Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/06/2017

Il pleuvait des oiseaux, Jocelyne Sancier

160713_0p2wo_matheson-feu-1916_sn635.jpg

Une photographe qui n'a pas encore de nom est à la recherche d'un homme qui en a un peu trop. Boychuck, Ted, Ed, ou Edward, est une légende, un des derniers survivants des grands feux qui avaient ravagé le nord de l'Ontario au début du XXème siècle, des mers de feu, des tsunamis de flammes qui ravageaient tout sur leur passage, gens, bêtes, champs, hameaux, villages. Il a été vu lors de celui de Matheson, sous la forme d'un jeune homme qui poursuivait dans les cendres et les braises un amour ou des fantômes. Pendant plusieurs jours, il a été vu, à plusieurs endroits, errant dans les décombres. ce que l'on sait est que sa famille a été asphyxiée dans le caveau à légumes. Il a hanté les décombres fumants et ensuite, il a disparu.

La photographe poursuit les vieux visages et veut surtout celui-là. Ce pourquoi elle arrive le débusquer dans une communauté de viels ermites délinquants. Comprendre, qui ont décidé d'être libres de leur mort, et ont quitté familles et futures maisons de retraite pour pouvoir le faire, poison dans une boite chacun et faux papiers à l'appui de leur fuite.

Ils sont trois au bout du chemin près du lac, trois cabanes rudimentaires et protégées du monde par un écran de cannabis : Charlie, Tom et Ted, la légende. Quand arrive la photographe, Ted est déjà mort avec ses secrets, qu'il a quand pris la peine de mettre sur toiles. reste l'histoire de Charlie et de Tom, deux zigzags de quatre vingt ans pour se retrouver dans ce campements d'amitiés solitaires. Soudés par l'idée de la boite qui contient leur mort, ils peuvent philosopher à leur mesure modeste.

La photographe ne le sait pas encore, mais elle arrivera à reconstituer l'énigme du jeune homme qui marchait dans les incendies en grande partie grâce à une photo qu'elle n'a pas prise ; une vieille femme qui donnait à manger aux pigeons dans Hyde Park. Et puis aussi parce qu'une autre vieille dame , Marie Desneige, va s'installer dans le coeur encore tendre de Charlie. La photographe trouvera elle, un nom dans cette histoire, Ange Aimée (non, je ne blague pas ...)

Ainsi, se déploie les ailes des oiseaux boiteux dans une tonalité qui tient, pour moi, de la complainte du phoque en Alaska, une histoire qui se veut humaniste, et qui l'est sûrement, mais à laquelle je n'ai pas adhéré une seconde. Je n'aime qu'on m'appuie la tête dans l'humanisme, ça me colle aux cheveux.

Commentaires

Décidément, je suis en train de me dire qu'il y a un décalage avec ce roman. Encensé au Québec et plutôt dénigré en France et en Belgique.
Très beau billet, en tout cas!

Écrit par : Marie-Claude | 15/06/2017

Répondre à ce commentaire

Il a été encensé en France aussi, je l'ai vu sur plein de blogs (lesquels ?), ce pourquoi je l'avais noté d'ailleurs. Un je ne sais quoi me retenait, mais l'histoire des grands feux me plaisait parce que je ne connaissais pas. Mais cette histoire est en réalité presque accessoire, et c'est bien dommage !

Écrit par : athalie | 16/06/2017

Ah c'est très intéressant car je me souviens qu'il était encensé par les blogs à sa sortie. Et il m'a semblé que ça ne me conviendrait pas non plus.

Écrit par : Valérie | 15/06/2017

Répondre à ce commentaire

Il était partout, même si je ne me souviens plus où je l'ai vu ... A cause de mon budget, j'attends souvent les sorties en poche, ce que j'ai fait pour ce titre, à la fois curieuse et toujours quand même un peu méfiante quand un titre fait le "buzz". J'aurais pu plonger dedans, il y a plein de belles idées (trop ?) ...

Écrit par : athalie | 16/06/2017

c'est rare que je ne sois pas d'accord, mais j'ai adoré ce roman surtout la description des incendies de forêts

Écrit par : luocine | 15/06/2017

Répondre à ce commentaire

Ben, tu vois, justement là je suis d'accord, ces évocations là sont fortes, mais l'histoire brodée autour m'a paru, justement brodée. Le personnage de Marie Desneige, par exemple, trop trop beau pour être vrai, elle m'a agacée la vieille dame ! Je sais que je suis à contre courant de pas mal d'avis sur ce coup là !

Écrit par : athalie | 16/06/2017

J'aime beaucoup ta conclusion ... !

Écrit par : Ingannmic | 16/06/2017

Répondre à ce commentaire

C'est mon esprit de contradiction, je n'aime pas qu'on me force à penser humaniste. J'ai du mal avec l'expression d'une humanité blanche, je vois toujours le gris en dessous ... C'est peut-être tordu, mais le gris me parait plus juste ! (voire le noir, mais là j’aggrave mon cas !)

Écrit par : athalie | 16/06/2017

J'ai adoré ton billet ! Surtout le dernier paragraphe qui m'a bien fait rire :-)

Écrit par : Margotte | 16/06/2017

Répondre à ce commentaire

Tant mieux ! et merci !

Écrit par : athalie | 17/06/2017

On me l'a offert... Je ne te remercie pas !! ^^

Écrit par : manU | 16/06/2017

Répondre à ce commentaire

Ben, tu sais, il a quand même plu à une grande majorité, mon humble avis ne pèse pas lourd ....

Écrit par : athalie | 17/06/2017

J'avais plutôt aimé, pas un coup de coeur, mais une belle lecture... (et mes cheveux se portent plutôt bien depuis !) :)

Écrit par : Kathel | 17/06/2017

Répondre à ce commentaire

Les miens s'en sont remis aussi, ce n'est quand même pas une lecture si poisseuse que cela !

Écrit par : athalie | 17/06/2017

Dommage, je sais qu'il a beaucoup plu. Je tenterai peut-être plus tard... ou peut-être juste un emprunt. As-tu lu ses autres romans ? J4ai lu beaucoup de critiques élogieuses sur cet auteur

Écrit par : maggie | 18/06/2017

Répondre à ce commentaire

Je n'avais pas aimé son premier roman (Les héritiers de la mine) et je ne compte pas lire celui-ci.

Écrit par : Jerome | 19/06/2017

Répondre à ce commentaire

Moi j'ai adoré ce roman...

Écrit par : Nad | 19/06/2017

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire