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20/03/2013

Le camp des morts Craig Johnson

le camp des morts,craig johnson,romans,romans policiers,romans américains,wyomingAprès être tombée sous le charme du shérif le plus chéri des lectrices de Craig Johnson, Walt Longmire, cet été dernier, après donc ma première rencontre avec lui dans Little bird, il me tardait de retrouver sa mélancholie latente, son charme pataud, son flegme torride et sa compagnie d'avec son double indien, Henry Beard, un peu plus "grand loup solitaire" au charme ténébreux mais tant pis.

Ils sont donc bien là, sans surprise, même si Henry est un peu plus en retrait que dans le premier tome, (mais toujours là au bon moment pour son copain quand même), sauf que Walt, en plus est drôle. Pas à se tordre, mais le voilà qui fait dans la légèreté caustique, voire la légereté tout court. Par moments, seulement, car il sait raison garder et ne perd point de vue son but de gentil redresseur de la justice, faut pas dévier le personnage, ce serait dommage de l'abimer dès le second tome. Quoique, il s' en prend de sacrés torgnioles le père Walt, ce coup ci encore ...

Côté coeur, le calme reste plat, malgré l'intrusion d'une sulfureuse et sémillante contrôleuse gouvernementale chargée des ouvertures de coffres en banque oubliés dont mon petit doigt de lectrice me dit qu'elle reviendra faire un tour dans ce coin paumé du Wyoming. A la décharge du Walt, son enquête ( ben oui, il y en a une ...) lui laisse peu le temps de rentrer dans son lit et il fréquente plus sa cellule de sa prison pour dormir que sa maison livrée aux courants d'air. En plus , le poêle à bois n'a pas encore été livré. Ce qui est gênant pour le côté torride (pour la peau de bête devant le poêle, je n'ai pas d'indices ...).

Côté mystique, Walt a bien encore quelques hallucinations de temps en temps : une histoire de revenants qui lui causent et le protègent des gros, gros dangers, mais, le plus souvent, c'est de lui même qu'il se fourre dans les congères qui passent par là et dans la gueule du loup ( loup solitaire comme Henry, mais beaucoup plus tueur que charmeur et ténébreux au sens infernal du terme, cette fois)

Donc, il neige, beaucoup visiblement, même pour le Wyoming. Le shérif Walt,  qui est un homme fidèle en amitié va malgré tout passer sa soirée habituelle dans la maison de retraite où le vieux shérif unijambiste et soiffard, Julian, sévit. Entre lui et lui, c'est une longue histoire. C'est le vieux qui l' a embauché, engueulé et qui lui donne sa claque aux échecs toute les semaines.  Le vieux shérif a fini par raccrocher l'insigne, mais pas ni la bouteille ni la gueule de bois. Il reste quelque imprévisible ... et peu tolérant à d'autres opinions que la sienne. Et là, quand Walt arrive, la vieux Julian a fichu le un chambard total dans sa maison de retraite. Mari Baroja, la petite vieille qui mangeait des gâteaux à quelques pas de la sienne n'est pas morte naturellement. Sans compter que comme le vieux Julian n'a l'ombre ni d'une preuve, ni d'un suspect et encore moins d'un mobile, donc, c'est sûr, il a raison.

C'est le départ de l'enquête enneigée de Walt où les victimes se succèdent comme des mouches et le shérif zigzague dans ses hypothèses. On se régale ... d'autant plus que d'autres joyeux lurons sont recrutés dans l'urgence : un doux basque qui passait par là ( et qui va bien servir, n'en déplaise à la cohérence logique de la propable utilité d'un basque au Wyoming ...), et le Double Touch, un géant pour l'instant plutôt pacifique .

L'épilogue, par contre, fait craindre le pire pour nous, pauvres lectrices impuissantes face au charme quelque peu direct de la Vic, l'adjointe, devenue célibataire de choc ...

 

Athalie

06/03/2013

Etranges rivages Arnaldur Indridasson

etranges rivages,arnaldur idridasson,romans policiers,roman islandeLe bandeau annonce " Erlendur est revenu", soit, il est bien là, dans le livre, je veux dire, mais il est quand même resté coincé dans les replis de sa mémoire, en plus, il se met à voir des fantômes, ce qui n'est pas bon signe ...

Dans son fjord d'enfance, il s'est installé dans les ruines de la maison, la maison où il vivait quand son frère y vivait aussi encore, sa mère, qui aimait rire avant, son père dépressif mais qui jouait du violon de temps en temps, et lui était un grand frère, un peu jaloux d'une petite voiture rouge. Il y dort dans un campement approximatif, à ciel quasi ouvert, se réchauffe dans sa voiture, se douche à la piscine municipale ( détail qui n'est révélé qu'à la moitié du livre, alors que moi, son hygiène corporelle me turlupinait depuis le début, mais bon, c'est dire ma trivialité parfois quand je lis un livre qui m'endort quelque peu). Pourquoi il est là, il ne sait pas trop en fait, toujours son frère disparu qui le coince, je suppose.

Un jour, et toujours sans savoir trop pourquoi, Erlendur suit un vieux chasseur de renard qui va lui raconter une autre histoire de disparition, aussi lointaine ou presque que celle de son frère et sans rapport avec elle. Evidemment, comme c'est une histoire de disparition, elle va lui raisonner dans l'oreille. D'autant plus qu'elle bien tassée au fond du fjord.

Un soir d'une autre tempête, une jeune femme, Mattildur, est partie de son foyer pour aller rejoindre celui de sa mère et n'y est jamais parvenue. Elle est restée coincée quelque part, elle aussi, dans les replis des mémoires des vieux du village, de sa vieille soeur qui s'en souvient à peine, d'un vieux pêcheur, Ezra, qui tabasse les poissons fumés, et de bien d'autres ancêtres aux souvenirs troués, que notre enquêteur va aller interroger, toujours sans trop savoir pourquoi, juste pour savoir.

 Il faut dire quand même que la nuit de la tempête durant laquelle Mattildur a disparu, une patrouille de soldats anglais s'est aussi égarée, sur le même chemin qu'elle, mais dans le sens inverse. Alors que les recherches ont permis de retrouver tous les soldats, vivants ou morts (sauf un corps, mais c'est pour le suspens), elle, personne ne l'a jamais vue.

Il faut dire aussi que Mattildur, elle était un peu mal mariée, et que des légendes ont couru dans le fjord après sa mort, des histoires de vengeance post-mortem et de corps qui faisait du bruit dans le cercueil ...

Erlendur vaque, de maisons en maisons, pour reconstruire l'histoire, retrouvant en passant quelques éléments sur la sienne. Sans vraiment d'ennui, ni vraiment d'intérêt d'ailleurs, j'ai suivi Erlendur sur sa lande ( après tout, j'étais venue pour le retrouver !), quand même, je me demande toujours pourquoi il n'a pas mangé le poisson fumé d'Ezra. Suite au prochain épisode ?

