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24/06/2017

Athalie déménage ou presque

Athalie.jpg

Ben oui, depuis le temps que l'idée me tentait ... Je suis en train d'opérer une mue vers word presse, ce qui me prend ton mon temps bloguesque et explique l'absence de publications ici et de commentaires chez vous ... 

Il faut déménager plus de 700 notes (pour info, je viens de passer la barre des 200). Par contre, pour les commentaires, ce ne sera pas possible, ils resteront donc ici au chaud. Je le regrette, mais il n'y a pas d’importation possible entre les deux hébergeurs.

Je ne donne pas encore la nouvelle adresse car je ne suis pas complètement satisfaite de la nouvelle apparence mais un compte twitter y est déjà relié, alors peut-être que certains d'entre vous verront défiler les twits lorsque je commencerai l'activation, sans doute par les notes les plus anciennes ... Si j'y arrive !

Allez ! J'y retourne ...

 

14/04/2017

Comment gérer sa frustration ...

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgJe ne sais si cela vous est déjà arrivé de vous installer en fin de journée, dans les rayons printaniers qui dorent et réchauffent ... dans un nouveau fauteuil de lecture ... savourant à l'avance le plaisir de prendre le temps ... Vous avez soigneusement sélectionné le livre qu'il vous fallait, un gardé exprès pour les vacances, une valeur sûre ... Moi, ce fut "Le pique-nique des orphelins" de Louise Erdrich.

Ce fut, car après deux pages, l'évidence me tomba dessus ... Je l'avais déjà lu. Et même pas chroniqué en ses pages, alors qu'il est super bien. J'ai dû traversé un autre espace temps, à un moment, mais lequel, impossible de me souvenir des circonstances de cette lecture, alors que d'habitude, tout me revient ! En attendant me voilà avec une frustration à gérer et j'ai horreur de la frustration. 

C'est alors que j'ai furieusement pris la direction d'une librairie, en compagnie de fiston qui n'avait rien de frustré mais qui apprend à conduire, et que cela amuse de servir de conducteur à sa mère ...

J'ai empoigné de mes petites mains avides le dernier McEwan, sans même lire le quatrième, c'est le dernier Mc Ewan, cela me suffit comme argument d'achat. Puis, "Americanah" de Ngozi Adichie, depuis le temps que je me dis qu'il faut que je le lise. J'ai tracé au rayon polar, toujours au pas de course (la librairie allait fermer), et toc, un Pierre Lemaitre "Trois jours et une vie" dont on ne dit pas franchement du bien, mais j'ai envie de voir par moi même quand Lemaitre est moins bon que dans les bons, Thomas H Cook, faut toujours avoir un Thomas H. Cook sous la main, moi je dis, "L'innocence pervertie", et "Tout ce qu'on ne s'est jamais dit" de Céleste NG, parce que je n'en ai jamais entendu parler et que le bouquin est lauréat du prix Relay 2016 (non, là je blague, je n'ai aucune idée de ce qu'est le prix Relay ...). Et temps que j'y étais dans les jamais entendus parler, j'ai rajouté sur la pile "Sirena Selena" de Mayra Santos Febres et "La porte" de Magda Szabo. Deux noms imprononçables, en plus ... Ce qui est une excellente raison, en soit.

Les vieilles anglaises me manquant aussi depuis un moment, j'ai alpagué "Persuasion" de Jane Austen et "La crique du français" de Daphné du Maurier. J'y vais doucement avec les vieilles anglaises parce que j'ai bientôt tout lu, là, juste deux petites bouchées pour boucher un coin de frustration presque plus impatiente. J'ai fourré le tout dans les bras de fiston, qui fait un très bon porte livres,  en murmurant, "mais il y en a encore plein d'autres ..." ce à quoi fiston, pas stupide, m'a répondu "On est dans une librairie, maman, tu ne les liras jamais tous", et il a rajouté, " Tu peux en prendre encore un, et c'est tout, parce la caisse est en train de fermer et que la jeune fille, elle nous attend pour fermer." Ce fut Gaëlle Josse, "L'ombre de nos nuits". (Il faut préciser que fiston est très à cheval sur les conventions sociales, et puis aussi qu'il avait déjà fait son propre marché ...).

