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08/01/2013

Rentrée littéraire de janvier

grognon.jpgBon, déjà que j'avais pas vraiment suivi celle de septembre, moi, voilà janvier qui se pointe. Des nouveaux livres, toujours bien, me dis-je, arrête l'ours grognon mal léché et de mauvaise foi, t'adore les rentrées littéraires, en fait, t'es une fan de people-écrivain, en réalité, une vraie barbie girl qui fond comme une fraise tagada au soleil devant le chapeau de Craig Johnson, et même, quand tu étais plus jeune ,devant les yeux bleus de Clézio (bon, d'accord, t'étais pas la seule ....) Chez "Lettres exprès", je clique sur un lien, histoire de voir, parce que grognon et de mauvaise foi ne veut pas dire sans contradiction et curiosité.

Pas grand chose qui me tente dans la liste de "culture box" (mais bon, c'est pas leur faute non plus ...) , pas de nouvel Echenoz (fallait pas rêver non plus), toujours pas de Jonathan Coe (mais non d'une pipe qu'est-ce qu'il fiche celui-là, je  me le demande, trois quatre nouvelles plus tard, toujours pas de romans à l'horizon, il se coule douce, et moi j'attends !). Une nouvelle réédition de Duras, soit, je vais pouvoir recommencer à me saouler au Campari, depuis "Les petits chevaux de Tarquinia" j'avais arrêté le Campari sec, je veux dire sans Martini dedans, pas de Angot, c'est déjà ça ( c'est là où la mauvaise foi pointe, vu que je ne lis pas Angot), mais un nouveau Foenkinos, "Je vais mieux". Son héros a mal au dos.

Je vais retourner faire mon ours grognon.

 

Athalie

27/12/2012

Bilan olfactif, septembre, octobre, novembre ...

Toulmouche_Le_Billet_1883.jpgJ'aime bien les listes, surtout les listes de livres, comme j'aime bien en faire des piles aussi, des tas, aligner des noms sur des carnets, des feuilles, des bouts de feuilles, des bouts de carnets et j'aime bien les odeurs aussi, les bonnes, et les bons livres (pour moi !) auront donc cette fois une odeur ...

La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao de Junot Diaz sent le piment fort, avec un arrière goût d'extra terrestre d'outre-tombe.

Lonesome Dove de Larry Mc Murthy, refoule du goulot des grands espaces et traîne des effluves d'herbe sèche, au son des guitares de cow-boy et des complaintes irlandaises en exil.

Certaines n'avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka, quand les embruns laissent place à la marée basse, il reste l'odeur de la poussière des champs et des chemins, la sueur âcre du travail, revêche comme celle des rêves dissous.

Betty de Indridasson : le tabac froid, après que les volutes des cigarettes grecques se soient dissipées dans un zeste de parfum de luxe, surranné et indécent, derrière une robe de soie, couleur "veuve noire" ...

Rescapée de Fiona Kidman a aussi un relent de sueur, mais à l'état sauvage, peut-être un peu mélangée avec une vague senteur de lit de fougères écrasées.

Les chutes de Oates sent la poudre. On y tire pas beaucoup, mais ça flingue.

Le cantique de Memeia d'Hélonida Stugart m'a laissé une saveur aigre-douce, sucrée-salée, encore en attente de décantation.

Quelques bonnes fragances, donc, peu de déceptions véritables, et pas mal de flacons prévus laissés (pour l'instant) de côté ... Sans compter les relectures, qui n'avaient même pas le goût du renfermé. ( Le rapport de Brodeck de Claudel et Le dictionnaire des idées reçues de mon bien-aimé Flaubert)

 

Athalie

24/12/2012

Joyeux Noêl

 

Pas pu m'en empêcher, cette année non plus !!!

 

Athalie

02/11/2012

Où je me livre

imagesCASMP85G.jpgUn tag, je le dis pour mes copines d'Aleslire, parfois peu familières de la chose "bloguesque", c'est un questionnaire qui circule. Vous répondez ou pas. Moi, là je réponds parce que c'est Philisinne Cave qui m'a mis dans sa liste, que j'aime bien son blog, que j'adore Nick Cave (même si cela n'a rien à voir ?) et parler bouquins, que ne pas aimer parler bouquin pour une nana qui fait un blog de ses lectures serait un comble étrange, que j'adore aussi tenter de ne pas tricher, en trichant quand même un peu.

Le livre que j'ai particulièrement aimé ?

