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08/06/2014

Étonnants voyageurs 2014 (2)

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgMe voilà de retour .... j'ai les mains moites et les pieds poites, mais les fesses dans dans mon fauteuil. Deux jours sous les sun lights des auteurs, dans le brouhaha des hourras : "Bravo les lectrices, vous êtes les meilleures ! " - "Athalie, tu veux une coupe ?" - "Non merci, je passe direct à la bouteille" - Tapis rouge déployé et bracelet (celui qui prouve que vous avez payé) au poignet, j'ai arpenté les allées, distribuant les bisous et les dédicaces virtuelles à tous les auteurs qui murmuraient " Ecris sur moi, Athalie" .... Je ne vous dis pas, je suis crevée !

Bref, "Étonnants voyageurs", quoi. Sauf qu'en vrai, j'ai juste mal aux pieds. (et les fesses dans mon fauteuil). J'ai fait le plein de bouquins, de scoops débiles, de copines pas mieux que moi, de soleil ( premier scoop, il a fait beau à Saint Malo, sauf que j'avais un peu oublié mes sandales, vu que d'habitude, il pleut. Deuxième scoop.)

Mon panier est plein :

"L'amour à Versailles" d'Alain Baranton, parce que Sissi for ever, et "Sacrifices" de Lemaitre parce que "Au revoir là-haut", c'est rudement bien et que que avec l'achat de deux poches, on gagnait un sac en toile avec des grandes anses qui est, aussi, rudement bien pour mettre les autres livres que l'on va acheter après. sauf que, je ne veux pas critiquer, mais le mien, à la fin du premier jour, il était tout décousu. Les copines m'ont dit que c'était parce qu'il avait trop de livres dedans. Moi, je ne suis pas sûre, parce qu'il y avait aussi des livres qui n'étaient pas dans le sac. 

"Jésus et Tito" de Vélibor Colic, parce que que une copine A me l'avait prêté et que du coup, je ne l'avais pas sur mes mes étagères qui croulent. Et que là, ça frôlait l'urgence. "Ederlezi" du même, parce qu'il vient de sortir que ce n'est pas possible autrement. En dédicace, monsieur Colic a dessiné un accordéoniste au lieu de la mosquée habituelle. J'ai demandé pourquoi. Il m'a dit que là, il fallait un accordéoniste vu que ça cause de Tziganes. ( troisième scoop).

" D'un extrême l'autre" de Hakan Günday parce que une de mes copines A. m'a dit qu'il était bien et que j'obéis toujours à mes copines. ( c'est un jeune écrivain turc, quatrième scoop).

"Les douze enfants de Paris" de Tim Willocks parce "La religion" c'est juste plein de sang, de larmes, de capes, d'épées, de tripes, de merde, de sexe et que le Willocks, une sorte de colosse sud-texan anglais, champion de karaté, psychiatre aussi à ses heures spécialisé en drogués divers, quand il vous fait une dédicace, se lève de sa chaise et vous dit en français : "Bonjour, comment vous appelez-vous ?" On dirait un baise main venu du Moyen Age.

"La petite communiste qui ne souriait jamais" de Lola Lafon, parce que je croyais que vu le "buzz" autour de ce livre,  c'était un truc genre "La liste mes envies" et que là, après l'avoir entendue, je suis sûre que non. (cinquième scoop). D'ailleurs, l'auteure confirme.

Le reste des scoops pour demain, parce que j'ai les pieds et les mains trop poites. Et la liste est encore longue ...

 

 

17/05/2014

Étonnants voyageurs 2O14 et et les A.

arton1939-fd40a-7d1ee.jpgVa falloir fourbir les stylos billes pour cocher le programme (qui n'est pas encore sorti, à ma connaissance ...), moi, je vous le dis, en habituée des allées du palais du grand large et autres salles frémissantes et bruissantes de cris de l'attente et des paroles écrivaines ... "Poussez-vous de là, j'entends rien", "Ben, c'est complet, déjà, mais cela fait une heure que j'attends", "Je peux m'assoir, là ?" "Non, c'est pris, j'attends depuis dix heures ce matin pour voir le dernier plateau du café littéraire et mon mari" - véridique - "Vous pouvez me garder mon sac, j'ai la vessie qui éclater" - véridique aussi, mais là, c'est moi qui cause à ma pauvre voisine inconnue qui m'a regardée d'un drôle d'oeil après, mais c'était la faute à Roblès, il m'avait mis la tête à l'envers. Avec Carrère qui n'arrêtait pas de dire des trucs à la fois drôles et intelligents, que ça paraît évident quand c'est lui qui le lui, alors que franchement, toute seule, je n'aurais pas vu la moitié du truc du machin dans les rapports au monde de la littérature politique et tout. Je dis cela parce que je ne me souviens plus de ce que j'ai appris ce jour-là, juste que c'était brillant. Juré, cet année, je prends des notes, ou mon dictaphone. Le sonotone, non, pas encore.

Va falloir faire tourner le tire-bouchon des bouteilles de blanc, c'est moi qui vous le dis, en habituée de l'éternelle terrasse venteuse voir pluvieuse et chichiteuse en caouèttes (mais pas en écrivains qui se mettent deux trois breuvages bien mérités derrière l'accréditation). Il va falloir partager les rencontres et les émotions, les sentences et les verres vidés aussi vite que remplis "On prend une bouteille ou deux, là ?" "Trois, il manque encore A. et A. et A.", "Mince, t'as pas vu ma carte bleue ?" "Non, c'est Tim Willocks qui passe." "Où ?" "Trop tard, il s'est barré avec Boyden" "Et Amanda ?" "Ben ouais mince, Amanda" ...."Non mais, il est trop beau !" "Qui ? Dugain ? je ne sais pas, je dois le voir demain", "T'es sûre qu'il aura de la place, parce qu'avec Lemaître, en plus, ça va être chaud", "C'est pas grave, tu squattes la place du mari, tu attends que ta vessie explose, et puis tu vas consoler Amanda"

Simple.

 

 

 

 

30/03/2014

Sorj Chalandon à "Rue des livres"

rue des livres,sorj chalandon,le quatrième murOn m'a bien expliqué Proust au temps lointain de mes études de lettres : Bergotte est un homme médiocre, mais son oeuvre est admirable, par conséquent, on différencie l'homme et l'auteur. L'homme est négligeable, seule compte sa production. OK, premier point. Deuxième point : l'auteur n'est pas le narrateur, rien à voir, passez votre chemin auteur, laissez la place au texte. Donc, troisième point : le texte, rien que le texte. OK. On dégraisse, on recentre, on conspue le biographisme.

Oui, on peut être une étudiante fanatisée par le structuralisme formaliste russe. J'en suis la preuve virtuelle et vivante. En effet, j'ai longtemps pris pour péché mortel anti-littéraire de rencontrer en auteur en vrai, voire de l'écouter. L'oeuvre, le texte, le texte, l'oeuvre. Evidemment, depuis longtemps aussi maintenant, tout snobisme engendrant son contraire, j'adore aller traîner mes oreilles autour des auteurs qui causent.

Ce qui fait que, à "Rue des livres", je suis allée entendre Sorj Chalandon. ce qui a étonné mon homme, et presque moi-même, d'ailleurs. De cet auteur, je n'ai lu que "Mon traître". Sans passion et même un certain agacement, j'avais suivi cette plume qui me semblait causer beaucoup d'elle même, sur le mode narcissique sans le dire : un jeune homme qui a tout des intérêts de l'auteur, a peine transposé, a été trahi par son modèle d'engagement politique lors de la guerre civile en Irlande, côté IRA. Une sorte de reportage intime où je n'ai retenu que des trémolos personnels. Une brève écoute lors d'un plateau à saint Malo me confirme ce que je voulais entendre, ce monsieur parle beaucoup de lui. Ecoute négative, qui me fait laisser passer les titres suivants, jusqu'au "Quatrième mur", d'abord parce que prix lycéen et ensuite parce que Valérie et AAAAAA me soulève un coin de paupières. Me serais-je fourvoyée ?

