique, par contre) de Mathias Enard, dans Tout sera oublié.

Avec une pensée, évidemment, pour Vélibor Colic, celui de la véhémence rageuse d'Archange

 

 

 

19/04/2015

Passage en librairie indépendante

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpg Hier, après avoir fait le plein de DVDs à pas cher dans l'enseigne qui autrefois vendait des livres (des trucs en noir et blanc sous-titrés en croate, dixit fiston), passage dans une des librairies indépendantes qui arrive à survivre dans ma pourtant douce ville : liste dans l'ordre du choix sur les bras :

"Qui touche à mon corps je le tue", de Valentine Goby, parce que celui que je veux vraiment n'est pas encore sorti en poche, que "Kinderzimmer" m'avait convaincue, même si "Banquises" m'avait laissée de glace ... même un peu fondue, la glace, à vrai dire.

"Ouest", de François Vallejo, parce que Ingannmic arrivera toujours à me convaincre.

"Les impliqués", Zygmunt Miloszwski : (ça me tue, ces w après des z et entre les s ....) Sur la jaquette rouge en papier en plus, superfétatoire et glissante, qui m'énerve, il est noté :"un polar à ne pas rater" dixit RTL, sur ce coup-là. A mon humble avis, j'ai dû tomber dans une faille de l' espace temps pour acheter ce titre, me dis-je à présent. Je crois que j'ai confondu avec un des titres recommandés par Sandrine dans sa catégorie polar polonais. (après vérification, effectivement, aucun titre de cet auteur chez elle). Pourtant j'avais mon nouveau carnet rose avec les titres et les références des blogs indiqués. Mais bon, comme je commençais à avoir une pile dans les mains, j'avais du mal à le sortir du sac. Et il y avait fiston et fifille qui voulaient mon avis pour des titres pour eux ... Insatiables enfants ! A se demander de qui ils tiennent ...

"Premier amour", Joyce Carol O. Sur la  jaquette violette,  appliquée au-dessus de la couverture, il est indiqué le nom de l'auteur, et seulement lui,  "Joyce Carol Oates" au cas où l'on n'aurait pas déjà lu le nom de l'auteur sur la couverture. Je ne veux pas faire ma bio grincheuse de service, mais combien d'arbres ont été abattus pour que pour un livre, on imprime le nom de l'auteur sur la couverture + le nom du même auteur sur la jaquette entourant le dedit livre ? sans compter les kilos d'encre pour le faire en double (l'encre, c'est fait avec quoi ? du pétrole ?)

"Bérénice 34-44", la couverture, sans jaquette superflue, cette fois, elle me fait juste craquer ... 

"Le chant d'Achille", Madelaine Miller.Fiston  veut déjà me le piquer, celui-là. Mais même pour lui, pas question. On ne lit pas un de mes livres avant moi. ça me gâche le tournage des pages et la pliure de la couverture. Même si je le lis dans six mois. J'ai des principes.

"Jours de juin", Julia Glass ; la demoiselle : "Je n'en ai plus en rayon, madame, je vais voir en stock" -"J'ai juste celui-là, il vous ira ? " Ben oui, il est à ma taille" ... 

"Quattrocento", Stephen Grennblatt, parce que comment résister à cette phrase : "1417 :un célèbre humaniste florentin découvre un manuscrit perdu qui changera le cours de l'histoire". Moi, je ne peux pas (en plus, je croyais que c'était un roman)

Je vous rassure, j'ai une carte de fidélité. Mais plus celle dont je parle dans cette ancienne note, vu que l'enseigne n'existe plus dans ma douce ville et que je vais plus que dans mon indépendante à moi.

Ma révolte à moi. On a celle qu'on peut ...

 

16/04/2015

Toujours pas très conventionnel

Signalé par Mior, une autre relecture "modernisée" d'Emma, par le grand Rochefort. Dit par tout autre, pas certaine que le texte passerait, si certaines formules font sourire, la modernisation systématique tombe parfois un peu à plat ...

