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05/09/2011

Une révolution ....dès la version 1!

04/09/2011

Compte rendu du premier week-end des A (1)

Peche-aux-palourdes---Carnac_3.jpgLes A. ont légèrement perdu le sens du temps.

Agnès B. n'a pas réussi à étrangler Acoco, pourtant, elle a bien essayé, la traitresse, par surprise, dans le noir et avec sa propre écharpe.

A. O a bien tenté de nous égarer et de nous jeter du haut de la falaise. Ce projet chafouin a également échoué.

Athalie a mis la table. Six couverts pour cinq personnes. Elle a ainsi prouvé, encore une fois, qu'il vaut mieux que ses compétences restent strictement littéraires. D'ailleurs, c'est la seule qui ait lu plus de deux pages en deux jours. Les autres ont promené leur livre.

A.O. et A. M.L ont définitivement prouvé qu'elles aiment presque autant la mer salée que le vin blanc. Mais pas en même temps et pas aux mêmes heures. Ce qui est louable.

Acoco n'avait pas apporté son matériel de pédicure, ce qui a été regretté.

A.M.L. a appris que les trous de palourdes sont légèrement plus rectangulaires que les trous de coques.

Athalie a appris qu'Anonymous avait de gros bras musclés. Elle ne le lui a pas encore dit.

A. B. a prétexté un mal de dos conséquent pour ne pas participer à une sortie collective et enthousiaste visant à remplir les ventres affamés des A. A la place, elle est partie acheter "Elle". Et "Libé". Elle n'a lu que le "Elle". En rentrant, Acoco s'est jetée goulûment sur le supplément pour homme avec un soupir gourmand.

Les A. ont cherché à définir le concept d'amitié virile mais aussi d'autres orientations possibles ....

Les A. n'ont pas regretté le départ des voisins de A. O. Les bobos snobent les bourgeois qui s'assument, mais qui causent vraiment trop fort. Les enfants n'ont même pas de game boy, les A. pensent remédier à cette carence éducative.

Les A. n'ont pas trouvé de solution à l'étrange malédiction qui semble poursuivre Athalie. Pourtant, elles ont essayé. Qu'elles en soient remerciées.

Les A. ont parfois parlé livres. Ce ne fut pas un domaine des murmures, et il n'y avait pas de prince d'Aquitaine. Mais c'était sympa quand même.

Athalie

 

 

28/08/2011

Notes de vacances ( 1 bis)

carcassonne.jpgVisite de Carcassonne, la vieille ville : une concession au tourisme de masse et aux enfants qui adorent les conneries du tourisme commercial. A l’arrivée, une forêt de dos qui montent la même rue, sans doute pavée, mais on ne le voit pas et sans doute bordée de maisons à colombages, qu’on ne voit pas non plus, occupés à éviter d’égarer un de nos enfants sous peine de le retrouver coincé entre une vitrine d’armures en plastique et une autre d’épées en mousse, l’air ravi et l’œil pétillant d’envie et de bonheur, dont il va falloir les priver dare dare.

(Moi ma technique, c’est la prévention, j’offre avant la demande, c’est comme cela que l’autre jour ma fille qui n’avait rien réclamé, s’est retrouvée avec trois bracelets tous plus roses à paillettes les uns que les autres. Mais ce n’est pas une technique fiable, j’en conviens.)

Vaille que vaille, on arrive au château, mon homme fait 20 minutes de queue, dans le calme et la résignation, comme tous les autres touristes, pour obtenir une visite guidée de trois quart d’heure, dont ne sait pas trop ce qu’elle comprend, mais bon, c’est tout ce qui restait. Durant ce temps, moi et les zozos, on a écumé les alentours immédiats, perturbés à l’idée que visiblement,  les estomacs touristiques devaient subir la religion du cassoulet ou du canard confit. J’ai quand même dégoté trois merveilleux bracelets en plastoc avec des bondieuseries dessus à 5 euros les trois, qu’une certaine A. devrait m’envier, si tout va bien. Je n’avais plus assez de liquide pour payer à ma fille une carte postale à 2 euros, dans la même collection des « dames du Moyen Age » dont on avait trouvé deux exemplaires la veille à 0,90… A Carcassonne, l’inflation est  étonnante, c’est ainsi que la deuxième extension du jeu du même nom, dont on est fan, se prend 5 euros de plus que dans une autre  ville quelconque, qui n’est pas entourée de remparts du Moyen Age, je veux dire.

On est quand même allé au restaurant, c’était inclus dans la journée : les enfants étaient ravis, il parait que les nuggets frites étaient meilleurs qu’à la cantine. Ma saucisse de Toulouse, non, le steack haché de mon homme, je ne sais pas. Mais le jardin était joli et la serveuse bien sympa. Elle a même souri en coin quand mon fils lui a déclaré que le resto était un des meilleurs qu’il ait connu.