Je ne sais, mais je suis ressortie de cette "conférence", moins braquée contre le narcissisme de l'auteur, puisqu'il l'a expliqué, et expliqué aussi la différence qu'il faisait entre son écriture romanesque et son écriture journalistique ( d'ailleurs, souvent ses billets dans "Le canard" sont souvent pertinents, me souffle mon homme à l'oreille, moi, je ne sais pas, je ne lis pas "Le canard" pas assez romanesque, ce qui est contradictoire avec ce qui précède, je le concède). Sorj Chalandon prend l'exemple de son entrée dans le camp de Sabra et Chatila, après le massacre. Il dit que pour le journaliste qu'il était, ce fut l'horreur et la solitude, et que son rôle, alors, dans "Libération" fut d'écrire ce qu'il avait vu. Pas ce qu'il pensait. Il dit ensuite que les mêmes faits dans "Le quatrième mur" sont là pour qu'il retourne dans le camp, mais surtout pour que les lecteurs y entrent avec lui. Sa formule d'ailleurs est très belle, trente ans après, "les lecteurs font alors cohorte avec l'auteur", enfin, je ne sais pas si c'est une formule, mais je la trouve très belle, parce que très ambiguë.

Mais surtout, ce que j'ai trouvé passionnant dans cette première partie de la conférence de Sorj Chalandon, est ce qu'il a dit de son expérience de reporter de guerre, la difficulté (je reprends aussi sa formule) de "rentrer en paix", ou de "retour en paix", la fascination pour ce temps de la guerre où "l'on fait partie de la barbarie", où l'on se sent d'autant plus vivant que la mort est là, qu' il y a une empathie sincère avec les victimes, mais que cette guerre n'est pas votre guerre, que vous, vous pouvez en repartir avec le prochain avion, mais que revenir en paix, c'est aussi accepter qu'une petite fille pleure devant le frigidaire parce qu'il n'y a plus de Coca, alors que là d'où vous revenez, une mère meurt en traversant une place pour aller chercher de l'eau. Et puis, accepter que vos récits qui provoquent la fascination des autres, "Tu en reviens ..." deviennent inaudibles : "Au début, tu interesses, puis tu ennuies, à la fin, tu emmerdes". C'est cru, direct, sincère, ça fait voler le formalisme en éclat, mes préjugés aussi.

Je n'ai pas acheté "Le quatrième mur", d'abord parce qu'il avait la queue pour les dédicaces, et ensuite parce que dans la deuxième partie de sa conférence, Sorj Chalandon donnait, sans doute convaincu d'avoir à faire à un public l'ayant déjà lu, beaucoup d'éléments sur l'intrigue romanesque de son roman. Je vais attendre un peu de les avoir oubliés.

PS : pas de compte rendu de l'intervention de Vélibor Colic d'aujourd'hui, je me suis trompée de salle ... ( et pourtant il n'y en que deux ...) et suis arrivé dix minutes avant la fin ... Seul scoop, son prochain roman sort le 5 mai.

29/03/2014

En passant ...

En passant par "La rue des livres", petit festival du livre rennais sans grande consommation de champagne ni de petits fours, sans grands tambours et sans grandes trompettes, mais qui, d'année en année prend une tournure fort simple et sympathique, j'ai écouté Sorj Chaladon, tapé la causette avec Vélibor Colic, pour les oeuvres duquel les habitué(e)s de mes modestes pages connaissent mon espèce d'attachement indeffectible et irrationnel, je l'avoue, et je suis passée dans une librairie. Et non, je n'ai rien acheté sur le salon, ce sera sans doute pour demain,  et peut-être même,  "Le quatrième mur", et pourtant je viens de loin concernant cet auteur .... ( dans le genre préjugés que je vais même peut-être me fendre d'un méa culpa)

Les nouveaux arrivés sur mon étagère des pas encore lus où il n'y avait plus qu'une vingtaine de titres dont certains sont dessus depuis deux ans, mais que ce n'étaient pas cela que j'avais envie envie de lire en ce moment, sont :

"Des noeuds d'acier" de Sandrine Collette, parce que il en est dit trop de bien du deuxième pour que que je ne lise pas le premier.

"Lady Susan" de Jane Austen, parce que Jane Austen ne risque pas d'être sur un salon littéraire, et donc qu'on ne peut pas être de mauvaise foi. Et que "Orgueil et préjugés", c'est quand même du grand.

 "Enfants de poussière" de Craig Jonson, parce que depuis que je suis tombée amoureuse de Walt Longmire, quasiment en en même temps que d'Angustus, je frémis à l'idée qu'il pourrait lui arriver quelque chose, et que, comme pour le Zébulon de "Faillir être flingué", je me sens une âme maternelle pour ces grands bébés-héros pas finis.

"Mai en autommne" de Chantal Creusot, parce que ce que cela faisait un fichtre de temps que j'avais envie de lire ce titre.

"Les liens du sang" de Thomas H. Cook, parce que depuis que j'ai lu "Au lieu dit du noir étang" sur les conseils de Margotte, je veux absolument tout tout tout tout tout tout lire de cet auteur.

"Les sortilèges du cap Cod" de Richard Russo, parce que depuis que tout le monde me donne envie de lire cet auteur, il fallait bien que je me décide ( j'ai pris le plus mince)

"Epépé" de Ferenc Karinthy, parce que Kathel en dit du bien et que je croyais que comme d'hab, j'allais devoir attendre que ce titre sorte en poche, et que non, il était en poche. Et que Perec en caution et Carrère en préface, je ne peux que jubiler d'avance.

08/03/2014

Grosse surprise (2)

lecture_aveugle.jpgGrosse surprise (2) donc il y aura un (3), voire un (4) qui sait la drôle d’aventure que voilà ... ?

Début de la lecture de mon livre « mystère » (toujours couvert de sa seconde peau, et plus question de me laisser tenter par un arrachage ( je l’ai même sauvé des griffes du chat et si ma tasse de thé lui fait des ronds sur les points d’interrogation, ce n’est pas assez mouillé pour atteindre la transparence, j’y veille  ...))

«  Nankin 21 décembre 1937 » : donc c’est un auteur chinois. Mouais, pas sûre. Il y a des écrivains non Chinois qui peuvent écrire sur Nankin 1937. Rien n’interdit, par exemple, à un Chinois d’écrire sur la guerre de Sécession, ni à un australien de se fendre d’un roman sur la prise de la Bastille. Je n’en connais pas, hein, mais à-priori, c’est possible.

1937, la guerre entre la Chine et le Japon. (Ben, oui, j’ai vu « Le dernier Empereur » ...) Sauf que, c’est à peu prêt tout ce que je connais sur la question, d’ailleurs, c’est le Japon qui a gagné ??? Je ne vais même pas me renseigner sur G**gle, trop peur de tomber sur une piste, pis le livre va peut-être me le dire.... j’ajoute que pour l’instant, peu me chaut l’issue historique, de toute façon, c’est trop tard, hein  ...

En tout cas non, ce n’est pas un auteur japonais. Sûre. Le japonais, je le flaire, couverture masquée ou pas, je sens sa lenteur reptilienne s’incruster dans mes neurones pour en ralentir le fonctionnement ... Je n’ai rien contre la littérature japonaise, c’est juste que je n’y comprends rien. Ce qui fait que si c’est un auteur japonais, je n’ai plus qu’à manger mes sushis encore surgelés.

Un auteur français qui écrit sur le Japon ... Pas Amélie Nothomb quand même .... J’aurais reconnu ( je n’ai lu que deux livres d’elle, ceci dit, peu pour m’ériger en spécialiste ...) Non, pas assez narcissique. Le personnage est une étudiante anglaise un peu étrange qui débarque à Tokyo pour rencontrer un vieux professeur  Chinois, elle est obsédée par le massacre de Nankin, et lui, il y était. Il aurait même un film. Il ne veut rien savoir, elle insiste, le traque, nous dit qu’elle est considérée comme folle, à cause de cette obsession, entre autre, par l’université, les médecins, sa famille. Elle est venue exprès, elle veut le film.

