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14/01/2016

Un vent de cendres, Sandrine Collette

un vent de cendres,sandine collette,romans,romans français,romans policiers,déceptionsMalo et Camille sont frère et sœur, jeunes et beaux. Ils ont aussi un sale caractère, ce qui est dit, soit, mais n'est pas en soi une singularité suffisante pour faire d'un personnage de papier un personnage de papier suffisant. Ils ont décidé, sur les conseils de leur ami Henri d'aller vivre un sacré moment, une semaine de vendanges en Champagne. Sacré moment, soit encore ... Ils arrivent dans un village, frappé de désertification rurale, et sont installés dans un domaine quelque peu à part.

Le chapitre d'avant, c'est le prologue. On nous y raconte l'accident de Laure, d'Andréas et d'Octave, jeunes et beaux, eux aussi. Andéas aime laure qui glisse son petit corps par le toit ouvrant de la voiture, dans la tièdeur de l'air. Le vent souffle dans ses cheveux avant qu'un gros camion ne la décapite. Octave aimait sans doute aussi Laure. Fin du prologue, où il est aussi glissé qu'Andréas possède des vignes, ce qui fait que le lecteur, pas bête, réalise que Octave + Andréas + Camille, on avoir du reveal dans les cépages.

Ce qui devait être sera. Rapidement, les cadences imposées par l'affreux contremaître provoquent coups de gueules, tensions et courbatures. Rapidement, entre le frère et la sœur, des incompréhensions se tissent. Camille possède une beauté étrange, elle a les cheveux si blonds qu'il en paraissent blancs. Cette frêle blancheur attire Octave, rescapé de l'accident, balafré et boiteux. Dans les corridors sombres du domaine, Andréas se terre. La balafre attire la belle Camille, la belle frôle la bête et la charogne attire le papillon. Malo, le frère au sale caractère en profite pour en faire preuve, se fâche tout rouge et disparaît, laissant sa sœur dans le bouillon.

Une blonde attirée par un balafré, un frère mal embouché, un amour momifié, donnent un polar très efficace, sans âme, mais très efficace. La mécanique fonctionne parfaitement, on court après Camille, Camille cherchant son frère, Octave poursuivant Camille, le tout à l'intérieur d'un huis-clos de regards, de frôlements, de désirs malsains à souhait. Mais quoi ? les rouages manquent de couinements et de grincements. Y'a trop d'huile, ça glisse sur les personnages, qui nous glissent entre les doigts, trop fin du papier ... y'a rien sous le malsain, pas de densité grouillante avec des vrais monstres dedans. Il faut juste courir plus vite que le monstre qui est caché derrière la porte avec un gros couteau à trancher les petites blondes ....

Même si ce deuxième titre m'a quand même plus convaincue que le premier, "Les noeuds d'acier", où j'avais dû me pincer pour me convaincre d'avoir peur, car ici, la situation est quand même plus crédible et plus cohérente, je reste dubitative ....

(Mon exemplaire me permettant de jeter un œil sur le début du troisième " Six fourmis blanches", j'y découvre un Mathias, gardien de chèvres qui se prend pour un sacrificateur, et une innocente Lou, qui a tout de la chèvre de monsieur Seguin. Je crois que je vais prendre la tangente !)

Commentaires

Je n'ai pas moi non plus été assez convaincue par Les noeuds d'acier pour poursuivre avec cette auteure. Ton avis me conforte dans cette décision !

Est-ce que c'est toujours OK pour la LC sur Claire Mauriac (je sais, rien à voir...) ?

Écrit par : ingannmic | 14/01/2016

Mince, j'avais zappé cette LC, j'en étais restée à une hésitation entre celui-ci et "Le sagouin", j'avais dû mal comprendre ! Bon, je passe commande et je tente un rattrapage !

Écrit par : Athalie | 17/01/2016

Mais si c'est plus simple pour toi, on peut la changer en une LC du Sagouin : il est sur mes étagères, et je n'ai pas commencé l'essai sur Claire Mauriac. Ce sera plus confortable pour toi. Je ne voudrais pas que cette LC se transforme pour toi en corvée, ce n'est pas le but !!