ça commence bien, je cale. Dans la catégorie " Romans à lire", il y en a un certain nombre. "Particulièrement", cela veut-il dire : le seul, l'unique ? ou un livre "singulier", un qu'on n'aurait pas cru aimé, un qui a résisté, un qui a coûté de l'effort (recompensé) ? Je prends cette option pour "Expiation" de Mc Ewan. démarrée au moins trois fois, calée en cours, de plus en plus de pages à chaque fois, puis, zut, encore loupé, une lecture qui grince et qui couiiinne. Et puis, un soir, allez savoir pourquoi, la révélation, je l'ai terminé quasi d'une traite puis j'ai repris le début pour voir ce qui n'allait pas. Rien en fait. Depuis, un auteur que je ne lâche pas, malgré, toujours, des pics et des pas pics.

 

Un livre qui ne m'a pas plu ( et non, je ne peux pas faire le coup de Angot, vu que je n'ai jamais lu en entier un Angot). Dans les "Romans Aéviter", je pioche "La route" de Mc Marthy : rarement un livre m'aura escargacé les nerfs en pelote à ce point.

 

Un livre qui est dans ma "pile prévue" ou sur mes petits bouts de papier que je ne sais jamais où ils sont, ou sur mon carnet que j'ai presque toujours dans mon sac en cas d'urgence : je pioche celui que je viens d'y ajouter "Cent ans" de Wassmo, d'abord parce je viens de l'ajouter, ensuite, parce que "Le livre de Dina ", c'est du pur chef-d'oeuvre en fusion, que la trilogie de Tora, pareil mais en plus triste, qu'il vient de sortir en poche, que en poche, les pages sont blanches. Mais Gaïa a peut-être abandonné les pages roses, depuis le temps ....

 

Le livre qui est dans mes souhaits de lecture ?

Pirouette, cacahouette, le prochain Echenoz. Rendez-vous dans deux ans.

 

Le livre auquel je tiens ?

Tous (je commence à tricher ...) Y'en a un, un exemplaire d'un polar de Jean Bernard Pouy, avec une dédicace "à la Pouy", un truc un peu barré en décalage, et qui me fait rire, uniquement parce que c'est lui qui l'a écrit.

 

Un livre que je voudrai vendre ou troquer ?

Aucun (maintenant que j'ai commencé à tricher, je continue) je ne troque pas mes livres. Je ne vends pas mes livres. J'achète des étagères. Je fais des piles. J'envahis mon espace. Je tasse. je fais des double rangées. Je compile, je relis "Ranger/classer" de Perec. Je m'en inspire. je classe, reclasse, rerange, dérange, invente un nouveau classement, rachète une étagère.

 

Un livre que je n'ai pas réussi à terminer ?

Le dictionnaire ? Les pages jaunes ? trop facile .... "Sujet Angot", cinq ou six pages avant de le balancer d'écoeurement. Record ensuite battu par "Les petits" de la même : deux pages dans une librairie avant de le laisser retomber sur sa pile.

 

Le livre dont je n'ai pas encore parlé sur mon blog ?

"Le septième fils" de Thorarinsson, je suis en train de lire. Depuis que je me suis convertie à la chronique bloguesque, toutes mes lectures y passent (sauf les BD, parce que je ne sais pas quoi dire des dessins). Ce pourquoi, maintenant, je me souviens de ce que j'ai lu. Et ne passe plus mon temps à rechercher un bouquin sur mes étagères, vu le reclassement constant, cela pouvait être long, voire infructueux.

 

Lecture commune ?

Aucune pour l'instant. J'ai bien aimé mon unique expérience, avec " La maison de poupée" d'Ibsen mais je ne pense pas devenir fan, en bonne fervente de Pérec, j'aime bien les failles dans les contraintes. Mais il y a quand même une "Pile prévue" à cet effet.

 

Athalie

PS : évidemment, là où je triche le mieux, c'est dans l'illustration !!!!

 

 

 

 

 

 

 

22/09/2012

Louise Erdrich en vrai, ou presque

imagesCAPFX9U3.jpgAvec mes copines, on est allée voir Louise Erdrich (sauf une qui avait soit disant oublié, alors que je la soupçonne fortement d'être restée chez elle pour plier le linge de sa pile, pour laquelle elle semble avoir une affection toute particulière). Les deux autres étaient à l'heure mais pas dans la bonne file pour prendre les tickets réservés, alors que moi, je savais où aller, par contre, elles avaient le numéro de résa sur leur ephone. Mes copines, c'est des lectrices-geek. Moi, j'avais l'enregistreur de mon homme. On se complète avec mes copines.