Pour l’instant, elle a bu cinq cafés glacés et mangé cinq desserts au melon ... Je traque d’autres indices, je la suis à la trace. Et elle, elle cherche son film, qu’elle n’a donc jamais vu, à cause d’un livre qu’elle a lu mais jamais retrouvé, dont on lui a dit et répété qu’il n’existait pas, et qu’elle est une perverse qui invente des tortures encore plus perverses que les connues, ce qui est bien une preuve qu’elle est folle ...

Je sens la mise en abyme qui me guette et un léger vertige m’envahit ... Et si ce livre, celui que je suis en train de lire, n’existait non plus et que dans un espace-temps autre Amélie Nothomb se serait acoquinée avec Borgès ...

Et si vous avez le titre, je ne veux pas le savoir ... D’ailleurs, je ne lirai plus aucun commentaire d’ici la fin de cette expérience ( enfin si, quand même ... personne n'aura le coeur de me briser mon jouet !!!)

07/03/2014

Grosse surprise (1)

lecture_aveugle.jpg(J’ai mis (1) parce qu’il y aura forcément un  (2), vu la surprise ...)

Ce midi, mon homme revient de la boite aux lettres, ce qui est un exploit minime, vu qu’il ne pleuvait pas et  qu’il va ouvrir la boite aux lettres tous les jours. Moi, jamais, même quand il pleut. Il y avait un petit paquet avec mon nom dessus, format bouquin. C’est R., je reconnais l’écriture. Je pose le paquet et retourne tenter de passer le niveau 30 de Candy Crush. J’aime bien les envois de R. Il est donc hors de question que j’ouvre avant d’avoir liquidé toutes mes vies. J’ai des principes comme cela qui guident ma vie et mes journées.

Sauf que ce n’est pas R. De mes yeux hallucinés, j’ai sorti du paquet un livre anonymé, tout entouré de papier avec une bombe et des points d’interrogations. J’ai même pris une photo, après, quand je me suis remise de mon erreur stupéfaite. Avec une lettre anonyme aussi, et le logo de l’opération lancée par Jérôme "lire à l'aveugle" c'est-à dire lire un livre sans en savoir le titre, ni rien du tout . Même pas qui me l’envoie ... j’en suis restée coite ...

J’ai relu dix fois la lettre (tapée à la machine), complément morte de rire et d’incrédulité Ben, me voilà embarquée, pas question de ne pas jouer le jeu.

J’ai donc laissé tomber mes projets pour le reste de ma journée (que mon anonyme se rassure, ce changement a permis d’économiser l’équivalent d’une dévastation des nouveaux rayonnages de vivaces et autres arbrisseaux chez le vendeur de plantations où j’irai demain. Mon homme lui dit merci, il croit peut-être qu’il ne restera plus une bulbe à acheter demain, ce en quoi, il se gourre). Et à la place, je me suis plantée avec le bouquin.

Premières pages : impossible de me concentrer sur ce que je lis. Je retourne l’enveloppe dans tous les sens. Pas une trace de l’origine géographique de l’envoi. Première hypothèse, mon anonyme travaille à la poste, c’est un super espion qui dispose d’un circuit spécial de distribution, sans le tampon indicateur ...

Je triture la couverture dans quasi tous les sens. Aucun indice ne dépasse, le livre est entouré d’une seconde peau, et l’intérieur couvert pareil, très joliment en plus. Deuxième hypothèse : mon anonyme a deux mains droites. Pas comme moi, qui en possède deux aussi, mais gauches. Ce pourquoi, je ne ferai jamais un camouflage de livres aussi distingué.

Troisième indice : mon anonyme est tombé en panne de colle en cours de réalisation de son camouflage seconde peau !!! Les points d’interrogation sont collés avec du scotch !!!! Donc mon anonyme a oublié que sa patafixe était rangée dans le troisième tiroir en partant de sa gauche !!! Là encore, pas de panique, chèr (e) anomyme, je comprends et compatis, moi aussi, j’ai un problème avec la patafixe ... Mais j’en causerai une prochaine fois.
Tout cela pour dire à mon anonyme, que son envoi est bien arrivé et que je n’ai même pas déchiré la couverture, même sans le faire pas exprès, que je n’ai pas lu ce livre, c’est sûr, je m’en souviendrais quand même, que je suis complètement ravie et complètement amusée que mon anonyme ait pensé à Athalie ...

Et merci à Jérôme, qui a oeuvré dans l’ombre, pour un piège à lire bien sympathique (mais déstabilisée, je suis)

26/02/2014

Le tag au nom imprononçable qui aurait un effet dévastateur ...

logo-remanic3a9-du-truc-machin-chose-award.jpgJe copie sur Philissine Cave .... le tag au nom imprononçable sous forme de vraies-fausses affirmations ...

Ce n’est pas dans le règlement, mais c’est plus marrant !

 

  1. Dans la vraie vie, mon vrai prénom est Bérénice. Mes parents étaient des admirateurs forcenés d’Aragon et « La première fois où j’ai vu Bérénice ... » a bercé mon enfance.
  2. Dans la vraie vie, mes amies me surnomment Natacha, comme l’hôtesse de l’air des bandes dessinées pour enfants d’il y a longtemps, parce que j’ai l’esprit souvent de « bas en haut » ...
  3. Je suis bloquée depuis quinze jours au niveau 23 de Candy Crush. Je n’assume pas cette honte existentielle mais je résiste quand même encore à aller chercher de l’aide sur les forums de discussion. J’ai trop peur de mélanger avec ceux de « Super ferme »
  4. J’ai de super belles lunettes à fleurs. Ce sont celles que je ne retrouve jamais. Par contre, je retrouve toujours très facilement les toutes cassées à une seule branche. Je pense qu’il y a des extra terrestres dans ma maison qui font tout pour me pourrir la vie.
  5. Cet après-midi, je vais rencontrer pour la cinquième fois Léonora Miano. J’ai bien peur qu’elle ne finisse par me confondre avec un espion de Mabanckou. Comme arme de protection anti missile, j’amène mon parapluie à fleurs. Celui qui est assorti avec mes lunettes. Normalement.
  6. Je voue une passion inconditionnelle au tableau « La raie » de Chardin. Cette fascination reste pour moi-même un mystère.
  7. Ce blog avait pour vocation au départ, d’être collectif, les Aleslire s’étant toutes brutalement converties sans me prévenir à la pratique intensive des mots fléchés et au tricot de chaussettes pour unijambistes illettrés, Athalie est restée la seule chroniqueuse des A. Parfois, on en trouve trace des autres dans les commentaires ...

 

PS : pour Candy Crush si vous avez un truc pour passer au 24, je prends ...

21/12/2013

Naissance d'un comité de soutien perso mais sincère

images.jpgSi vous avez un cadeau à faire et aucune bonne idée, sachez que derrière ce blog se cache un redoutable comité de soutien à Fernando Marias, écrivain espagnol dont vient de sortir le dernier opus "Invasion", écrivain nécessaire à tout pied de sapins de Noël. Ce comité comprend, pour l'instant : moi, mon homme, le traducteur de Fernando Marias qui fait de super dédicaces ( si il accepte), une super copine de mon homme, spécialiste des soutiens à toutes causes faisant lire des écrivains espagnols, et spécialiste aussi pour dégoter des chateaux en Espagne et Sandrine (si elle accepte ...). Vous pouvez vous joindre à ce super comité en laissant un commentaire ci-dessus.

Sachez aussi qu'il n'est point nécessaire d'avoir lu "Invasion" pour vous joindre à cette opération de soutien, d'ailleurs moi-même je ne ne l'ai pas encore lu. Je l'ai juste sous la main, prêt à être lu. Mais déjà ouvert, pour lire la super dédicace du traducteur. Cependant, je suis certaine qu'un livre racontant le retour d'un soldat halluciné par son retour de la guerre d'Irak ne pourra que séduire les âmes tendres qui passent par ici. Surtout qu'avec la plume trempée dans l'acide de Fernando Marias, on ne risque pas de confondre son livre avec un macaron, ce qui par les temps qui courent peut être d'une certaine utilité.