14/04/2015

Prends garde, Miléna Agus, Luciana Castellina

prends garde,miléna agus,luciana castellina,romans,romans historiques,déceptionsUn livre que je ne savais pas par quel côté commencer. Pour de vrai, parce que c'est un livre deux en un, un côté histoire-historique, un côté histoire-romanesque, Miléna Agus pour le faux (ou le vrai-faux) et Luciana Castellini pour la restitution des faits avérés. Par qui commencer la relation d'une anecdote de la grande histoire de la deuxième guerre mondiale ? une révolte d'ouvriers agricoles dans un village des Pouilles à l'extrême fin de ce conflit, où le temps peine à changer le monde pour les misérables qui attendaient de la chute du fascisme l'arrivée d'un monde autre que celui des maîtres et des esclaves.

Pile ? Face ? j'ai fait préface : "Seul le roman peut ce que l'histoire ne transmet pas (...) et révéler par le biais de l'imaginaire et de la sympathie, cette part d'histoire qui s'est perdue", dit Agus, le roman étant "un mensonge qui dit toujours la vérité, (je sais, dans la citation d'origine, c'est la poésie, mais je trouve que ça marche pour toute littérature en fait), j'ai pioché le roman en premier.

Roman, ou plutôt nouvelle, et qui botte en touche, j'ai trouvé, qui prend vraiment un à -côté de l'histoire. Sur la place Catuna, les journaliers grouillent en quête d'une journée de travail, les maîtres y font leur choix du moins cher. Sur la même place, se dresse le palais des sœurs Porro. Elles sont quasi dans le même jus depuis des lustres. Elles végètent entre couture et albums de famille où les figures féminines sont de tous les temps fortes et respectables, et les hommes riches. Vieilles filles confites dans l'ordre immuable des maîtres, elles sont innocentes de ne pas voir, en bas du palais, les rancœurs, les frustrations qui agitent les misérables espoirs d'une communauté, pour elles, invisible. Comme les sœurs sont à cette communauté invisibles aussi, charitables par tradition de classe et église interposée.

On les voit par "elle", une autre femme de la haute, comme les sœurs, mais en version "poil à gratter", elle est leur seule visiteuse, un brin provocatrice, un peu exaltée, qui, en décalage d'avec sa famille, tente des percées dans le monde des pauvres, de la crasse et de la violence. Mais la pire des violences est justement le silence entre les deux faces ennemies qui ne se voient pas sur la même place.

Le texte romanesque a un arrière goût du "Guépard", un monde s'étiole, mais sans le fracas du renouveau, du beau Tancrède, dans le roman de Lampedusa. Le récit du destin de nos trois sœurs garde une tonalité de vieux rose, fade et guindé, sans que l'extravagance fébrile, un peu vaine, de "elle", n'arrive à leur donner vie.

Si la nouvelle s'étiole dans une sorte de langueur distante, le texte historique fourmille de détails, de dates, de noms, la vision se fait microscopique, et j'avoue, m'a plutôt embrumé l'esprit. Il manque une vision d'ensemble à cet opéra bouffe qui se clôt en drame absurde. Et, comme j'attendais le retour des sœurs pour comprendre le clivage entre les deux textes, et qu'il est plutôt fin le raccord, j'ai fini ma lecture frustrée des deux côtés.

Agus avait prévenu pourtant : "Les deux parties de ce livre se répondent de loin" (...) parce que "la distance entre les événements et leur signification est presque impossible à combler". 

 

A lire, la note de Sandrine, plus courte et précise que la mienne.

 

12/04/2015

L'homme de Kiev Bernard Malamud

l'homme de kiev,bernard malamud,romans,romans américains"Tous les hommes participent à l'histoire, mais certains plus que d'autres, les juifs en particulier", et Yakov, le héros de cette fiction, l'est, juif, ce qui lui vaudra de participer intensément à l'histoire, à son corps défendant.

On est en Russie, avant la révolution bolchévique, Nicolas II maintient une autocratie où la bureaucratie verrouille la justice, où les pogroms menacent, où l'antisémitisme moyenâgeux maintient les tueurs de jésus Christ et les buveurs de sang d'enfant dans des zones réservés dans les campagnes, des quartiers insalubres dans les villes.

