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14/04/2017

Comment gérer sa frustration ...

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgJe ne sais si cela vous est déjà arrivé de vous installer en fin de journée, dans les rayons printaniers qui dorent et réchauffent ... dans un nouveau fauteuil de lecture ... savourant à l'avance le plaisir de prendre le temps ... Vous avez soigneusement sélectionné le livre qu'il vous fallait, un gardé exprès pour les vacances, une valeur sûre ... Moi, ce fut "Le pique-nique des orphelins" de Louise Erdrich.

Ce fut, car après deux pages, l'évidence me tomba dessus ... Je l'avais déjà lu. Et même pas chroniqué en ses pages, alors qu'il est super bien. J'ai dû traversé un autre espace temps, à un moment, mais lequel, impossible de me souvenir des circonstances de cette lecture, alors que d'habitude, tout me revient ! En attendant me voilà avec une frustration à gérer et j'ai horreur de la frustration. 

C'est alors que j'ai furieusement pris la direction d'une librairie, en compagnie de fiston qui n'avait rien de frustré mais qui apprend à conduire, et que cela amuse de servir de conducteur à sa mère ...

J'ai empoigné de mes petites mains avides le dernier McEwan, sans même lire le quatrième, c'est le dernier Mc Ewan, cela me suffit comme argument d'achat. Puis, "Americanah" de Ngozi Adichie, depuis le temps que je me dis qu'il faut que je le lise. J'ai tracé au rayon polar, toujours au pas de course (la librairie allait fermer), et toc, un Pierre Lemaitre "Trois jours et une vie" dont on ne dit pas franchement du bien, mais j'ai envie de voir par moi même quand Lemaitre est moins bon que dans les bons, Thomas H Cook, faut toujours avoir un Thomas H. Cook sous la main, moi je dis, "L'innocence pervertie", et "Tout ce qu'on ne s'est jamais dit" de Céleste NG, parce que je n'en ai jamais entendu parler et que le bouquin est lauréat du prix Relay 2016 (non, là je blague, je n'ai aucune idée de ce qu'est le prix Relay ...). Et temps que j'y étais dans les jamais entendus parler, j'ai rajouté sur la pile "Sirena Selena" de Mayra Santos Febres et "La porte" de Magda Szabo. Deux noms imprononçables, en plus ... Ce qui est une excellente raison, en soit.

Les vieilles anglaises me manquant aussi depuis un moment, j'ai alpagué "Persuasion" de Jane Austen et "La crique du français" de Daphné du Maurier. J'y vais doucement avec les vieilles anglaises parce que j'ai bientôt tout lu, là, juste deux petites bouchées pour boucher un coin de frustration presque plus impatiente. J'ai fourré le tout dans les bras de fiston, qui fait un très bon porte livres,  en murmurant, "mais il y en a encore plein d'autres ..." ce à quoi fiston, pas stupide, m'a répondu "On est dans une librairie, maman, tu ne les liras jamais tous", et il a rajouté, " Tu peux en prendre encore un, et c'est tout, parce la caisse est en train de fermer et que la jeune fille, elle nous attend pour fermer." Ce fut Gaëlle Josse, "L'ombre de nos nuits". (Il faut préciser que fiston est très à cheval sur les conventions sociales, et puis aussi qu'il avait déjà fait son propre marché ...).

Opération anti frustration terminée, je me suis souvenue que j'avais un osso bucco en route et que pour entamer la pile, c'était donc mort pour tout de suite, là maintenant. 

Pas grave, vous savez ce que je vais faire, ces lignes tapées ... me coincer dans le nouveau fauteuil de lecture avec le Mc Ewan, la pile bien au chaud au pied du plaid ( bien oui, la météo a changé ....). 

 PS : et puis j'ai toujours pas fait mes réponses au tag, alors faut bien que je me trouve une bonne raison de remettre à demain ...

 

 

 

23/03/2017

Tag coopératif, première mouture ...


5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgVoici l'état actuel du tag que je bidouille à partir de vos commentaires ... 

Il a un côté complètement surréaliste qui est réjouissant, et prometteur de réponses inédites ! (enfin, je trouve). je le publie aujourd'hui tel quel, on peut encore faire des propositions ... 

Rappel du principe: Vous avez disparu du monde des blogs, mais pourquoi ?

Vous avez été engloutie dans votre dernière lecture, et vous faites dorénavant partie des personnages du roman que vous étiez  en train de lire... lequel ?

Prise de pitié devant  nos listes qui n'en finissent pas, vous voulez permettre à tout le monde d'écluser ses retards de lectures ... Avec quel titre faites vous votre retour  de super tentatrice ?

La blogueuse disparue s'est lancée dans la politique ....  Et vous, si vous deviez le faire, quel poste choisiriez-vous ? 

Vous recevez ce message dans une bouteille, disparue dans votre île déserte : "On t'attend de toute façon, on sera au rendez-vous de chaque billet", comment fêtez vous ce commentaire (votre île déserte est pourvue de tout le nécessaire ...)

Vous avez  été kidnappée par un auteur et vous avez adoré ça ! Que vous a-t-il fait ?

Cette année, c'est à vous qu'on a confié l'organisation du festival Etonnants Voyageurs (ou América ou le salon du livre ... ou autres, selon les festivals que vous fréquentez) , donc votre job est de prendre contact avec les auteurs... Mais, comme vous êtes joueuse, vous avez furieusement envie d'en égarer un dans les rayons. Lequel ?

Comme vous étiez partie à la recherche des programmes des candidats à la présidentielle... ça vous a pris un peu de temps... Surtout qu'en chemin, vous avez rencontré le lapin blanc d'Alice, que lui avez vous dit ?

Par contre, bonne chance pour les réponses ! Je m'y colle, mais si vous voulez me devancer, ce sera avec plaisir !

 

 

18/03/2017

Ben, où qu'elle est passée Athalie ?

C'est Racine qui l'a fichue au placard ? l'en avait marre de la voir s'esbrouée sous son  fallacieux pseudo ? Jonathan Coe l'a poussée au onzième dessous ? Elle a épousé Echenoz et est tenue au secret le plus strict, cause Gallimard l'a prise en otage depuis que Pennac est redevenu Malaussène ? Non, pire, elle se prend pour Malaussène ... depuis, elle a accouché de onze enfants, mais d'aucun article ? Elle a lu "L'amour et les forêts" et depuis, elle écume les brocanteurs pour savoir lequel est le bon ? (là, il y a une piste ...) ...

Blogueurs, blogueuses, vous qui passez encore en ces pages désertées, Athalie vous laisse le jeu des hypothèses dont elle compte bien faire un tag (mais pas sur elle, hein ...) qui aura pour thème " A la recherche de la blogueuse perdue" ... ou "La blogueuse à la perle", ou tout autre titre que vos réponses m'inspireront ...

Allez, et si on jouait un peu ...

 

22/01/2017

Zinc, David Van Reybrouck

moresnet04.jpgA force de ne pas me décider à entamer le pavé de Congo. Une histoire. du même auteur qui traîne en bonne place depuis cinq ans sur mes étagères, dans un acte de contrition plus ou moins conscient, pour me rattraper tout à fait hypocritement de mes achats, parfois compulsifs (l'auteur, il faut quand même le dire, n'a pas que la parole séduisante ...) qui prennent la poussière, je me suis régalée de ce tout petit bout d'histoire, d'un tout petit bout de pays, une sorte d'histoire oubliée d'un pays qui a à peine existé.

