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26/03/2016

Nos vies désaccordées, Gaëlle Josse

piano.jpgUn homme a profondément aimé une femme, cette femme a profondément aimé cet homme. Et puis, comme par l’inadvertance, il a oublié de la regarder, parce qu'il avait autre chose à faire, un projet musical qui lui donnait du mal, et puis que la vie est comme cela, voilà. Il ne l'a pas vue tomber, se déconcerter. Elle a disparu et il a continué les concerts, et a connu une autre femme. François Vallier a juste arrêté de jouer Schumann, parce que Sophie l'aimait trop. Le souvenir de l'amour cristallin a trouvé un apaisement factice.

Et puis, un simple message d'un admirateur sur son site internet, et Sophie est retrouvée. Depuis trois ans, elle est internée et n'attend rien, elle écoute ses concerts de Schumann et peint un unique tableau vide. Alors François lâche tout, vie, femme, concerts et Orphée part prendre Eurydice par la main, si elle le veut bien, pour que les contours de la vie redeviennent nets et que la première reprenne son cours, presque là où il l'avait lâchée.

Et ce livre, ce n'est rien d'autre que cela, un homme amoureux d'une femme, sa Sophie, artiste un peu bancale et secrète, qu'il avait aimé sans trop ouvrir sa boite de Pandore, et qui se dépouille de tous mensonges et de toutes lâchetés. Il en devient poignant de simplicité. Une seule corde dans l'écriture aussi, quelques variations mais très peu, pas besoin, la plume va, comme le personnage à l'essentiel, de ce qui doit être dit et vécu. Pas de vibratos, ni de trémolos : l'erreur, la réparation, sans illusion cette fois-çi. François avait cru être invincible et entrainer Sophie dans son envol radieux. Sophie s'est cassée une aile, il va reconstruire une béquille, un nid, avec la ferme intention de, cette fois, combattre et vaincre son minotaure à elle, et de la regarder vraiment.

Commentaires

on sent toute ton émotion et on aimerait bien la partager , on va le mettre sur une liste trop longue mais on ne sait jamais!
(j'ai utilisé le "on" comme mon adorable coiffeuse qui me dit tours on aulieu de vous "on va aller au bac pour se laver les cheveux...")

Écrit par : luocine | 26/03/2016

Oui, il m'a profondément touchée ce texte, sans doute parce qu'il y a quelque chose dedans de l'ordre du prince charmant qui se tient sous le funanbule du tragique, et là, j'adore ! Et puis, tu sais, il est tout petit ....

Écrit par : Athalie | 26/03/2016

je n'ai pas vraiment adhéré à ce roman là alors que j'ai aimé son premier roman et lu avec intérêt le gardien d'Ellis Island

Écrit par : Dominique | 27/03/2016

Ben tu vois, ça tangue ... "Le dernier gardien" m'a un peu déçue mais pas assez quand même pour que je n'y retourne pas vers cette plume dont j'avais aussi adoré le premier publié "Les heures silencieuses". Pour ce titre, il m'a touché en plein petit cœur !

Écrit par : Athalie | 27/03/2016

Comme tout le monde semble avoir aimé Le gardien d'Ellis Island qui m'a déçue, j'hésite à relire cette auteure.

Écrit par : Valérie | 27/03/2016

Ben, non, tu vois, tout le monde n'a pas aimé, j'ai été moi aussi un peu déçue, même si on trouve une belle finesse d'écriture, le scénario m'a semblé un peu bancal. Pour celui-ci, je crois que j'ai mis une heure à le lire, quasi sans respirer !

Écrit par : Athalie | 28/03/2016

Je n'ai jamais parlé de ce roman mais je me souviens d'un bon moment de lecture. J'ai tout de même préféré son premier roman...

Écrit par : Noukette | 31/03/2016

"Les heures silencieuses" et celui-ci m'ont procuré le même plaisir de lecture, l'impression d'être dans un cocon, c'est assez rare pour être vraiment apprécié !

Écrit par : Athalie | 31/03/2016

Les commentaires sont fermés.