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04/03/2017

Comment tout a commencé, Pete Fromm

comment tout a commencé,pete fromm,romans,romans américains,base ballMa lecture de ce roman fut entrecoupée de relectures fastidieuses et stériles du lexique du base ball, heureusement placé à la fin du volume. Il y a même un schéma. malgré cette sollicitude de l'éditeur, le seul truc que j'ai à peu prêt compris est que le rôle du lanceur est primordial vu que sur le schéma, il est au milieu du terrain, et même sur un monticule, et qu'en plus, les deux héros de ce roman pratiquent le lancé avec une sorte de frénésie incessante. Pour les noms des différents lancés et ce qui se passe après sur le terrain, je suis toujours aussi coite. 

Les deux héros sont frère et sœur, Abilène est la sœur aînée d'Austin. Elle est surtout son modèle, son entraîneur, son monticule et aussi son tortionnaire. Il est sa victime consentante et radicale. Comme la pratique du base ball, et surtout, donc, celle du lancer, constitue le moteur principal et destructeur de leur relation, je me suis sentie bien souvent exclue, et j'ai survolé pas mal de récits de leur entraînements, ce qui fait malgré tout une somme conséquente de pages sur l'ensemble du bouquin.

Petit à petit, on comprends qu'Abi a voulu être une lanceuse d'exception. Selon son frère, elle est la meilleure. tout ce qu'elle veut elle est que son frère soit le meilleur, qu'il écrase de sa supériorité tous les autres, et d'abord les joueurs et le coach de l'équipe du lycée qui l'ont laissée toute une saison sur la touche. Austin fera la carrière qu'elle n'a pas pu faire, réalisera match parfait sur match parfait, lancera la balle à une vitesse écrasante. Il le fera parce que Abi le veut et Austin veut ce qu'Abi veut, passionnément dans une fusion quasi amoureuse et parfaitement exclusive. Austin la suit, cloué par son amour inconditionnel sur le siège passager de sa camionnette qu'Abi lance la nuit à l'assaut du monde. De tout le monde.

Ils jouent tous les deux contre leurs parents : Abi et Austin se veulent extraordinaires contre ce couple ordinaire qui s'est établi à Pacos et ne voient pas quel mal il y a à cela, ni à vouloir vivre normalement. Le père radote bien un peu ses vieilles histoires de lune de miel, mais bon, pas de quoi susciter chez sa fille une telle haine et un tel mépris, qu'elle a communiqué à son frère. 

Ce que l'on comprend aussi petit à petit est qu'Abi est bipolaire, ce qu'Austin refuse de voir et d’admettre, même si elle devient de plus en plus dangereuse pour elle et sa famille au fur et à mesure de ses crises et de ses dérapages incontrôlés. Abi disparaît, de plus en plus radicalement, Austin le vit comme un abandon. Lorsqu'elle revient, c'est en tyran qu'elle change les règles du jeu d'un petit bonheur possible. Incapable de voir que la réalité de sa sœur est la maladie, Austin, à son tour charge le monde entier de sa colère, juste avant le craquage final.

Cet aveuglement obstiné face à la pourtant évidence, en plus de l'omniprésence de ce fichu sport auquel je je comprends rien, fait que j'ai eu l'impression d'un roman qui n'avançait pas, que c'était juste la même partie qui se jouait, juste en un peu plus fort à chaque fois.

 

Commentaires

Ouh là, pas envie! Il m'arrive de zapper des passages sur des sports que je ne connais pas, mais là, ça semble être long

Écrit par : keisha | 05/03/2017

Oui, trop long et répétitif, cela m'a gâché le récit de cette relation passionnelle entre les personnages, qui est assez prenante, mais comme son expression passe par ce sport, tu ne peux pas vraiment passer, en plus ! J'ai donc survoler !

Écrit par : athalie | 05/03/2017

je suis allée voir une fois un match de Baseball , c'est d'un ennui tu n'as pas idée! alors lire un livre qui prend ce sport comme fondement, ma seule question / pourquoi es-tu allée lire un tel livre?

Écrit par : luocine | 05/03/2017

Parce que je ne savais pas qu'il y avait autant de baseball dedans, tu penses bien ... C'était pas marqué ! C'était juste que je voulais découvrir Peter Fromm dont il est dit le plus grand bien, je n'ai pas dû tomber sur le bon !

Écrit par : athalie | 05/03/2017

Je suis étonnée. J'ignorais que Fromm était à ce point intéressé par le baseball (comme Paul Auster, d'ailleurs). Quoiqu'il en soit, j'ai l'impression que je m'endormirais sur ces pages. Trop sportif pour moi!

Écrit par : Marie-Claude | 05/03/2017

Déjà que j'ai du mal avec Auster, alors si en plus, il est fan de baseball ! On ne s'endort pas vraiment, parce que le sport est une partie intégrante de l'intrigue entre le frère et la soeur, mais moi, du quoi, ça m'a gâché l'intrigue ...

Écrit par : athalie | 06/03/2017

J'ai adoré, il faut dire que je suis très fan de baseball (du coup je comprends tout, ça aide). J'ai même vu un match pro en Amérique du Nord^^

Écrit par : jerome | 06/03/2017

Comment peut-on être fan de baseball ???? Tu me diras, j'adore les escargots avec plein de sauce à l'ail .... C'est grave doc ?

Écrit par : athalie | 06/03/2017

Je ne connais rien au baseball et pourtant j'ai veaucoup apprécié le roman. Je n'ai pas essayé de comprendre les scènes plus sportives et je me suis attachée aux personnages. J'ai trouvé que les sentiments étaient magnifiquement bien rendus, de même que l'évocation des paysages.

Écrit par : Sunalee | 07/03/2017

Je te rejoins sur l'évocation des paysages, pour le"nature writing", le contrat est rempli sans problème, les scènes d'orages notamment. les sentiments des personnages aussi, Abi est très inquiétante dans sa folie, et son frère touchant dans son déni, mais pour moi, quand même, l'agressivité des enfants envers leurs parents est bancalement amenée.

Écrit par : athalie | 09/03/2017

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