Et puis, ce fut l’heure de la visite réservée. On est arrivé bien à l’heure, dans la cour, comme c’était marqué sur le ticket. Mais nul part ailleurs. Il y avait des groupes de partout, aucune indication, par là, nous dit une jeune fille, alors on a attendu par là. C’est ceux de 14.15 ? dit un homme qui a un bagde,  dans son truc portable relié à la billetterie, ben oui, ça doit être nous, ceux-là, puisqu’ on a réussi à comprendre que c’est autour de lui qu’il fallait se regrouper, et ça presque tous seuls comme des grands. C’est bien vous, ceux de 14.15 ? Ben oui, qu’on se dit vu que que c’est marqué sur le billet et qu’il est 14. 15. Le type avec le badge insiste auprès de qui ? on ne sait pas … Ben, ils ne sont pas tous là ? C’est pas grave, je pars avec ceux qui sont là. Vous êtes inscrits ? demande –il directement cette fois aux touristes dont visiblement, il vient de réaliser qu’ils avaient des oreilles, voire un cerveau. Ben oui, puisqu’on est là. Bon, je vous fait confiance, mais vous allez passer devant moi, avec les billets dans le sens de la lecture, de mon côté, la lecture. » Là, j’ai commencé à me dire que culture des enfants ou pas, ça n’allait pas le faire, du tout.  En tout touriste sommeille une humanité.

Pourtant, il a eu de la chance, parce que personne visiblement ne s’est trompé de sens de lecture, mais quelqu’uns n’étaient pas "inscrits". Je n’ai pas compris comment on pouvait avoir son billet pour 14.15 et n’être pas "inscrits". Il parait que c’était un privilège, cette visite. Les "pas inscrits" ce sont retrouvés derrière. Vu qu’on  n’était pas au complet, ça faisait quoi qu’ils passent ou pas ? Pas compris non plus. De toute façon, on a décidé de quitter le groupe après le discours historique introductif. Ça a fait de la place. Je ne sais pas si les autres ont subi sans rien dire le mépris de ce soit disant guide jusqu’au bout  … Je vais faire 4 siècles en cinq minutes, ça ne va pas être trop long ? Le traité de paix avec l’Espagne, c’est loin hein ? Louis XIV, vous souvenez, c’est un roi de France, le roi soleil, m’enfin, c’est un roi quand même ! Les albigeois c’est qui ? Et on ne me dit pas les habitants d’Albi, ça c’est déjà fait ! Il rigolait tout seul, empli d’une superbe vanité de baudruche.

Je crois que ça a été la première fois que j’ai répondu  à une question, pour abréger le truc. Quand il a dit bravo, je me suis sentie pire qu’une merde. C’est là où on a décidé de ne pas la faire, la visite guidée. Sauf ma fille qui voulait voir les remparts, alors on est allé faire le tour de garde.

Athalie

 

27/08/2011

Notes de vacances (1): d'un gîte dans l'Aude

cedez-le-passage.jpgHier, le propriétaire du gîte  nous a conseillé d'aller à « Carcassonne plage » parce qu’il y a plein de pédalos et des murs d’escalade et plein de monde pour que les enfants se fassent des copains. Je ne lui ai pas dit qu’on est  des sauvages de base et que sa piscine de 12 mètres de long et 9 mètres de large avec que nous comme seuls occupants par un cagnard de 35 ( plus ou moins) degrés, c’était pas mal aussi.

Vu un jour, même cagnard, sur le bord d’une route, une intersection en plein croisement de deux champs,  un homme en bleu de chauffe et chapeau de paille avec un seau et une éponge qui nettoyait le panneau stop. Après vérification, c’était un "cédez le passage". Très propre.

Il  y a un musée de la chapellerie à Espéraza. On n’y est pas allé.

Il  y a un musée des dinosaures à Espéraza. On y est allé. Les enfants préfèrent les dinosaures aux chapeaux. Moi, je ne sais pas.

Ici, les gens aiment les enfants. Un jour, je dispute ma fille qui faisait la tronche vu que je ne lui avais acheté que deux bracelets, un livre et une glace. Un dame se retourne : «  Tu sais, faut faire avec ce que l’on a et ta maman, elle est pas vraiment méchante ». Plus, tard, à l’épicerie du village on a appris que son « tout petit » vivait à Barcelone. Enfin, juste à côté.

J’ai appris qu’il avait plein de souris dans les vignes et que c’est pour cela qu’il en a qui sont venues manger les céréales des enfants. Par contre, un chat inconnu a élu domicile dans notre gîte, et les céréales, il s’en fiche, des souris aussi.

Quelques jours plus tard, le chat inconnu s’est envoyé  la moitié des lardons prévus pour les pâtes carbo pendant qu’on était à la piscine. Heureusement, il en restait un paquet. De lardons.

J’ai appris que Bugarach allait survivre à la prochaine fin du monde. C’est le fromager de Limoux qui me l’a dit. Plus tard, on a traversé ce village. J’espère que ça compte aussi.

Il parait que les châteaux Cathares n’ont rien à voir avec les Cathares. J’espère bien comprendre d’ici la fin des vacances pourquoi. Sinon, je pense que je vais laisser de côté cette question pendant un certain temps …

A Puivert, les baignades dans le lac sont interdites le lundi. Mon homme a dit que ce devait être le jour de congé du maître-nageur. Moi, je pense que c’est celui des poissons.

