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27/11/2016

Vertige, Franck Thilliez

vertige,franck thilliez,romans,romans français,thrillers,romans noirs,romans policiersMon premier Franck Thilliez me laisse un goût assez mitigé, un arrière goût même d'un truc un peu trop poisseux pour être vraiment à mon goût. Pourtant, j'aime bien quand ça poisse dru et sévère, et pour cela, il faut en convenir, ce titre offre une version de trois hommes dans un bateau totalement dépourvue d'humour.

Les trois hommes ne sont d'ailleurs pas dans un bateau et encore moins dans une situation drolatique. Ils sont dans une grotte, enfermés sans savoir par qui, pourquoi, comment et combien de temps. Le narrateur se nomme Jonathan Touvier. A sa dernière connaissance, il était au chevet de sa femme, Françoise, qui se meurt d'un cancer à l’hôpital. Il fut un alpiniste chevronné, et des souvenirs d’ascension lui reviendront régulièrement et finiront par faire partie de l'histoire. Mais, en attendant de voir des bribes d'explication se former, il est enchaîné par le poignet droit sous une tente, avec juste assez de chaîne pour tourner autour. Il a aussi avec lui son chien, mi chien mi loup d'ailleurs, mais un chien, c'est aussi de la viande. Comme ses deux compagnons aussi. Le premier qu'il découvre est Michel, libre de toute entrave mais la tête enserrée dans une cagoule de fer, et le second est Farid, le plus jeune, qui lui en entravé par la cheville. Des instructions et consignes sont accrochées sur leurs vêtements et sur les parois de toile. La cagoule explosera si Michel s'éloigne trop des deux autres, et les voilà donc liés pour le pire. Autour de la tente, quelques ressources, un peu d'eau, un réchaud, mais aussi un vieux mange disque ... Il va donc falloir survivre à défaut de pouvoir sortir.

Le jeu à jouer est cruel, une fois que l'on admet, rapidement, qu'une grotte est froide, obscure, offre peu de ressources à cultiver, et que c'est donc le lieu d'une torture lente, où il reste pour les trois acteurs à décider si ils tiendront le rôle du bourreau ou de la victime, en alternance avec les deux autres, trois hommes dans un huis clos de glace, de sang et de rage. En fait, on se retrouve dans un remake de "l'enfer c'est les autres" de Sartre à la sauce thriller glauque. Sauf que chez Sartre, il n'y avait pas de chien, entre autre différence. Chaque personnage campe une des faces possibles et sordides de l'homme placé en conditions extrêmes, lorsque la folie rode et qu'un secret honteux se fait jour, dont la grotte ne serait peut-être, finalement, qu'un avatar un peu plus honteux que la vérité. Bon, pas de quoi convoquer Platon non plus.

 

 

Commentaires

Toujours pas lu Thilliez, ce n'est pourtant pas faute qu'on m'en parle !

Écrit par : manU | 27/11/2016

Bien d'accord, et c'est parce que l'on m'en parlait beaucoup, que j'ai voulu aller voir par moi même, pas certaine d'y retourner, mais moins pire que je ne le craignais ... Tu iras sans doute finalement y jeter un œil, non ?

Écrit par : athalie | 28/11/2016

L'impression que les auteurs aiment bien enfermer leurs personnages dans un truc bien glauque, avec suspense à la clé. pas trop mon truc, à force.

Écrit par : keisha | 28/11/2016

En fait, tu as l'impression d'avoir déjà lu le livre quand tu le commences ... Sauf que je me suis dit que cela devait avoir un rapport avec Platon, à cause de la grotte ... Du coup, je me suis un suspens à moi toute seule, je cherchais des doubles sens. Je crois bien qu'il n'y en a pas, en réalité ^-^

Écrit par : athalie | 28/11/2016

comment as-tu le courage de lire de tels livres.. moi en ce moment Trump et Daesh me suffisent comme horreur!

Écrit par : luocine | 28/11/2016

Mais les horreurs en vrai, je les subis, je ne peux pas les changer, en rire ou en pleurer, je suis impuissante ! Quand c'est pas vrai, je préfère (quoique Trump en fiction, je ne suis pas sûre quand même ...), c'est un refuge et un moyen de mieux comprendre les vraies, à défaut de n'y pouvoir rien changer (bon, pour celui là, il n'y a pas vraiment grand chose à comprendre, sauf que l'homme peut être un loup pour l'homme, mais cela, on le savait déjà !)

Écrit par : athalie | 28/11/2016

Même si j'ai bien revu mon jugement sur Thilliez, je l'avais trouvé plutôt réussi celui-là. On passe sur les invraisemblances et lécriture, mais côté suspens, il m'avait bien accroché ce livre.

Écrit par : monpetitchapitre | 28/11/2016

Pour rejoindre Keisha, je crois que j'ai trop lu de ce type de livre pour ne pas avoir trop de recul maintenant pour apprécier vraiment. Mais je crois qu'à une époque, j'aurais complètement fonctionné. Et je dis pas que je n'y reviendrai pas ...

Écrit par : athalie | 28/11/2016

J'ai été forcée de lire son dernier roman pour un prix, ce n'est vraiment pas pour moi.

Écrit par : Valérie | 29/11/2016

Déjà une lecture "forcée" ... quel ennui ! C'est des raisons pour lesquelles je ne postule jamais à rien (et aussi parce que j'ai la flemme de postuler !)

Écrit par : athalie | 03/12/2016

Je n'ai toujours pas lu cet auteur et bizarrement je sens qu'il n'y a pas d'urgence...

Écrit par : Noukette | 01/12/2016

Non, aucune urgence ... D'ailleurs je ne me jetterai pas sur un suivant non plus !

Écrit par : athalie | 03/12/2016

C'est vrai qu'il est assez glauque ce Thilliez. Glauque mais assez vertigineux pour être prenant. J'en garde un souvenir assez glaçant !

Écrit par : Margotte | 04/12/2016

Glaçant c'est le mot ! un livre à lire avec une bouillotte ... En plus, c'est de saison !

Écrit par : athalie | 04/12/2016

coucou, je l'ai lu et pas aimé !

Écrit par : Une Comète | 05/12/2016

marre des gens enfermés, les romanciers abusent de ça...

Écrit par : Une Comete | 05/12/2016

Oui, c'est un schéma que l'on retrouve souvent dans certains polars en ce moment. Sandrine Colette l'a fait aussi dans "Des nouds d'acier" et il m'avait franchement gavé ce titre. Il y a un côté artificiel, vaut mieux relire "Huis clos" de Sartre, c'est beaucoup glaçant !

Écrit par : athalie | 06/12/2016

Bonsoir Athalie, je suis contente de lire une critique pas très louangeuse sur Franck Thilliez qui a des inconditionnels. Personnellement, je n'ai lu que Puzzle et je me suis dis que c'était suffisant, l'histoire est tirée par les cheveux. En revanche, j'ai eu l'occasion de rencontrer M. Thilliez qui est un monsieur plutôt sympathique. Bonne fin d'après-midi et très bon réveillon de fin d'année.

Écrit par : dasola | 31/12/2016

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