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11/10/2016

Agnès Grey, Anne Bronte

agnès grey,anne brontê,romans,romans anglais,déceptionsLes côtes casées, ça vous incite à faire dans le léger, côté poids du livre. Donc, ma liseuse a (re)pris du service. Elle était pleine à craquer de titres classiques que je n'étais mis de côté, au cas où ... du Dumas, du Austen, des vieux trucs dont j'avais oublié les titres ... Du bout des doigts, j'ai parcouru la liste des pas lus, indiqués par un 0 °/°. il n'y avait que cela et des 1 °/°, quand j'avais cliqué sur la couverture. Du coup, j'ai aussi découvert les KO. En langage liseuse, c'est pour dire court ou long, du moins, c'est ce que j'ai compris. Alors, j'ai pris 0 °/° à 400 KO epub, et c'est comme cela que j'ai découvert Agnès Grey.

L'histoire sent l'autobiographie, même si j'espère que la Anne fut moins cruche que la Agnès ... Fille d'un membre du clergé anglican, Agnès a été élevée en vase clos avec sa sœur dans un presbytère, loin du monde et sans famille extérieure, vu que sa mère a choisi le mariage d'amour plutôt que la fortune. Le père, un peu fantasque et vaguement dépressif, perd le reste de leurs espérances dans une opération commerciale hasardeuse, et voilà Agnès qui décide, pour le bien commun de devenir gouvernante, au grand dam de sa famille, qui bien qu'aimante, a cependant bien conscience qu'elle ne sait quand même pas faire grand chose.

Qu'a cela ne tienne, Agnès se lance dans une première famille. Bien sombre, la famille, la mère est idiote, le père violent, le fils torture les oiseaux et la fille se tord par terre en crises d'hystérie pour rester ignorante. Chouette, du gothique, à la Brontë !!!! Ben non, finalement, Agnès, au lieu de tomber amoureuse du père violent, voire de la mère idiote, ou de se compromettre définitivement en des affres de culpabilité morbides face à son incompétence et à l'incurie de son sort, ben non, elle se contente de jeter l'éponge et d'aller voir ailleurs si le diable y est. Enfin, c'est plutôt le bon dieu de la morale qui guide ses pas, à elle. Et c'est bien dommage, parce que le diable, c'est plus rigolo.

En fait de diable, elle en trouve quand même un petit, dans la jeune personne dont elle se voit confier la charge. Vous devrez vous passer du prénom, parce que ma liseuse n'a pas l'option retour arrière rapide. En gros, la jeune, fille n'est pas un parangon de vertu aux yeux d'Agnès, elle qui s'évertue sans succès aucun à lui montrer le bon chemin. Car malgré son inclination pudique et effacée pour un clergyman aussi froid qu'un hareng saur et aussi démonstratif qu'un poisson plat, notre nonne de l'éducation ne se permet aucune mauvaise pensée, aucune initiative, pas un regard plus haut que l'autre, même quand l'autre reste sur la Bible ... Pas comme l'autre, la mauvaise élève qui papillonne autant qu'elle le peut et tente de briser tous les cœurs possibles à sa portée, même si le cercle restreint du village ne lui permet quand même pas faire les conquêtes qu'elle pense mériter. Une fois mariée à qui elle devait être mariée, le sort se chargera de lui faire regretter sa condition, alors que la souris grise d'Agnès, coulera des jours heureux, ternes, mais moralement ternes.

Bref, un Brontë aussi plat qu'une limande sans citron.

Commentaires

Oui c'est pas le meilleur des Brontë, c'est sûr....
J'espère que tu tiens le coup, physiquement et moralement et je t'embrasse :)

Écrit par : Valérie | 11/10/2016

Qu'est- ce qu'elle est pontifiante la Agnès, je ne m'attendais pas à cela avec une des soeurs Brontë, et sur la liseuse, il n'y avait pas la quatrième de couverture ! Tant pis, je compte tout lire des soeurs de toutes façons ...

Écrit par : athalie | 12/10/2016

Celui là je voulais le lire (j'ai lu l'autre et ça m'avait plu, bon, dans le genre, tu m'as comprise)(le truc avec Woldfell Hall)
Tu vois l'avantage d'un vrai bouquin, on a l'avance retour rapide, niark niark. Mais je reconnais que pour avoir u n tas de classiques sous la main, c'est incomparable!
Courage pour tes côtes!

Écrit par : keisha | 12/10/2016

Oui, ça m'a énervée de ne pas pouvoir vérifier un truc ou deux dans le texte pour parler de ce titre. Je ne prends jamais de note en lisant, ça me donnerait l'impression de travailler, alors après des fois je reviens en arrière, en avant ... Ceci dit, je lirais bien quand même le deuxième titre, celui que tu as lu, il semble un peu plus gothique ... Mais il n'est pas dans ma liseuse, et je peux porter un vrai livre maintenant ! Je progresse !

Écrit par : athalie | 12/10/2016

Comment ? plat comme une limande ? On n'a pas lu le même livre ? J'avais bien aimé... la description de la condition sociale et la satire de la famille !

Écrit par : maggie | 15/10/2016

Tu sais ça doit être une déformation personnelle, j'aime bien quand ça saigne ! Et je m'attendais à du gothique pur jus, ce qui n'est pas vraiment le cas, c'est plus réaliste, et j'aurais bien aimé qu'elle se révolte un peu la Agnès contre cette condition qui lui est faite justement.

Écrit par : Athalie | 16/10/2016

Les commentaires sont fermés.