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11/09/2016

La baronne meurt à cinq heures, Frédéric Lenormand

la baronne meurt à cinq heures,romans,séries policières,romans policiers,romans françaisEn commentaire de ma note sur "L'énigme des Blancs manteaux" de Parot, Sandrine recommandait deux autres séries du même genre, policiers historiques, et qui plus est, se déroulant à la même période, le dix huit siècle : "Voltaire mène l'enquête" série de Frédéric Lenormand, donc, et "Hilarion" de Christopher Estrada. Piquée par la curiosité et mon goût immodéré pour le dix huitième ( quand ce n'est pas le dix septième qui est en scène, je me contente du suivant), je me suis donc lancée dans une entreprise comparative entre ses trois visions historiques et écritures policières.

Dans "La baronne meurt à cinq heures", on découvre un Voltaire sautillant et encore entre deux chaises à Paris. En 1933, il n'a pas encore publié ses "Lettres anglaises" et se prend pour un grand tragédien. Il tient donc une place non négligeable dans les débats et salons mondains, mais pas tout à fait celle qui sera la sienne en devenant l'épine dans le pied du pouvoir. Il a encore pignon sur rue, enfin presque ... Puisqu'il s'agit de trouver un nouveau protecteur, vu que M. de Maisons, qui lui assurait jusque là gite et couverts, a eu la malencontreuse idée de disparaître subitement.

La Providence vient en aide à celui qui sait en tirer profit, et ce Voltaire là (comme le vrai, sûrement d'ailleurs), sait fort bien y pourvoir, et elle se matérialise sous les traits de Madame Fontaine Martel, baronne, riche, veuve, peu pieuse, mais de fort peu d'esprit et plutôt pingre. Voltaire s'en accommode et lui monte un salon littéraire correct, histoire de point trop s'ennuyer en cette rude compagnie et de continuer à fignoler son image publique.

Seulement voilà, on lui assassine sa baronne ... Pressé par la nécessité qui fait lui fait loi de trouver le coupable, à moins d'être lui-même désigné par un piètre mais tenace policier, Voltaire caracole de soupçons en soupçons, car la baronne souffrait quand même d'une famille en panier de crabe : une fille janséniste, une vague cousine arriviste et une autre jeune fille, fort dévote en sciences botaniques ... En chemin, il croise celui d'Emilie Du Chatelet, enceinte jusqu'au yeux, alors que mariée à un fantôme, ce qui lui laisse, tout doucement, le temps de succomber aux charmes tout relatifs du philosophe.

L'image est d'Epinal mais ce n'est pas déplaisant du tout, car truffé de bons mots et de clins d’œil. Ce Voltaire, enquêteur malgré lui, est campé avec ses torts et ses travers ; brillant mais arriviste, libertin mais prudent, iconoclaste mais hypocondriaque, profiteur, et même quelque peu usurier sur les bords. L'époque est, elle aussi très bien amenée, et l'enquête classique, coule de source sûre, égrainant les détails pittoresques que chaque suspecte permet de suivre, chacune dans son domaine.

Un bon conseil, très facile à suivre !

 

 

 

Commentaires

Ouf, tu m'as fait peur : dénoncée dès le début du billet, j'ai serré les fesses de peur que tu n'aies pas aimé et que ma réputation en pâtisse jusqu'à ce que mort s'ensuive :-)
Estrada, ça n'est pas du tout le même registre. Je m'apprête à lire le tome 2 (le premier peut se lire tout seul) : j'espère être aussi enthousiaste.

Écrit par : Sandrine | 12/09/2016

Je ne pense pas que ta réputation puisse souffrir d'une de mes modestes notes ^-^ ! Et c'est vraiment un bon conseil de lecture pour une fan comme moi des romans historiques. Et pour le Estrada, serre encore les fesses, la note est prête et va tomber dans deux jours (petit indice, je compte lire le deuxième)

Écrit par : Athalie | 12/09/2016

je ne te suis pas pour les romans historiques policiers, je m'y ennuie ferme . Donc, je résiste à ton billet tentateur comme d'habitude!

Écrit par : luocine | 12/09/2016

Tu résistes comme d'habitude, ben mince ! ^-^ ...

Écrit par : Athalie | 13/09/2016

Voltaire en 1933 ? (oui, je sais, ça m'arrive aussi)

Écrit par : keisha | 12/09/2016

Il ne s'est pas réincarné ? Zut !

Écrit par : Athalie | 13/09/2016

Je suis un peu sceptique, j'ai du mal à m'imaginer ainsi Voltaire. Ca paraît invraisemblable non ?

Écrit par : maggie | 15/09/2016

Oui, c'est un peu la limite de cette lecture, et c'est ce qui me retenait. Mais finalement, le mélange réalité et fictif est plutôt bien fait et on sent que l'auteur connait bien son Voltaire, assez bien pour le détacher du philosophe, il en fait une sorte d'archétype. Je ne sais pas si cela tient sur la longueur de la série, je lirai sans doute le second, ou plus, parce que c'est quand même divertissant ....

Écrit par : Athalie | 17/09/2016

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