A Alet les bains, il y a un gîte à louer : le gîte Nostradamus. Sur la façade, il y a l'emblème des Cathares. A côté, il y a un cabinet de « retour à la vie » : aromathérapie, yoga, et autres transcendantalités. Je me suis dit que ce devait être la femme de l’autre, celui du gîte mystique. Par contre, il n’y a pas un seul troquet pour manger une glace. Enfin si, mais il était fermé. Peut-être tant mieux finalement. Il est situé dans les anciens jardins du séminaire.

On a acheté du sirop de prunelles fabriqué à Bugarach. Je pense qu’on augmente nos chances.

Sur la route pour aller à Mirepoix, il y a une maison avec deux sangliers en plâtre qui décorent l’entrée, comme des lions, mais en sangliers rugissant. Heureusement, c’est loin du gîte et on ne connait pas les gens qui habitent dedans.

Dans notre voiture, avec la clim à fond : je râle (un peu) parce que mes enfants ne semblent pas débordés de joie à l’idée d’aller découvrir une abbaye perdue au fin fond d’une vallée perdue mais avec une église cistercienne du XIII ème siècle et des vraies nonnes, des en vrai avec le voile et tout et tout. Je tentais une explication de la règle de saint Benoît, quand on a dépassé une famille qui roulait à vélo sur le cagnard : Vous préfériez peut-être qu’on vous oblige à pédaler toute la journée sur des routes de montagnes ? Mon fils : ben là c’est plat. Pas faux, mais après ça descendait.

Entendu  devant la billetterie du château de Puivert, au bout d’un petit sentier caillouteuse et abrupt et toujours sous le cagnard d’un début d’après-midi : une famille arrive pour prendre ses billets : on prend d’avance pour la grand-mère, si vous la voyez passer vous la reconnaitrez, elle a un chien. On a croisé la grand-mère en descendant, elle avait bien un chien, un petit noir et blanc, en laisse, devant elle, qui tirait

Athalie

20/07/2011

Mon chat n'est pas du rabbin (1)

065%20Morphologie%20chat.jpgMon chat est un chat. Basique. C'est surtout une chatte. Elle a pour nom Bonnie, dont l'orthographe est variable, c'est un peu comme la mastaflache, sauf que c'est vivant et que ça n'a pas la même couleur. Pas homologuée, mais conforme à la race chat, le genre inutile. Elle vient de Lozère, pour venir chez nous, ce qu'elle ne savait pas, elle a voyagé une journée entière dans le fourgon de la A. lozérienne, surnommée Bonnie à cause de Clyde, son homme, qui se nomme Casi en vrai, le temps d'une chanson à la noix, que ma A. de 20 ans m'a forcée à chanter, le temps de leur fête des 40 ans, ce qui fait que ça doit être plus être 20 ans maintenant, mais comme je ne veux pas compter, je reste sur une globalité.

Bonni, elle, n'a pas l'air de s'en souvenir, ni même de se rendre compte du poids de l'affectif qui pèse sur son poil, basique. Elle miaule pour qu'on lui ouvre la porte, les portes, celles de la maison quand il se met à pleuvoir et qu'elle était étendue en boule sur la terre tiède de la plate bande où j'avais mis des graines d'annuelles, pour que le jardin soit encore joli en aout, mais bon tant pis ... Celle du frigidaire quand elle a daigné dormir à la maison et qu'elle descend de dessus notre couette, affamée, et que nous on n'a pas encore pris notre café et que l'odeur de la patée de chat en petit dej, c'est bof ... Mais que de miaulement incessants en miaulements carrément énervants, elle va encore son mouron avant qu'on prenne le nôtre .... Celle du bureau quand elle a passé la nuit dehors et que maintenant qu'on est enfin levé, on pourrait quand même se dépêcher un peu ! Jamais, celle de devant, celle-là c'est pour sortir. Pourquoi ? On sait pas.

Bony, elle dort aussi avec les enfants, dès fois, on pourrait même se dire qu'elle les aime. Seulement, ils se disputent sa royale présence et ma fille pleure parce qu'elle pense que cette pétasse de chat qui se prend pour le sphinx, préfère son frère.... Vicieuse et perverse, Bony triomphe sur la couette et ferme avec nonchalance des yeux verts de chat qui savourerait un jubilé .... Quand elle a été malade, ça été d'une maladie rarissisme chez les chats, seulement vue chez les vaches, a dit le véto, mais super chère à soigner, tant qu'à en faire une .... On a eu la trouille, elle aussi sûrement, mais elle n'a pas miaulé une once de reconnaissance pour notre dévouement sans faille. Elle fait rire aussi des fois, tellement, elle est chat. Elle miaule dès qu'elle voit mon homme, dès qu'il rentre dans la pièce, alors qu'elle comatait peinard sur le pouf rouge (c'est celui qu'elle préfère, dans mon bureau, je lui tiens souvent compagnie, ça doit être pour ça, pour pas dormir seule), faut dire c'est le seul qui lui donne à manger sur commande. Parfois, il lui parle même, il la gronde. Elle miaule alors en décochant son regard qui caresse. 

Moi, elle s'en fout.