Je ne reviendrai pas sur ma découverte éblouie de Louise Erdrich, et ses multiples défections, je l'ai  raconté et rabâché à mes copines si souvent que je m'en rends compte quand elles ne m'écoutent plus. Donc, méfiante, je me refusais à tout optimisme de bon aloi, tant qu'elle ne serait pas sur le plateau, elle pouvait avoir encore un fils qui avait la varicelle. Mais elle était là , finalement, de bottes chaussée. Royale, grande dame, genre Patty Smith mais sans les couettes, un sourire frappé de l'intelligence de celle qui a beaucoup vu et le regard posé de celle qui a beaucoup entendu ( les oreilles, je ne sais pas, elle n'avait pas les nattes de la squaw. Même pas de plumes). Une auteure, quoi, la voix chaleureuse, mais rare.

Non qu'elle n'avait rien à dire mais que, l'animatrice, quand elle arrivait enfin au bout de son exposé de son propre savoir sur la culture amérindienne, et posait ce que l'on pouvait penser être une question en étant de bonne volonté, ben l'auteure ( Louise Erdrich, je reprécise parce que j'essaye de faire une phrase aussi longue que l'exposé de l'animatrice, mais ce n'est pas évident, en fait), elle ne pouvait pas parler de ses livres, vu qu'il n'en avait pas été question. Or, n'en déplaise aux animatrices férues de leur propre savoir sur les us et coutumes des cultures primitives, avec ou sans plume, et leurs légendes ancestrales, quand on vient voir Louise Erdrich, on ne vient pas entendre un exposé ethnologique sur un peuple qui a été si injustement traité que cela continue encore, faut pas rêver ! mais on vient entendre Louise Erdrich, une auteure qui a fait une oeuvre littéraire, une oeuvre littéraire forte, prenante, éclairante, réflexive et tout et tout et j'en passe, une oeuvre qui parle aussi de la culture amérindienne, mais avec sa voix à elle, l'auteure, sa vision à elle, son vécu à elle, et pas le savoir, la voix, la vision de l'animatrice.

Du coup, on a bien vu Louise Erdrich, mais on ne l'a pas entendue. Et non, je ne suis pas une râleuse de mauvaise foi (sauf quand on me parle d'Angot, mais ça, on n'y revient pas) et non, je n'ai rien contre les conférences ethnologiques, la preuve, j'ai tout enregistré, même mes quintes de toux et les commentaires murmurées des copines. Par contre, je ne suis pas sûre de tout réécouter. Donc, si quelqu'un veut l'intégrale des deux heures, je peux le lui envoyer ( en plus, il y a un bonus, "les questions du public que l'on aurait pu poser en anglais, mais que finalement non").

J'espère qu'au festival América, où je ne serai hélas pas, Louise Erdrich sera plus considérée comme une auteure que comme une simple émanence culturelle.

Athalie

 

02/09/2012

Bilan été 2012

lelot2 091.jpgUn été où j'aurais pas mal lu et pas mal publié, de ce fait, d'abord parce qu'il a plu, et ensuite parce qu'il a fait beau et surtout parce que c'était les vacances. Le rythme va maintenant se ralentir, nettement !

Côté résolution de publication de mes recettes, je n'ai pas fait preuve de persévérance, mais à ma décharge, mon homme a manqué d'imagination cet été ( smiley avec un clin d'oeil), donc je n'ai pas pu prendre de notes derrière son dos.

Variations sur mes mets préférés :

Les trois lumières de Claire Keeman: à consommer doucement, devant un coucher de soleil campagnard, à la fraîcheur de l'air, un thé glacé à proximité du transat.

Jésus et Tito de Vélibor Colic : à égrainer de souvenirs, en grignotant en cachette quelque chose qui a un parfum d'enfance (pour moi, ce serait des bigorneaux bien poivrés ce qui peut paraître incongru)

Parti tôt, pris mon chien de Kate Atkinson : des fraises tagada, un paquet qui serait resté trop longtemps au soleil, un peu coagulées entre elles, à peine refroidies.

Les braises de Sandor Marai : feu de cheminée, couverts en argent, nappe damassée, rideaux tirés et couteaux aussi, mais dans le dos.