Pourquoi une note sur un livre pas encore lu pour moi :

1 - Parce que j'ai lu tous les autres et qu'à chaque fois, je me suis pris une pépite de lecture sur les pieds (parce que attention, c'est du lourd ! c'est du bon, mais c'est du lourd). Je signale particulièrement "Je vais mourir cette nuit", un bijou noir intense. "La lumière prodigieuse" donne un autre destin à mon poète espagnol préféré en une romance de la lune triste juste poétique aussi.

2 - J'ai fait une exception pour "L'enfant des colonels" pas encore lu non plus, mais mon homme fait parti du comité de soutien et lui, il dit que c'est juste un chef d'oeuvre.

3 - Parce que Marias semble, pour l'instant, méconnu et qu'un grand écrivain méconnu, c'est bête. ( Et évidemment, là, si je n'ai aucun commentaire pour adhérer à mon comité de soutien, je ne vais pas avoir l'air fine, comme comité de soutien pour grand auteur méconnu). Par méconnu, je ne veux pas dire inconnu, mais que la qualité de cette oeuvre devrait faire crouler les rayonnages ( à mon humble avis)

4 - Parce que je n'ai pas encore fait ma liste de mes tops de l'année, que je voulais la faire et qu'elle m'a pris la tête, alors je me suis dit que j'allais prendre de l'avance pour la liste des pépites de l'année prochaine.

25/10/2013

Rencontre avec Léonora Miano

Une rencontre proposée pas loin de chez moi avec léonora Miano, j'y vais, évidemment. C'est l'occasion de l'entendre, entre autre à propos de son nouveau roman "La saison de l'ombre", ( acheté juste avant, achat qui me fit arriver dans la salle non pas en retard mais quelque peu énervée, voir ici pour ceux et celles qui aurait un intérêt quelconque pour un énervement idéologico-littéraire inutile), mais aussi de découvrir, oh surprise, une bande dessinée que je ne me suis pas encore procurée, mais que cela ne saurait tarder. Il s'agit de "Kongo" de Tom Tirabosco (pour les illustrations) et Christian Perrissin (pour le scénario) et c'est Christian Perrissin qui s'y collait.

La parole est donnée d'abord à Léonora Miano. Cela n'a rien à voir avec la qualité de ses romans, mais rien que la voix de la dame donne des frissons. Grave, grave et feutrée, feutrée, une vraie voix de jazz comme on en rêverait (enfin moi) : ce qu'elle sait puisqu'elle chante depuis quelques temps. Et puis, c'est surtout que quand elle l'ouvre, ce n'est pas vraiment pour rien dire ou caresser les clichés dans le sens du bon poil. A contre courant d'une littérature moderne non-engagée, elle dit que de toute façon, écrire, c'est s'engager, pas le choix, pas facile, ce n'est pas rien. Ce que l'on veut bien croire tant elle semble rendre autant d'uppercuts qu'elle en a reçus ( en douceur et avec un côté feutré toujours, mais on n'irait pas trop la taquiner sous le menton ...)

Quelques traces, incomplètes forcément, juste quelques remarques que j'ai retenues : sur le concept d'Afrique, qu'elle réfute, "l'Afrique avant la colonisation n'existait pas, c'était des peuples qui vivaient sur une terre qui était la leur", "l'Afrique est une construction européenne", puis sur celui d'africains (terme utilisé par le questionneur pour désigner les personnages de son dernier livre) : "Je ne voudrais pas insulter mes ancêtres. Ils n'étaient pas africains car ils n'étaient ni opprimés, ni aliénés. Ils ne se définissaient pas comme noirs, ce qui est notre cas." Simple rappel que c'est bien l'homme blanc qui a fait l'homme noir. Avant c'était un homme, juste, sans le noir, un voisin, un ami, un ennemi.

Le monde de l'Afrique "Terra incognita" sur les cartes des européens, était juste le sien, en plus petit, en ce qu'il en connaissait, et selon Léonora Miano, cette connaissance était limitée, forcément. Pas d'idéalisation, de terre promise de l'Afrique d'avant les blancs méchants, avec des noirs gentils (là j'extrapole, je pense surtout à Mabanckou, ce qu'il dit là dessus dans "Le sanglot de l'homme noir" me faisant écho à ce moment de la rencontre).

A une intervention venant du public lui reprochant (plus ou moins) de négliger la dimension orale de la "culture africaine" ( expression qui semble peu lui plaire, ce qui est logique, vu ce qu'elle avait dit avant), elle acquièse, oui, elle s'en est peu inspirée, et s'explique : cette mémoire est fragmentée. Sur quatre siècles de traite négrière, quelle "culture orale" aurait pu être conservée ? et celle des déportés a forcément disparu. Elle tord le cou à des évidences et pose le sujet autrement : quelle oralité peut-être complète et fiable ? car quelle oralité prendrait en charge la transmission des humiliations des communautés ?

L'intervention de Christian Perrissin est plus didactique, plus historiquement cernée, moins sensible ( et encore ... c'est vraiment pour trouver des différences) mais tout aussi engagée, dans son sujet, sa connaissance des oublis, distorsions, de ce pan d'histoire coloniale qui est celle du Cogo belge. Passionant. Je n'en dis pas plus comptant bien lire la Bande dessinée et avant de dire trop de bêtises vu ma méconnaissance du sujet.

Bref, la culture africaine n'est pas gardée par de vieux sages assis sous des baobabs, pas plus que l'image du tirailleur sénégalais sur les boites de Banania.

01/10/2013

Les sélectionnés des vacances étaient ...

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpg Je sais, c'est un peu décalé, alors que l'automne s'installe, doucement, et que l'on est en pleine rentrée littéraire, mais peu me chaud (chaut ?) de chaloir.

Des nouveautés, peu ont chu dans mon panier, cette rentrée ne me chaleure que peu, alors que cet été, oui, j'en ai sué dans mes bretelles d'autoroute pour conduire mon beau monde à bon port ( à savoir près d'un transat, quitte à faire cliché, il y faisait chaud aussi, mais mes livres étaient à l'ombre ....) Tout cela pour ça, ben oui, pour lire à l'ombre d'un figuier. Ou deux.

Les lus sont lus et les autres attendront, un peu, beaucoup, passionnément.

Avalone Silvia : D'acier  (un roman où perle la sueur adolescente, les HLM des plages, les chats, un peu perdus, eux aussi)

Banks Russel : Américain Darling ( parce que for ever j'aimerais "De beaux lendemains", aussi triste que juste beau)

Brotherson Moetai : Le roi absent (pardon A.M, cela fait deux ans qu'il attend, celui-là ...)

Carrère Emmanuel : L'adversaire (qui me vaut de lire certains livres du même auteur)

Chirbes Rafael : La belle écriture (dans le genre pur bonheur. Merci A.M.)

Ciriez Frédéric : Mélo ( merci Manou, mais je trouve pas ta note sur cette lecture chez toi ...)

Colic Vélibor : Sarajevo omnibus ( A.M. tu es encore dans ce coup là, non ?)

Cook Kenneth : Le koala tueur et autres histoires du bush ( ... )

Dewitt : Les frères sisters ( ou quand Tarantino se fait blond aux yeux bleus, ce qui n'est pas sans intérêt, mais j'avais mal aux fesses ... )

Dexter Pete : Spooner ( je le regrette celui-là, pourquoi, je l'ai laissé de côté, de quel amour blessé vous fûtes laissé aux bords de mes lectures d'été ...) 

Donoghue Emma : Room (Ingannmick, encore !!! un fait divers à l'envers, à lire à l'endroit)

Duff Alan : Un père pour mes rêves ( à cause du premier lu, "L'âme des guerriers")

Du Maurier Daphné : Ma cousine Rachel ( que dire ...)

Fletcher Susan : Avis de tempête

Gorode Déwé : "Tâdo, Tâdo, wéé ! ou "No more baby" (trois ans qu'il attend celui-là, j'ai comme un doute ... serais-je faite pour lui ?)

Horan Nancy : Loving Frank ( là sûre, pas pour moi ...)