Athalie 

 PS :  si toutes les A. n'ont pas de chat, c'est pas grave, on peut faire une série sur les sans chat mais avec canari, par exemple ... pas grave non plus si y'en a qu'en ont plusieurs.

03/07/2011

Le monologue de la carte bleue (3)

0810_BelleDesChamps.jpgBen voilà, la fin de la journée approche et  c'est  pas les sacs qui lui manquent à la petite blonde ... déchainée, presque que du pour elle, la veste en cuir, top classe qui lui va super bien qu'elles lui ont dit les deux autres ... "Comme si elle t'attendait" ( c'est clair, les blousons matent, pensent et restent accrochés sur leur cintre en attendant une A blonde ...) "Super la couleur, avec tes yeux, ça va génial" ... Non, mais elles ont encore régressé ! Encore heureux y'avait pas de jupette ni de robette à fleurettes, elle aurait été capable de s'en saisir avidement et de tournoyer avec devant la glace. " Et celle-là les filles ???" Mais elle a déjà plein sa garde robe, des fleurettes, même sur les petites culottes et les soutiens gorge .... C'est son style, qu'elles lui ont dit, les copines, plutôt tendance old black en 38 ( y'en a une qui dit 36, la menteuse !), le bleu marine c'est "pour changer". La A "petite blonde" a même essayé un truc rouge, pas bordeau nuit, pas pourpre obscur, pas garance profond, non, juste rouge. Hérésie et anathème, pourquoi pas jaune canari, bleu grenade, voire (là, j'allucine) "taupe" !!!! ou "sésame" ... Et ses enfants, elle y pense ? surtout le plus petit qui n'a plus rien à se mettre, tout juste si il ne va pas en costume spiderman à l'école (trop petit, en plus, le costume), et son homme .... même pas une chemise à fleurs. Elle dit qu'il n'aime pas, tu parles, il en rêve, il en fantasme même, la nuit, il se relève pour y penser.

De mauvais poil, moi? pas du tout, c'est juste que j'ai mal à la tête, à force de chauffer, moi, et elle s'en fiche en plus, s'occupe même pas de me laisser un temps de répit... Si elle continue, je vais faire une crise et manger mon code ....

( A. "petite blonde" , c'est juste pour que tu la refasses, la tienne ...) 

Athalie

28/06/2011

Monologue de la carte bleue(2)

carte-metal-famille-nombreuse-4.jpgAlors c'est reparti...
La petite, elle en a deux . elle croit la pauvre que ça la rend plus riche , que ça va moins se voir, mais moi je sais qu'elle planque tous ses relevés même pas ouverts dans sa commande sous les culottes en dentelle orange....Elle s'invente des histoires:'' Moi , j'ai trois filles, une petite-fille, un mari qui adore les chemises à fleurs et roses par dessus le marché, une copine qu'a passé commande !'' Bref, elle s'autosuggère qu'elle va au charbon ( trois heures de route avec l'autre folle, la fêlée qui se prend pour un régulateur de vitesse et celle qui conduit qu'arrête pas de causer et qui loupe toutes les sorties et vas y qu' j'te rajoute un quart d'heure au compteur...) Pour les AUTRES tellement qu'elle est une bonne mère, une super copine, une épouse parfaite, une mamie trop top. Bon on sait tous qu'il y a pas pire qu'un aveugle qui ne veut rien entendre...
Et elles arrivent enfin ( bon faut quand même que la blonde... (c'est pas des légendes) arrive à faire son créneau et encore un petit quart d'heure de grignoté comme son sandwich  d'ailleurs avalé par le GPS...)
remarque elle s'en fout car elle parvient encore à rentrer dans le 36 du coup.
Bref, elles arrivent enfin; comme d'hab, ça chope tout et n'importe quoi! surtout les deux autres il faut bien le dire ) ça se met à moitié à poil entre deux rayons ça empile les pulls noirs ça essaie vaguement un fut de garçon boucher qu'elle trouve trop classe mais que les deux autres écoeurés et vertes de jalousie lui ordonnent de remettre en rayon. Bon elle dit rien car du coin de son petit oeil vif et audacieux elle a déjà repéré( en 42 mais ça va lui donner cette allure androgyne que la nature lui impose de cultiver... ) LE blouson de sa vie , celui qu'elle a déjà vu dans ses rêves un peu bourrée, celui dont elle aurait voulu tout savoir  sans jamais avoir osé le demander.
je passe rapidement sur le fait que la sociopathe , celle qui aurait voulu devenir radar ait acheté le même:
De mémoire de soldeuses, ça ne  s'était presque  jamais vu !!!! ( sauf une petite chose noire il y a quelques années mais elles étaient encore en phase d'observation : '' Whaouw on est trop belles comme ça toutes les trois habillées pareil. vivement la Banche !!!!!!( re parenthèses, au fait plus de Banche décision uni latérale qui en dit long sur le fonctionnement démocratique de notre beau pays...))
   L'affront paraissait insurmontable. mais c'était sans connaître les infinies ressources de mon ingénieuse  et non moins espiègle maîtresse qui le dimanche venu ( la vengeance s'est mangé très chaude ce jour là...) fit subir à la livrophage une telle humiliation ( 8/7;9/8;12/10) qu'il me semble difficile d'imaginer qu'elles puissent envisager de se retrouver dans le même ciné ou dans le même café du port un jour ...