Ce territoire est celui d'un bout du Moresnet, entre la Belgique, les Pays Bas et l'Allemagne (enfin, la Prusse au départ), et sur ce territoire a vécu Emil Rixen. Emil n'a laissé aucune trace dans l'histoire, et ma foi, son petit pays non plus, il l'érudition sagace de David Van reybrouck pour nous le ressuciter un peu. En fait, le Moresnet est né d'une anomalie passagère de l'Histoire des grands pays qui découpent les frontières et qui sur ce coup là n'ont pas réussi à se mettre d'accord et puis, ont laissé tomber, jusque la guerre prochaine, ce qui fait que le Moresnet, entre la fin des guerres napoléoniennes et la première Grande, est un territoire neutre, coincé entre un Moresnet belge et un Moresnet prussien. Une anomalie, vous dis-je, puisque le bout laissé à lui même était assez riche, fondé autour d'une usine productrice de zinc, qui en ce démarrage de révolution industrielle galvanise les productions d'objets industrialisés, jusqu'aux crèmes pour les mains ...

Emil, lui aussi, a été laissé là par sa mère, enceinte et célibataire qui a sans doute cru trouver en cette neutralité oubliée, un refuge. La population de Moresnet est paisible et relativement prospère, Emil est l'un de ses 4660 habitants qui vaquent tranquillement à leur neutralité jusqu'à ce que la première guerre n'en fasse le pays d'Ubu;  l'enrôlement volontaire étant en effet conditionné par sa nationalité d'origine. Le retour à la paix signe la fin de Moresnet mais les débuts d'autres vicissitudes pour Emil et son petit pays, qui n'en est plus un d'ailleurs. 

Ce fut ma foi, une lecture passionnante, comme une longue blague belge un peu triste, comme sous la loupe d'un Goscinny,  David Van Reybourck nous montre un village qui loin de résister, est balloté d'une nationalité à l'autre, au gré des décisions politiques qui lui tombe dessus comme autant de couperets de l'absurde. 

Mon seul regret, est que une fois ces ombres d'Emil et des autres, ces habitants que l'auteur a fait un peu parlé, une fois qu'elles furent là, je m'y suis bien attachée, et que le texte est bien court ...

02/10/2016

Lecture commune, escalier et peaux de bananes

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgIl y a quelques jours, Ingannmic et moi même avons décidé de reprendre une activité commune. Après le succès planétaire de la relecture de Mauriac, nous avions en effet, pris un temps de repos nécessaire suite à l'avalanche de commentaires suscités par cette initiative qui se solda d'ailleurs, par une lecture solitaire de la part de ma fidèle partenaire ....

Cette fois çi, il s'agit de rien de moins qu'une nouvelle lecture commune, mais pas des moindres, puisque notre choix s'est porté, presque naturellement, sur la suite du chef d’œuvre toute catégorie des pavés qui font mal dans la tronche de la lectrice, la suite donc, de "La griffe du chien" de Don Winslow, sobrement intitulée "Cartel", tout un programme.

En pleine nuit suivante, j'ai eu une illumination, je savais, oui, je savais, comment rendre cette nouvelle aventure si passionnante que les blogs amis en tireraient les langues d'impatience. Sauf qu'il était une heure trente du matin, pas une heure décente pour secouer le conjoint endormi pour lui communiquer une idée, même de génie, et même si c'est lui qui m'a offert le bouquin. Je dors rarement avec un papier et un crayon dans le lit, encore moins avec mon ordi, il est trop gros.

N'écoutant que l'appel du blog, je me suis précipitée vers le lieu idoine pour garder trace de ma fulgurance, Mais, c'était sans compter sur les machiavéliques machinations des dits cartels, qui ayant dû nous repérer, avaient pris soin de tapisser mon escalier de peaux de bananes.... Surfant sur les marches, telle une sublime sirène des patrouilles de l'aube, j'ai cependant succombé sous le nombre et c'est pour cela que toutes les notes que vous allez lire dans les prochaines semaines seront publiées depuis mon lit, sauf si bien sûr la tablette de fifille est maraboutée ou le portable de fiston sous écoute. Mon ordu, je le répète, il est trop gros.

PS : évidemment, cette vision de ma chute est quelque peu sublimée .... J'allais chercher de l'eau. Mon pied a loupé sa cible terrestre. Bilan: trois côtes cassées.Ce qui ne remet évidemment pas en cause la lecture commune, prévue pour le 5 novembre, si le cartel nous prête vie ....

07/09/2016

Les bateaux ivres, Jean Paul Mari

lrm8zm-HC.jpgJ'ai été tentée par ce titre lors d'un plateau à Etonnants Voyageurs, festival du livre de Saint Malo, lors d'un plateau animé par Ys. Animé n'est d'ailleurs pas le bon mot, ce serait plutôt accompagné, car elle lance l'auteur très rapidement, et du coup, il se lance tout seul, du moins, c'est ce qui s'est passé pour Jean Paul Mari ( y'en a un qui a résisté, mais je ne me souviens plus de son nom, et ce n'était pas la faute d'Ys si il s'est mis en boucle ...). Le sujet de Mari est l'immigration clandestine, son attitude est la compassion sans mièvrerie. Lui aussi, il accompagne. Est-ce pour cela que les applaudissements, généralement de pure forme dans ce type de manifestation, ont pris ce jour-là la chaleur d'une vraie sincérité, au point que l'auteur en a relevé les yeux, semblant lui-même étonné de ce qu'il venait de soulever chez nous ? Spectateurs parfois blasés, quand ce n'est lassés, du drame humain à répétitions des migrants, des vagues d'indignation qui retombent plus vite que la pluie à Calais, ces images si répétitives qu'on dirait le même scénario joué d'avance. Alors, parfois, nous ne levons plus un sourcil pour voir, nous ne prenons plus les lunettes pour lire le dernier naufrage écrit en petit, nous perdons le fil des chiffres, nous ne comprenons plus que ce sont de vrais gens qui meurent, pas des pixels médiatiques sur écran plat : " cette formidable capacité que nous avons développée, à accepter l'inacceptable" écrit Jean Paul Mari à la fin d'un éditorial publié sur grands reporters.com, site qu'il a contribué à créer et où son parcours professionnel est retracé : un grand reporter résolument engagé dans le réel de la guerre et puis, comme une dérive vers la suite, cette forme sordide de l'Odyssée de ceux qui ne sont pas les nouveaux Ulysse de civilisations pourtant guerrières. Mais la guerre a changé les héros en migrants, et les migrants en victimes. Pourtant, Mari ne les voit pas comme cela.

Ce livre est entre le témoignage, l'essai et le documentaire, et c'est vraiment ce qui en fait l'intérêt et la facilité de lecture. "Noyés dans les larmes de la Méditerranée" ou réussissant à poser le pied sur les rivages européens, l'auteur individualise en quelques parcours recomposés et morcelés, le flot de ces hommes, femmes, enfants qui ont fui la misère, la guerre, le fanatisme religieux, tout simplement qui rêvent d'être un peu plus vivants que la mort lente des illusions qui les attend si ils restent : Robiel, noyé à Calais, venu d'Ethiopie, si près de réussir, Fassi, le gamin de Guinée, parti football au cœur, Zachiel, l'imam qui ne voulait pas prêcher le Djihad, sa femme, ses enfants, les plages turques, les passeurs, puis Lesbos. Pour quelques uns, qui peuvent respirer mieux, combien de cadavres sont rudoyés par les courants ...

Ce que montre aussi Jean Paul Mari est à quel point le lieu d'arrivée détermine la réussite ou l'échec de l'exil volontaire et désespéré ; Lampedusa et son accueil plutôt humaniste, alors qu'Athènes est un cul de sac de la misère.  Le mur européen n'est pas le même partout, et les migrants se ruent toujours pour se déchirer sur les barbelés de Ceuta ou Mellila.

 Et toujours, comme un ressassement indigné, l'auteur en revient à ce qui fut une mer bleue, à cette odyssée d'ici et maintenant, dont les héros ne sont plus Ulysse et hector, mais des survivants qui en tremblent encore, et c'est l'Europe qui loin de chanter leurs exploits, tissent la toile des morts sans linceul.