Kasischke Laura :  La vie devant ses yeux (ni pour lui, non plus)

Kerangal ( de) Maylis : Ni fleurs ni couronnes (deux petites nouvelles, juste justes)

Khadra Yasmina : L'attentat

Korman Cloé : les hommes couleurs

Marais Sandor : La soeur

Maynard J. : Les filles de l'ouragan

Morrison Toni : Home (merci Valérie, encore, je sais, je me répète, mais tant qu'à le faire, je le fais, merci)

Noort Saskia : D'excellents voisins (mon homme m'a dit : "T'es sûre ?" pour une fis, il l'avait lu avant moi. "Je suis sûre de quoi ? ai-je dis. "De vouloir le lire ?" a-t-il-dit. Ben vu comme cela, non, pas sûre, finalement.

O'Dell : Le temps de la colère

O' Connor Joseph : Inishowen ( un O'Connor pas lu, méa culpa)

Ormesson d' Jean : Au plaisir de dieu (où comment une lectrice change son fusil d'aspostrophes)

Schoeman Karel : Cette vie ( une découverte un peu exigeante mais d'une beauté pure)

Swarthout Glendon : Le tireur  (ou quand un trou du cul se trouve une raison d'être)

Van Reybrouck : Congo

Wasmoo H. : Cent ans ( de solitude, merci Kathel, j'en rêve de celui-là) 

Weller L. : Wilderness ( Jérôme !!!)

Wesley Mary : La resquilleuse ( une anglaise qui m'a laissé à côté de mes pourtant vieilles dentelles adorées mais je compte bien me rattraper avec la Trolloppe)

 Willocks Tim : Green River

 

J'aurais pu ajouter "la poupée" de la Daphné du Maurier, lecture commune avec Ingannmic, mais en fait, elle a voyagé en solitaire, la belle ...

Ce fut un bel été ...

 

25/09/2013

Rencontre avec la crétinerie ( et Léonora Miano, mais ceci est une autre histoire ...)

Ce soir, Léonara Miano passait présenter son dernier livre dans ma ville, dans une grande salle et des fauteuils confortables. Ce n'est évidemment pas un argument, mais comme j'ai déjà parlé du confort de lecture, je note ce point anecdotique sur le confort de l'écoute. De la rencontre, je causerai après quand je serais moins énervée par ce rien qui en dit long.

Je n'avais pas encore acheté son livre, à Léonara Miano. Je me dis, je vais l'acheter avant, après, c'est la foule de la dédicace, pas envie ... En retard, je ne passe pas par ma librairie préférée mais une autre, une grande enseigne, qui, avant, vendait des livres. Je crois même que c'est la première grande enseigne du genre qui personnalisait ses présentations des "coups de coeur" avec des simili post-it avec des similis d'écriture à la main, signés de similis vendeurs au prénom choisi ( Je me souviens d'une certaine Vanessa, qui devait confondre les différents auteurs américains, genre Ellroy et Ellory).

Bref, me voilà devant "les nouveautés de la rentrée littéraire", tout le beau monde y est sauf mon futur bouquin. Pas grave, me dis-je, il est dans "les nouveautés françaises". Pas l'ombre d'une "saison de l'ombre " sur le présentoir plat et blanc. Je respire par le nez avec circonspection. Mabanckou aurait donc raison, on colle les écrivains noirs qui écrivent en français en "littérature francophone" ? Leur français n'étant quand même pas tout à fait le même que le nôtre ??? Ou il y aurait-il une autre raison ?

Je m'étonne et finalement me renseigne auprès de la dame du rayon "livres". Qui pianote sur son écran pour pouvoir retrouver dans la géographie ( idéologie ?) des rayons où peut bien se trouver le dernier livre de Léonora Miano. Vous l'aurez sans doute deviné, dit comme cela, ben oui, en "Littérature africaine". Il parait que c'est comme cela qu'"on" classe dans cette grande enseigne, selon "les cultures" (non, pas selon les "races", elle n'a pas dit cela, ni selon les couleurs de peaux, point du tout ... le penser serait de la mauvaise fois sans doute ... D'ailleurs, elle n'y est pour rien la pauvre dame du rayon livre de la grande enseigne qui avant vendait des livres). Qu'un auteur noir, franco camerounais écrive en français en fait un auteur africain. Point. Logique. D'interrogation.

Question subsidiaire ; est-ce que ce classement marche dans l'autre sens ? je veux dire si un auteur blanc, franco camerounais écrit en français, il devient aussi un écrivain classé en "Littérature africaine" ? Je me demande ....

29/08/2013

Au plaisir de dieu Jean D'Ormesson (1)

9782040162115.jpgJe ne fais pas que des lectures communes avec Eeguab, je lui pique des idées de bouquins aussi, dont celui-ci.

Ceux qui me connaissent dans la vraie vie et qui m'ont vue avec ce livre en main ont eu un sursaut de surprise ... (ils ne sont pas beaucoup, deux, en fait) : "Tu lis du D'Ormesson, toi ?", presque dans un hoquet inquiet, redoutant peut-être que ce soit là le symptôme d'une métamorphose radicale qui me changerait en lectrice assidue du "Figaro" voire de "L'expansion". Je rassure tout le monde, je ne lis pas Jean D'Ormesson, je lis le livre de Jean D'Ormesson qu'Eeguab m'a donné envie de lire, ce qui n'est pas la même chose du tout.

Pourquoi ce sursaut soupçonneux ? J'explique.

Jean D'Ormesson, pour moi, c'est forcément les yeux bleus horizon d'"Apostrophe", ce phraseur lissé dont le verbe faisait le bonheur de Pivot, ces joutes verbales polies de toutes les coutures, l'anti Modiano ( qui, certains s'en souviendront, ne pouvait, lui, articuler une phrase complète, ça me serrait le coeur ...), les rayon UV, les pattes d'oie frisottantes là où il faut, l'écrivain de droite qui l'assume, l'admirateur de Chateaubriand, le garant de toute une littérature moraliste et classique ( comprendre ringarde, pour moi, à l'époque) portée par la tradition scolaire et découpée en tranches dans le Lagarde et Michard. Je conspuais Chateaubriand par principe, ne l'ayant jamais lu, et le Lagarde et Michard par expérience subie sur ma chaise de cours, les fesses et l'esprit ankiilosés par la sainte parole du manuel. (Il faudrait que je retrouve le volume consacré au XVIIème, il y avait un truc sur le Télémaque de Fénelon à se rouler par terre). Inutile de préciser que je conspuais aussi en gros, Télémaque, Fénelon, la morale du siècle dit grand et que mes rêves se portaient bien davantage vers l'autre, celui qui disait qu'on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans. (Mais est-ce bien sérieux de se coltiner Télémaque à dix sept ans ...). Donc, forcément, je conspuais D'Ormesson, logique, je n'en avais pas lu une ligne et j'ai continué depuis cet été, où tout, ou presque, a changé, puisque j'ai lu D'Ormesson. Je possède quand même un livre de lui, son anthologie de la littérature française, qu'un ami farceur m'avais offert et que j'avais vaguement parcourue avant de m'en gausser, je ne l'ai jamais vraiment lue, évidemment, je préfère lire directement Fénelon, à présent ( là, je blague, hein, je peux renier mes ex-ennemis mais sans être maso quand même).

C'est dire si je partais de loin en ouvrant "Au plaisir de dieu", calée dans le transat, sous le regard perplexe de mon homme qui dévorait "La griffe du chien" en me disant : "Mais c'est drôlement bien, ça". "Ben oui, c'est bien, je te l'ai dit, c'est d'ailleurs pour celà que tu le lis, là maintenant".

Quant à ce que j'ai pensé du livre, alors là, c'est encore une autre histoire !

02/08/2013

Les sélectionnés sont ....

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgD' accord, je pars en vacances, mais ce n'est pas une raison pour les laisser derrière moi, tous seuls sur une étagère, avec personne pour les lire, ils seraient tristes, si ça se trouve, ils se liraient entre eux, sans moi, et en rentrant, j'aurais des jérémiades, alors je les amène tous faire un tour, dans une grande boite : "Il m'a poussé", "Il est passé avant moi alors que j'étais là avant", "Il a eu droit à la lecture du soir alors que moi, j'étais du matin", " Quand tu m'as lu j'étais encore tout mouillé", "Moi, tu m'as lu dans la voiture, ça ne compte pas, t'es pas concentrée dans la voiture, on te connait, tu lèves le nez toutes les cinq minutes pour contrôler la vitesse du camion devant". ... Chut les bébés ...