Fin de l'épisode.

A. B.

25/06/2011

Monologue de la carte bleue(1)

0711%2011_00_2007%202Cloned%20goats_De%20Vuyst%20Belgium,%20est=1000%20Euro%20sold=950%20Euro.jpgNon, j'y crois pas, elle ne va pas ENCORE s'acheter un pantacourt en jean ... ! Les deux autres le lui disent, un tant soit peu plus lucides quand même :"Ben ouais mais ils sont pas pareils, pas tout à fait, y'en a un qu'est plus foncé ... Tu sais, c'est celui que je t'ai racheté à la braderie" ... Ben, pour une fois qu'elle se souvient de quelque chose ! Ah, les marques, elle ne mélange pas les noms ni les étiquettes, même les marques de peinture, C'est pas pour comme les films et les titres de bouquin, pas fichue d'en retenir un nouveau ... Mais c'est pas vrai, pas la veste ! Elle a vu le prix au moins !!! En plus, c'est la même que celle de sa copine, aucun goût toute seule, faut toujours qu'elle demande " Et ça, ça va ? " "Et ça ?" ... Elle ne peut pas innover, non ? tenter du rouge, du jaune, sortir du noir :"Oui, mais le noir, ça va avec le noir"... Indécrottable.

 Et sa propre fille, des trucs violets,  violet rose délavés, le genre de trucs lozèriens, la branchitude des chèvres ... Pas plus de neurones la Athalie, sauf que les chèvres, elles s'habillent pas. Pas bêtes. (d'ailleurs les chèvres aiment-elles le rose violet délavé ? pas sûre, on ne sait pas).

Heureusement, pas une seule chemise à la taille de son homme (il n'aime pas les chemises, c'est pas qu'il lui a pas dit, c'est qu'elle, elle aime les chemises, surtout celles que son homme n'aimerait pas porter, à fleurs. Pourquoi, on sait pas.)

Le fils ne s'en sort pas trop mal, il va récupérer la ceinture IKKS (sauf qu'il s'en fiche et de la ceinture et de IKKS, lui). Trop petite pour elle, la ceinture, et marron.

Elle avait pas vu. Pourquoi, on sait pas non plus.

Athalie

PS : à vous les filles ... et pour la lozérienne, c'est pas moi, c'est les autres ...

 

13/06/2011

Etonnants voyageurs 2011

EtonnantsVoyageurs2011.jpgCela fait un grand trou avec la note sur le même évènement dans les archives, mais avis aux A qui voudraient combler le temps passé, détailler la mise en place progressive de nos petits moments communs, des rencontres et souvenir des dernières éditions, moi j'ai déjà du mal avec celle-là, avec tous les nouveaux noms d'auteurs dont il va falloir se souvenir ... et pas trop mélanger, les noms d'animateurs qui viennent s'en mêler, en plus, et les pseudos des A. au complet, plus ou moins maintenant (mais toute A. nouvelle est la bienvenue), les nouveaux titres à garder dans l'ordre, ça va pas être de la tarte ...

Cette édition fut donc, entre autre, placée sous le signe de l'organisation, mais aussi de la continuation. Quelques nouveautés : on a réservé le resto du samedi, le même que d'hab, mais avec un jour d'avance, et commandé une bouteille de blanc à l'apéro, au lieu de cinq ou six verres, sur la même terrasse que d'hab. Bon, c'est le serveur qui a eu l'idée, mais on l'aurait eu l'année prochaine, donc cela ne compte pas. Il y a toujours les tenantes du menu à 12 et celles du menu à 16, mais un homme de plus à la table. (on ne sait d'ailleurs si il reviendra). Une A s'est presque décidée à réserver à l'hôtel comme tout le monde, mais ce sera (peut-être ...) pour l'année prochaine aussi. L'Atalys ne saura mieux se nommer. (Evidemment, pour la A de Lozère, c'est plus dur à suivre.)

Pour le moment, bref compte rendu, seulement des achats perso : Sukkwan Island de David Van sur recommandation de la A dite "l'érudite" , Jours d'Alexandrie de Dimitris Stéfanakis, Mardochée de Kébir Mustapha Amni, Le plaisir ne saurait attendre de Tishani Doshi, Blues pour Elise de Léonora Miano (qui ne dira plus à Agnès qu'elle adore son prénom parce que c'était celui de sa nourrice, vu qu'elle le dit tout les ans, enfin, c'est ce qu'elle a dit cette année, on verra l'année prochaine, aussi ...), Le dîner de Herman Koch, Istambul était un conte de Mario Levi et Dans la main du diable de Anne Marie Garat. Une jolie rencontre, d'ailleurs, à raconter, un de ces jours ...

Athalie

 

 

31/05/2011

Les cartes de fidélité

enfers.jpgDans les librairies, avant, on passait à la caisse, on avait les - 5 % d'office et puis voilà. Je ne sais pas d'où ça sort que ça ne marche plus comme ça ?