 A lire, la note de Ys

 

23/08/2016

Transhumance annuelle le retour ...

playas-y-calas2.jpgLe départ pour la transhumance annuelle vers mon petit Eden perso coincé entre soleil, mer, piscine, transat, patatas bravas y pan con tomaté, s'est avéré un peu plus compliqué que prévu. Ainsi, le problème du coffre de toit s'est résolu de lui même, par l'absence de toit ... le choix d'un autre moyen de locomotion que le véhicule à quatre roues a considérablement allégé la liste prévue, vu que je devais la porter à bout de bras, que j'ai faibles ...

Si l'appel du transat résiste à toutes les contingences matérielles, et que nous sommes arrivés à bon port, la connexion internet, qui, dans ce coin d'Eden est déjà habituellement aléatoire, a décidé cette année de fondre au soleil. Et le soleil étant généreux, ses rayons n'ont laissé aucune chance à la publication de mes notes et commentaires.

Si le soleil fut la cause de mon absence bloguesque, il a également eu raison de mes tentatives de rédaction futures sur les titres, pourtant lus, portés jusqu'au transat à bout de bras. Je pourrais mentir, et exagérer, prétexter, par exemple, une pénurie de papier, ou des crayons asséchés, mais l'exagération n'est pas mon fort (^-^) ...

Et puis, quand même, j'ai une super excuse. Le proprio de mon coin de paradis a changé toutes les toiles cirées de toutes les tables. Ben oui, c'est un fanatique des toiles cirées, et aussi des épingles à linge pour les faire tenir sur les tables. Ce qui déjà, les années précédentes, constituait un handicap à l'écriture car toile cirée + soleil écrasant même à l'ombre = sueur sous le coude et crayon qui glisse des doigts. Des toiles cirées neuves, qui plus est, accentuent la réverbération et ne sont point encore assez rapeuses. Les pinces à linge accrochent moins les coins et tombent plus facilement. En effet, le coude en sueur a pour effet d'accentuer la tendance naturelle de la toile cirée qui est de tomber du mauvais côté, et comme il y a quatre mauvais côtés sur une table, croyez moi, j'avais du mérite à écrire mes notes estivales, même avec les vieilles rapeuses.

J'avais bien tenté de convertir mon adorable proprio à l'usage des pinces à nappe, plus idoines, mais il a dû les reconvertir en pinces à autre chose, pas moyen de remettre la main dessus. Mon dictionnaire espagnol ne comportant pas l'idiome adéquat, j'ai laissé tomber l'affaire ... et je me suis replongée  dans la mer, la piscine, le transat, les patatas bravas y pan con tomaté, et les titres portés à bout de bras ....

Warlock

Le pique nique des orphelins

Souviens-toi de moi comme ça

L'authentique Pearline Portious

Les bateaux ivres

L'ami prodigieuse

Confiteor 

Trois semaines plus tard, je n'ai donc rien écrit, rien publié, rien commenté ... Les notes qui vont suivre cette semaine et les suivantes sont celles que j'avais écrites en juillet, les titres ci-dessus seront peut-être commentés d'ici Noël ; quant à la rentrée littéraire 2016, j'abandonne sans regrets aucun !

09/08/2016

Transumance annuelle

2153P1.jpgMon homme ayant trouvé que l'achat d'un coffre de toit était superfétatoire et disproportionné (GRRR ...), me voilà face à un choix cornélien face à ma pile, qui prendre, qui laisser, quitte à prendre le risque d'une longue attente ... Voire d'un oubli.

D'abord, je me suis dit, je vais prendre les plus anciens, les presque déjà oubliés, ceux pour lesquels l'envie s'est émoussée, à force d'être là, dans la pile. Mais justement, comme l'envie est émoussée, j'aurais eu l'impression de ne faire que mon devoir de rattrapage, alors, j'ai commencé à mixer, ce qui donne, plus ou moins par ordre d'ancienneté :

Warlock, Oakley Hall, à peu près un an et demi d'attente

Le mur invisible, à peu près un an,

Le pique nique des orphelins, Louise Erdrich, à peu près huit mois,

Puis, vient une partie de la dernière livraison d'étonnants voyageurs de cette année (oui, je sais j'en laisse sur l'étagère des livraisons antérieures, mais, je le rappelle, mon homme me refuse un coffre (une bibliothèque ?) de toit ...) :

Manuel d'exil, Velibor Colic

Souviens-toi de moi comme ça, Bret Anthony Johnston

L'authentique Pearline Portious, Kei Miller, et si vous êtes vraiment impatient de savoir de quoi il s'agit, en attendant de me lire, voici l'avis de Sandrine

Et de même pour Les bateaux ivres de Jean Pau Mari,

Et le dernier de la livraison malouine, Léonardo Padura, Passé imparfait.

L'ami prodigieuse d'Elena Ferrante, Confiteor de Jaume Cabré, et Mudwoman de Joyce Carol Oates n'attendent que depuis quinze jours, je sais, ce n'est pas juste pour les autres, mais là, j'ai trop envie (il va juste falloir que je m'empêche de commencer par eux, sinon, les plus anciens vont encore prendre un coup de vieux ...). J'ai donc rusé avec moi même en emportant deux pavés, un au début de la liste, et un autre à la fin, pour être certaine de participer au challenge de Brize.

Le pire, c'est qu'au dernier moment, je n'ai pas résisté à fourrer entre mes deux maillots de bain, Mémoire assassine de Thomas H. Cook (L'homme tournait le dos !)

 

 

 

07/06/2016

Indian creek, Pete Fromm

IMG_20151010_115811.jpgTout d'abord, j'ai toujours eu du mal avec Robinson. Vendredi (13) ou pas, mythe ou pas mythe, le Robinson, il a quand même un arrière goût d'individualiste petit bourgeois, dirait fiston, qui n'a pas lu Robinson, mais moi oui. L'île déserte avec la survie qui mène à la réussite de l'entreprise, ce n'est pas mon truc.

En plus, là, c'est un Robinson du froid, dans le Montana, avec des lynx, des caribous et des cerfs et des tas de bois à couper. Les lynx, les caribous et autres bestioles du froid, ce doit être très beau, dans la neige. Si grandiose d'ailleurs, que je ne vois pas l'utilité d'aller déranger toute cette infinitude avec mes lunettes de soleil, ma tenue d'intérieur-extérieur en ces débuts de beaux jours, et mes questions existentielles menées du fond de mon jardin. (Ben oui, j'ai migré du canapé au transat. Faut pas croire, je suit les saisons.)

La vie sauvage pour moi, se limite aux tentatives désespérées de mon chat pour intimider ma poule quand elle chasse le vers de terre au milieu de ma plate bande de fraisiers. Ce qui est déjà d'une violence à la limite du supportable, vu que je n'ai que deux fraisiers. Surtout à cause de la tête de mon chat, qui en général, vit un moment de honte suprême, vu que la poule s'en fiche et il revient alors se coucher près du transat, et je lis la mortification du grand fauve dans ses yeux verts.

 Donc, un livre dont le sujet est l'hibernation volontaire d'un jeune homme inconscient à l'intérieur d'une tente de toile rectangulaire, au croisement de deux rivières en plein cœur du parc de la Selway-Bitterot ( au nord de Missoula, à des centaines de kilomètres du premier habitant capable de parler d'autre chose que de la chasse aux caribous, car là-bas, même les écrivains sont nature). Le Robinson novice s'embarque pour six mois glacés avec pour mission de dégeler une fois par jour un bassin d'élevage de deux millions et demi d’œufs de saumon, implantés là pour voir si ils vont survivre. J'avais déjà la réponse, en gros, pour la survie des futurs saumons, c'est dire qu'aucun frémissement n'a agité ma tong du fond de mon jardin.