 

Avalone Silvia : D'acier

Banks Russel : Américain Darling

Brotherson Moetai : Le roi absent

Carrère Emmanuel : L'adversaire

Chaon Dan : Cette vie ou une autre

Chirbes Rafael : La belle écriture

Ciriez Frédéric : Mélo

Colic Vélibor : Sarajevo omnibus

Cook Kenneth : Le koala tueur et autres histoires du bush

Dewitt : Les frères sisters

Dexter Pete : Spooner

Donoghue Emma : Room

Duff Alan : Un père pour mes rêves

Du Maurier Daphné : Ma cousine Rachel

Fletcher Susan : Avis de tempête

Gorode Déwé : "Tâdo, Tâdo, wéé ! ou "No more baby"

Horan Nancy : Loving Frank

Kasischke Laura :  La vie devant ses yeux

Kerangal ( de) Maylis : Ni fleurs ni couronnes

Khadra Yasmina : L'attentat

Korman Cloé : les hommes couleurs

Marais Sandor : La soeur

Maynard J. : Les filles de l'ouragan

Morrison Toni : Home

Noort Saskia : D'excellents voisins

O'Dell : Le temps de la colère

O' Connor Joseph : Inishowen

Ormesson d' Jean : Au plaisir de dieu

Swarthout Glendon : Le tireur

Van Reybrouck : Congo

Wasmoo H. : Cent ans

Weller L. : Wilderness

Wesley Mary : La resquilleuse

Whartout : Le tireur

Willocks Tim : Green River

 

Chut .... On est bientôt arrivés ... après, je vais vous aligner bien tous en rang, les gros mélangés avec les petits, les primo arrivants mélangés avec les éternels voyageurs, tout le monde aura sa chance ... A bientôt et surtout soyez sage dans la voiture ...

 

19/07/2013

Suite du tag des onze, dit aussi Liebster award ...

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgIl y a quelques temps circulait sur les blogs,  un tag. Tout ceux qui y ont participé,  dont moi, en connaissent le principe, donc, je ne reprends pas les règles, que d'ailleurs je n'avais pas vraiment suivies : Yv si, mais à sa façon ... très personnelle et qui m'avait bien fait rire,  Yv ne taguant personne, je me suis donc mêlée de ce qui ne me regardait pas.

Voici donc les onze questions d'Yv et mes onze réponses ...

1- Aimez-vous Brahms ? pas quand Mendelhsson est sur le toit, ni quand il Danse avec l'ange

2- Où faire pipi à Paris ? Dans les coulisses du musée, sauf si il faut y Traquer les ombres dans Les lieux sombres

3-Qu'allons-nous faire de grand-mère ? Ce qu'il advint du sauvage blanc ou alors elle peut partir pour  Le voyage de l'éléphant mais en évitant grand père, celui qui avait (justement) un éléphant, (mais pas le même).

4-Voulez-vous effacer/archiver ces messages ? ou en faire Une collection particulière Quand souffle le vent du nord ?

5- Mon père, c'était toi ?  non, ton père c'était plutôt Jésus et Tito, Le diable tout le temps, quoi ... Mais il avait quand même L'âme des guerriers, La giffle facile mais aussi Le goût des pépins de pomme.

6- Peut-on aimer une morte ? Sur un lit de fleurs blanches peut-être mais alors on est quand même sur La mauvaise pente.

7-Où on va papa ? En un monde parfait, Là où les tigres sont chez eux

8-Que reste-t-il de nos divorces ? L'art de pleurer en choeur avec Pour seul cortège, Les déferlantes ...

9- Le bonheur, quel intérêt ? L'équilibre du monde car Le bonheur ne saurait attendre.

10- Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ? Les chutes ou alors faire Paris-Brest à pied, parce ce n'est Pas facile de voler des chevaux

11- Comment va la douleur ? Du domaine des murmures

 

Il faut aller voir les onze d'equab aussi, auxquelles je répondrais un jour, un autre défi à relever !).

20/05/2013

Etonnants voyageurs 2013 (2)

étonnants voyageurs 2013Au réveil de cette deuxième journée de festival, l'innovation technologique instaurée cette année pour marquer les festivaliers commence à m'énerver sérieusement.

Avant, on était tamponné, une couleur différente pour chaque jour, le premier tampon ne s'effaçant toujours pas très bien, quand on restait trois jours, on avait sur le poignet une sorte de galerie de tatouages loupés du plus bel effet quand on revenait à la vie réelle.

Cette année, donc, on a le poignet enserré dans un lien en plastique rouge impossible à enlever pendant qu'on est festivalier, c'est la preuve qu'on l'est ( que l'on a payé, quoi ). Il nous a donc fallu dormir avec, et moi, mon poignet a dû tripler le volume pendant la nuit. Le bidule me serre. Après vérification, il est water proof et ne rétrécit pas à l'eau. Donc, c'est bien mon poignet qui a grossi. Ce qui me laisse rêveuse. Ou alors, le lien en plastique est spongieux et absorde le blanc de l'apéro de la veille. Je ne vois pas pour l'instant d'autres explications raisonnables. A moins que ce ne soit un coup des huitres ?

Je laisse le problème de côté et vais d'un pas décidé à l'assaut de ma deuxième ( et dernière) journée pour cette année.

Moisson :

Un stylo feutre orange super chic pour prendre des notes dans le petit carnet en cadeau avec le sac orange et rose de la veille. Sauf que depuis, j'ai déjà perdu le carnet avec mes notes. (Mais pas le stylo, qui n'était même pas à moi)

Un coup de coeur énorme pour une femme sociologue et écrivain, exilée de sa ville et de son pays et qui est débordante de belles pensées et de courage des mots, Pinar Selek, elle s'appelle, et un regain d'intérêt pour les oeuvres de Mathias Enard, un travail graphique avec Pierre Marquès qui me parle bien ( et dont l'auteur parle encore mieux, si bien que je ne vais même pas tenter de developper le sujet, on verra quand je l'aurai lu).

Le clou de la journée, une présentation passionnante, drôle, vivante, intelligente, brillantissime de son livre par David Van Reybrouck, ( qui n'est pas mal fait de sa personne en plus, avec cet accent légèrement belge surréaliste )  ce qui fait que je me suis retrouvée avec un pavé de 595 pages sur l'histoire de la colonisation belge au Congo. Un truc historique en plus, même pas un roman. Que D. et P. me pardonnent .... ( D. et P. qui sont aussi drôles, brillants, bien fait de leur personne, évidemment .... promis, l'un de nos deux hommes-écrivains se lancent dans un roman sur l'Afrique pas enchantée ou un traité sur un marquis de l'agriculture, je lis.)

Donc, derniers achats et donc lectures prévues mais vu le stock, il va me falloir des vacances, moi ...

"Tout sera oublié" Mathias Enard

" Notre-Dame du Nil" Sholastique Mukasonga

" Congo, une histoire" David Van Reybrouck

Non, je n'ai pas acheté le roman de Pinar Selek, je ne pouvais pas tout acheter quand même, il fallait en laisser aux copines, il y en a qui ont des enfants à nourrir ... et d'autres avaient disparu dans le crachin ...

 

19/05/2013

Etonnants voyageurs 2013 (1)

 

Etonnants_voyageurs_130411.jpg

Moisson de la première journée :

Deux phrases cultes : (dont je ne me souviens plus, mais A.M. les a notées) (à lire en commentaire)

Un sac rose et orange avec écrit "Le livre de poche 60 ans" dessus, et des livres dedans et le reste de mon croissant mangé devant Vélibor Colic pendant qu'il nous racontait au petit déjeuner deux ou trois anecdotes bien ponctuées sur la guerre en Bosnie. Ben oui, j'ai petit déjeuné avec Vélibor Colic, c'est un nouveau truc du festival, j'étais juste morte de trouille ( et de froid), comment dire des choses intelligentes à un auteur avec un croissant dans la bouche et un plateau qui se casse la figure alors qu'il y a son café, à lui, dessus ? Expérience étrange, que je ne suis pas certaine de renouveler, mais je remercie toutes mes copines qui ont (en gros) passé leur soirée de la veille à me dire que ce n'était pas grave si j'avais l'air d'une andouille. Ce qui est vrai, l'important n'étant pas vraiment moi, mais ses livres à lui.