Lettres du bout du monde de José Manuel Fajardo : un truc cubain, forcément, mariné, et qui aurait un goût de parchemin mâché. 

Les affligés de Chris Womersley : des lucioles.

Little Bird de Craig Johnson : des crêpes et des bières, beaucoup de bières.

Le diable tout le temps de Donald Ray Pollock : de la sauce tabasco, pure, non diluée, non accompagnée, cul sec.

L'âme des guerriers de Alan Duff : un plat qui fait culpabiliser après l'avoir mangé, parce que c'est trop injuste.

Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates : ne rien consommer avant, à lire l'estomac vide et solidement accroché, idem pour Suspicious river de Laura Kakischke.

L'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggi O'Farrell : à garder pour le dessert.

Délire d'amour de Ian McEwan : à consommer sans aucune modération.

Bon appétit de lectures !

Athalie

 

 

23/08/2012

Coup de mauvaise humeur : amateur de C.Angot s'abstenir

Qui ne servira à rien mais à me défouler, parce que la marmitte atteint le court bouillon et que si je me retiens trop, c'est la sacro sainte salade de tomates aux tomates anciennes qui va morfler grave (vu que je suis en vacances, j'ai arrêté les soupes glacées). C'est la sacro sainte rentrée littéraire. Comme je suis un tantinet maso, je lis, aussi, les articles des vrais chroniqueurs littaires, histoire de me changer les idées entre deux  bons romans qui ne la feront pas (la rentrée), et puis quand même, une lectrice qui ne se tient pas au minimum au courant ne mérite pas de tenir son blog (enfin, si, mais moi, je ne résiste pas aux appels de nouveaux titres à entasser).

Ce matin, "Libération" se fend de son marronnier. Je ne mets pas le lien, je recopie. Rubrique "Des stars dans les rayons", Toni Morisson, Salman Rushdie, Philippe Dijan, Patrick Modiano, Jean Echenoz. OK. Quand, au milieu de ces plumes, que je ne lis pas forcément, (Rien de Toni Morisson, jamais réussi à finir un Dijan) je vois le nom de Christine Angot. Je n'ai rien personnellement contre cette femme, mais une star de la littérature, les poils du nez m'en chatouillent  ... Le Libé ne m'en est pas tombé des mains vu qu'il était à plat sur une table, je n'ai pas poussé de hurlements sauvages vu que mes enfants étaient à côté en train de finir leurs céréales et que, répondre à ses enfants qui demandent pourquoi leur mère se lacère le visage de ses ongles peu manucurés et se roule sur le sol de la terrasse en se collant des feuilles d'arbres sur le pyjama : " C'est libé ! Y'a la mère Angot qui est promue star littéraire ! J'étouffe ! Passez moi Proust que je me désinfecte l'entaille que je vais me faire au flanc avec la corne du croissant au beurre" ( j'exagère, mais peu)

Pour être objective, je n'ajoute que le résumé présenté par ce quotidien quasi assassin de ma bonne humeur vacancière : "Une semaine de vacances : un père enseigne à sa fille la fellation, la sodomie, la politesse, la syntaxe. Elle demande comme preuve d'amour qu'il n'y ait pas de gestes physiques. Le texte sidérant de la rentrée."

Pour continuer dans l'objectivité partiale, voici celui propulsé pour "14" de Echenoz : " Après trois fictions biographiques, Ravel, Courir et Des éclairs, notre minimaliste préféré visite dans "14" une très vieille dame connue de tous, le Grande Guerre. A l'arrière attendent une usine, une femme, la province."

D'accord, ce n'est pas le sujet qui fait la littérature, mais le racolage sordide non plus . On pourrait peut-être imaginer une fusion commerciale : la vieille dame se ferait sodomiser par l'usine et le père par Ravel.

Athalie

29/06/2012

Les aventures d'un marque page

Vidéo trop mignonne trouvée sur le site http://www.actualitte.com/actualite

Réalisation : http://muchbetternow.salonalpin.net/index.html

16/06/2012

Spéciale dédicace ....

