Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/02/2016

Josey Wales hors la loi, Forrest Carter

josey wales hors la loi,forrest carterQui l'eût cru  ... Qu'à l'intérieur d'un paquet cadeau rose bonbon avec des fleurs et des cœurs dessus (et aussi un peu de doré ...) donc kitsch à souhait, comme je les aime ... se cachait un cow-boy au cœur dur comme la pierre des déserts et des canyons ?

Josey n'a que le colt à la bouche et dégaine dru. Peu sympathique de prime abord ( d'ailleurs, il ne vaut mieux pas l'aborder tout court ...), le premier Josey Wales (je veux dire celui de la première partie du livre), est un pur hors la loi ; du genre à ne connaître que la sienne, celle de sa survie, la loi morale, il ne sait plus, et peu lui chaut, le cœur ravagé par la perte de sa femme et du fils, la carapace l'entoure.

Ils ont été assassinés par des yankee, des trainards même pas identifiés ; alors, Josey a abandonné la charrue pour les colts, et il s'est fait la main rapide aux côtés des gâchettes des maquisards sudistes, dont l’idéologie humanitaire n'était pas la tasse de thé, les Jesse James and co ... So long boys ....

Lorsqu'ils se sont rendus, la guerre terminée, pour quelques dollards et une poignée d'amnistie de plus, Josey a pris le maquis en solitaire, sans plus de raison que la fuite et sa propre idée du chaos individualiste.

So long boy ...

Je dois avouer que cette première partie m'a un peu inquiétée, j'ai crains un truc à la Rambo, ma dernière déconvenue en terme de western and co. La cavale semble s'étirer sans but, ponctuée de dégainages intempestifs et systématiques. Flanché d'un jeune ex-vacher, le cow-boy, qui ne pipe toujours pas un mot, tire et fuit, fuit et tire ...

Pas so long boy ...

Puis, le cinémascope se met en route, l'horizon se dégage, Josey commence son chemin vers la rédemption, à petits pas vers l'humanité ... Les codes westerniens prennent leur place, un par un : le compagnon de route, le Sancho Pancha des plaines, l'alter égo du héros en un peu plus bavard, Lone, puis, une indienne, sauvée des griffes des méchants, un peu cabossée mais répondant au doux nom de "petit clair de lune".

Ces trois éclopés, valeureux et tout, le roman leur construit une odyssée à leur mesure, vols de chevaux, redressages de torts envers les gentes dames, duel avec un chef indien au cœur dur mais digne....  On va de soulagement en soulagement, Josey se laisse approcher ( à sa façon, hein, faut quand même pas tenter de lui arracher un sourire ni une phrase de plus de trois mots avant les dernières pages ...) et aimer.

So long boys and girls ...

J'avoue, mon coeur de midinette a battu pour que le cow-boy retrouve son Eldorado de champs de bestiaux au coucher du soleil ....

Donc merci Jérôme pour ce plaisir en crescendo, un grand merci de la part d'Athalie, métamorphosée pour l'occasion en Sissi de l'ouest sauvage et âpre !

So  long girls ... So long ...

(et là on entend l'harmonica de Jérôme, fier et sauvage, enveloppant son cadeau de papier rose kitsch avec des grands coups de scotch tranchant l'air des grandes plaines ....)

Commentaires

Plus que tentée... Je vais aller y voir de plus près. C'est toujours aussi agréable de déguster ta prose enlevante.

Écrit par : Marie-Claude | 01/02/2016

Merci pour la prose enlevante, j'aime bien l'expression. Je n'aurais jamais été tentée sans Jérôme mais la remarque de Sandrine me refroidi carrément !

Écrit par : Athalie | 02/02/2016

Tout moi ce papier cadeau ;)
Et ce western, il me semblait taillé pour toi, même s'il y a avait clairement un risque de too much par moments.
Clint Eastwood en a fait un film de ce roman, que je n'ai évidemment pas vu...

Écrit par : jerome | 01/02/2016

Là, tu vois ça en rajoute une couche ... (je réponds aux commentaires dans le désordre ...) mais le Clint, ça ne me rassure pas, parce qu'avant sa rédemption en petit père humaniste, il y a quand même l'inspecteur Harry et là ça dégaine genre facho de base ...

Écrit par : Athalie | 02/02/2016

J'imagine que tu connais la personnalité controversée de Forrest Carter...

Écrit par : Sandrine | 02/02/2016

Mais absolument pas ! je n'avais jamais attendu parler de ce type, je viens de lire sa biographie grâce à ta remarque et ... Quelle horreur, un ségrégationniste en ces pages ! Un membre du KKK ! Je ne vais pas supprimer ma note pour autant, mais je comprends mieux mes réticences du début, je m'y suis quand même laissée prendre au charme du cow boy viril ... faible de moi !

Écrit par : Athalie | 02/02/2016

le commentaire de Sandrine m'a replongée dans la vie de Forrest Carter , comme quoi on peut être membre du K;K;K et un écrivain de talent, "Petit Arbre" est un très bon souvenir de lecture pour moi.

Écrit par : luocine | 02/02/2016

Ben là, tu vois, à la découverte de sa biographie, je me sens un peu dubitative ... je sais que l'on peut être un écrivain de talent et un sacré con, mais je suis déjà assez emmerdée avec Céline pour m'en rajouter un autre !

Écrit par : Athalie | 02/02/2016

Ma pauvre Athalie dans quoi es-tu allée te fourvoyer encore !!!! T'as plutôt intérêt à lire Houellbecq: il ne peut pas te déplaire davantage qu'un amerloque raciste et pourri??? si ?
A ce jeu là il n'y a que Mozart tel que Forman le raconte qui demeure sympathique, n'en déplaise à Salieri
PS puisque tu lis plus souvent ton blog que tes messages sur ton tél, il y en a un qui t'attend depuis (censuré) et auquel il faudrait me répondre (invitation lancée par notre femme de ménage préférée...)

Écrit par : A.P | 03/02/2016

T'as raison, je suis bien à plaindre ! le Mozart de Forman, je l'aime. Mais pour celui-là, de con, je me sens quelque peu roulée dans la farine ... Et c'est très désagréable de se dire qu'on peut lire avec sincérité le texte d'un raciste notoire, sans rien voir. Hier soir, j'ai lu la préface, et nom d'une pipe, c'était marqué dedans !
Pour la suite, tu as les réponses !

Écrit par : Athalie | 03/02/2016

Les commentaires sont fermés.