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26/09/2011

Les souvenirs de Foekinos

pavillon.jpgAlors, là, moi, c'est bon, j'arrête les goncourables et consorts, je ne frise pas l'overdose, j'ai dépassé la coulpe, je tends le cou au sacrifice, je freine l'hémorragie de mes neurones, je me rends, je passe les deux mains et je ferme le bouquin, définitivement, à la moitié. Je l'avais laissé en l'état, il y a quelques jours, pour faire quelques autres choses, et j'ai voulu, quand même, y revenir. Pas pu. ( Ce que va apprécier A.O. vu que je ne risque pas, du coup, de dire la fin. Ce qu'elle m'accuse injustement de faire ici.) L'ennui a eut raison de ma bonne volonté, de ma conscience de lectrice, pourtant capable de plus de jusqu'auboutisme.

Le grand-père qui meurt, c'est triste. La grand-mère qui reste, c'est triste pour elle, c'est dur pour ses fils de la mettre en maison de retraite, pour elle aussi, vu qu'elle n'avait pas envie (mais QUI pourrait avoir ENVIE de ça !!!) et quand on vient lui rendre visite, c'est triste aussi parce que les autres petits vieux, ils sont pas en bon état et les tableaux sur les murs, ils sont tristes. Et puis après, je ne sais pas, mais je suppose que ça continue à être dur et tristre et que les chapitres se coincent toujours dans les portes ouvertes.

"Littérature pavillionnaire" en a dit E. Chevillard, ( excellentissisme Les absences du capitaine Cook et jubilatoire L'oeuvre posthume de Thomas Pilastère ). Alors déjà que j'y habite, dans un pavillon castor des années cinquante, que j'y ai passé toute mon enfance, avec les chromos au mur, les tapisseries à galons, la baignoire sabot, le jardin de devant, avec les fleurs, le jardin de derrière, avec le potager ... j'en ai des souvenirs, moi aussi, pas forcément tristes, mais je ne les raconte pas. D'abord, je ne saurai pas, et puis, cela n'interresserait personne. Comme moi, ceux de Foekinos.

Je vais reprendre le cours de mes lectures normales, celles qui racontent des histoires que je connais pas, des maisons autres que la mienne, de quartiers plus exotiques ... ou encore recycler de bonnes vieilles lectures, n'en déplaise à A.P. qui attend impatiemment la note promise sur Le livre de Dina.

Athalie

http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article1154

31/08/2011

Tsubaki Aki Shimazaki

imagesCABUZ9EF.jpgHistoire de changer de l'indien, vu que j'allais attaquer L'équilibre du monde, un pavé de Mystri, je me suis dit : tiens, je vais faire dans le japonais, et dans le livre court. La littérature japonaise, en général, je n'y arrive pas, soit ça me barbe, soit je n'y comprends rien. C'est comme le cinéma japonais, enfin, le peu que j'ai réussi à voir sans trop m'ennuyer. Mishima ne m'a jamais fait délirer, la torture mentale, ça doit pas être mon truc, enfin, pas à la sauce japonaise.

Mais, comme j'avais vu de bonnes critiques (je ne sais plus où  et je le regrette car je suis devenue une pro de l'expression de mon mécontentement par mail depuis que j'en ai envoyé un à l'office du tourisme de Carcassonne, histoire de causer dans le vide ...) et qu'il est vraiment très très court, je me suis dit que, vu que je m'étais bien mise à aimer les sushis ... et bien non.

Ce n'est pas que je n'ai rien compris pour cette fois, c'est que justement, on comprend tout très vite et qu'en plus, c'est même pas intéressant ce qu'il y avait à comprendre.