01/06/2012

PAULA JACQUES FOREVER

220px-Paula_Jacques_20100328_Salon_du_livre_de_Paris_2.jpgEh ben voila: toutes mes accointances de sexe féminin m'ont laissé tomber ce radieux après-midi de mai à Saint Malo (allez savoir pourquoi!) et c'est donc un anonymous un peu esseulé qui a fait la queue pendant près d'une demi-heure pour ne pas rater l'émission vespérienne enregistrée en direct à la rotonde Surcouf du palais du grand large face au célèbre sillon. J'entends déja les lazis et quolibets qui ne manqueront pas de suivre cet aveu: je m'était attirré la foudre de certaines A suite à un commentaire pourtant tout en retenue sur le public de cette manifestation littéraire (voir article Etonnants voyageurs 2012). Suis-je donc en train d'écrire ces quelques lignes pour faire une sorte de mea culpa? Que nenni. Voyez plutôt: après avoir palabré quelques temps avec mes voisines (eh oui, peu d'hommes) en attendant le début de l'émission, j'ai pu constater que très peu des membres de l'assistance s'étaient déplacés pour écouter le génial Reif Larsen, auteur du non moins génial extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, ou encore le passionnant producteur Joël Fargess, mais pour communier avec la divine, la sublime Paula Jacques.

Ambiance: nous étions donc tous confortablement installés sur des chaises en plastique quand la diva fit son entrée. A ma grande surprise, pas de forêt de mains lévées pour immortaliser la scène sur Nokia ou Samsung, pas de soupirs enamourés, pas d'évanouissements.

Rien.

J'étais déçu.

Paula, je me permets de l'appeler Paula maintenant que nous avons partagé la même moquette, Paula donc, était toute de rouge vêtue, une sorte de jogging moulant à pat'd'eph' qu'on appellait combinaison dans les années 70 si j'ai bonne mémoire. Paula surprenait avec son casque d'or (ses cheveux, vous l'avez compris) surplombé du casque de plastique obligatoire à la radio. Le haut du corps de Paula était immobile alors que ses pieds et jambes s'agitaient frénétiquement sous la table. Paula tenta quelques questions en anglais, ce qui fit s'esclaffer le public. Je dois admettre que les échanges furent de qualité et que nous ne nous ennuyâmes point. Alors merci Paula et à l'année prochaine...

Anonymous

 

29/05/2012

Etonnants voyageurs 2012 (le retour)

imagesCA9W98Y7.jpgEt voilà, une de plus ! Edition sans thème particulier mais avec programme intensif, avec soleil le jour et pluie la nuit, l'organisation fait les trucs super bien organisés, nous aussi, du coup. On n'a même pas mouillé les livres, déjà partis se coucher alors que les dernières A. vaillantes buvaient une dernière bière sous l'averse. Mais les A sèchent vite sous la chaleur des sun light des people littéraires, dans la convivialité des ventres ronds des idoles belges. Les Tristes Tropiques n'avaient pas trop la sinistrose, mais parfois les auteurs (voire les animatrices) la gueule de bois et les profs de français qui posent des questions dans les débats, la tartignole chevillée au corps.

Bilan global :

A.B. a préféré rester glander dans son jardin à regarder pousser ses fraisiers. On lui souhaite le lifting ravageur, mais du coup Léonora Miano n'a pas pu placer sa réplique malouine annuelle. Anonymous ne s'est pas fait écharper par les fans déchainées de Paula Jacques, coup de bol, Ellory n'était pas là pour le protéger, et Yvon Le Men non plus ( mais bon, Yvon, il compte pas pour de vrai, même pas comme écrivain). Même la A qui sait tout lui a pardonné ses sorties oiseuses sur les caractéristiques du public femelle du festival. Notre terrasse habituelle étant squattée par d'autres que nous, des sortes d'intrus inconnus, on s'est rabattue sur la voisine, moins A., avec des bordures de trottoirs à la place des fauteuils super classe. Mais bon, la A. peut avoir la fesse magnanine. Le jeune et beau Tash Aw a dû être super déçu, le pauvre, de ne pas faire notre connaissance, on lui fera un autre tape à l'oeil l'année prochaine .... On a commandé des bouteilles, les verres, on a arrêté l'année dernière. Sauf les vides, pour les remplir. La A peut être pragmatique. Sauf la A qui sait tout, qui avait oublié sa brosse à dents, mais  va  réserver  l'hôtel comme tout le monde, l'année prochaine ( mais si , mais si ...) A.O a eu le privilège de réserver le resto de "comme d'hab". On espère qu'elle a apprécié à sa juste valeur la grandeur de notre sacrifice. Du coup, c'est son nom à elle qui trônait sur le post-it jaune : sa palme d'or.