Écrit par : ingannmic | 17/01/2016

Il est dans ma PAL mais je ne l'ai pas encore lu.

Écrit par : manU | 14/01/2016

Bon, si ce titre est déjà dans ta pile, tu verras bien s'il te plait. C'est une auteure qui a beaucoup de bonnes critiques, par ailleurs ....

Écrit par : Athalie | 17/01/2016

J'ai laissé tomber "Les noeuds d'acier" parce que j'ai horreur de ce genre de huis-clos où des personnes vivent pour faire souffrir d'autres êtres humains... Berk, comme diraient nos petites têtes blondes ! Bref, jene sens pas plus ce deuxième roman, même si la champenoise en moi avait dressé l'oreille. Mais "désertification rurale" au coeur des vignes champenoises ? ça ne colle pas... ;-)

Écrit par : Kathel | 15/01/2016

Ce type de romans ne me gênent pas normalement ! C'est juste que pour le premier titre, je ne voyais le sens de cette souffrance infligée, juste pour cultiver des champs ???? Même pas efficacement en plus, puisque le personnage était rapidement mal en point ! Mais je peux être de mauvaise foi, ce pourquoi j'ai récidivé avec ce deuxième titre, mais tout pareil, je ne vois pas les liens entre les vendanges, le château hanté, la soeur qui est blonde comme les blés. Tout m'a paru bancal.

Écrit par : Athalie | 17/01/2016

alors je laisse passer ce titre, il y en a temps qui me tentent et que je n'ai pas le temps d elire

Écrit par : luocine | 15/01/2016

Déjà que tu n'apprécies pas beaucoup les romans policiers, alors là, je confirme, ce n'est pas la peine !

Écrit par : Athalie | 17/01/2016

Bonjour Athalie, alors comme cela tu n'avais pas eu peur en lisant "Nœuds d'acier"? Pourtant l'histoire était étouffante. J'ai été contente quand j'ai eu terminé, j'étais pantelante. C'est pour cela d'ailleurs que j'hésite à continuer avec Sandrine Colette. Et pourtant, il semble que celui-ci soit plus "soft". Bonne fin d'après-midi.

Écrit par : dasola | 15/01/2016

Non, même pas peur à la lecture des "Noeuds d'acier", parce que je n'arrivais pas à y croire aux deux petits vieux sadiques ... Il y avait un côté "too much" dans le huis clos. Et pour ce titre, ce fut un peu la même chose, j'au regardé les personnages se courir après sans grande conviction ... J'ai tenté d'y croire, mais la tension attendue n'est pas venue !

Écrit par : Athalie | 17/01/2016

Non, même pas peur à la lecture des "Noeuds d'acier", parce que je n'arrivais pas à y croire aux deux petits vieux sadiques ... Il y avait un côté "too much" dans le huis clos. Et pour ce titre, ce fut un peu la même chose, j'au regardé les personnages se courir après sans grande conviction ... J'ai tenté d'y croire, mais la tension attendue n'est pas venue !

Écrit par : Athalie | 17/01/2016

je suis totalement insensible à cette auteure ! bizarre pourtant j'aime les polars, j'aime avoir peur mais ça ne marche pas

Écrit par : Dominique | 16/01/2016

Tout pareil ! Je ne marche pas non plus, alors que normalement j'adore les polars qui me font tourner les pages en tremblant de trouille !

Écrit par : Athalie | 17/01/2016

Pour ma part, j'ai aimé "Des noeuds d'acier" et "Six fourmis blanches" mais pas du tout celui-ci ! Je n'y ai pas cru, du tout !

Écrit par : BlueGrey | 20/01/2016

Tu comprendras que "Six fourmis blanches", je ne vais pas m'y lancer avant que la désertification rurale ne touche les piles de mes lectures en attente. Une catastrophe nucléaire, peut-être, qui m’enchaînerait aux barreaux de mon lit ?

Écrit par : Athalie | 21/01/2016

Les commentaires sont fermés.