 Du même auteur sur ce même blog :

Betty

La muraille de lave

La rivière noire

Athalie

 

28/02/2013

L'homme de Lewis Peter May

l'homme de lewis,peter may,romans policiers,romans historiques,écosse,romans angleterreDans ce deuxième tome, ça y est, Fin Macleod a définitivement largué les amarres. Son divorce d'avec sa femme-amie, est prononcé, sa démission donnée, il n'est plus policier et peut s'installer sur son île, Lewis, et y retrouver tranquille ses fantômes : ses parents morts il y a longtemps dans un accident, son amour de jeunesse, Marsailis, en cours d'exhumation, et son fils , Fionnlag, exhumé au premier tome,  et jeune père peu reconnu depuis peu, à peine esquissé dans  "L'île des chasseurs d'oiseaux". Fin emmène quand même avec lui dans sa nouvelle vie, un autre fantôme, son autre fils, tué  il y a peu aussi, par un chauffard, impuni ( du moins jusqu'ici ...). Sa nouvelle vie se limite ( du moins en théorie) à un seul projet, restaurer la maison qui fut celle de son enfance perdue, quand son père repeignait tout en violet, il s'installe dans sa tente, battue par les vents et les pluies.

Seulement voilà, Fin ne va pas avoir vraiment le temps de n'y poser ne serait ce qu'une poutre sur la charpente de sa maison en ruines, tant sur Lewis se bousculent les affaires à régler, tant privées, qu'intimes ou publiques, en plus, elles se mélangent. Un corps momifié a été retrouvé par hasard dans la tourbière et va réveiller pas mal de souvenirs morts-vivant. Ce pourrait être une découverte historique, et on ne parlerait alors que de " La découverte de l'homme de Lewis", sauf que Néenderthal n'avait pas de tatouage d'Elvis Presley sur le bras. Ce qui complique. Sans compter que ces souvenirs enfouis,  ils sont cachés dans le crâne d'un narrateur qui, chose incongrue, est atteint de la maladie d'Alzeimer. (Qu'à cela ne tienne, une fois qu'on a admis le principe romanesque .... ) C'est donc du fond de la mémoire cassée de Tumord Mac Donald, le père de Marsailis, le grand-père de Fionnlag, le quasi ex-futur beau père de Fin, en fait, que l'histoire va se dessiner, suivie de près par Fin qui sait décoder les signes et anticiper même les restes d'un destin si fragile.

La mémoire intérieure de Tumord fait  surgir une histoire sombre et enfouie sous les varechs et dans la mémoire des landes, avant de l'être dans la tourbe, une histoire de misères et d'orphelins, son histoire et celle de son frère et aussi un peu celle d'une autre petit fille guerrière, une histoire d'orphelinat pas catholique, de défis et d'enfants qui s'aimaient, de fidélité à cet amour et à celui de la mère, une histoire de protection et de fuites. Les silhouettes qui les accompagnent sont peu rassurantes, une histoire d'enfants turbulents que les prêtres en noir et les soeurs silencieuses plaçaient, pour ne pas s'en souvenir, aux bons soins de ceux qui voulaient bien d'eux, sur une île encore plus petite que Lewis, plus fruste, plus encore battue par les vents, où les enfants vont tenter une survie précaire. La délivrance ne sera bien sûr pas celle de la rédemption, mais d'un calvaire enfoui que l'homme de Lewis a fait ressurgir. Et on finira, par maints chemins tortueux par boucler les boucles.

Parce que on met du temps à revenir au point de départ, que c'est bancal et parfois un peu frustant (perso, j'aurais bien aimé avoir un éclairage plus large sur cette histoire de traffic d'enfants), mais c'est une ballade écossaise qui mérite son détour et une halte.

 

Athalie

 

 

01/02/2013

Sur un lit de fleurs blanches Patricia Parry

Les-enfants-du-paradis_portrait_w858.jpgIl faisait longtemps que lecture ne m'avait autant réjouie, une lecture de couette, forcément, vu le titre. Eviter quand même d'étendre sous la dite couette, des branches de lilas blancs, même si l'odeur doit en être envoutante, au départ, je vous dit pas le boulot quand c'est fané, et puis le brave docteur Victor Dupuy, le héros, y est allergique. Le lilas lui provoque des crises terribles, et des crises terribles d'héroïsme sous la couette, c'est pervers.

Sans compter que vous en aurez votre compte des pervers dans le romans, ils fourmillent, voire grouillent, s'auto-tamponnent. Le théâtre s'ouvre, les rideaux sanglants laissent voir le décor, Paris, XIX, les cafés, les bouges, les hopitaux, les cimetières ... Tremble, boulevard du crime, ils sont tous là ....

Une prostituée de luxe au caractère trempé et presque au grand coeur, au charme presque angélique et à toutes épreuves.

Un médecin, métis ( ce qui n'est pas sans conséquences ...), brillant, orphelin, affligé d'un grand-père héroïque, d'un lourd secret de famille et d'un sérieux penchant de tendresse pour la belle courtisane ci-dessus.

 Un professeur de médecine, pas machavélique pour une goutte, mais qui a quand même quelque peu tendance à se tromper dans ses doses.

Un journaliste homosexuel, fort évidemment pas déclaré, mais malgré tout alcolique à ses heures, nègre d'un grand écrivain syphilitique, alors qu'il n'est même pas noir.

Un comte, à la peau trop bleue pour être véridique.

Une mère religieuse aux airs peu catholique.

Des comparses torves, criminels dans le sang, aux complots nébuleux et profitables, du moins pour eux.

Et les victimes : de jeunes orphelins perdus dans les bas-fonds de la misère parisienne, petits mitrons à la gouaille enfarinée, retrouvés égorgés et vidés de leur sang, quelques messes noires plus tard, couchés sur des tombes du père Lachaise, sur des lits de branches de lilas blancs .... et que la police, elle s'en bat le coquillard comme de son premier Dumas venu !

Vous secouez, mélangez, mettez à la sauce secret de famille et tatonnements scientifiques, un brin d'Eugène Sue, une effluve de Balzac ( celui qui écrit comme un cochon "La femme de trente ans" en se gourant dans les chapitres) et vous avez un succulent roman labyrintho-historique où les personnages se perdent dans une intrigue à ne pas tenir debout, meme un mort pas vidé de son sang, un régal de roman feuilleton revisité par une plume qui sait où elle va et où sont ses références (même si moi par moments, je ne savais plus trop qui était qui, où allait où, et pourquoi ...)

Bon appétit !

 

Athalie 

 

Par où cette lecture est venue :

http://ray-pedoussaut.fr/?p=2933

19/01/2013

Les visages Jesse Kellerman

les visages,jesse kellerman,romans,romans policiers,romans américainsAujourd'hui, je me discipline, point de soeur prise en otage, point de divagations, genre l'anniversaire de ma cousine ou le réveillon de mon beau-frère : un résumé (court avec des paragraphes, m'a dit A.M.), opinion, conclusion.

Il était une fois un jeune marchand d'art à qui tout réussissait, sauf qu'il était fâché avec son richissime papa. Galerie d'art dans un quartier top classe under ground à New York, avant garde contemporaine, ou contemporaine d'avant garde, des trucs qui choquent et qui se vendent. En gros, un manager pour artistes bancales mais bancables, vie privée comblée, fiancée (amoureuse vache) mais séduisante, influante, amour libre ( enfin, qu'il croyait).