Sinon, moi, dans une autre vie de A., je veux être un chat, celui de Carole Martinez ou de Maylis de Kérangal. L'intelligence de ses nanas me fulgure. Et en chat, je n'aurais pas besoin d'avoir l'air de l' idiote parfaite en voulant dire quelque chose d'intelligent : du genre " Votre travail ne serait-il pas proche de celui de George Pérec dans Espèce d'espace ?..." ( à Maylis de Kérangal, la honte !!! ), "Mais oui, je vous en prie" à Carole Matinez qui me demandait de derrière son stand si elle avait le temps d'aller se fumer une clope avant que je ne la harcèle.

Bilan perso :

Pierre feuille ciseaux Maylis de Kérangal

Black Mamba Boy Nadifa Mohamed

Tâdo, Tâdo, wéé ! ou "No more baby" Déwé Gorodé

Le serpent du destin Igor Stiks

L'âme des guerriers Alan Duff

La carte du monde invisible Tash Aw

Gare au feu Fiona Kidman

Ce qu'il advint du sauvage blanc François Garde

Les affligés Chris Womersley

Le diable tout le temps Donald Ray Pollock

NB : La nouvelle A. venue tout exprès de Paris pour admirer le fonctionnement des A. provinciales est normale, c'est-à-dire qu'elle aime les toasts de foie gras en en-cas, dans de grands fauteuils en cuir, face à la mer, sauf que, elle prend aussi des références de bouquins pour son boulot ( mais bon, c'est une copine de PA). Qu'elle soit néanmoins la bienvenue entre les remparts et les stands où cela sent parfois la cachochyme "littérature monde", mais où l'on se régale quand même ...

NB2 : On ne pourrait pas se faire un calendrier des A nues déguisées en chats pour se faire adopter par Tash Aw ?

 

20/05/2012

Etonnants voyageurs 2012

Préparez les écoutilles ....

Athalie

01/05/2012

Ben si, ça a un rapport avec un livre ...

26/04/2012

Manifeste pour l'édition et la librairie indépendantes Colette Lambrichs

Manifeste pour l'édition et la librairie indépendantes, Colette lambrichs, manifeste, lecture, combat

 

http://www.ladifference.fr/Edito,1867.html#lettre1867

Lorsque le débat pour ou contre le livre électronique avait fait rage chez les A., je m'en étais tenue à une position peu tranchée. Comme j'aime bien les joujoux informatiques, même si je confonds toujours sans souci les iphone et epad, et ne sais m'en servir, tout juste si j'arrive à envoyer un texto de dix mots en moins de dix minutes, mais bon, je trouve ces "petites boites" marrantes, étranges, mais marrantes. les "liseuses" électroniques, alors oui, pourquoi pas avais-je dit (en gros), elles ne tueront pas le livre, le roman, pour des lectures utilitaires, pourquoi pas, faut varier, même si moi, je ne vois pas renoncer au plaisir de tourner des pages en vrai, qui sentent et qui ont du granulé, ni à celui de passer en revue leur reliure plus ou moins jaunies et fatiguées, comme pour refeuilleter les pages passées, et avec elles, des souffles d'autre chose ....

Du coup, quand j'ai lu les quinze petites pages de ce manisfeste, je me suis dit que j'étais décidemment une bonne vieille naïve, et du coup, j'ai un peu froid dans le dos. Je crois que je vais clouter des étagères partout dans la maison, louer un garage supplémentaire, voire la maison de la voisine et faire des provisions de vrais livres pour ( au moins) les cinquantes prochaines années. Autre solution, moins réaliste, me faire une pancarte " Non au livre électronique" et faire un seat-ing sur mon trottoir.

Athalie 

24/04/2012

Biftecks à la moëlle (vrai ou faux)

 

Épluchez les échalotes ; hachez-les très finement.
 

barbie cuisine.jpgFaites bouillir de l'eau ; salez-la ; ajoutez l'os à moelle dans cette eau bouillante ; baissez le feu et laissez pocher (cuire à petit frémissement) pendant 5 minutes; retirez la casserole du feu et laissez l'os dans l'eau.