Et pourtant, j'aurais eu bien tort de ne pas suivre ce conseil de lecture d'une adorable libraire ( officiant à Étonnants voyageurs sur le stand des éditions Gallmeister mais basée normalement dans la librairie "livres in room" à Saint Pol de Léon.). D'abord, parce que lorsqu'on vend des livres au royaume du chou-fleur, on est un vrai Robinson et que une île déserte remplie de livres, c'est un royaume que je peux concevoir, et ensuite, parce que ce livre est drôle.

Peter Fromm s'y moque beaucoup de lui même, de son rêve d'aventurier de l'extrême né au contact de sa fréquentation naïve des récits des trappeurs épiques, de sa confrontation avec la solitude qu'il combat à grands coups d'entreprises pharaoniques d'abattage de bois de chauffage, sa frénétique compulsion à s'occuper, dans le vide de cette immensité, pourtant peuplée de quelques aficionados de la chasse aux lynx.

L'auteur, tout en maltraitant, avec le sourire, sa juvénile inconscience, construit un roman d'apprentissage fort sympathique, mêlant ses états d'âme et son amour naissant pour l'état solitaire, qui de subi, devient choisi.

Évidemment, je ne suis pas revenue de ce voyage en terre glacée avec l'envie irrésistible de chevaucher une moto neige, mais avec quand même une petite idée du plaisir qu'on pouvait y trouver. Et surtout, j'ai trouvé ce qui manque à mon chat dans sa poursuite effrénée de la poule sur mon carré de pelouse, c'est l'exaltation des grands espaces et l'urgence de la survie ...

16/05/2016

Etonnants voyageurs 2016

En premier lieu, deux images rares ... Les A. dans l'ordre presque alphabétique, de dos .... et de face ...

photo 1.jpgphoto 3.jpg

Pour une fois, on a réussi à se tenir toute ensemble à la même place, en dehors de l'heure de l'apéro, évidemment. C'est un premier scoop !

Le second scoop, comme on peut le voir est qu'il a fait beau, enfin, hier, il a fait beau ... Au soleil.

Sinon, un festival assez plan plan peinard, ma foi, avec beaucoup d'habitués des plateaux et du salon, des retrouvailles agréables, des clins d'oeil à d'autres éditions, peut-être plus novatrices, mais toujours ce bon vieux goût d'être un peu, pour un moment, en dehors de la frénésie des choses. Et cela fait toujours autant de bien !

Pas de grands plateaux à raconter, mais deux quand même un peu à part, puisque j'y ai rencontré Ys (Sandrine) dans son rôle d'animatrice. Et en toute sincérité, ce furent les deux plateaux les plus efficaces que j'ai pu voir cette année. Ses questions courtes mais ouvertes laissent toute la place aux paroles des auteurs, du coup, ils parlent, juste et bien, et pas que des livres qu'ils viennent promouvoir. (et pourtant, il y avait un  "client" qui n'était pas facile, facile, le genre bloqué sur sa corde raide, et vas-y que que Ys te balance rien des questions, mêmes courtes et pertinentes, il te balançait la même réponse ...)

Récolte de cette année, un peu en baisse par rapport à d'hab, pour cause d'étagères surchargées :

"Les bateaux ivres" de Jean Paul Mari : un des plateaux de Ys, d'ailleurs. Une type d'une telle conviction que les applaudissements finaux n'ont pas raisonné comme une simple convention, il y avait du remerciement dans l'air.

"L'authentique Pearline Portious", sur un autre plateau de Ys, parce que j'ai déjà tout lu de Carole Martinez, et que cet homme-là, ce qu'il disait de la magie et de la folie m'a intriguée.

"Mon nom est Jamaïca", parce que c'est le seul de Fajardo que je n'avais pas encore lu, et comme il était là ....

NB aux A., c'est laquelle qui m'a embarqué "Les imposteurs" ? Parce qu'en plus, j'avais bien deviné qu'il avait une place centrale dans la série, mais maintenant, je voudrais bien savoir laquelle ...

"Passé parfait" de Padura, parce que mon homme a acheté "Electre à la Havane" et qu'il s'est avéré qu'en fait, c'était le dernier de la série des saisons, et moi, j'aime commencer les séries par le début. Même si je suis pas certaine d'aimer Padura, son écriture, je veux dire.("Le palmier et l'étoile" doit être sur mon étagère des non lus depuis au moins ... dix ans ?)

"La vérité sur Anna Klein" de Thomas H. Cook, parce que cela fait longtemps que je n'ai pas lu un titre de cet auteur, et qu'il faut toujours avoir, selon moi, un bon petit polar à se mettre sous le coude. C'est mon côté maso ...

"Mudwoman" de Joyce Carol Oates, parce qu'il faut toujours avoir, toujours selon moi, sous le coude un bon vieux roman avec "des fantômes du passé" qui vont venir vous chatouiller les pieds.

"Souviens-toi de moi comme ça" de Bret Anthony Johnston, parce l'auteur est complétement barré, d'un barré que j'aime. (je viens de lire le prologue ! ouha, ça annonce du lourd.) Et puis, un homme qui porte un bonnet sans avoir l'air ridicule et qui  aime le café avec dix sucres, je craque ! Ce qui est un critère de choix très rationnel.

"Comment tout a commencé" de Peter Fromm, parce que c'est le coup de coeur d'une libraire absolument adorable ( qui tient une librairie à Saint Paul de Léon dans la grande rue, je ne la connais pas, mais rien que pour cela, je serai capable d'y retourner, au pays des choux-fleurs ...) et "Compagnie K" de William March, parce que repartir avec un seul Gallmeister, ce serait comme partir du festival sur une patte.

D'ailleurs, faudrait peut-être conseiller Saint Paul de Léon à Carole Martinez, elle est en recherche d'un village breton avec une poste pour son prochain roman, il y a surement une poste à côté de la librairie ? Et puis, elles s'entendraient bien, la libraire et la Carole ... Elles ont le même regard, celui qui est habité par les histoires ...

 

 

 

01/05/2016

Tag en retard

barbie-foot.jpgIl y a au moins un siècle et demi, j'avais dit "je vais le faire" à Marie Claude de Hop sous la couette. Un quart de siècle plus tard, je m'y colle. C'était un tag en deux parties au départ. La première, l'histoire du blog, la seconde, des conseils à donner aux nouveaux blogueurs ( je sens que la deuxième va être cotonneuse !!!). En plus, pour une fois je n'ai pas fait de brouillon, même pas sur mon cahier flamant rose préféré) et je commence à multiplier les parenthèses, ce qui n'est jamais vraiment bon signe chez moi, mais tant que je n'en mets pas trois d'affilé, (n'est pas pas Jaenada qui veut), je me dis que mon truc va être lisible.

PS : premier conseil aux jeunes blogueurs, si jamais vous arrivez sur ce vieux blog, ne pas faire comme moi, être clair et synthétique dès le début, moi, cela va faire quelques années que j'essaye, mais, bon, c'est mort. Donc, conseil suivant, connaître ses limites, moi, non, j'ai arrêté les limites.