Une femme meurt en laissant à sa fille une enveloppe qu'elle ne doit pas ouvrir (pas déjà vu, le truc) et une lettre mystérieuse (pas déjà vu non plus) où elle explique pourquoi elle a tué son propre père le jour où la bombe est tombée sur Hiroshima. La fille lit donc la lettre, et nous aussi et voilà. Sauf que la fille, elle n'est quand même pas rapide, parce qu'elle lit jusqu'au bout pour savoir le secret alors que le lecteur, lui, il pourrait s'en passer, vu qu'il est gros comme une pastèque chinoise. Ah oui, j'allais oublier le top du gratin : avant la lettre, la tueuse de son papa, elle explique aussi à son petit fils les tenants et les aboutissants de la politique américaine pendant la seconde guerre mondiale, en à peine deux coups de cueillère à petit pot. Il fallait oser le cours d'histoire en intro et en version light, tellement light qu'on voit à travers.

C'est le premier opus d'une série de cinq sur le même sujet. Pour moi, ça ira merci. Même si c'est bon, les shushis.

Athalie 

02/08/2011

Tom, petit Tom, tout petit Tom, Tom Barbara Constantine

sommer.jpgBen, si j'avais su, j'aurais pas lu ...  J'avais pas vu que c'était de la même auteure que Mélie sans mélo, parce que dans Mélie sans Mélo, du mélo y'a que ça ! C'est l'histoire d'une grand mère et de son adorable  sa petite fille, genre Martine au pays de Oui Oui mais sans les Stroumphs, ce qui fait que c'est moins drôle ..... La grand mère, elle vit seule, à la campagne, dans une campagne où y' a pas de bouse de vache ni d'élevage de cochons qui pue, ni d'engrais qui pollue, un truc qui doit dater des fims de Bourvil, genre vélo qui s'ébroue sur les routes bordées de platanes ... Connais pas, je ne connais pas beaucoup la campagne, faut dire. La petite fille, elle adore sa grand-mère, un peu fofolle, genre indépendante, originale, mais profonde, dans sa philosophie de la vie, dégoulinante de bons sentiments, la philosophie, faut aimer et en retour, hop ! y'a l'ami Ricoré qui arrive en vélo ... ou la mère Denis qui enlève la blouse pour un streep super hop, mais dans des draps blanc bien propres, quand même.

Tom, c'est pareil ou presque, presque pire, j'entends. Tom vit dans un mobil home avec sa mère qui l'a eu à treize ans, à cause de ses gros seins, c'est pour cela qu'elle veut se les faire enlever, logique. Joss, donc, s'occupe peu de son fils et l'envoie voler de quoi se nourrir dans le jardin des voisins, qui, coup de bol, sont aussi gentils et mignons que des nains de jardin, logique encore. Elle le laisse seul pour boire des coups, ou se payer une semaine de vacances à la mer. Bien sûr, Tom sait où est la réserve des économies pour l'opération des gros seins. Mais, il ne la prend pas, non, non, à la place, il va secourir une vieille grand mère et son vieux chat et son vieux chien et fait des bocaux de confit de tomates pour les nains de jardin, attendris par cette touchante attention, mais pas dupes, non, non !!! finauds !!!! Ils laissent faire, en fait !!!!! ( Désolée, je dévoile un scoop), sans compter que la grand-mère pendant ce temps, elle ressuscite à coup de madeleine (finaud aussi, c'est son prénom !!!!!), sans oublier le bon croque mort ex-taulard ...........

J'attendais le retour de monsieur propre, mais finalement, il avait un rencart, sûrement avec la fée du logis, qui était occupée avec Belle des champs, allez savoir à quoi faire !!! Et les platanes regardaient passer Bourvil.

Athalie

 

13/06/2011

Mauvaise pente K. Ridgway

mauvaise pente.jpgRoman désolant sur des vies désolées.... La couverture devrait être totalement grise, remarquez, elle l'est plutôt, mais il y du vert, un vert qui fait gris, déjà. C'est plat, comme livre, vous me direz, tous les livres le sont, plats, oui, mais celui-là, il est aussi plat à l'intérieur, platement triste. L'héroïne est comme délavée, elle doit porter du vieux bleu marine assorti à du liberty moche (parce qu'il peut y avoir du liberty joli, la preuve, la dernière tunique que je me suis achetée) et des chaussures sans âge. Comme un papier peint oublié des années cinquante, ou un truc poussièreux dont on n'a pas envie d'enlever la poussière, parce que ce doit pas être plus joli, sans. Le fils est pas mieux, il est d'un gay triste.