Il y a un certain temps, la caissière de Virgin me propose une carte de fidélité. C'est pas que je sois une fan de ce type de supermarché, mais bon, il y a des livres dedans, et c'est tout ce que je vais y faire. Surtout sans lire les bandereaux à la noix qui font "conseils personnalisés" et "le livre est ici lu et respecté". Mon oeil, gros comme un orteil de Gargantua. "Gargan qui ?" dit le bandereau photocopié. Passons.

"Elle est gratuite" (la carte). Bon, pourquoi pas, c'est bien situé Virgin, et vu la quantité de livres que j'achète, je ne peux pas perdre. Donc, je valide ma carte sur internet comme indiqué. Je comprends que 1 euro = 1 point, que, au bout d'un certain nombre de points, je vais passer des "niveaux" qui me donneront de plus en plus d'avantages, la chanceuse que je suis d'avoir la carte ... J'aurais même droit à une remise de je ne sais plus combien sur un jour décidé par le magasin, mais dont je serai avertie A L'AVANCE !!! (pas après, ni le jour même, donc). Trop bien. Je valide. (je passe les autres avantages, tous plus extraordinaires les uns que les autres, ça clignote tellement y'en a).

Et je continue à acheter mes bouquins chez Virgin, comme avant, pas plus, pas moins. Je remarque que je passe mes niveaux, tranquillement, comme une bonne acheteuse, conscienceuse, du genre : je rentabilise ma carte, je suis une bonne petite consommatrice et au bout, j'aurais ma récompense. J'en salive d'avance du bon d'achat de 5 euro, auquel j'aurais enfin droit après 200 ou 300 euros d'achats, ma carte bleue en pleure de soulagement et de bonheur.

Sauf qu'au bout d'un moment, je ne comprends plus : je ne passe plus de niveau ... Je stagne .... J'en tremble. Et je vérifie où est l'arnaque dans les petites lignes de l'offre sur le site, j'écris même un mail au chef du web (c'est dire ma frustration, moi qui ne suis même pas capable de vérifier mes comptes...). Je demande à la caissière, vu que le chef ne répond pas à la bonne petite consommatrice que je suis. Elle oui. " Ben, en fait, au bout d'un moment (elle a peut-être été plus précise, mais moi, les dates, c'est comme les chiffres, ça devient vite vague...), les livres, ils ne comptent plus pour les points, c'est juste les autres choses". Ben oui, mais moi, les autres choses de chez Virgin, je les achète pas. "Alors, j'ai pas droit à ma remise sur les livres ? ben non, puisqu'il faut acheter autre chose que des livres pour pouvoir .... avoir une remise sur des livres ? Ben oui." Logique.

Depuis, j'ai une carte à la FNAC et au Forum.

Athalie

 

 

Le mode d'emploi d'un apéro réussi

(en hommage à Rosanne et Céline, mais aux A aussi)

Avoir eu un problème dans la journée (trop fastoche dirait la même qu'avant : suivre l'ordre du blog voir archives n'importe quoi " comment prendre un bain réussi"

Ne pas savoir comment le résoudre (ou ne pas vouloir le résoudre, cause envie d'un apéro, problème ou non)

Ne pas avoir envie de prendre de bain : ça recule l'heure de l'apéro et l'apéro en pyjama avec la crème qui colle, c'est pas top, et puis le bain, c'est trop de timing, l'apéro, ça doit être "free"

Convaincre quelqu'un de la maison de le prendre avec vous : les enfants étant exclus, on a des limites quand même, reste dans l'ordre son homme, c'est le plus pratique, on l'a en général sous la main ;  les voisins, mais il faut que cela paraisse normal, donc les connaître avant, avoir même discuté quelque peu ... les croiser par hasard dans la rue ou sur le palier restant problématique. Lancer à la cantonade "Vous n'auriez pas envie d'un apéro" au type (ou à la nana) qui rentre chez lui les clefs à la main alors que vous êtes en train de poireauter depuis un certain temps comme une andouille sur votre palier ou devant votre portail en essayant d'avoir l'air normale, peut ruiner votre réputation d'alcolique non anonyme. Enfin, les copains, mais ils sont en général peu fiables, vus qu'ils habitent plus loin et que votre envie d'apéro, franchement ça urge. En plus, le temps de les appeler et qu'ils rapliquent, vous serez déjà dans le bain, de désespoir ...

 Donc, votre homme. Reste à savoir ce qu'il reste à boire et à grignoter dans la maison (pour se donner une contenance en levant le verre, puisque l'important, c'est le verre, mais quand même, on a sa dignité, enfin, pour l'instant).

Prendre deux verres à pieds et autoriser les enfants à aller voir un DVD sur l'ordi dans leur chambre. "Mais maman, y'a école demain, normalement, on n'a pas le doit ..." Oui, ben aujourd'hui, si ! en plus y a plus qu'une journée, vous n'allez pas chipauter, c'est pour pas longtemps, mince, alors.