Après une enfance meurtrie de petit garçon riche, mais mal aimé, une  jeunesse mouvementée, Ethan Muller, puisque tel est le nom de notre héros de papier glacé pour people en manque d'investissement artistique, est donc un marchand d'art comblé. Il a trouvé sa voie. Sympathique, ouvert, mais très pressé, il aime l'Art et pas forcément l'argent qu'il procure (faut dire que le besoin le taraude peu).

Comme Ethan ne parle plus à son méchant papa, c'est le bras droit de celui-ci, son mentor, qui va l'amener au trésor : une oeuvre d'art brut, délirante mais fascinante de rigueur, un projet colossal mais labyrinthique et surtout anonyme. Des milliers de dessins ont été retrouvés entassés dans un appartement crasseux ( dans un immeuble appartenant à la famille d'Ethan, ce qui aura bien sûr son importance). Un des soucis, donc, c'est que le créateur a disparu, sans qu'un quelconque portrait robot puisse en être établi. Ce qui ne chaut guère à notre dynamique marchand qui se sent pousser une âme d'artiste en reconstruisant le projet, en l'exposant, en le médiatisant, en le vendant.

Et c'est là que l'engrenage s'engrenage, se chausse-trappifi; Un vieil inspecteur (en très mauvais état et à la retraite, mais avec une jolie fille) reconnait dans le puzzle imaginaire les cinq visages de cinq jeunes garçons, victimes trente ans auparavant d'un tueur sexuel en série, anonyme lui aussi. Ces cinq visages avaient disparu, oubliés, et les voilà qui ressurgissent là, sur du papier fragile, aux yeux du presque tout New-York. Voilà qui est effectivement dérangeant, un peu pour tout le monde.

Mais pas dérangé. Le puzzle du labyrinthe temporel est clairement balisé, les morceaux de l'histoire ; l'enquête, les amours, le papa richissime, les coups du sort, les états d'âme ... Tout est très bien huilé, et même si l'on voit parfois les chevilles d'assemblage, l'architecture tient debout et se laisse lire. Evidemment, en acceptant la loi du genre ... Ethan est bien un peu crispant, genre joli coeur malgré lui, mais gars honnête dans un monde de requins, les artistes sont forcément déjantés et les acheteurs richissimes, les secrets de famille bien gardés et les histoires de cœur compliquées avec ce qu'il faut d'eau de mélasse dedans ...

Un parcours de lecture sans grands risques, agréable, en suivant les chemins requis.

 

Athalie

 

 

 

10/01/2013

Danse avec l'ange Ake Edwardson

dandy_list.pngJ'ai commencé cette série policière par le troisième ( en le sachant quand même, pas bête, mais un peu joueuse sur ce coup-là ...). Comme l'inspecteur, Eric Winter, me plaisait pas mal ; dandy, amoureux, angoissé mais pas trop, pas dépressif ; que sa copine, Angéla, commençait à prendre de l'épaisseur, que la vie de la brigade à la Mac Bain, j'aime plutôt bien, que les personnages secondaires, la pasteure, sa fille, avaient suffisamment de tourments mais pas trop graves pour être un peu consistantes sans être croustillantes (finalement il n'y avait que les meurtriers et les victimes qui étaient falôts). Je me suis dit, je vais commencer par le premier, histoire de refaire connaissance à l'endroit et de partir d'un pied logique et cohérent.

Je ne sais pas si j'aurais dû. Des fois, la logique, c'est décevant.

Le quatrième annonce qu'il s'agit d'une autopsie, celle " des affres d'une âme nordique en proie aux pires maux des sociétés contemporaines". C'est pompeux et tartignole, comme si "polar" était un mot honteux et qu'il fallait le gonfler avec du sens profond, mais comme sur celui que j'avais déjà lu, c'était la même phrase et que la ville de Göteborg ( l'autopsiée) ne s'était pas avérée pire qu'une autre ville littéraire de polar en terme de meurtres, de dépression, d'ados rebelles et d'ados battus presque à mort par un père alcoolique, je ne me suis pas inquiétée. Sauf que cette fois-ci la moitié de l'intrigue se situe à Londres (mais l'inspecteur anglais est plutôt grungie, ce qui est censé faire contraste avec Winter, I suppose).

Il se trouve que dans ces deux villes, sévit un tueur de jeunes hommes, tendance solitaires homos. Le tueur les attache sur une chaise, pour regarder on ne sait quoi, les saigne à blancs et danse dans leur sang épandu. Un tueur qui ferait des aller-retour ou deux tueurs qui feraient un copier-coller. Soit. En arrière-fond, se profilent un commerce de vidéos pornos. Les deux inspecteurs s'y collent et pataugent. Ils pataugent longtemps, en fait. Faut dire que les témoins n'ont rien vu, les indics ne sont pas plus fiables, les suspects ont la résistance d'une huitre plate et les indices, ben il n'y en a pas. Donc effectivement, les vérifications sont longues, voire très longues .... Ce qui fait que pour l'histoire, ma foi, je ne sais trop comment la résumer.

A Londres, Winter en profite pour faire ses courses, cigares et costumes (les chaussures, il n'a pas trouvé), il a la consistance d'un porte-manteau et Angéla celle d'un parc à moule. Je vous passe la fin qui tombe comme un flan à vanille.

Pas sûre de me combler une dent creuse avec le deuxième, moi.

 

Athalie

 

29/12/2012

Cold in hand John Harvey

cold in hand,john harvey,romans,romans anglais,romans policiersMa foi, j'ai dû louper un épisode ou deux de la série, moi. D'abord, je ne savais pas qu'Harvey avait repris la série de Nottingam, celle avec Resnick. Du coup, bien contente, la Athalie se lèche les babines. J'ouvre, et oh ! nouvelle surprise, v'là Resnick, qui s'est mis en couple ! Ma foi encore, ça m'a fait un choc ! Un peu comme si Wallander sortait de sa dépression chronique ou que Erlendur retrouvait enfin son frère ( Oui, je sais qu'il est mort, le frère, mais bon, c'est pour dire l'ampleur du choc)

Resnick, l'immigré polonais qui trainait sa langueur au rythme du jazz à l'ancienne, celui qui n'avait jamais rien de normal à manger dans son frigidaire, ce qui ne l'empêchait pas de se tacher la cravate avec, celui qui se contentait très bien de ses trois chats pour seule conversation humaine... Bon, ben le voilà maqué, et amoureux, sacrément même, avec la petite dernière de sa brigade, la Lynn Kellog, qui débarquait juste de sa campagne mais apprenait vite. Ben, elle a gravi les échelons, la jeunette... Et aussi au commissariat.

Resnick, non, pas vraiment, il attend plus ou moins la retraite, alors que elle, elle vient de mettre fin avec brio et douceur à une prise d'otage d'un pauvre forcené à bout de course. Tambour battant, elle file rejoindre le resnick pour une douce soirée de la saint valentin quand sa route va croiser celle de Kelly Brent qui est en train de transformer une jalousie amoureuse en une rixe entre deux bandes adolescentes. Lynn s'interpose, deux coups de feux éclatent. La policière n'a presque rien, la jeune fille est morte.

Très vite, le père accuse, Lynn se serait servie de Kelly comme bouclier. Elle est responsable, elle doit payer pour ça et aussi pour toute sa haine au père, haine de tous et surtout des blancs : un sacré provocateur au bagout bien senti. Resnick se retrouve responsable de l'enquête pour innocenter sa belle, ce qui va lui faire tourner ses cornichons au vinaigre.