Opération anti frustration terminée, je me suis souvenue que j'avais un osso bucco en route et que pour entamer la pile, c'était donc mort pour tout de suite, là maintenant. 

Pas grave, vous savez ce que je vais faire, ces lignes tapées ... me coincer dans le nouveau fauteuil de lecture avec le Mc Ewan, la pile bien au chaud au pied du plaid ( bien oui, la météo a changé ....). 

 PS : et puis j'ai toujours pas fait mes réponses au tag, alors faut bien que je me trouve une bonne raison de remettre à demain ...

 

 

 

23/03/2017

Tag coopératif, première mouture ...


5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgVoici l'état actuel du tag que je bidouille à partir de vos commentaires ... 

Il a un côté complètement surréaliste qui est réjouissant, et prometteur de réponses inédites ! (enfin, je trouve). je le publie aujourd'hui tel quel, on peut encore faire des propositions ... 

Rappel du principe: Vous avez disparu du monde des blogs, mais pourquoi ?

Vous avez été engloutie dans votre dernière lecture, et vous faites dorénavant partie des personnages du roman que vous étiez  en train de lire... lequel ?

Prise de pitié devant  nos listes qui n'en finissent pas, vous voulez permettre à tout le monde d'écluser ses retards de lectures ... Avec quel titre faites vous votre retour  de super tentatrice ?

La blogueuse disparue s'est lancée dans la politique ....  Et vous, si vous deviez le faire, quel poste choisiriez-vous ? 

Vous recevez ce message dans une bouteille, disparue dans votre île déserte : "On t'attend de toute façon, on sera au rendez-vous de chaque billet", comment fêtez vous ce commentaire (votre île déserte est pourvue de tout le nécessaire ...)

Vous avez  été kidnappée par un auteur et vous avez adoré ça ! Que vous a-t-il fait ?

Cette année, c'est à vous qu'on a confié l'organisation du festival Etonnants Voyageurs (ou América ou le salon du livre ... ou autres, selon les festivals que vous fréquentez) , donc votre job est de prendre contact avec les auteurs... Mais, comme vous êtes joueuse, vous avez furieusement envie d'en égarer un dans les rayons. Lequel ?

Comme vous étiez partie à la recherche des programmes des candidats à la présidentielle... ça vous a pris un peu de temps... Surtout qu'en chemin, vous avez rencontré le lapin blanc d'Alice, que lui avez vous dit ?

Par contre, bonne chance pour les réponses ! Je m'y colle, mais si vous voulez me devancer, ce sera avec plaisir !

 

 

18/03/2017

Ben, où qu'elle est passée Athalie ?

C'est Racine qui l'a fichue au placard ? l'en avait marre de la voir s'esbrouée sous son  fallacieux pseudo ? Jonathan Coe l'a poussée au onzième dessous ? Elle a épousé Echenoz et est tenue au secret le plus strict, cause Gallimard l'a prise en otage depuis que Pennac est redevenu Malaussène ? Non, pire, elle se prend pour Malaussène ... depuis, elle a accouché de onze enfants, mais d'aucun article ? Elle a lu "L'amour et les forêts" et depuis, elle écume les brocanteurs pour savoir lequel est le bon ? (là, il y a une piste ...) ...

Blogueurs, blogueuses, vous qui passez encore en ces pages désertées, Athalie vous laisse le jeu des hypothèses dont elle compte bien faire un tag (mais pas sur elle, hein ...) qui aura pour thème " A la recherche de la blogueuse perdue" ... ou "La blogueuse à la perle", ou tout autre titre que vos réponses m'inspireront ...

Allez, et si on jouait un peu ...

 

02/10/2016

Lecture commune, escalier et peaux de bananes

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgIl y a quelques jours, Ingannmic et moi même avons décidé de reprendre une activité commune. Après le succès planétaire de la relecture de Mauriac, nous avions en effet, pris un temps de repos nécessaire suite à l'avalanche de commentaires suscités par cette initiative qui se solda d'ailleurs, par une lecture solitaire de la part de ma fidèle partenaire ....