Au départ, il y les A. Moi, évidemment, la A. blonde, la A. nantaise, et la A. tout court (elle va pas aimé le "tout court" ...). Les A. c'est parce qu'elles ont toutes les trois un prénom super original qui commence par A. En plus, il y a en deux qui ont le même, (la blonde et la nantaise). Et moi, non. Les A. aiment lire des trucs qui font pleurer, qui font peur, qui serrent les tripes ( un des textes fondateurs fut "Les orpailleurs", sauf que je suis certaine qu'il en a au moins deux qui ne l'ont pas lu, les A. ne sont pas très obéissantes). Les A. aiment le vin blanc et la terrasse des "Voyageurs" lors du festival "Étonnants voyageurs" où elles se la jouent un peu stars. Et c'est là où l'idée du blog est née. Un blog pour que les A se lisent, écrivent et se la pètent un peu sur la blogo ( inutile de préciser que la blogo, on ne savait même pas ce que c'était). Un blog, je ne savais pas non plus ce que c'était, mais j'avais commencé à en lire, dont certains que je suis toujours, mais pas elles, c'est parce que je suis moderne, comme l'atteste la constante mise à jour de l'esthétique de Aleslire .... Quand une des A. ne se met pas à me le teindre en vert (coup de bol, elle a perdu les codes). Donc, j'ai commencé (vous pouvez fouillez dans les archives, vous comprendrez mon immense solitude ... deux ans sans aucun commentaires, le vide sidéral ...)

PS : deuxième conseil aux jeunes blogueurs si jamais ils arrivent sur ce vieux blog, toujours rendre hommage à vos ainés bloguesques surtout si c'est vrai et sincère. Merci de me rendre la pareille dans dix ans ou plus. Ou de m'aider à moderniser ce brontosaure, auquel je tiens comme à mon premier "Angélique marquise des anges". 

Alors, le blog s’appelle ALESLIRE à cause des A. de LES et de LIRE. Il m'arrive de le regretter car quand on me demande le nom du blog, il faut que je l'épèle, vu comme comme pour moi c'est évident et pas pour les autres, je ne comprends pas que l'on ne me comprenne pas tout de suite.  Et comme c'est évident que je ne peux pas le changer (Alalire, c'est juste pas possible !), me voilà condamnée à passer pour pour une inconditionnelle de Racine (ce que je suis, par ailleurs), à cause d'une lettre en trop dans mon prénom. Les autres A, sont toujours là. Merci les filles. Elles n'ont jamais écrit aucun article.

PS : troisième conseil aux jeunes blogueurs, ne pas raconter sa vie perso, sur les blogs littéraires, il n'y a que la littérature qui compte, ou presque ... Vous me remercierez dans dix ans, ou presque ^-^

 

Les A. sauf une, ne laissent jamais de commentaires sur ce blog, elles me commentent juste dans la vraie vie, autour d'un verre de blanc ou deux ... Le rendez-vous annuel d'"étonnants voyageurs" approchant, je me devais de leur rendre un vibrant hommage ...

Et si sur la terrasse des "Voyageurs" à Saint Malo", vous voyez quatre A., celle qui a le plus gros tas de livres, c'est moi !

 

26/01/2016

Je lis donc je suis

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgBen oui, je l'aime bien, celui-là, il a un côté bout de ficelle de cadavre exquis qui donne des coqs à l'âme drôles et assez de guingois ...  J'ai tenté de ne pas tricher, je n'ai choisi que des titres lus cette année et que j'ai aussi aimé (critère que je me suis rajoutée), ce qui a un peu compliqué l’exercice de style de l'auto portrait ...

Comment te sens-tu ? Zaï zaï zaï

Décris où tu vis actuellement ? Le village évanoui au Cher pays de notre enfance ?

Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ? Ederlezi

Ton moyen de transport préféré ? La terre qui penche

Ta meilleure amie ? Bérénice 34-44, un amour impossible .... par conséquent ....

Toi et tes amies, vous êtes ? sur L'île du point Nemo

Quel est ton moment préféré de la journée ? Constellation

Qu'est- la vie pour toi ? Le petit livre des couleurs

Ta peur ? Titus n'aimait pas Bérénice ....

Quel est le conseil que tu as à donner ? Fuyez le guide

La pensée du jour ? Toujours "fuyez le guide" !

Comment aimerais-tu mourir ? Le cœur qui tourne

Les conditions actuelles de ton âme ? Miséricorde ....

Ton rêve ? Le royaume avec une plage au pôle nord

A suivre avec Noukette, phillisine cave, Aifelle, katel et sûrement bien d'autres passés et à venir !

 

 

 

 

24/01/2016

Quoi ?

 Athalie.jpgQuoi ? D'accord, je ne regarde jamais "La grande librairie" (mais pour le jeu des lunettes, je ne crains personne, sauf que les miennes, elles sont roses, normal, je suis une fille, et même pas presque chauve pour faire intello) , je ne lis plus Télérama depuis au moins dix ans, pour cause d’incompatibilité de bonhommes qui sourient, je survole les suppléments livres de Libé qui encensent l'auto fiction que j'abhorre (oui, je sais, j'ai plutôt  aimé le dernier Angot, preuve que même les préjugés les plus tenaces peuvent vaciller, ceci dit, je ne suis pas certaine de persévérer dans la repentance ), mais je lis les blogs littéraires, avec attention et considération, avec assiduité voire componction, j'ai lu toutes les notes sur la rentrée littéraire de janvier. Je n'ai rien noté vu que la rentrée de janvier 2010, je l'ai pas encore finie, et que celle de l'an 2000 m'attend de ses deux pieds fermes).

Et voilà qu'il a fallu un passage éclair dans la cuisine où mon homme, le dimanche soir écoute encore "le masque et la plume", malgré mes commentaires acerbes et d'une mauvaise foi tenace, (oui, je cause à la radio, Garcin fait semblant de ne pas m'entendre) mauvaise foi qui fait que même quand je ne sais pas de quoi il est question, je ne suis pas d'accord, pour apprendre que le dernier Echenoz était sorti .... Je ne sais pas ce qui a pu en être dit, j'ai fui dans mon antre en maudissant d'être dimanche soir, je n'ai quand même pas le courage d'aller braquer une vitrine de librairie. En plus, il faisait froid.

Mais ça y est, je l'ai, "Envoyée spéciale" ..... ( Du coup, j'ai rajouté le dernier Edouard Louis Histoire de la violence, et le Louise Erdrich, Le pique-nique des orphelins et deux trois sorties en poche au passage, il fallait bien fêter cela,  vu qu'il n'en sort pas souvent des bouquins le Echenoz !)

 

 

 

 

 

23/12/2015

Mon top 100 à moi

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgJ'avais dit à Ingamnnic que je ne le ferai pas, que j'aimais bien sa liste, mais moi, non, pas de top. 100, c'est trop, ou c'est pas assez, et puis, numéroter n'est pas mon truc, classer oui, mais à la manière du sieur Perec, à l’affectif qui se croit rationnel alors qu'il n'est qu'aléatoire de la mémoire.

Alors, parce que je suis parfaitement logique, j'ai commencé à lister, pour voir, de tête,  et puis, je me suis prise au jeu. Arrivée à 85, j'ai bloqué. Comme 85, c'est trop et c'est assez, j'ai commencé à déambuler devant mes rayonnages,  j'ai repris le crayon et avec l'aide de la rubrique des préférés, je suis arrivée à 100. Et puis, j'en ai rajouté un dernier parce qu'autrement, la liste, elle n'aurait pas été complète. (hommage à mon Pérec)

Pourquoi ceux là ? parce qu'ils me rappellent tous quelque chose ; une première émotion, un à bout de souffle, des taches de confiture sur les pages, des discussions sans fin avec mes amies A., voire même un excès ou deux de mauvaise foi, ou un excès ou deux de quelques verres de vin ... Un excès de blogs de lecture aussi, de belles, très belles découvertes, des sentiers où je n'aurais jamais déambulé, même la nuit, parfois, aussi, une nuit où tout le monde dort, et où  je lis, je lis, je lis ... des moments sur une certaine plage où mes enfants sautaient sur les rochers dont ils auraient pu tomber sans que je ne m'en aperçoive vraiment ...

Ma liste, elle est foutraque, pas classée, au fil de la plume, j'ai égrainé mes titres ...

Le livre de Dina, Wassmo.