Une deuxième enquête commence, Lynn toujours en première ligne, au centre d'une nébuleuse : prostitution, traffic d'armes, corruption. Un requin lui offre des fleurs et tourne autour des pots. Rien n'amadoue la Lynn jusqu'à ce que tout s'arrête et que Resnick ne soit bien obligé de reprendre là où Lynn est tombée.

A la fin, on ne saura pas vraiment tout sur tout, des bouts d'histoires flotteront encore, perdus en route par inadvertance narrative ou lectrice. Mais ces changements de rythme, de la description d'états d'âme souffreteux, de colère sociale et frustration raciale, de la description flaneuse d'une boutique de masseuses importées, d'une banlieue, lents et fouillés, sans en avoir l'air, mènent aux moments de charme d'un repas partagé, ces coups d'yeux incisifs mais dans les coins, mènent son lecteur par le bout du nez.

Pourvu que Resnick ne prenne pas encore sa retraite, même si sur ce coup-là, il aurait de quoi se reconvertir au jardinage.

 

Athalie

 

Du même auteur sur ce même blog : http://aleslire.hautetfort.com/archive/2011/12/22/traquer...

 

21/11/2012

Betty Indridasson

betty,indridasson,romans,romans islandais,romans policiersIntérieur noir, noir et blanc, la vamp en robe de soie descend les marches d'un cinéma salle de conférence où vient d'avoir lieu une intervient sur la régulation des quotas de la pêche des poissons et ses incidences dans le marché européens (pas glop, pas glop, Pussy cat ...). Betty tient la rampe, le décolleté  sur les seins nus, chevillette chera entourée d'une mince chainette, la soie se tend sur la cuisse .... Clic clac. Le narrateur est dans dans la boite. Betty est une femme fatale, Betty fume des cigarettes grecques qui lui font un long cou et la voix rauque, Betty a un mari violent mais riche, si riche ... Betty est audacieuse, Betty est sensuelle, Betty ment, un peu beaucoup énormément, comme un exercice de style sur le glamour.

"Hollywood en Islande" =  engrenages machiavéliques, coups tordus, mais tordus dans dans l'autre sens, pas le même que, mais presque, sauf que c'est dans l'autre.

A lire

 

Athalie

 

PS : ai-je fait assez court, A.M. ? En plus long, mais tout aussi élogieux ( et préservant tout le mystère de ce retournement d'un sens mais pas dans l'autre quoique ...)  :

http://bookin-ingannmic.blogspot.fr/2012/04/betty-arnaldu...

 

Du même auteur sur ce même blog :

http://aleslire.hautetfort.com/archive/2011/03/12/la-rivi...

http://aleslire.hautetfort.com/archive/2012/05/29/la-mura...

18/11/2012

Ombre et soleil Ake Edwardson

ombre et soleil,ake edwardson,romans,romans suédois,romans policiersAlors, pour celui-là, ce n'est pas comme pour "Le septième fils", j'ai vraiment regretté d'avoir pris la série en route ( c'est le troisième, si j'ai bien compris). Le premier, c'est "Danse avec l'ange", le titre que j'avais noté sur mon-petit-carnet-qui-ne-me-quitte-pas-ou-presque sauf que le livre n'était pas sur les étagères devant lesquelles j'étais et que comme j'avais une fringale de polar, j'ai pris le dessert avant l'amuse gueule.

Ceci dit, ce n'est pas vraiment gênant pour la compréhension de l'histoire, même si l'on sent que les personnages ont déjà du vécu ensemble. Du coup, j'aurais préféré les cueillir encore tout frais et sans histoire : le beau Winter et son allure de Dandy, sa dulcinée d'Angéla avant qu'elle ne soit enceinte, j'aurais aimé les prémisses, quoi ...

Nous sommes donc dans une série, un série que je sens bien "chausson", du genre Ed Mac Bain ou John Harvey, dont on reprend sans faim mais avec appétit. On a une ville, une brigade, un tueur, des équipes qui patrouillent et quadrillent. Sauf qu'au début, le chef n'est pas là, Winter a dû partir pour Malaga, son père s'y meurt. Dans la banlieue espagnole pour Suédois en retraite, Winter s'observe avec quelques détours plus exotiques dans la vieille ville. Ce qui n'a rien à voir avec la suite policière, mais un peu avec la suite sentimentale.

Pendant qu'il déambule, il retrouve sa mère, puis arrive sa soeur, retardée par une grippe. Evidemment, dit comme cela, on ne transpire pas trop nous, mais on s'installe en famille et dans un confort de lecture certain.

En Suède, les choses tranaillent aussi, les équipes rôdent dans les rues de l'avant an 2000 en ayant à l'oeil la jeunesse suédoise qui y vadrouille, dont une fille de pasteur (e) et son ami, attachant fils d'alcoolique avant de devenir témoin numéro un d'un meurtre sonorisé et macabre à souhait. Les choses s'accélèrent un peu au retour de Winter, alourdi quand même par sa future maternité, sans compter que le téléphone traque Angéla et que le tueur semble bien plus proche qu'on ne le souhaiterait ...

Une intrigue un peu convenue et balisée, mais je sens que je vais rapidement récidiver ...

 

Athalie

09/11/2012

Le septième fils Arni Thorarinsson

le septième fils,arni thorarinsson,romans,romans islandais,romans policiers"AhhhAhhhAhhh",AhhhhhhhhhhhhhhAhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhAhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh", comment dit-on baillements en islandais ?

A peu près au milieu de la lecture en survol de plus en plus plané de cette lecture , je me suis dit "Tiens je vais prendre celle-là en note". Vu que, pour une fois, je lisais près d'un stylo, je l'ai fait. Le narrateur-journaliste mène l'enquête et en même temps, il pense à des choses essentielles, comme les rapports hommes-femmes, ce qui donne : " Tandis que je rentre à l'hôtel dans l'air froid et tranquille, une phrase d'Agatha Christie me revient en mémoire : un archéologue est le meilleur des époux que puisse trouver une femme : plus elle avance en âge, plus il s'interresse à elle".

Je me suspecte moi-même ne n'avoir poursuivi que pour en trouver d'autres, des comme celle-là. Plus loin encore : " Mon appel de ce matin l'a déconcertée, mais grâce à ma dextérité et et la souplesse naturelle qui me caractérise dans les échanges humains, elle m' autorisé à passer la voir (...)" On pourrait se dire que c'est de l'autodérision, ben non. Parce que notre narrateur, il est cultivé, faut pas croire. Ainsi : " Ainsi, le temps a suspendu son vol numérique pendant que la maison brûlait" ou encore " La vue qui s'offre (...) sur le rivage et sur le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle" ou alors le traducteur s'ennuyait autant que moi, je compatis ... Faut dire que des fois l'action est palpitante : " Des filets de pluie s'écoulent le long de la vitre. j'attrape un morceau d'essuie-tout pour éponger l'eau qui a goutté par terre". Ouf, j'avais eu peur ... Il se serait passé un truc que j'aurais loupé pendant les trois ou quatre derniers chapitres ? Heureusement, non. Faut dire qu'il ne se passe pas grand chose, mais qu'est-ce qu'il en cause, le gars ....