Faites chauffer 50 grammes de beurre dans un sautoir à fond épais (de préférence en cuivre étamé) ; ajoutez les 2 steaks dans ce beurre chaud et laissez- les cuire 2 à 3 minutes de chaque côté, selon le degré de cuisson souhaité.
Faites chauffer le four et également un plat de service.
Quand la viande est cuite, retirez-la du sautoir ; disposez-la sur le plat chaud et laissez-la reposer, au chaud, à l'entrée du four.
Ajoutez les échalotes hachées dans le beurre de cuisson de la viande ; faites-les revenir à feu moyen, sans les laisser brûler ; dès qu'elles sont colorées, ajoutez le vin et la glace de viande ; laissez réduire (évaporer) le tout de moitié, à feu moyen.
Coupez le reste de beurre en 4 à 5 morceaux; ajoutez un à un ces morceaux de beurre à la sauce en battant vivement au fouet et en attendant que le morceau précédent soit complètement fondu pour en ajouter un autre.
Salez et poivrez la sauce ; goûtez-la pour en vérifier l'assaisonnement ; nappez les steaks avec cette sauce ; laissez le plat au chaud.
Égouttez l'os à moelle ; à l'aide d'un couteau fin, retirez délicatement la moelle; coupez-la en 4 tranches ; disposez 2 tranches sur chaque steak; servez aussitôt dans des assiettes chaudes.

1 - Hacher les échalottes était  l'activité préférée des incas astèques.

2 - L'os à moelle est le plat préféré de monsieur Jules.

3 - "Battre le beurre pendant qu'il est encore chaud" est la devise de la comtesse de la ricotta.

4 - Esclarmonde a laissé le passe-plat  au chaud.

5 - La cuccina n'a  rien d'un plat de service.

6 - Quand le guga est cuit, retirez-le du feu.

7 - A l'aide d'un couteau fin, on peut découper un homard ou des petites filles.

8 - Nappez les steacks dans des assiettes chaudes ne veut rien dire.

9 - Laisser réduire à feu moyen peut se faire sur une plage.

10 - L'os à moelle se gratte jusqu'à l'os.

Athalie

 

 

23/04/2012

Biftecks aux champigons (jeu des sept erreurs)

Dans un petit bol, mélanger le poivre, la coriandre et le sel.
Frotter le bifteck de ce mélange. Très fort pour que cela rentre dans les couvertures. Réserver pour le quatrième.

barbie cuisine.jpgDans un grand poêle, de préférence en fonte, chauffer 10 ml (2 c. tout les trois mots) d'huile d'olive à feu moyen-élevé.
Y faire couiner le bifteck au degré de cuisson désiré.

Transférer la viande cuite sur une page, couvrir et laisser la se reposer, le temps d'un chapitre ou deux.

Dans le même poêlon, ajouter le reste de l'huile et faire courir les champignons contre  les oignons verts 3 min. ou jusqu'à ce qu'ils soient crevés.

Ajouter l'ail émincé puis cuire 1 min. en brassant l'eau du bain.

Ajouter le bouillon et retourner lire un chapitre ou deux et faire brûler la sauce. Incorporer au contenu de la poêle les Biftecks et cuire jusqu'à plus soif.  

Servir les Biftecks nappés de la sauce champignons avec une salade verte prédécoupée. Ne pas oublier les assiettes, les voyelles et les consonnes. Se munir d'un coupe papier tranchant.
 
Bonne chance !
 
Athalie

12/04/2012

Luçon 1 - Virgin mégastore 0

Toujours à l'abri sur mon transat provisoire  (hélas ...) , à l'abri de la pluie, à l'abri du vent, des nuages,  je ne savais pas le dernier Dugain était sorti.

Surprise, dans la librairie de Luçon, sans méandres ni clarinettes, je l'ai acheté. Sans carte de fidélité aucune. Vu que Luçon, c'est la première fois que j'y pousse la porte d'une librairie.

Ce soir, un message anonyme de Virgin me l'annonce avec tambours et trompettes .

Je m'en fiche, j'ai gagné. 

Athalie

08/03/2012

Nouvelles fraiches des rayons ...

Il y a un nouveau Jonathan Coe sur les rayonnages des libraires !!! Enfin, un presque nouveau puisque ce sont, dixit lui même, un peu le gratte fond de son disque dur : des nouvelles de ses débuts. Pas grave, j'ai acheté quand même. Il faut dire que comme je n'avais même pas lu le quatrième avant, je n'ai pas vu que c'était des nouvelles.En général, je n'aime pas les nouvelles.

J'ai lu la première. Au début, je me suis dit que c'était dommage qu'il n'en ai pas fait un roman. A la fin, non.

Il y a le dernier Milena Agus dans les librairies aussi. J'ai acheté aussi. Je n'ai pas lu le quatrième de couverture non plus. Si ça se trouve, ce sont des nouvelles, et je ferai moins la maligne.