Dalva, Jim  Morisson

Le rapport de Brodeck, Philippe Claudel

Le cœur cousu, Carole Martinez

La chorale des maitres boucher, Louise Erdrich

Nous étions les Mulvanney,  J.O Oates

De beaux lendemains, Russel Banks

Ma cousine Rachel, Daphné du Maurier

Thérèse Desqueyroux, François Mauriac

L'île du point Nemo, Jean Marie Blas de Robles

Jésus et Tito, Vélibor Colic

Une plage au pôle nord, Arnaud Dudek

Courir, Jean Echenoz

Comment les fourmis m'ont sauvé la vie, Lucie Nevaï

Là-haut vers le nord, Joseph Boyden

Chez les heureux du monde, Edith Wharton

Le soleil des Scorta, Laurent Gaudé

Le roi Lear, Shakespeare

Mille milliards de tapis de cheveux, Andréas Eschbarch

Emma Bovary, Flaubert

La série des "Angélique, marquise des anges" par les Golon, mari et femme ...

Retour à la terre, Larcenet

Le dîner de moules, Brigit Vanderbeke

Feu pâle, Nabokov

Plume, Henri Michaux

Lorenzaccio, Musset

La religion, Tim Willocks

Lonesome Dove, Larry Mcmurtry

La griffe du chien, Tom Winslow

La belle de Fontenay, J.P. Pouy

Tout Benaquista,

Le premier Dessaint que j'ai lu, mais je ne sais plus lequel c'était ....

Le père Goriot, Balzac

Le rouge et le noir, Stendhal

Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués, J.F. Vilar

Les orpailleurs, Thierry Jonquet

La lectrice, Raymond Jean

Lourde lente, Hardellet

L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, Reif Larsen

Magasin zinzin, F. Clément

Terre des oublis, Duong Thu Huong

Sur la plage de Chesil, Mac Ewan

La pluie avant qu'elle tombe, J. Coe

Tout Borges, ou presque

Au revoir là-haut, P. Lemaître

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee

Les imposteurs, Fajardo

La brève et miraculeuse vie d'Oscar Wao, Junot Diaz

Elle danse dans le noir, René Frégni

Tess, Hardy

Les hauts de Hurlevent, Emily Brontë

Orgueil et préjugés, Jane Austen

Jane Eyre, Charlotte Brontë

W ou le souvenir d'enfance, Perec

Autant en emporte le vent, M. Mitchell

La jeune fille à la perle, T. Chevalier

Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez

Le nom de la rose, U. Ecco

Tout Vargas

Les liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos

Le destin miraculeux d'Edgar Mint, Brady Udall

La route , Cormac (titre que j'ai détesté à un tel point que je ne pouvais pas ne pas  le mettre ...)

Le liseur B. Schlink

Le diable tout le temps, Pollock

Un pied au paradis, Ron Rash

La langue des papillons, Manuel Rivas

La belle écriture, Chirbes

Euréka street, R. Mcliam Wilson

En un monde parfait, L. Kasischke

Naissance d'un pont, Maylis de Kérangal

La femme en vert, Indridasson

Américan psycho, Bret Easten Elis

Il faut qu'on parle de Kévin, L. Shriver

L'étoile des mers, Joseph O'Connor

La place, Annie Ernaux

La classe de neige, E. Carrère

Les petits chevaux de Tarquinia, Duras

Grâce et dénuement, Alice Ferney

Dans les coulisses du musée, K. Atkinson

La servante écarlate, M. Atwood

Contrée indienne, Dorothy Mac Johnson

Faillir être flingué, Cécile Minard

Les sortilèges du cap Cod, R. Russo

Mai en automne, Chantal Creusot

Pobby et Dingam, Ben Rice

Un été sans les hommes, Siri Hustredt

Home, Toni Morisson

Les passagers anglais, Kneale

L'art de pleurer en choeur, Jepsen

Une saison à Venise, W. Odojewski

Le soulèvement des âmes, Smart Bell

L'équilibre du monde, Mystri

Je vais mourir cette nuit, F. Marias

Brooklin folies, P. Auster

Hyacinthe et Rose, F. Morel

 Voilà, normalement, ça fait 101 ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14/12/2015

Effet d'annonce, première !

Pour une fois, j'annonce la proche note, enfin, je préviens plutôt de ne pas lire ma prochaine note qui parlera d'un titre qu'il ne faut pas lire quand :

  • le ciel est bas et lourd et pèse genre couvercle de bruine en fonte,
  • vous avez tendance à penser que finalement, votre vraie vie, elle est plutôt derrière vous, vu que depuis quelques temps,  des bouffées de chaleur vous jettent sous la douche à des heures indues,
  • et que l'homme que vous avez épousé, svelte et plein d'allant, ronfle sans se rendre compte que vous faites des aller retour entre la salle de bain et votre lit commun depuis déjà un certain temps ( d'ailleurs, il n'y a même plus de serviettes de toilettes sèches, du coup, vous allez en chercher dans la chambre d'un ado à vous)
  • et l'ado ronfle aussi, moins fort, mais il ronfle. En plus, la seule serviette sur laquelle vous arrivez à mettre la main est sous vos pieds, sur le plancher, et humide,
  • votre homme, quand il ne ronfle pas, est assureur de son métier, ou toute autre occupation qui inclut le port quotidien d'un costume et d'une chemise, et des horaires de retour à heures fixes, mais trop tardives pour qu'il puisse mettre son costume de magicien ( du ménage, du baby sitter, du roi de la bricole ...)
  • vous habitez dans un pavillon, genre moyen de gamme de lotissement des années quatre vingt, sans vice de forme, mais avec crédit en cours,
  • vous venez d'être licenciée d'un poste à responsabilités, même si c'était de toutes petites responsabilités,
  • Vous venez d'être plaquée par votre amant qui préfère sa femme et son plan de carrière,
  • vous comptez vous mettre au yoga ou vous engager dans une occupation type humanitaire ou caritative,
  • vous détestez être tutoyée dans un bouquin qui vous parle d'une vie qui aurait pu être la vôtre, en beaucoup plus moche,
  • et si vous pensez qu'Emma, la Bovary, elle avait drôlement raison de rêver plus fort que son statut social le lui permettait
  • et que Sissi l'impératrice est votre modèle depuis que Romy a secoué ses couettes sur l'écran de votre enfance.

 

15/11/2015

Sans commentaire

Piqué à Sfoar, parce que, les mots, pour une fois, me manquent.

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11/09/2015

Rentrée littéraire de mon cru

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgQui a dit rentrée littéraire ? On peut avoir la rentrée qu'on veut, moi, je prends l'autre ...

L'autre, comme traîner en terrasse devant une librairie (indépendante, comme il se doit, et où l'on a une carte de fidélité, comme il se doit, aussi), se retrouver gardiennes de vélos et de trottinettes (parce la maman n'avait pas d'anti vol et que mon amie A. et moi, on n'a pas des têtes de voleuses de vélos, ni de trottinettes d'enfants, et que la maman voulait acheter des livres et que A. et moi aussi (enfin, surtout moi), on n'a pas des têtes à dire non à une maman qui veut acheter des livres à ses enfants. Sauf que la maman, elle a dit : "j'en ai pour cinq minutes" et que si on avait été payées au tarif d'un parcmètre, on aurait pu acheter encore plus de livres.

Après cet intermède, on a réussi à rentrer dans la librairie, mon  (encore) amie A. a tenté (encore) de me refiler le dernier Angot, qu'elle soit pardonnée ... On a tous des moments d'égarements et d'aveuglement, la preuve, j'ai égaré le dernier Carrère sous mon lit pendant tout l'été, alors que je l'ai emprunté à la dite amie A. depuis un an.