Reprendre le cours des choses normales : remplir les deux verres, bien les remplir, ou pas (si prévision d'un deuxième, ou si quand même). Et se poser les fesses, se dire qu'on en a le droit, que le repas attendra, de toutes façons, c'est pas près d'être cuit, que les enfants verront pourquoi pas ! le DVD en entier ....

Athalie

 

 

09/05/2011

Carnet rose

img_1161526429312.jpgZélie est une personne ouverte, sociable, communicative, extravertie, exprimant la joie de vivre et appréciant les échanges avec les autres. C'est une individualiste qui est prête à fournir beaucoup d'efforts pour accomplir ses projets, sa volonté et son ambition étant à toute épreuve. Dotée d'une grande sensibilité, elle peut parfois apparaître réservée, discrète, timide C'est à la maturité qu'apparaîtront sa force, son sens des responsabilités, sa détermination, et sa capacité à prendre en charge les autres et à les guider. Perspicace, intuitive, elle possède une excellente écoute, et sait être tant une amie attentive qu'une conseillère avisée. Attention toutefois qu'elle n'abuse pas trop de l'ascendant qu'elle peut avoir sur les autres pour imposer ses conceptions avec autorité. Indépendante, originale, honnête, volontaire, Zélie est sans aucun doute une personnalité à part entière. Enfant, elle joue les Sarah Bernhardt et manipule avec maestria son entourage, qu'elle tyrannise sans vergogne. Les activités créatives lui sont conseillées (théâtre, danse, dessin...). Elle se montre prompte, dynamique, adaptable, maligne, curieuse d'apprendre et douée d'une grande vivacité intellectuelle.

Bonne chance ...

Athalie

31/03/2011

La librairie de Banon

P1010107.JPG Banon, c'est dans les Alpes de Haute provence, on avait loué un gîte pas loin l'été dernier, parce que personne n'y va et qu'il y fait chaud. Pourquoi personne ne va dans cet endroit où il fait beau, et chaud et où il n'y a personne, enfin, je veux dire pas de hordes touristiques, m'échappe ... Surtout après y être allée.

A Banon, il y a quelques magasins, peu, mais les essentiels : une boucherie charcuterie avec des chaises dedans, disposées de chaque côté de la fille d'attente (ben oui, il n'y a pas hordes, mais quand même), pour que les mamies descendues du haut du village (qui est haut et la rue pentue ...) puissent s'assoir et se taper la discut avant de remonter ; une épicerie à tout faire, "Super Banon", elle s'appelle, le tenancier aborde un tee-shirt rouge avec le nom dessus et vous vend du fromage de chèvre comme si chacune des crottes était un millésime rarissisme ... (Bon, il faut aimer le fromage de chèvre, mais, nous, on aime, on a fait une telle cure que le sevrage fut rude) Y'a même un brumisateur qui se déclenche quand on entre.... Le top technologique du coin. Parce que c'est paumé quand même comme coin, bien planqué dans les champs de lavande qui font fuir l'envahisseur touristique. C'est paumé, mais c'est beau, c'est super beau.

Y'a pas de supermarché, mais il y a une librairie. Un truc comme ça, ça donne l'idée du village. Devant la librairie, pas loin de la placette à la fontaine (non, je n'invente pas) il y a trois bars avec des terrasses, avec des gens dessus qui mangent des glaces après avoir acheté des livres, ou pas, certains, c'est le pastis. D'autres déambulent dans les rues (pentues) avec un sac plastique à la main : "les bleuets" marqué dessus (c'est le nom de la librairie)

La première fois qu'on y est allé, à Banon, on n'y a pas cru. La deuxième, j'ai regardé si il n'y avait pas un collège quelconque pour demander ma mut. Il n'y en a pas, comme le supermarché. On ne consomme pas bêtement, dans ce pays là, on savoure. Donc, nous, comme on est des touristes,qu'on est pas dans la vraie vie du village, on a savouré les fromages et les odeurs de lavande, et on a consommé des livres. En plus, au gîte, il y avait piscine et transats pour aller avec la lavande et les mûres, à cueillir quand on avait fini les bouquins (et après, il fallait retourner à Banon, en plus, pour le ravitaillement en fromage de chèvre et en  livres ...)

Une histoire que celle de la librairie de Banon : un type, un tournant de sa vie, il a racheté le vieux tabac presse et en a fait l'attraction touristique majeure du coin perdu mais beau et odorant, et pentu et sec comme un coup de trique des romans du père Magnan : cela donne des années plus tard, une vieille maison labyrinthique avec des livres partout. En tas, en vrac, pas comme les supermarchés du livre de chez nous. Avec les dernières parutions, sans la recommandation manuscrite de Sophie (FNAC) et Emile (Virgin) qui entoure le truc à vendre. Ouf !

Frime intime assurée, lire le dernier Dugain, "L'insommie des étoiles" dans les derniers rayons du soir, avant un p'tit blanc, en regardant les lavandes faner. Je ne vous fais pas le bruit des cigales, il n'y en avait pas ...

 

Athalie

 

Le dicton du mois

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Avril
Sans soirée filles
Lexomil
 
Agnès B.

08/03/2011

un mode d'emploi anti mastaflashe (quoique ...)