Une maison incendiée, une vieille, historique, dans le fin fond de l'Islande, un camping car volé à des touristes lithuaniens dont on peut,évidemment, se demander ce qu'il font là, trois adolescents gothiques, une commissaire revêche qui fait de la poèsie, un brigadier chef plus réactionnaire qu'alccolique, des avions qui passent leur temps à ne pas décoller, et donc notre journaliste-enquêteur-narrateur, plus une palanquée de personnages qui n'ont pas vraiment d'utilité utile à une intrigue plate à n'en plus pouvoir d'attendre qu'elle se termine ....

Sur la couverture, il est marqué "l'autre islandais", je préfère l'autre.

 

Athalie

 

 

08/10/2012

Nature morte Louise Penny

imagesCAKRTUHM.jpgJ'étais plantée devant mon étagère des "pas encore lus", cherchant un bouquin léger à me mettre sous la couette, un livre demandant quelques neurones mais pas trop quand même, genre qui coule sans faire trop d'histoires, fraises tagada sans trop de crème glacée à l'intérieur. Pas du Oates, quoi. Et Sandor Marais me faisait de l'oeil, mais je n'avais pas envie de gâcher. "Nature morte", donc,  Louise Penny, donc. Je ne sais plus où je l'ai déniché celui-là, un nom qui me disait quelque chose, un jour où j'avais oublié mon carnet de "pile prévue" et que j'ai dû voir sur un étal de " auteure féminin à série à succès". A moins que je n'ai fait un gloubibalga entre Louise Penny, Anne Perçin et Anne Perry. Trois auteures que je n'ai jamais lues, mon blog s'en souviendrait.

Quelques neurones plus tard, me voilà dans un village québécois de carte postale, "Three Pines", avec presque dans l'ordre d'apparition le couple d'homosexuels réfugiés là pour être loin du monde perfide des hommes, des vrais (je blague là !), respectivement amateur d'antiquité et fin cuisinier, hôtes charmants du café tiré à quatre épingles et du confortable hôtel (le seul d'ailleurs) du coin. Et là je ne blague pas, il y a même un moment où le fin cuisinier apparaît ceint d'un sain tabler ... Dans la même presque première scène, on a le reste de la bande : un couple d'artistes peintres, qui font plutôt dans l'abstrait, elle Clara, est très intuitive, et lui, Peter, très renfermé, Ben le gentil garçon un peu poussé en graine quand même, et un peu castré par sa maman, mais depuis qu'elle est morte, il va mieux, et surtout Jane Neal, l'institutrice à la retraite, aimée de tous et de toutes (oserai-je vous dire qu'elle est aussi charmante que vieille fille ? ben oui, faut tout oser quand on a commencé !). doit avoir lieu la sélection des oeuvres pour le prix de peinture local et séïsme de l'amitié, Jane propose au jury pour la première une des oeuvres de sa composition. Jusque là, elle les a si bien cachées qu'on pourrait croire qu'elle en a honte.Je commençais à espérer une grosse cochonnerie (je sais, j'ai mauvais esprit), mais point du tout, c'était juste l'évocation d'un "Jour de foire" dans le village. Ce qui a l'air pour certains membres du jury, d'être une grosse cochonnerie. Ou un chef-d'oeuvre ? Le jury est en émoi. Surtout que le lendemain, la gentille Jane est retrouvée morte dans les bois.

Peut-on assassiner une vieille femme respectable, peintre de croutes à énigmes, membre respectable de l'association des femmes anglicanes, sans être un dangeureux prédateur aux mobiles obscurs et inavouables ? C'est que va devoir découvrir l'inspecteur Gamache, fin observateur de ce petit monde, notamment en restant assis sur un banc au petit matin, mastiquant le croissant frais du fin cuisinier.

Bon, je mets le point final à mes neurones, parce qu'ils ont eu ce qu'ils ont cherché et que ce livre à un mérite, il a un certain exotisme ( quebecois ? point d'interrogation, car je n'y connais rien en littérature québécoise, mais je me renseigne via http://ray-pedoussaut.fr/) et il se laisse lire, et c'est parfois tout ce que l'on peut demander.

 

Athalie

 

21/08/2012

Parti tôt, pris mon chien Kate Atkinson

imagesCAU7FSC3.jpgQui se révèle être, plus ou moins, la suite de "La souris bleue", où du moins, l'on retrouve Jackson, un Jackson qui "regrette dieu" mais égal à lui même, après la tornade Julia, après l'ouragan Tessa, avec un petit garçon en pointillé, mais sans sa fille, ado rebelle devenue ( ce dont on pouvait se douter ...) Un Jackson presque mystique, donc, qui vogue d'abbayes anglaises en abbayes anglaises avec une seule vague enquête sur le feu : découvrir les origines d'Hope Mac Master, née en Angleterre, de parents qui vont se révéler inconnus, adoptée par un couple charmant et menant sa vie en Nouvelle Zélande, une cliente à points d'exclamation et une recherche en suspension. Evidemment, c'est une enquête prétexte à autre chose, prétexte à prendre des routes de campagne, à s'arrêter en chemin. D'autres chemins de traverse ne croisent pas forcément tout de suite les circonvolutions du détective privé en quasi retraite. En forme d'impasse, la route de Tilly, vieille actrice qui finit sa petite carrière dans un roman à succès ( sans qu'elle y soit pour quoi que ce soit), sa mémoire file à vaut-l'eau, mais elle garde l'image d'une petite fille, dans un centre commercial, qui semblait bien avoir besoin d'aide, elle aussi. En forme d'autoroute aléatoire, la route de Stacy. Retraitée de la police, sorte de dragon redouté et efficace, hommasse au coeur tendre, elle garde, elle, le souvenir d'un appartement où un enfant a survécu auprès du corps de sa mère assassinée.. Alors quand elle croise le visage morveux d'une petite fille, rendue presque demeurée par son futur destin pas trop beau, et bien, elle l'achète à sa pute de mère, même pas très cher. Jackson, lui, pendant ce temps là, sauve un chien, ce qui n'est pas pareil évidemment, mais quand même un peu dans le roman, où avoir charge d'âme vous fait basculer les personnages dans l'humanité fragile. Ce qui n'avance en rien l'enquête de Jackson, bien sûr. C'est du Atkinson, quoi ... Mais un Atkinson qui traîne un peu en longueur, surtout au début, le temps de remettre en place tout le passé de Jackson. Même en version courte, quand on le connait déjà, on a envie de passer à la suite. La construction narrative est également un peu moins efficace que dans "La souris bleue", on se croirait parfois dans une carte du GR, mais des viaducs pour passer d'une route à l'autre. Cependant, à lire parce qu'il y a des pages d'une tendresse pointilliste pour une petite fille qui tient sa baguette magique solidement, aussi solidement que Tracy sa bouée de sauvetage miniature.