Et quand j'en suis ressortie de la librairie, mon sac était plus lourd que le sien, ce qui est rare :

"Constellation" d'Adrien Bosc, parce qu'elle me l'a recommandé, que je l'ai terminé dans la soirée, et que franchement, c'est juste ce qu'il me fallait. Ben oui, je voulais du court et léger. Léger, pour ce titre est un peu à nuancer, on ne se refait pas A. et moi, mais court, oui. (je n'avais pas encore lu l'article de Keiska sur  deux livres de Charlotte deTurkeim que j'ai noté depuis "Pop corn mélody" et "Le joli mai de mai"pour les courts légers qui peuvent aussi terribles ...).

"Le village" de Dan Smith, parce sur la quatrième de couv, il y a marqué "deux corps d'enfants atrocement mutilés" et que là, A. et moi, on ne peut pas résister (depuis "Les orpailleurs" de Thierry Jonquet, je me suis rendue compte qu'en littérature, j'avais un côté sadique). Alors que j'ai reposé "la lettre à Helga" à cause d'une mention d'un éleveur de mouton qui cause d'amour, ce qui est beaucoup trop glamour. (je rassure mes lectrices, je suis fan de "Dontow abbey", mon amie A. non, elle, c'est Rambo.)

"Le rire du grand blessé" de Cécile Coulon, parce que j'aime bien l'univers décalé de la demoiselle, et que l'histoire a l'air complètement déjantée. (pas légère, non plus, mais une histoire de livre qui parlent de livres, j'aime bien aussi, voir ici, aussi)

"La couleur des ombres" de Colm Toibin, parce que j'avais noté un autre titre chez Katel, qui présentait d'ailleurs un autre titre, mais que, comme celui que j'avais noté n'y était pas, j'ai pris celui-là. Je suis logique, quoiqu'en disent certaines mauvaises langues, puisque c'est le même auteur.

"L'égaré de Lisbonne", parce que depuis que Luocine s'est mise à lire des romans historiques, sans aimer les romans historiques, elle me fait trop envie.

"Il pleuvait des oiseaux", parce que je l'ai vu partout, mais qu'en lisant le quatrième, là maintenant, j'ai comme un doute ... Il n'y a pas d'éleveur de moutons, mais comme une annonce d'un bucolisme de bon aloi qui peut m'hérisser le poil du héron. Le léger soit, mais, l'émerveillement ... Bon maintenant, il est dans la besace, on verra bien !

" La traversée du continent", de Michel Tremblay, parce que depuis le temps que je veux lire cet auteur, il serait quand même temps que je me décide. Mais il n'est pas court et visiblement pas léger, je sens que m'éloigne de mon but premier, et il me reste encore de la place sur les bras ( sans compter ceux de l'amie A. qui sont presque vides, juste "Une vie animale" (très, très court, très très bien, très très lourd).

"Les filles de Hallows farm" rejoint la besace, à cause de ... et puis comme de toute façon, je n'en suis plus à un près, je tope "Avril enchanté" de E. Von Arnim au passage, à cause de la couverture, qui elle au moins, correspondant au point de départ. (J'avais dit dit léger ... je suis lestée, mais so british, quasi essoufflée de trop de rentrée littéraire  ...)

Mais bon, entre un far breton et un beignet fourré au caramel beurre salé (oui, fifille m' a refilé le virus), il reste encore de la place pour la BD pour mon homme, le dernier tome du "chat du rabbin",et, best of the best, le deuxième tome de l'adaptation en roman graphique de l’excellentissime série pour ados, "Quatre soeurs" de Malika  Ferdjouck pour fifille. 

L'avantage de se trimbaler un gros sac de bouquins, c'est qu'aprés, vous modérez  les achats de flamants roses, et de Bambi veilleuse. (Pour les initiées au kitsch de très bon aloi, la nature, je l'aime en rose bonbon, ou en plastique )

 

 

 

05/09/2015

Clin d'oeil breton

Avant que la rentrée ne nous noie dans un tourbillon d'activités, aussi obligatoires que chronophages et parfaitement sans intérêt ( je pense au repassage, rangeage et  frottage de surfaces variées, chasse aux chaussettes et autres joyeusetés ....), je prends le temps d'un clin d'oeil à deux blogueuses, qui malgré leur bonne volonté, n'ont pas pu assister aux cent ans du paté Hénaff (dit aussi "le pâté bleu" pour l'une, l'autre préférant une marque portant un nom plus aristocratique .... ). Cette célébration se déroulait dimanche quasi dernier dans le Finistère Sud, dit sud parce qu'il y pleut moins qu'au nord. (selon moi, mais je ne vais jamais au nord sauf exceptions hivernales ...)

J'étais donc la dernière des trois à porter le ciré, et à lire sous les embruns.

Bilan de la semaine :

Quatre livres lus, (dont un au chaud sous la couette),

Quatre kouin aman mangés, (A. de Dark Vador, j'ai battu ton record de calissons, non ?)

Une seule assiette d'huîtres (je sais, ce n'est pas la saison, mais j'ai cédé à la tentation, et j'ai eu tort de croire le tenancier du port qui m'a affirmé qu'elles n'étaient pas laiteuses, elles étaient laiteuses. Je ne divulguerai pas  l'adresse de ce traître mais que l'on sache qu'il officie dans la descente vers le vivier de la Forêt Fouesnant). Ce n'est pas parce que l'on porte un ciré que l'on est une touriste, non mais !

Quatre matinées d'averses (faire le rapport avec le nombre de livres lus). 

Beaucoup, beaucoup, beaucoup, de très belles nuances de gris. Mon coin en est riche, entre le ciel et la mer, le gris peut-être plus au moins bleuté, rosé, quasi violet.

Deux tourteaux au goût de noisette quasi au goût de moussette, ce qui est rare, me dirait la A du nord de là où il pleut.

Trois kilos de mures ramassées entre chien et loup avec fifille, qui les mange au fur et à mesure (donc deux seulement ramenés), A. de Nantes tu aurais adoré ...

Trois bateaux revenus de la mer au Guilvinec seulement, à cause des vagues trois grosses, mais c'était drôlement beau quand même. 

Et deux cartes postales pour les deux blogueuses (là j'ai pris les images sur le site, mais en vrai, je les ai vraiment achetées, mais comme je n'ai pas l'adresse postale des deux blogueuses qui n'aiment pas le pâté Hénaf, mais adorent les embruns ....

Par ordre d'apparition sur les côtes 

Sandrine,

J'ai cherché une carte avec des définitions des différentes variétés de pluies que l'on a par chez nous, mais le bigouden ne se traduit pas. Alors, comme j'ai cru comprendre que l'été fut fugace, je t'envoie un peu de distraction.

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A Ingannmic, 

Comme je révèle ici même ci-dessous ma véritable image, j'attends ta photo mystère ! (un indice, quand même, Mauriac n'est pas sur la photo)

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A mes amies A., toutes mes nuances de gris.

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21/08/2015

Rentrée et (re) sortie

 

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Rentrée littéraire ? Qui a dit rentrée tout court ? Maintenant que la trahison d'une A. est confirmée ( elle a ACHETE  le dernier Angot, elle l'a LU, et m'a avoué le trouvé REMARQUABLE au risque de perdre une amitié indéfectible de plus de trente ans (j'en rajoute un peu dans le nombre d'années, mais c'est juste pour qu'elle se sente encore plus coupable d'avoir AIME lire une auteure dont les premières phrases me font hérisser les cheveux blancs (inexistants, grâce à la teinture) même si je n'ai jamais réussi à finir un seul titre de Angot (d'accord, je n'ai tenté que deux fois, mais chez mes amies "réelles" (les dites A.) je suis connue pour avoir aussi le sens de la mesure, la mienne, donc variable à fort taux de mauvaise foi) et maintenant comment je finis ma phrase ma phrase, moi, je me suis paumée dans les parenthèses  ... ))).