Cette moitié de croissant ( et non Vélibor ne l'a pas gardée en souvenir ...) a été ensuite rejoint par ma moitié de pannini aux trois fromages dans le sac où ma canette de schwepes agrumes a coulé. Donc, là je n'ai rien ramené.

Un coeur dessiné par Lance Weller sur mon exemplaire de "Wilderness" (Dominique, j'ai fait ce que j'ai pu ...) à cause de ma copine A.M. qui parle anglais super bien et qui le lui a demandé (elle ose tout).

Une leçon de western par Bertrand Tavernier, en grand sachem aux yeux mi-clos.

Une mention spéciale à l'éditeur de Gallmeister : so charming ...

Maylis de Kérangal et Carole Martinez : for ever.

Une plaquette d'oropolis. Il parait que c'est meilleur que le strepsil pour les maux de gorge dûs à une station prolongée dans le froid d'un petit déjeuner, ou d'une file d' attente pour voir et entendre un auteur super bien.

Une autre leçon de western par Christophe Blain, juste passionnant en défenseur occidental du western  et d'un John Wayne pas raciste et d'un John Ford humaniste. Passionnant ne voulant pas dire convainquant par ailleurs ... je veux dire.

Une rencontre marrante avec une jeune blogueuse : Manou se livre.

Une conviction : la littérature peut tout, l'écriture historique aussi, mais moins, quand même. ( Que les historiens de l'apéro me pardonnent ce résumé-raccouci à coup de marteau symbolique)

 

Des livres partout, et un certain nombre dans mon sac :

"Debout sur la terre" Nahal Tajadon

"Loving Franck" Nancy Horan

(parce les conseils des libraires comptent aussi, il n'y a pas que la tête des auteurs qui soient peu fiables)

"Wilderness" de Lance Weller

"Pas Sidney Poitier" de  Percival Everett

"Sarajevo omnibus" Vélibor Colic

"Les frères sisters" Dewitt

"Ni fleurs ni couronnes" Maylis de Kérangal (parce que c'est le seul que je n'ai pas encore lu)

"Le tireur" de Glendon Swarthout

"Mélo" Frédéric Ciriez (parce que Maylis de Kérangal le défendait)

"Chroniques birmanes" de Guy Delisle (parce que impossible de faire autrement après les " Chroniques de Jérusalem") 

 

 

 

 

 

 

05/05/2013

Le tag des onze (incomplet ...)

P3240044.JPGTaguée par Philisine Cave, je me lance dans ce nouveau joujou, après vérification des régles, je vais tenter de les respecter, à ma façon ...

Il faut d'abord donner onze indices, (secrets ...)  sur son vrai soi, donc derrière la Athalie qui se moque, souvent, de mauvaise foi et complétement subjective, il y a mon "vrai" moi, et "moi",

1- J'ai terriblement peur des poules, des cochons et des vaches. On ne me fera jamais rentrer dans un poulailler, ni traverser un champ de vaches. Comme j'habite en ville, cet handicap ne se voit pas trop.

2 - J'ai longtemps été légèrement myope ( mais sans lunettes, à cause de différentes raisons ne tenant qu'à deux branches). Je voyais le monde en flou. Depuis que je deviens aussi (légèrement) presbyte, le monde se colle à mes rétines, et il me gêne.

3 - Je n'écris qu'au stylo à plume (et au clavier, bien obligée).

4 - Un de mes rêves serait de posséder un Mont-Blanc. Un gros.

5 - Parce que je suis terriblement snob,

6 - je mettrai de l'encre rose ou turquoise dedans, pour faire snob en décalée (le comble, étant qu'il n'y que moi qui saurai que j'ai un Mont-Blanc qui écrit en rose, vu que le stylo, il ne quitterait pas mon bureau, trop la trouille de le perdre)

7 - Je tamponne tous mes livres d'un tampon de petite fille représentant une rose, avec un tampon encreur mauve. Sauf quand ma fille a piqué mon tampon encreur mauve, ou que je ne sais plus ou je l'ai mis, auquel cas je lui pique un des siens (roses, évidemment).

8 - Je suis quasi incollable sur les maîtresses de Louis XIV et autres coucheries à Versailles. Cette compétence ayant fait l'admiration de mes enfants et de mon homme lors d'une récente visite au château sus nommé (je fais un très bon audioguide, selon eux), je suis en train de paufiner Agnès Sorel et Diane de Poitiers. Après, j'attaque la reine Elisabeth ( celle de Shakespeare, celle de maintenant, elle n'est pas glamour). Mon résumé de l'histoire de la papauté ayant eu aussi un certain succès familial à l'occasion de l'élection du dernier pape, je planche sur les Borgia. ( si vous avez des idées de romans, d'ailleurs ...)

9 - Je fais une collection de presse papier, totalement inutiles et seulement en verre avec des faux papillons et des fausses fleurs dedans. Des trucs neufs qui font vieux et qui prennent la poussière. Comme les livres, quoi.

10 - J'ai arrêté les boules de neige, j'ai une copine qui est trop forte en concurrence ( déloyale ...)

11 - Je continue les poupées russes, mais cela ne se voit pas parce que les laisse les unes dans les autres. Elles prennent trop de place et empiètent sur mes livres.

 

Deuxième étape du tag : répondre aux questions de Philisine ... Et là, ça se corse dans ma chaumière et je fume de la cafetière ...

1 - Si tu étais un mot ? Grenade, parce que le mot éclate en plein de sens et que c'est la ville de l'Alhambra.

2 - Un évènement ? La rencontre de Solal et de sa Belle du seigneur.

3 - Une couleur ? Rose Sélavy

4 - Une fleur ? Ben, une rose, mais une Pierre de Ronsard, masette ....

5 - Un mensonge ? Julien Sorel, ce mensonge sur pattes qui croit toujours en sa vérité, en passant toujours à côté.

6 - Un pays ? Celui de Oui-Oui, du Magicien d'Oz et de Brigadoon, surtout celui de Brigadoon, en fait.

7 - Une idée ? La conquête de Paris. J'adore le defi de Rastignac du haut de son piedestal du Père -Lachaise, en une soirée pluvieuse et désertée, solitaire tout mouillé. La classe de l'insolence.

8 - Un texte ? Un palimpseste.

9 - Un objet ? Un carnet de bal, celui d'Emma Bovary, tant qu'à faire.

10 - Qui t'a donné envie de bloguer ? Mes copines dont les prénoms commencent par un A., ce qui fait que Athalie s'est décapitée, sans même penser à Racine ...

11 - Quelle empreinte aimerais-tu laisser ? Un mode d'emploi parfait pour classer tous les livres d'une bibliothèque, (voire les articles d'un blog) ou un livre de recettes de cuisine imparfaites, sans les proportions, ou sans les ingrédients, ou alors toujours les mêmes ( c'est Quiriny qui a dû me taper sur la tête ... )

 

Je passe la troisième et quatrième étape ( désolée Philisine ...) : imaginer onze questions me ferait tourner chèvre  ( et comme je n'ai pas non plus onze blogs non tagués, à taguer, je ne saurais à qui les envoyer ... )

Athalie

 

 

 

13/04/2013

Etonnants voyageurs 2013

Etonnants_voyageurs_130411.jpgPrêtes pour une nouvelle édition ?

De nouvelles agapes, de nouveaux achats, la même turbulence tranquille, les sacs pleins, les verres vides enfin remplis, les petites phrases grands souvenirs, les mêmes moules marinières ? ou pas ...