Athalie

Autre note sur un autre roman de la même auteure sur ce même blog :

Dans les coulisses du musée

 

16/08/2012

Nager sans se mouiller Carlos Salem

nager sans se mouiller,carlos salem,romans,romans policiersMes ami(e)s ne me prêtent jamais de livres. Non pas que je n'ai pas d'ami(e)s pouvant me passer leurs lectures, et souvent de très bons conseils, mais j'ai une certaine résistance au prêt : un livre que je ne pourrais pas garder et ranger/classer dans mon complexe système névrotique qu'est ma bibliothèque me décourage de lui corner les pages ou de casser la tranche en deux, si je veux. ( ce aussi pourquoi je ne fréquente pas les bibliothèques, établissements fort respectables par ailleurs). Cet été fait donc exception à la régle "on ne me prête jamais de livres" puisque que c'est le troisième que A.L.M. me confie et que je lis. Elle m'a dit en me tendant l'objet "Tu vas voir, un polar sympa, mais sans plus", et elle a raison. Mais un polar sans "nature writing" et sans shériff tellement cracounet qu'on a l'impression de faire partie d'un fan clud pour alcoolique dépressif, finalement, ça me tentait bien.

Juanito Perez Perez mène une double vie, côté pile il a l'allure d'un VRP minable et transparent, anodin personnage qui a négligé ses rêves d'enfants, de pirate et de capitaine, côté face, le numéro trois d'une organisation qui gère les crimes commandités comme d'autres les séjours en club vacances sur la côte sud de l'Espagne. Divorcé de la belle Leticia, qui a préféré larguer le minus qu'il semble être pour s'éclater vers des cieux plus ambitieux, il est quand même père de deux enfants et est censé les prendre en charge pendant une partie des vacances. Tâche dont il compte s'acquitter, sans grand enthousiasme, quand l'organisation lui change le décor prévu. Il doit aller passer des vacances studieuses (opération de surveillance d'une cible) dans un camp naturiste. A partir de là, les hasards, rencontres s'enchainent, les pistes font du surplace et s'embrouillent. La cible devient floue, qui piège qui ? Le fantôme du numéro quide ses pas. D'abord se servir de sa tête, puis de ses poings et si rien ne marche, de ses couilles. C'était (en gros) l'adage de son père de substitution, sauf que Juanito a tendance a faire les choses dans l'ordre inverse et se sert beaucoup de ses couilles. Ce qui fait que l'on attend quand même  un peu longtemps avant que le pseudo VRP a la technique sexuelle parfaite et sa partenaire à la plastique pareille finissent de mettre le camping en émoi avant que l'intrigue ne redémarre, ce qu'elle finit par faire dans un coucher de soleil de soleil à la James bond, avec Sean Connery en arrière plan .... ( ce qui vaut le shériff cracounet)

Athalie

25/07/2012

Little bird Craig Johnson

little bird,craig johnson,romans,romans américains,romans policiersCe ne sont pourtant pas les avertissements qui m'ont manqué (notamment ici et ), mais rien n'y a fait ... Walt Longmire, c'est fait, je vous aime ... Vu qu'on est quand même pas mal sur le coup, entre les lectrices et les personnages, je ne sais comment vous allez vous en sortir, alors que vous ne finissez quand même pas très frais après cette première aventure ( "Little bird" est le premier de la série, après c'est "Le camp des morts", après, je ne sais pas mais ce n'est pas dur à trouver, c'est très suivi comme addiction).

Pourtant, à-priori, Walt n'a pas vraiment la carrure d'un séducteur : dépressif ( sa femme est morte depuis quatre ans, il semblerait que ce soit la cause), il se laisse aller, négligé sur lui et autour de lui. Sa maison inachevée ressemble à une cage à souris en bois avec des trous, meublée en caisses de bières et quand il prend une douche dans sa baignoire desmaillée, le tombeur (involontaire) de ces dames se métamorphose en un "burrito de vinyl (...), scellé sous vide", vu que les rideaux de douche sont eux aussi irrésistiblement attirés par lui. Pas non plus surchargé de travail, pas ahomme d'action non plus, il traite vaguement les affaires courantes de la petite ville dont il est le shériff, entouré d'un adjoint à mi-temps, d'un incapable raciste, d'une adjointe mal dégrossie, fragile, mal mariée, mais efficace. Heureusement que la bourgade est placide, entre "journée des crèpes" et décoration urbaine à régenter.

Il y a quand même le dossier "Little bird" qui le turlupine, (parce Walt est lent, mais a le sens de la justice). Little Bird est le surnom de la jeune indienne handicapée qui a été violée par quatre jeunes imbéciles arrogants, et blancs. Condamnés à des peines ridicules, ils continuent à chasser, pêcher, jusqu'à ce que l'un d'entre eux s'étale définitivement au milieu d'un troupeau de moutons, totalement irrespectueux d'ailleurs. L'enquête peine à démarrer, les indices sont légers comme des plumes et on attend, un peu longtemps d'ailleurs que Walt se décide à y croire. En attendant, donc, on est très occupé à faire connaissance avec tout ce monde, un peu plouc, un peu déglingué. Et tout doucement, on se rapproche de la Réserve. Tout à côté de la bourgade, on dirait un autre monde, ignoré, où l'on accède pas sans passerelle, et celle de Walt est son meilleur ami, Henry, aussi trognon que lui, mais meilleur cuisinier, moins prude et surtout indien. Il tient un café par intermittances sociales et s'occupe pas mal de notre héros. Les liens d'une amitié virile et complice occupent autant leur temps que la recherche des fantômes indiens et autres. La solution de l'énigme (peu crédible) laisse notre Walt dans un sale état d'âme, dont on rêverait de le consoler ...

Une lecture souvent drôle et pourtant, la présence, invisible, de la communauté indienne, le mépris méfiant envers le personnage d'Henry, en dit bien autant que des discours moralisateurs sur les "grandes causes" à défendre.

Suite à venir, forcément !

Athalie

19/07/2012

Allmen et les libellules Martin Suter

imagesCAE6C2MW.jpgIl n'y a pas que les pavés compassés, il n'y a pas que les histoires glauques menées à un train d'enfer, il y a aussi les plans plan-plan, légers et courts, catégorie à laquel appartient ce policier atypique ( dans mes lectures à moi, mais pas que ...). Dans ce premier tome de ce qui commence à être une série (le second vient de sortir), on passe plus de temps à découvrir le décor, suisse, et les caractériques du personnage, suisse aussi, Allmen donc, qu'à suivre son enquête. D'ailleurs, d'enquête, on ne peut pas dire qu'il y en ai vraiment une, c'est plutôt une suite de tuiles, qui mises bout à bout font un bien agréable passe-temps.

Allmen a été riche, collectionneur de bon goût, voyageur de curiosités, dandy. Allmen est ruiné mais garde de son faste beaucoup de séduisants vestiges.

Allmen n'a pas d'argent, mais il fait (très bien) semblant d'en avoir beaucoup. Ce qu'il a en trop, c'est des dettes. Pour y échapper, il n'ouvre pas son courrier, ce qui est une tactique qui a ses limites.

Allmen a beaucoup, beaucoup, beaucoup de chance, trop pour être honnête, ce qu'il n'est donc pas.

Allmen n'est pourtant pas érotique. La seule conqûete qu'il va subir n'est pas vraiment à la hauteur de ses goûts raffinés.

Allmen vit dans la maison du gardien de ce qui fut sa propriété. La serre y est devenue son salon, il peut y jouer du piano ou contempler ses rayonnages. Allmen est un grand lecteur.