Je ne rentre pas, je refuse, je freine de toute mon étagère des pas encore lus, je repars avec ma caisse, un peu allégée et modifiée, quand même, vers des côtes que certaines blogueuses ont dit pluvieuses .... (Sachez quand même qu'en partant trop vite, vous avez loupé le pique nique parti organisé pour les cent ans du pâté Henaff  dimanche prochain sur le parking de Pouldrezic, et on ne se moque pas, c'est pour de vrai ! ^-^ (et en plus, si cela se trouve, il va faire beau). Sauf qu'évidemment, (même si j'adore le pâté Hénaff, on ne refait pas sa bretonne), je serai sans doute entre deux rochers ou sous un parasol à lire :

"Un vent de cendres" de Sandrine Colette (qui reste en outsider).

"Incandescences" Ron Rash (en favori)

"Passé imparfait" Jullian Fellowes. (j'ai viré tous les autres pavés de la caisse, comme quoi, je suis réaliste ! Mais comme je vais devoir me passer de Downton Abbey pendant une semaine, il faut bien que je garde un doudou sous le coude)

"Vertige", Francis Thilliez ( une deuxième chance)

"Qui touche à mon corps je le tue", Valentine Goby, "La femme aux pieds nus" et "Inyensi ou les cafards", Scholastique Mukasongha, "Les belles choses que portent le ciel" Dinaw Mengestu, réintègrent l'étagère d'attente ... Tant pis

Se rajoutent et se substituent : "So long Luise" de Céline Minard, "L'honnête tricheuse", Tove Jansson, et "Le chapeau de Vermeer", Timothy Brook (pour la diversité potentielle) et évidemment " Thérèse Desqueyroux" ( car la coterie des sagouins maintient le cap, même à deux moussaillons)

Evidemment, je ne compte pour rien le dernier Carole Martinez qui est apparu dans mon jardin cet après midi entre deux pots de fleurs à rempoter .... Et dont j'ai déjà dévoré la moitié ( et si la A. QUI AIME ANGOT, passe par ici, qu'elle sache que je pourrais peut-être garder mon volume en otage, les autres A. sont pardonnées d'avance, en compensation éphémère).

A moi, l'arrivée des bateaux de langoustines au Guilvinec, le marché de Quimper et sa cathédrale, ciré au vent (je n'en ai pas, chez nous, ça fait touriste !), mais maillot de bain en bandoulière !

 

01/08/2015

ça ne va juste pas être possible, je me dis

 

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ça ne va pas rentrer dans le time-in ... Ou alors, j'arrête les visites de châteaux et d'abbayes, j 'arrête les apéros avec les copains, j'arrête les baignades dans la piscine ( ce qui est hors de question, vu que je viens de m'acheter un nouveau maillot de bain "Princesse tam-tam", que je suis épilée de près, des mollets jusque la moustache ( que mon "salon de beauté" appelle "épilation des lèvres" ... J'adore, une fois, j'ai dit " c'est pour la moustache", et la jeune fille fille m'a rétorqué "Vous voulez dire, le dessus des lèvres". Ben oui, c'est ce que je voulais dire))

Et là, je me dis "ça va pas rentrer", dans la voiture non plus, d'ailleurs. J'ai compté : 59 bouquins sur l'étagère des non lus, plus trente sur l'étagère des "non lus que je ne lirai sans doute jamais", mais que je garde "au cas où". Sans compter le dernier en date que mon amie A. m'a convaincue d'acheter en dernière minute (très facilement, il faut le dire,mais il est petit, petit, et elle m'a garanti un page turner), sans compter ceux des enfants, fiston et fifille, sans compter ceux de mon homme (mais eux, ils comptent à peine, en été, il regarde ceux que je viens de finir et il me demande : "il est bien celui-là ?", après, il copie, le lâche, mais cette lâcheté  nous permet de ne pas acheter un coffre de toit, quand on part, ce qui me permet d'acheter d'autres livres dans les petites librairies indépendantes que je croise ....)

Quinze jours, je n'ai que quinze jours pour écluser les apéros, les baignades, les châteaux, les abbayes, rédiger les notes, publier les d'avance au cas où j'aurais la flemme d'en faire des fraîches, sans compter le temps de couper les tomates et de mettre de l’huile d'olive dessus, de couper le basilic et d'aller voir ma fifille plonger ... "ça va juste être pas possible", je me dis ...

Il va falloir faire les marchés du coin, traîner le matin, regarder le soir tomber le soir ... mettre les paréos à sécher, et refaire le monde, comme si celui qui existe n'existait pas. Lire. Mais pas tout, ça ne va juste pas être possible ...

 Les sélectionnés de cette année sont (il y en a qui reviennent en deuxième année) par ordre de préférence de lecture, que je ne respecterai pas, je le sais !) : 

"Le fils" Philipp Meyer (et hop, dans la caisse, je veux dire la caisse qui doit rentrer dans la voiture)

"Un vent de cendres" Sandrine Colette, parce que qu'il est petit. 

"Incandescences" Ron Rash, parce que ce sont des nouvelles, et que c'est bien d'alterner, même quand on n'aime pas les nouvelles, mais qu'on adore Ron Rash. 

"Passé imparfait" Jullian Fellowes, parce qu'il est gros, et que les gros après les nouvelles, c'est bien. Et que un parfum de "Downton Abbey", cela ne nuit pas.

"Vertige", Francis Thilliez, parce qu'un peu de "page turner" ne nuit pas non plus, si je veux tenir le rythme.

"Warlockk", Oaley Hall, parce que qu'il faut bien que je commence à me  la coltiner ma récolte nantaise, celle conseillée par Bertrand, de la librairie "Vents d'ouest" ( le dealer qui vous fait croire que vous avez gagné le gros lot dès que vous avez mis un pied dans dans son saloon)

"L'île du point Nemo" de Jean-Marie Blas de Roblès, parce que j'adore Jean-Marie Blas de Roblés. Point.

"Le ravissement des innocents", Tayiye Selasi, par ce que toutes les A. ont aimé, et que je ne l'ai pas lu. Et que normalement, c'est moi qui commence. Non mais.

"Le général du roi", Daphné Du Maurier. Parce que depuis que j'ai redécouvert la Daphné, pas question de partir en vacances sans elle.

"Qui touche à mon corps je le tue", Valentine Goby, parce qu'il est tout petit, et que j'ai super envie de le lire, depuis .... un certain temps ( tout ce que j'espère maintenant, c'est qu'il a aura de l'attente dans les files d'attente pour les châteaux)

Dans le même but, je prends "La femme aux pieds nus" et "Inyensi ou les cafards", Scholastique Mukasongha, sauf que que quand j'arriverai à me prendre le billet pour le château, je serai tellement en larmes, que je ne suis pas certaine que l'on me laisse rentrer ... 

"Tu ne verras plus", Pascal Dessaint, au cas où un coup de noir me manquerait.

"Les belles choses que portent le ciel" Dinaw Mengestu, pour compenser le noir

"La colline des potences", Dorothy M. Jonson, parce qu'un peu de retour dans les grandes plaines ne fera pas de mal.

Et les autres; les pavés pour exploser ma première participation au challenge de Brize :

"Yeruldelgger", Ian Manook,

"Le chardonneret" de qui tout le monde sait qui,

"La chute des géants", Kent Follet, vu qu'il faudra bien que je le lise un jour,

" Karoo", Steve Tesich,

Et si quelqu'un me dit que cela n'est pas possible en quinze jours, je lui mange son château. Parce que dans la voiture, il va falloir aussi faire rentrer les sacs de fringues, et c'est que que ce n'est pas gagné. Non plus.

PS : c'est rentré (dans la voiture ...) et au moment où je publie, je suis arrivée à destination, et sans sans encombres que j'ai fait ma première entorse à la liste, j'ai commencé par Daphné ...