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16/04/2017

Souviens toi de moi comme ça, Bret Anthony Johnston

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Dans les trois premières pages, un personnage saute d'un pont, un beau pont, un arc de cordes en acier, et vous allez passer le reste du roman à ne pas vouloir que ce soit un des Campbell.

Les Campbell sont quatre. Ils étaient quatre, puis trois et maintenant, ils sont à nouveau quatre. Cela aurait pu être des retrouvailles, mais l'auteur vous raconte une autre histoire. A onze ans, Justin Campbell a disparu. Un après-midi, il est parti faire du skate, juste comme d'habitude un peu énervé par son petit frère, une histoire pas grave, un truc de frère ainé et de petit frère. Et Justin n'est pas revenu. Quatre ans après, il est retrouvé, par le plus grand des hasards, parce qu'on ne le recherchait presque plus, à force de messages lancés sur les ondes, de battues en terre et en mer, de fausses pistes en erreurs, en fausses joies et fausses reconnaissances. Et Justin est retrouvé sur un marché, juste de l'autre côté du pont de Harbor Bridge, de l'autre côté de la ville où pendant quatre ans, il avait disparu. Un Justin presque pareil, avec un serpent et quatre ans en plus.

Pendant ses quatre ans, les trois campbell ont survécu, à la fois soudés par le même manque, puis séparés par ce même manque. La mère, Laura, fait dans l'humanitaire pour dauphin en danger, fuyant ainsi un foyer en rupture, Griff, le jeune frère aurait pu tomber amoureux de la fantasque Fiona, mais on ne tombe pas amoureux normalement quand on a un frère disparu. Il fait du skate dans une vieille piscine, à corps perdu, comme d'autres surnagent. et le père, Eric a tenté une relation adultère des plus moroses et vaine.

Mais le roman ne raconte pas cette histoire de l'attente, mais celle du retour de Justin, de ce même et autre Justin. Car le silence de l'attente ne se répare pas d'un coup de baguette magique, et Justin a quatre ans d' autre histoire que la leur. Alors quand elle se dessine, cette histoire, remords, hontes, vengeances, taraudent et les soupapes se tendent. Justin est revenu, mais c'est alors que chacun aurait pu avoir envie de sauter du pont. 

Dérangeant, haletant, à dévorer.

 

Commentaires

VENDU !!!

Écrit par : Ingannmic | 16/04/2017

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Il est efficace, là où on ne l'attendait pas, l'histoire du retour qui est aussi celle de la colère, de la honte et de la frustration. Il devrait bientôt sortir en poche, je pense ... et je plaire, je pense, j'ai fait court parce que tu ne peux rien dire des quatre ans de Justin, sinon, ça gâche !

Écrit par : Athalie | 16/04/2017

Un livre passé au travers de mes radars, et bien tentant ! ;-)

Écrit par : Kathel | 16/04/2017

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Ton billet a piqué ma curiosité. Je suis allée sur le site d'Albin Michel lire le prologue et une partie du premier chapitre. Je veux connaître le suite! Hop, il est commandé!
Merci pour la découverte!

Écrit par : Marie-Claude | 16/04/2017

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Il y a de la tension dès le début, et surtout cette scène inaugurale m'avait taraudée pendant toute ma lecture ... Parfois quand un livre commence par une mort anonyme, je me dis que je saurais bien assez tôt quel personnage a disparu de la fiction, mais là, rien à faire et comme tout est possible et même le pire .... Tu verras !

Écrit par : athalie | 20/04/2017

un beau billet qui est diablement tentateur sans pour autant dévoiler ni (évidemment!) divulgâcher!!!

Écrit par : luocine | 17/04/2017

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J'aime bien le terme divulgacher qui va particulièrement bien à ce livre vu que tu ne peux pas dire qui saute, tu ne peux pas dire pourquoi, tu ne peux pas dire les quatre ans de Justin, tu ne peux pas dire les étapes du retour, tu ne peux rien dire sauf lisez le ! Et un billet très court à écrire et à lire en plus ...

Écrit par : athalie | 20/04/2017

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