Allmen est un homme d'habitudes : il fait une sieste tous les après-midi, et quand il se résoud à voler quelque chose, c'est toujours la même chose.

Allmen est protégé par un domestique, Carlos, clandestin et bénévole, sans conteste le meilleur cireur de chaussures du monde mais très, très cachotier et très peu loquace.

Et l'intrigue ? Une histoire de libellules pas en toc dont Allmen et Carlos se sortent très bien, en attendant leur prochaine aventure.

Athalie

PS : friandise qui a sauté dans mon escarcelle grâce à

http://voyelleetconsonne.blogspot.fr/2011/06/une-enquetre...

 

17/07/2012

Le diable tout le temps Donald Ray Pollock

le diable tout le temps,donald ray pollock,romans,romans policiers,romans américainsJ'ai croisé mon ami Jack dans les croisées du salon du livre d'"Etonnants voyageurs". Mon ami Jack ( ce n'est pas un surnom, c'est son nom) est très, très grand, ce qui fait qu'on ne le loupe pas, même dans un salon du livre bondé. Il m'a lancé : "Va voir le Pollock, c'est du bon". Mon ami Jack étant un fin cinéphile et un amateur éclairé de polars américains, je n'ai pas vu le Pollock, j'en ai pris un sur la pile (après avoir lu la première page et surtout sans lire la quatrième, c'est ma technique habituelle quand on me lance sur un livre dont je ne sais strictement rien). Merci Jack ...

Est-ce un polar ? Un roman noir ? un road-movie immobile et à plusieurs vitesses, je ne sais, mais c'est un sacré bon bouquin. Comme on dit un sacré coup de rouge, je veux dire que ça tâche. A éviter si on aime les tables bien dressées avec nappe blanche. Le sourire vient parfois aux lèvres mais quand même un peu tendu parce que tous les personnages (ou presque) sont de sacrés saligauds. Les drames les plus épouvantables, horribles, répugnants, malsains se succèdent et pourtant jamais le coeur ne m'en est venu sur les lèvres tant l'écriture met à distance toute émotion, c'est écrit comme si tous ses crimes étaient, finalement, normaux, voire des sortes de gags, voire artistiques ....

Les deux villages où l'action se déroule sont presque limitrophes, un dans l'Ohio, et l'autre en Virginie Occidentale. Ce qu'il ont en commun, c'est qu'ils sont ruraux, très ruraux, et qu'ils sont liés par le chemin du personnage (on va dire principal), Arvin.

Arvin, c'est le fils unique de Willard Russel. Celui-là, quand il est revenu de la guerre du Vietnam, tout ce qu'il voulait, c'était rentrer chez lui, au fond des bois, chez sa mère, avec son oncle et basta. Pas envie de dire si les Japonais mangeaient au non leurs prisonniers. Rien. Sur le chemin du retour, il a, malgré tout, croisé du regard la belle Charlotte, serveuse de son état, aussi belle qu'une actrice de cinéma. Ils se marient, projettent de devenir propriétaires à la campagne, Arwin suit les traces de son père, mais Charlotte se meure et Willard dérape. A plein tube.

Roy est prédicateur, il s'arrose d'araignées pour montrer aux fidèles qu'il ne faut pas avoir la peur de l'amour de Dieu. Théodore, pour l'amour du même Eternel, a sacrifié ses jambes ( ce qu'il finira quand même par regretter), c'est donc sur son fauteuil roulant qu'il suit Roy en accompagnant ses sermons au violon. Jusque là, tout roule à peu près bien ... Où ils vont vraiment mal tourner, c'est lorsque Théodore va, égoïstement, encourager Roy à mettre à l'épreuve son pouvoir de résurrection. Je vous passe les histoires d'amour avec la femme flamant rose et autres aventures qui les mèneront, ben, vers une sorte de destin (?)

Suivent, ou s’entrecroisent, dans un cortège brinquebalant vers un enfer de pacotille : un couple de tueurs nymphomane-photographe, un prédicateur libidineux, un shérif véreux, quelques filles laides mais perdues de vertu quand même, et Arvin, l'enfant qui n'avait reçu qu'un pistolet en héritage, et un certain sens de la justice, un drôle d'ange quand même ...

 

 

 

06/07/2012

Bleu catacombes Gilda Piersanti

bleu catacombes,gilda piersanti,romans,romans policiersUn petit polar bien énervant et frustrant.

J'aurais dû m'en douter parce que cela a commencé dès le moment du choix devant les rayonnages. Je savais qu'il s'agissait d'une série de quatre romans, formant un cycle saisonnier ( "Les saisons meurtrières"), mais je voulais le premier, or pas moyen de savoir lequel l'était. Chaque titre comportant une couleur, je me suis dit bêtement que la couleur était symbolique de la saison. Donc, j'ai procédé logiquement (pour moi) : "Rouge abattoir" ? le rouge, c'est l'été, donc pas le premier. " Vert Palatino", le vert, c'est le printemps, donc pas le premier. Que je sache, l'année débute par l'hiver, même si on apprend à réciter les saisons à partir du printemps à l'école, ce qui n'est pas logique. (mais bon, c'est peut-être parce l'année scolaire commence en automne qu'après, c'est tout chamboulé, allez savoir ...). Le "Jaune ..." n'était pas là, mais je me suis dit que c'est n'était sûrement pas le premier, parce jaune, c'est proche de l'orange, et que donc, c'est l'automne. Donc, j'ai pris "Bleu catacombes", un peu par déduction, comme je viens de l'expliquer quelque peu longuement, et aussi parce que les catacombes, c'est la mort, le bleu celui des glaciers (très logique avec les catacombes), et donc l'hiver et donc le premier et enfin parce qu'il fallait bien que je me décide. Ben non, c'est le troisième de la série et c'est le printemps. (le bleu du ciel, sans doute ?)

Rome, le printemps, des têtes coupées en série, une escapade à Venise, un fond d'histoire de l'art (Judith et Holopherne, Arthémisia ...), un soupçon d'histoire romaine, le tout shaké bien malsain, il y avait tout pour me plaire.

Sauf que :

  • On connait les coupables dès le premier chapitre et les coupables sont des femmes fatales au charme envoutant.
  • Le récit s'attarde sur la description détaillée des sous-vêtements de l'enquêtrice avant leur lavage. Vu qu'elle ne veut pas les laver chez son nouvel amant qu'elle aime et qui l'aime ...
  • Que le commissaire a une otite et que son fils a disparu depuis longtemps (en Inde, je crois), que sa femme est malade depuis et que l'enquêtrice, c'est comme sa deuxième famille, parce que la première, elle n'est pas terrible.
  • Le petit copain de l'enquêtrice, il est historien d'art et sa collaboratrice lesbienne, ce qui ne change rien à leurs rapports ni à l'absence d'enquête (mais pas à l'absence d'enquêtrice, on ne voit qu'elle !)
  • Les concierges raisonnent en flic et les flics en concierge.
  • Les victimes sont aussi transparentes qu'un glacis sur une fresque du quatrocento ( ce qui ne veut rien dire, mais c'est exprès)

Pour conclure, des ingrédients savoureux noyés dans une sauce insipide.