(Je dis prêtes, parce qu'avec mes copines-lectrices-du -festival, on n'est que des filles, il y a bien un ou deux de nos hommes, mais il ne comptent pas vraiment (il y en a un qui ne lit qu'en anglais des livres que je ne n'ai pas encore lus, évidemment, ça m'énerve, et en français, les livres que j'ai préférés, ça m'énerve aussi, mais en général, il est d'accord avec moi ... et un autre homme un peu work addict qui vérifie sur son Ipad si il peut acheter les livres ... P. tu as le droit de me flinguer numériqement, seulement SVP))

Boyden n'est pas de retour, tant pis pour lui, on avait peaufiner notre argumentaire depuis le temps de notre stupéfaction, mais Vélibor Colic revient ... Et si c'est celui de la phase adoucie de Jésus et Tito, je vais faire dédicacer même l'étiquette de la bouteille de blanc qu'on aura, en bonnes festivalières, éclusée la veille sur la plage, face ou soleil couchant, ou sous la bruine d'une terrasse chauffée (on espérant que cette année, on aura le plein de cahouettes ou pas de frimas, voire pas de douche de pluie sur nos sandales). Parce que "Archanges", je n'y arrive pas, pour l'instant.

Une délégation conséquente aussi, vient d'Afrique du Sud : André Brinck en tête, et Déon Meyer aussi (mais je n'ai lu qu'un titre de lui, que j'ai pas réussi à finir, en plus ...), les autres auteurs de cette contrée me sont totalement inconnus et donc à explorer dare-dare ...

Le papa d'Erlandur, Indridasson, dont je réussis à écrire maintenant le nom sans une faute, ce dont je ne suis pas peu fière, depuis le temps aussi, vient se coltiner aux foules en délire fanatiques du ténébreux détective (j'espère qu'il  aura du poisson fumé sous le coude, depuis "Etranges rivages" j'en bave) parce que sinon, comme j'ai déjà tout lu,  je laisserai la place dans la file, pour aller me faire écraser les bulbes plantaires du côté de chez Baraton, vu que le jardinage versaillais, ça me fait rêver de haies qui poussent et de fontaines baroques grandeur piscines !

Les belles, intelligentes, etc .... Carole Martinez ("Coeur cousu" et "Du domaine des murmures", ben non, y'en a pas un autre, pas encore) et Maëlis de Kérangal ( "Corniche Kennedy", "Pierre, feuilles, ciseaux"," La naissance d'un pont", "Tangente vers l'est") seront là aussi à nouveau. Je vais passer devant leur stand à quatre pattes pour éviter la honte de l'année dernière, j'en ai encore de nouvelles bouffées de chaleur toutes fraîches !

Sinon, ben sinon, ça va être de la découverte, quelques pistes notées à droite et à gauche :

 Rosa Montero (je viens de finir "Le roi transparent", pas mal du tout ...), donc, à suivre, Dimitris Stéfanakis dont j'avais bien aimé "Jours d'Alexandrie", découvert en ces lieux l'année dernière.

La pêrtinente Leonora Miano dont l'article sur la politique et la littérature m'a bien fait tilt aux neurones (et dont le prénom de la nourrice était .... une cahouette en plus pour chaque bonne réponse.)

 Nick Stone, dont le "Tonton clarinette" a épaté mon homme.

Dewitt Patrick et Weller Lance dont les deux titres respectifs : "Les frères sisters" et " Widerness" me tendent  leurs petites mains depuis quelques temps.

David Vann, dont "lmpurs" me glace quand même un peu. Il semblerait qu'il y fasse plus chaud que dans les îles de "Sukkwan Island" et "Désolations", mais ce n'est peut-être pas une raison suffisante pour retourner se faire secouer le cocotier de la pulsion ...

 

Athalie

01/03/2013

Athalie, le classement, la géographie et la politique

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgJ'adore classer, surtout les livres, (pas ranger, mais classer, ce qui n'est pas la même chose, pour classe, faut déranger, ce qui fut le cas). Je vois sur plein d'autres blogs des classements super bien et pratiques et notamment les classements géographiques. Je me suis dit, pratique, pas long è faire et au plus prêt de ma logique à moi qui fait que quand je veux retrouver les notes sur Indridasson, par exemple, je clique sur romans islandais chez les autres. Normal.

Donc, sur ma petite interface à moi, je me lance, sans soupçonner du tout les abysses et les ordonnées, les dilemmes et cas de conscience qui allaient s'ouvrir devant ma modeste ambition.

Le classement par pays précis ne me paraissant pas efficace, trop peu de titres pour certains ( et puis un pays est-ce que cela définit un livre, surtout quand je n'en ai qu'un à classer dedans). Non. Donc, je vais faire par "gros pays", genre continent, mais en plus petit, en tranches, quoi. Sauf que je n'allais pas faire romans européens, ce qui n'aurait rien classé du tout. Donc, "romans angleterre", un gros pays importateur de mes lectures, fallait bien commencer. Nouveau problème, je subdivise ou pas ? Les irlandais et les écossais, ils vont faire la gueule, là, dans "anglais", ce n'est pas que je craigne les bombes, mais mes livres n'y seraient pas à l'aise. Je pourrais mettre "romans royaume uni", contournement peu glorieux et hypocrite ( c'est justement parce que ce n'est pas uni, que c'est à classer). J'ai donc rejeté ma propre motion.

Je me dis, c'est pas grave, tu prends la langue d'écriture comme critère. "Romans francophones" : les romans suisses, ça rentre, du moins quand ils sont écrits en français. Mais après "romans français", c'est pas comme "francophones", il y aurait des livres de souche ! Beurk ! loin de moi !

Je persévère ( je me demande bien pourquoi, masochisme post pérecquien ?) :"Le dîner", je le mets où ? "romans de l'est" où "romans du nord" ? parce que la Hollande, pour moi, ce n'est pas ni au nord, ni à l'est. Dans "romans du nord", il y a les grands froids et dans "est" aussi, mais ce ne sont pas les mêmes (et il y a-t-il des grands froids en Hollande ?). Je décide de ne pas trancher, pour l'instant, j'ai la tête qui boue et le doigt sur la souris qui surchauffe à force de lui faire changer d'avis. En plus, cela vaudrait dire que la France est au centre, ce qui me pose des soucis idéologiques ...

Je tente "romans asiatiques" : mes deux ou trois romans japonais vont s'y retrouver, mais pas les australiens ni les nouveaux zélandais, je les mettrais bien ensemble ceux-là, mais cela donne "romans d'océanie", ce qui a un goût de cocotier que mes livres n'ont pas.

Mine de rien, mes catégories me font frôler le tourni existensialiste et tourner bourrique,ce pourquoi, je les ai laissées en plan, pour l'instant. Il n'y a pas à dire, la géographie, ce n'est pas littéraire, mais politique.

 

Athalie

12/02/2013

Le tag des titres

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgUn petit en forme de liste :

 

Décris-toi : La comtesse de Riccotta  (mais juste pour le côté Riccotta ...)

Comment te sens-tu ? En un monde parfait ( Comment cela ???? quelqu'un a vu des problèmes quelque part ?)

Décris où tu vis actuellement : mon Eldorado (modeste)

Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu ? Sous le soleil des Scorta ou "Sous le soleil, tout simplement"

Ton moyen de transport préféré ? Dans les coulisses du musée (les autres vont trop vite pour moi)

Toi et tes amies vous êtes ?  Les trois lumières ( sauf qu'on est plus en fait)

Comment est le temps ? Solaire ( forcément !)

Ton moment préféré de la journée ? Le dîner

Qu'est la vie pour toi ? Du domaine des murmures

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ? Délire d'amour

Ta peur ? Il faut qu'on parle de Kévin (je crois que je ne m'en suis jamais remise de celui-là !)

Ta pensée du jour ? Le plaisir ne saurait attendre

Comment aimerais-tu mourir ? L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Splivet (mais est-ce vraiment nécessaire ?)

La condition actuelle de ton âme ? L'étrange disparition d'Esme Lennox ..... (parce que je ne sais pas où elle est passée, celle-là ...)

 

Athalie 

 

PS : une idée de liste vue autrement  venue de chez Philisine Cave et relayée par Evalire ....