Yakov, réparateur de son pauvre état, vient d'être quitté par sa femme, sans enfant, il décide de quitter sa cabane pour tenter sa chance à Kiev. Depuis, longtemps, il a perdu la foi, se dit libre-penseur depuis qu'il a lu Spinoza. Moitié inculte et complètement misérable,  il s'est rasé la barbe pour ressembler à un goy et, monté sur un âne rétif, prend la route de la seconde chance. 

On pourrait croire au départ à une fable un peu saugrenue, sur la tonalité de cette littérature judaïque si prompte à se moquer d'elle et à se caricaturer : un beau-père un peu Mangeclou de Cohen, un chemin cahotant, sans héroïsme et sans gloire, des tribulations peu romanesques. Le propos semble brouillon ...

Mais non, il faut suivre Yakov pas à pas. De hasards en mauvaises décisions, (mais avait-il le choix des bonnes ?), le personnage s'enfonce dans un mensonge honnête en cachant son identité juive qui lui colle à la peau, il choisit de la mettre entre parenthèse pour entrer au service d'un propriétaire de briqueterie, alcoolique et veuf mélancolique, affublé d'une fille à tendance nymphomane ...

Quelques livres, une chambre, beaucoup de solitude, de silences, Yakov se fait tout petit. Mais pas assez pour ne pas être rattrapé par les tribulations de l'histoire, il suffira d'un ouvrier mécontent, d'un gosse chapardeur, d'un pan de chemise, d'un vieux juif égaré, pour que les millénaires superstitieux ne le broient de leurs mâchoires mécaniques, bien huilées de leur haine du juif. Viscérale. Yakov redevient alors la bête immonde, l'infâme porc qu'il faut condamner.

L'accusation est rapidement bouclée, l'étau mis en place, il ne reste plus qu'à le faire avouer, le juger, le Yakov, petit grain de poussière, coupable d'office. Sauf que ... victime expiatoire, Yakov résiste. De prisons en prisons, de cachots en cachots, d’humiliations en tortures morales, de mauvais traitements en faux témoignages, il décide de rester homme pensant, et libre.

Le texte devient alors sacrement puissant, réquisitoire, non tant contre l'antisémitisme, mais contre les mécanismes ancestraux et ataviques qui fabriquent du bouc émissaire, et en faveur de l'homme qui résiste, sans force et sans fausse foi. Yakov se met alors en marche vers une incroyable dignité, et la fin du livre répond à la première citation que "pour ce qui est de l'histoire, il existe des moyens de renverser la vapeur". Et toc !

 Une lecture commune avec Ingannmic, à partir d'un conseil de Sandrine.

10/04/2015

Peut-être pas tout fait conventionnel ....

Je viens de découvrir cette petite relecture quelque peu iconoclaste de Madame Bovary chez Jardin buisssonier, et j'avoue, malgré le côté j'deun's (d'jeun's ? jeeeunes ? mais comment ça s'écrit ce truc ?) , ça m'a fait sourire ... Emma for ever ! 

 

 

 

06/04/2015

Petits bonheurs foutraques (3)

Athalie.jpgComme j'ai eu peu de petits bonheurs aujourd'hui (racontables sur ce blog, je veux dire ...), je vous livre les trois derniers en forme de petits bonheurs que j'aurais aimé avoir ....

Passer ma journée à ne rien faire, à ne rien faire du tout, sauf des choses que j'aime, planter les rhododendrons, pour lesquels j'aurais enfin trouvé deux jolis pots, à leur taille, et ne pas me laisser avoir par les jolies couleurs desdits pots, comme souvent, qui font qu'après il faut que je dépote et rempote tous les autres déjà empotés pour cela colle avec les couleurs et les emplacements. Cela n'a l'air de rien comme cela, mais chez moi, cela entraîne des abîmes de réflexion et laisse du terreau sous les ongles. Et après, j'oublie de les brosser, les ongles, vu que je ne sais jamais où est la brosse (fifille ?????), et que j'ai l'air d'avoir les ongles sales au boulot. Or, le terreau, ce n'est pas sale, c'est juste marron. On pourrait d'ailleurs inventer du terreau rose Barbie ( va falloir que je demande à fiston, mais il a déjà la téléportation sur les bras !)