Athalie

La note que j'aurais dû lire avant :

http://echappees-livres.blogspot.fr/2012/04/bleu-catacomb...

29/05/2012

La muraille de lave Indridason

imagesCAC52HOL.jpgSigurdur Oli, j'ai mis un moment à le resituer. Il fait partie de l'équipe d'Erlendur, soit mais où ? à droite au fond, sûrement, derrière la plante verte, petit falôt formé à des méthodes américaines, ce coup-ci, c'est lui qui mène l'enquête. Les enquêtes, en fait, enfin enquêtes, c'est un bien grand mot et menées aussi. Le dépressif principal est parti en vacances on ne sait où et ne donne pas de nouvelles, comme dans le dernier du même auteur, La rivière noire où c'était Elinborg qui s'y était collée. Sauf que elle au moins, elle était toujours pressée, surbookée, les courses, les enfants qui posent problème, elle s'endormait en zappant devant la télé et tout et tout. Normale. Alors que Sigurdur Oli, c'est le genre belvédère qui a perdu son gaz, il a égaré sa femme sans s'en rendre compte, ne boit pas, ne fume pas, regarde des matchs de sports pas islandais comme d'autres regardent les vaches regarder passer les trains. D'où des enquêtes à sa mesure.

D'abord, sa mère veut qu'il retrouve l' infâme voleur qui pique le journal d'une de ses amies vieillissantes, de droite, comme elle, tous les dimanches matins. Il se met en planque, et râte l'infâme. Ce pourrait être drôle, ça ne l'est pas.  Mais notre sobre enquêteur n'a pas qu'une mère snob et vaguement castratrice, il a aussi  (ben oui) des amis, dont un qui va lui demander de régler "à l'amiable" une affaire de chantage bricolée par des amateurs pour le compte d'une vague connaisance de l'autre qui ne veut pas que ses partouzes nuisent à sa carrière politique. Ce que l'on peut comprendre, en soit, mais c'est long à écrire et en fait, ne mène pas à grand chose. Sigurdur s'en mêle donc, se prend les pieds dans le tapis de sa hiérarchie et de fausses pistes en vrais leurres, confond tout sauf les coupables : accuse un mari, et finit de perdre sa femme ( ce que l'on comprend  ...) . Quand on arrive enfin dans les hautes sphères du pouvoir financier, dont les vrais coupables attendent l'explosion, ben, c'est tellement loin du point de départ, la collusion d'intérêt, le blanchiment d'argent sale, les taux d'intérêt factices et tout le tremblement des geysers artificiels, qu'on y croit plus vraiment. Sauf à une sorte de hasard qui nous a amené là. On monte quand même jusqu'à la montagne de lave, mais uniquement parce que c'est trop tard pour faire demi tour.

Les recherches tâtonnées de Sigurdur Oli s'entrecoisent avec le récit de la vengeance pathétique du "petit Drési" sur le salaud qui a fait de lui une épave, peut-être le meilleur du roman, mais les deux fils sont mal raccrochés et ça balotte.

Bref, la figure de l'enquêteur alcoolique et fatigué est peut-être lassante à force de redites ( voir Ellory Les anges de New-York) mais alors celle de l'enquêteur et propre sur lui et sans compassion et presque sans faille est lisse comme des pages où il ne se passe pas grand chose ...

Athalie

02/05/2012

Saints of New York R.J. Ellory

imagesCA6T3Z07.jpgHell! What am I supposed to say about that fucking story? Well that guy, Frank Parrish, from the NYPD is sure in deeeeeep trouble right from the beginning. To start with, his last partner Mike was killed and we don't really know why the fuck he was. Of course, Frank is divorced, has two kids and spends most of his free time hitting the bottle. Franck sees a shrink everyday because he's a liability to the NYPD. Needless to say, Franck's dad was a cop too, one of the best: a Saint of New York. He thinks the cops are doing their job, but nobody cares. Sounds like we heard the story so many times, doesn't it?

STEREOTYPED BULLSHIT?

Well, I wouldn't say so. Why? you may ask. Because the fucker knows how to tell a story. Not because he did creative writing studies like so many do now in the States (besides, Ellory's a fucking Brit) but because of of his skill to fathom the darkness of Joe Blog and write about it, like it is. Saints of New York is more ... let's say, blunt, than his previous books, not darker. The reader gets hooked right from the beginning and the end of the story, how's that for a change, is not anticlimactic. Just started reading his latest one: Bad Signs. 'tell you about it soon, in French. This was just a private joke.

Anonymous

20/04/2012

L'île des chasseurs d'oiseaux Peter May

Gugas_at_Port_of_Ness.jpgFin est écossais, et policier. Il voudrait bien être autre chose, ingénieur en informatique par exemple, mais pour l'instant, non. Comme il vient perdre son fils de huit ans, il est plutôt mal en point, son couple avec Mona bat de l'aile et lui aussi. Juste avant ce drame personnel, il y avait le professionnel : un meurtre avec pendaison et éventration post mortem. Fin vit à Edimbourg mais vient de l'île de Lewis, qu'il a fui dix-huit auparavant, il va devoir y retrouner parce qu'un meurtre similaire au premier vient d'y être commis, une île sombre comme sa mémoire, comme échappatoire imposée à sa douleur intime, une cautère sur une aile de bois .... Pas vraiment chargé de l'enquête, pas vraiment de retour non plus, entre deux, il retrouve, suit des fils, des trames qui se dispersent dans la brume, des vieux copains qui se trainent des souvenirs pas en meilleur état que les "black house" qui se délitent face à la mer, et le souvenirs font des trous à l'âme.

C'est un policier pluvieux et venteux, avec un enquêteur à qui il arrive plus de tuiles en une vie qu'un toit écossais puisse en perdre pendant une tempête, sans compter qu'on y glisse beaucoup, des toits, des falaises, des illusions, dans ce roman. 

L'île de Lewis est un drôle de monde, à l'écart des siècles, avec ses croyances qui vacillent mais plombent quand même sacrément l'atmosphère. Fin y a vécu, d'abord dans une maison repeinte en violet parce que son père avait dégotté sur la plage un énorme baril de peinture, comme un naufrageur des temps d'avant, quand la fureur des tempêtes était aidée par les feux que la pauvreté des hommes allumait sur les rives. Puis, la première tuile est tombée.

D'autres relents des temps anciens taraudent encore, surtout une, celle de la chasse aux bébés oiseaux des albatros, les gugas. Une fois par an, douze hommes de Lewis partent pour ce rite initiatique et fondateur : pas moyen d'y échapper. Quinze jours en autarcie sur un rocher pour massacrer des oiseaux sur un îlot rocheux qui pue et qui glisse, pour ramener sur la terre ferme ce met de choix, qui sera savouré sans savoir, délicate chair en bouche, ce qu'il en coûte vraiment. C'est un peu comme la lectrice de polar, en fait, qui s'en délecte les babines, des tuiles de Fin.

La cruauté de la lectrice n'a d'égal que celle des amatueurs de tourbe brûlée. ( dicton dictée par une faute de faute, et complètement idiot, j'assume)

 

Athalie

PS : merci A.B. encore un conseil qu'Ark vAdor aurait  gardé pour elle (lui ?)