 

Pour prendre un bon bain ;Picture in Fichier bribes (2).jpg

Avoir eu un problème dans la journée (trop fastoche, dirait ma fille).

Ne pas avoir de solution à ce problème, du moins dans l'immédiat, voire même plus tard.

Avoir des perles de bain en quantité suffisante, on peut aller jusque trois dans les cas vraiment difficiles, mais en mélangeant les couleurs et donc les odeurs ou "fragrances", terme plus "perles de bain" de chez Yves Rocher (les moins chères).

Oublier le bain moussant (has been).

Mettre le thermostat à bonne température et laisser couler, dans tous les sens du terme.

Pendant ce temps, préparer les occupations : mettre le masque (en alternance un hydratant et un désincrustant ou un affermissant). Ne pas se tromper avec la fois d'avant, ne pas mettre les deux, l'un par dessus l'autre ...., puis retrouver le gommage "spécial pieds", le mettre sur le bord, retrouver le gommage corps (plus dur, ne doit se faire qu'une fois par mois, donc se souvenir de quel mois on est), et éventuellement le masque hydratant pour cheveux (si cheveux secs, sinon, on n'oublie cette étape) autres produits possibles selon la gravité du problème. (le plus de produits variant avec le plus de gravité, comme vous l'avez compris !)

Les huiles essentielles sont à réserver aux cas d'urgence.

Retourner dans la chambre en évitant les différentes remarques de votre homme sur l'aspect ridicule que vous donne les différents masques.

Préparer le pyjama (princesse Tam Tam, of course ...), dépareillé mais assorti quand même, les chaussons, la crème pour le corps, assortie ou non, selon urgence du bain qui est encore en train de couler et qui va finir par déborder si on continue à lambiner comme ça.

Revenir dans la salle de bain. Rentrer dans l'eau avec ses masques. Fermer les yeux. Rouvrir les yeux, se mettre au boulot pour enlever toutes les couches et se se faire les gommages prévus. Ou non, si on a la flemme, finalement.

Sortir.

S'induire le corps de crème ( qui colle au pyjama). Se dire qu'on a gaspillé des litres d'eau alors qu'il y a des gens qui meurent de soif dans le monde. Se dire que de tout façon, ils n'auraient pas bu l'eau de notre bain. Se répondre que ce n'est pas une raison pour l'avoir gaspillé égoïstement. Reprendre un bain parce que c'est un nouveau problème ....

Athalie

 

 

30/09/2008

La braderie Saint Martin

Le troisième week-end de septembre, c'est la braderie du canal Saint Martin. C'est aussi les journées du patrimoine. Après, on fait un choix. Nous, on fait braderie. Patrimoine, c'est pour les profs-profs.Braderie, c'est pour les profs bobos,encore modernes et jeunes... Enfin, c'est notre point de vue à ma copine Agnès et à moi.
Les braderies, on peut les voir de différentes façons. Moi, je dis que c'est un moyen de lutter contre la société de consommation en refusant de jeter des trucs qui peuvent encore servir. Ce qui est d'une totale mauvaise foi, puisque cela veut dire aussi qu'on a acheté plein de trucs inutiles, finalement. Mais bon, c'est encore une histoire de rituels avec ma copine Agnès.
La première année qu'on a fait ça toutes les deux, sa fille Sarah nous avait fait des sandwichs super tops, maison et tout. Cette année, on a mangé des américains de base. Sarah avait dit qu'elle dit qu'elle ferait des cookies. J'ai pas osé réclamé et on a acheté des crêpes au nutella sur un stand super loin.
On s'est rattrapé sur les jus de fruits frais à 2 euros sur stand bio. J'ai fait tellement le plein de vitamines que finalement j'ai pris une bière en rentrant chez moi. J'espère que les fruits frais ne vont pas gagner la bataille de mes intestins.
Notre stand est connu (sans être le stand où faut être vu, comme celui d'Anne Elo, un peu plus loin et qui draine le "tout Rennes" de la branchouille), surtout par nos copains qui squattent nos chaises. Du coup, j'ai pas pu vendre les miennes, un superbe concept pourtant, des chaises de camping pliantes recouvertes de toile de Jouy et bombées or. c'est même pas moi qui les ai faites. Je crois bien même ne jamais les avoir achetées.
Jusqu'ici, on avait toujours un défi sur notre stand : l'année des valises du père de David (le mari de ma copine Agnès) fut, je pense, la plus décalée. Au moins cinq valises et une dizaine de sacs FRAM à écouler en deux jours sur un bout de trottoir. Il reste encore des sacs. Mais plus de valises.
Sept enfants à nous deux (d'accord, c'est elle qui en a le plus !) et une réserve de bodys petit bateau à en faire frémir plus d'une ...
J'avais donc dit "C'est la dernière". Mais voilà, l'année prochaine, finalement,  Agnès m'a dit : "on prendra un plus grand stand encore, les enfants viendront avec leurs jouets, ce sera génial"
Je vendrai donc pas mes chaises, le père de David nous amenera de nouvelles valises, on mangera sur le stand, avec trois pulls et quinze parapluies.
Des fois, je n'ai aucune volonté !