Passez ce P******* de niveau de 80 de candy crush qui me résiste depuis quinze jours. Pour des questions bassement matérielles de changement de téléphone portable et de carte sim perturbée, je suis redescendue au niveau zéro. En plus, comme je suis pas sur face book, je n'ai pas d'"amis" pour me donner des vies .... ^-^ dirait Keisha

Relire penser-classer de Pérec, reclasser toute ma bibliothèque, du coup, repenser toutes les catégories du blog, en faire un truc à la François Bon, (ou à la Dominique), relire "L'autobiographie des objets" du coup. Et après toutes ses activités, regarder la pelouse pousser. A vitesse normale.

05/04/2015

Petits bonheurs foutraques (2)

Athalie.jpgJe commence à sortir de mon antre (pas encore de l’oeil du cyclone, mais j' y travaille .... J'ai mis hier un pied dans la vraie vie pour découvrir :

petit a) des pots de rhododendrons à cinq euros dans un supermarché improbable. J'en ai pris deux. Je ne sais pas de quel couleur ils sont, par contre. Pas grave. Le temps que je les plante, je l'aurai oublié de toute façon ... Je les ai sagement alignés devant la maison, avec les deux rosiers achetés il y a un mois. Dans le magasin improbable, j'ai ausssi longuement hésité devant de superbes treillis croisés en pin mal taillés à 3 euros. Mais ma folie des affaires a baissé la garde devant la dure réalité de la petitesse de mon jardin. Je me suis trouvé super raisonnable et rationnelle. Donc,

petit b), j'ai enfin remis les pieds dans une libraire, ma préférée tant qu'à faire, l'indépendante, celle où je ne trouve pas toujours ce que je veux, mais j'en ressors avec une telle bonne conscience que le rapport prix/conscience/ contentement, est valable , et "Tu n'es pas celle que j'attendais" a rejoint mon chez moi avec deux trois autres petites choses ...

petit c), j'ai réussi à faire deux notes en deux jours, à ne pas finir " Tu n'es pas celle que j'attendais" en rentrant de l'acte d'achat (juste la moitié) ... je recommence à lire les notes des uns et des autres ... Je progresse ! 

 

 

 

04/04/2015

Petits bonheurs foutraques (1)

Athalie.jpgLe cyclone ne désemplit pas (comme le bac à linge) mais ce n'est pas une raison pour ne faire que se lamenter, donc, petits bonheurs du jour ...

Me retrouver sur le chemin du travail à chanter toute seule  "L'internationale", juste pour rien, parce que cela me passait par la tête, et constater que je connais encore par cœur les paroles  ("Alexandrie Alexandra" de Claude François  aussi, mais cela ne compte pas, même pas pour du beurre)

Sortir mon plaid de lecture (blanc en fourrure pure  synthétique pas bio, imitation peau de moutons qui n'a pas subi le traitement du Larzac) intact de la machine à laver ( comment cela c'est une obsession le linge, ben oui !!!), sans les tâches de vin qui lui avait été infligé par fiffille ( qui ne buvait pas le vin évidemment, mais moi, oui.) Et fiffille est parfois maladroite, et non, je ne bois pas en lisant, mais mon plaid est multi fonction et sert aussi lors de séances apéros frileuses. La bouillotte non. (j'ai mes limites)

Relire "Hyacinthe et Rose" de François Morel et Martin Jarrie. Juste cela. Et ressentir toute l'émotion intacte de la première lecture (et plus, gain de temps indéniable ... pour laisser place à des urgences, plus urgentes)

Sur une idée de Une comète de de Philisinne Cave ...

Et pour la culture de Luocine

 

 
Claude François - Alexandrie, Alexandra par Iplus