C'est l'histoire d'une femme battue, violentée, par un mari alcolique et sans remords de l'être, et un jour, elle se décide à l'écraser en lui roulant dessus avec sa voiture. Elle y arrive sans trop de problèmes (faut dire qu'il était un peu assassin aussi, ça l'a aidé, sa femme). On se demande un peu pourquoi ça lui prend comme ça d'éliminer son tortionnaire de longue date, mais bon, ce doit être pour commencer le bouquin par un pic dramatique ... Après, elle part de chez elle, normal, sauf qu'elle a un peu mal nettoyé la voiture après le meurtre, qu'elle le sait et pourtant qu'elle ne nettoie pas mieux, à la place, elle fait sa valise. Soit. Et part chez son fils, chassé de la maison paternelle des années auparavant par le tristre sire maintenant liquidé.

Parce que le fils est gay, mais plat et triste aussi, dans sa petite maison de gay triste parce que son copain, qui a l'air plus rigolo, n'est pas là (on le comprend). Ils ne font pas grand chose, ce qui attriste la maman et elle s'en va donc seule un peu plus loin et se fait arrêter, ce qui était prévisible. C'est même le fils qui l'a dénoncée parce que ce que tuer son père, il ne trouve pas ça bien.

Ce qui laisse un tant soit peu perplexe ... platement perplexe puisque plutôt contente d'en avoir fini, de la fausse pente. En plus, ce n'est parce que l'histoire se déroule en Irlande, qu'il fallait faire pleuvoir tout le temps. On a l'impression d'être mouillé.

Athalie

PS : il parait qu'on en a fait un film, moi, j'irai pas.

01/06/2011

le scandale Modigliani Ken Follet

modigliani.jpgPour une fois, je vais faire une note sur un livre que je n'ai pas encore fini. Mais ce n'est pas très génant, ce pourquoi je le fais quand même. Je suis ainsi sûre, entre autre, de ne pas dévoiler le nom du coupable. De toute façon, je pense que je l'aurais oublié la dernière page tournée. Et même avant.

"Du plaisir qu'il y a parfois à lire un mauvais livre" pourrait aussi être le titre de cette note. Parce que c'est pas bon, Le scandale Modigliani, mais pas bon du tout, pas mauvais au point d'être énervant, juste pas bon. Mais, quand on le sait d'avance, ce peut être aussi des moments "à les lire", ces livres bientôt oubliés. tout le monde en a, on les garde quand même. ça délasse un livre qui ne retiendra pas votre mémoire, plein de poncifs et clichés, de fils fluo à force d'être blancs, surtout avant la perspective de quatre jours à pouvoir lire autre chose vu que c'est grand week-end, ça compte aussi le contexte de la lecture d'un mauvais livre. La Banche de Jacut, notamment, est pas mal aussi. Mais en fin d'été, parce que au début, on a hâte de pouvoir s'avaler un bon vieux pavé, acheté depuis longtemps et mis de côté exprès pour.

En plus, là, j'avais plus rien à lire, pas de conseil des A ou autres ... Le vide. Un alibi culturel, y'a Modigliani dans le titre, au pire j'apprendrai des choses sur lui. Ben non, en fait. Sur le marché de l'art ... ben non, en fait aussi ... sur l'Italie, ben, l'Italie ... non plus.

Donc, un livre sur rien et une note sur pas grand chose. Promis, je ne vous donne pas la suite demain.