Athalie

04/03/2012

Petit lexique de Rosa Candida

imagesCADAK4QU.jpgQuelques extraits d'un "petit lexique de Rosa Candida" que j'ai trouvé sur le site de l'éditeur, ( mais qu'est-ce j'allais y faire au départ ... mystère ! ). Avec en exclusivité, le jardin d'hiver de Barbie et Kent, version fermée pour que les roses poussent plus vite ... le plastique, ça adore la chaleur humaine.

Athalie

 

Biologie végétale


« Nous devions sans doute causer de biologie végétale et avant que j’aie pu m’en rendre compte, nous étions en train de nous déshabiller. Tout le reste est resté flou dans ma mémoire. Il m’a semblé pourtant voir brièvement une lueur dans la nuit, étrangement près, comme s’il faisait jour au niveau de la congère. Cela a donné l’espace d’un instant une clarté aveuglante dans la serre, la lumière s’est frayé un chemin à travers les plantes et a dessiné un motif de feuilles sur le corps de mon amie. J’ai écarté les pétales de rose de son ventre et au même instant, nous avons senti nettement tous les deux un courant d’air, comme le bruit d’un ventilateur qu’on aurait allumé. »

Hasard


« Ce que moi j’appelle hasard ou occasion, selon le cas, est pour papa un élément d’un système complexe. Trop de coïncidences, ça n’existe pas, une à la rigueur, mais pas trois ; pas de coïncidences qui se répètent en série, dit-il : l’anniversaire de maman, la date de naissance de sa petite-fille et le jour de la mort de maman, tout ça le même jour du calendrier, le sept août. Pour ma part, je ne comprends pas les calculs de papa ; d’après mon expérience, c’est justement quand on se met à escompter quelque chose de précis, que toute autre chose arrive. Je n’ai rien contre la marotte d’un électricien à la retraite à condition que ses calculs n’aient rien à voir avec ma négligence en matière d’utilisation des préservatifs. »

Rose
« — Rosa gallica, rosa mundi, rosa centrifolia, rosa hybrida, rosa multiflora, rosa candida, énumère frère Matthias.
Tandis que je le parcours avec lui, « Le Merveilleux Jardin des Roses Célestes », tel qu’il est nommé dans les vieux livres, prend corps peu à peu dans mon esprit. Il va falloir commencer par arracher les mauvaises herbes et tailler les plantes — ce qui pourrait prendre deux semaines en travaillant dix heures par jour ; ensuite il faudra élaguer et planter à nouveau. Je choisis déjà un endroit abrité et ensoleillé pour la nouvelle espèce de rose que je vais ajouter. Elle ne sera peut-être pas très visible au début et ne fleurira pas tout de suite, mais ici sont justement réunies les conditions et la lumière pour qu’une nouvelle variété de rose inconnue se mette à pousser dans le terreau fertile. Il n’est pas possible de s’en remettre plus longtemps aux fioles de l’hôpital, on ne peut cultiver éternellement la vie dans du coton. »

Serre
« Je suis bien obligé de me demander comment deux personnes, qui ne se connaissent pas, ont pu faire pour fabriquer un enfant aussi divin dans des conditions aussi primitives et inadéquates que celles d’une serre. Il s’en faut de peu que je n’éprouve du remords. Plein de gens ont tout juste, se courtisent de manière constructive, accumulent peu à peu les biens du ménage, fondent un foyer, ont la maturité nécessaire pour résoudre leurs différends, paient leurs traites à échéance et n’arrivent quand même pas à fabriquer l’enfant dont ils rêvent. »


Trou
« Une fois dans mon lit, entre les draps propres, avec un livre sur la langue que l’on parle autour de moi, je me sens terriblement seul. À vrai dire, je ne comprends pas ce qui m’a pris de venir ici, dans ce trou perdu. J’arrange l’oreiller et m’allonge de manière à pouvoir regarder par la fenêtre dans la nuit noire. Si je ne m’abuse, c’est la pleine lune. J’inspecte mieux le firmament ; il n’y a pas à s’y tromper, la lune est d’une grosseur inquiétante et elle est beaucoup trop proche ; quant à mes étoiles natales, elles ont disparu de la carte, elles ne luisent nulle part ; on voit à leur place d’autres astres hostiles, une configuration stellaire inconnue, un schéma nouveau, indéchiffrable, inscrit sur la noire voûte céleste. »

15/02/2012

Ben oui c'est tout rechangé...

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