Athalie

PS : pour l'illustration, je sais, c'est nul ... mais c'est pour aller avec

09/12/2009

Totem du loup, Jiang Rong

le totem du loup.jpgVite fait, cet article en forme d'avertissement ou de hurlement pour faire joke nulle.
Ne vous faites pas avoir comme moi par le désoeuvrement d'une journée grisâtre de fin d'hiver où non seulement "on n'a plus rien se mettre", mais en plus "plus rien à lire". Les deux conjugués, cela peut faire des ravages. La preuve. "Prix des lecteurs", c'est marqué dessus (de quels lecteurs, ça on sait pas, d'ailleurs) mais bon, c'est jour grisâtre de fin d'hiver, on n'a rien trouvé à se mettre sous la lampe sur les rayonnages de poches (et je rappelle qu"on a plus rien à lire" malgré les dix ouvrages en attente autour du lit). Donc, acte impulsif d'achat d'un bouquin. Le titre est pas mal. C'est un pavé. C'est pas du français. Le quatrième est allèchant. Si ça se trouve, on est passé à côté du dernier truc génial et on va pouvoir frimer:"Ouais, dès qu'il est sorti en poche, je suis tombée dessus, génial !" (C'est déjà arrivé, Prince des marées comme exemple illustrissime) Passez au loin, lecteurs et lectrices avertis mais lecteurs et lectrices quand même, donc jamais à l'abri d'une fin de journée grisâtre de fin d'hiver où "l'on a plus rien à lire".
Le totem du loup
fait 634 pages. Et pendant 634 pages, il est visiblement question d'un mec qui vit dans la steppe entouré de loups alors qu'il a peur des loups. Enfin, je crois, parce que je n'ai pas dépassé la page 111 (je le sais, il y a la marque de la page 111 cornée.) Je pense que je n'ai jamais lu autant de pages avec le mot "loup"' . Je me disais que ça allait décoller, que les loups, le mec qui a peur des loups, mais qui vit au milieu des loups, qui apprend à connaître les loups ..... il allait faire autre chose que vivre au milieu des loups alors qu'il avait peur des loups, que les loups, c'était pas le tout ! J'ai vérifié vite fait, sur les autres pages, et jusqu'à la fin, y'a toujours autant de "loups", que du coup

...

 

Athalie

12/08/2009

La route Mac Carthy

Puisqu'il faut bien parler aussi des livres que l'on a pas aimé. Dont celui-là. Celui-là particulièrement ( parce qu'il y en d'autres qui me sont tombés des mains)  à cause d'une virulente discussion avec les copines A. alors qu'on était sur la route vers les soldes .... (comme quoi trois nanas sérieusement armées d'une carte bleue peuvent aussi se distraire avec un peu de littérature futile ...) Où il s'est avéré qu'elles l'avaient aimé et pas moi. Ce cas de figure étant plutôt rare, je veux dire qu'en général, on est plutôt d'accord sur les bouquins et qu'on lit, d'ailleurs plus ou moins les mêmes ... J'avais, pour une fois, pas mal d'arguments à ce moment-là, arguments que j'ai d'ailleurs plus ou moins oubliés et que je ne pourrais retrouver avec précision. Mais l'impression d'ensemble demeure malgré tout.
Je n'ai pas compris l'engouement autour de ce livre. Je l'ai commencé avec pourtant enthousiame et confiance. Juste pour la frime, c'est A.L Bondoux (écrivain jeunesse) qui m'en avait parlé. Vu que j'aime bien ce qu'elle écrit .... j'avais acheté tout de suite.
Et bien, j'ai dû passer complètement à côté du "message philosophique" (puisqu'il parait qu'il y en a un ...) du bouquin, moi : L'homme est méchant ? l'homme est un loup pour l'homme ? En cas de catastrophe nucléaire, on est mal barré ?  Quand toute la terre sera polluée, on fera moins les malins ? Il faut quand même garder espoir parce que même quand tout le monde se mange pour survivre, il reste quelques gentils ? Forcément, entre gentils on se comprend et on se reconnait et on s'aide ? Niveau message, je vois pas mieux ...
L'écriture n'aide pas, il faut dire, un faux style torturé, des répétitions à n'en plus finir, l'absence de ponctuation pour faire je sais pas quoi :  moderne et "post-nouveau roman" ? Sauf que ça fait un moment qu'il est "post", "le nouveau roman" ...
Un "road book" has been, du sous Bordage. (si, si, on peut faire pire que Bordage, la preuve ...)

Athalie

PS : ce qui n'enlève rien au talent d'Anne Laure Bondoux, lire Les larmes de l'assassin et Pépites