Cette fois çi, il s'agit de rien de moins qu'une nouvelle lecture commune, mais pas des moindres, puisque notre choix s'est porté, presque naturellement, sur la suite du chef d’œuvre toute catégorie des pavés qui font mal dans la tronche de la lectrice, la suite donc, de "La griffe du chien" de Don Winslow, sobrement intitulée "Cartel", tout un programme.

En pleine nuit suivante, j'ai eu une illumination, je savais, oui, je savais, comment rendre cette nouvelle aventure si passionnante que les blogs amis en tireraient les langues d'impatience. Sauf qu'il était une heure trente du matin, pas une heure décente pour secouer le conjoint endormi pour lui communiquer une idée, même de génie, et même si c'est lui qui m'a offert le bouquin. Je dors rarement avec un papier et un crayon dans le lit, encore moins avec mon ordi, il est trop gros.

N'écoutant que l'appel du blog, je me suis précipitée vers le lieu idoine pour garder trace de ma fulgurance, Mais, c'était sans compter sur les machiavéliques machinations des dits cartels, qui ayant dû nous repérer, avaient pris soin de tapisser mon escalier de peaux de bananes.... Surfant sur les marches, telle une sublime sirène des patrouilles de l'aube, j'ai cependant succombé sous le nombre et c'est pour cela que toutes les notes que vous allez lire dans les prochaines semaines seront publiées depuis mon lit, sauf si bien sûr la tablette de fifille est maraboutée ou le portable de fiston sous écoute. Mon ordu, je le répète, il est trop gros.

PS : évidemment, cette vision de ma chute est quelque peu sublimée .... J'allais chercher de l'eau. Mon pied a loupé sa cible terrestre. Bilan: trois côtes cassées.Ce qui ne remet évidemment pas en cause la lecture commune, prévue pour le 5 novembre, si le cartel nous prête vie ....

23/08/2016

Transhumance annuelle le retour ...

playas-y-calas2.jpgLe départ pour la transhumance annuelle vers mon petit Eden perso coincé entre soleil, mer, piscine, transat, patatas bravas y pan con tomaté, s'est avéré un peu plus compliqué que prévu. Ainsi, le problème du coffre de toit s'est résolu de lui même, par l'absence de toit ... le choix d'un autre moyen de locomotion que le véhicule à quatre roues a considérablement allégé la liste prévue, vu que je devais la porter à bout de bras, que j'ai faibles ...

Si l'appel du transat résiste à toutes les contingences matérielles, et que nous sommes arrivés à bon port, la connexion internet, qui, dans ce coin d'Eden est déjà habituellement aléatoire, a décidé cette année de fondre au soleil. Et le soleil étant généreux, ses rayons n'ont laissé aucune chance à la publication de mes notes et commentaires.

Si le soleil fut la cause de mon absence bloguesque, il a également eu raison de mes tentatives de rédaction futures sur les titres, pourtant lus, portés jusqu'au transat à bout de bras. Je pourrais mentir, et exagérer, prétexter, par exemple, une pénurie de papier, ou des crayons asséchés, mais l'exagération n'est pas mon fort (^-^) ...

Et puis, quand même, j'ai une super excuse. Le proprio de mon coin de paradis a changé toutes les toiles cirées de toutes les tables. Ben oui, c'est un fanatique des toiles cirées, et aussi des épingles à linge pour les faire tenir sur les tables. Ce qui déjà, les années précédentes, constituait un handicap à l'écriture car toile cirée + soleil écrasant même à l'ombre = sueur sous le coude et crayon qui glisse des doigts. Des toiles cirées neuves, qui plus est, accentuent la réverbération et ne sont point encore assez rapeuses. Les pinces à linge accrochent moins les coins et tombent plus facilement. En effet, le coude en sueur a pour effet d'accentuer la tendance naturelle de la toile cirée qui est de tomber du mauvais côté, et comme il y a quatre mauvais côtés sur une table, croyez moi, j'avais du mérite à écrire mes notes estivales, même avec les vieilles rapeuses.

J'avais bien tenté de convertir mon adorable proprio à l'usage des pinces à nappe, plus idoines, mais il a dû les reconvertir en pinces à autre chose, pas moyen de remettre la main dessus. Mon dictionnaire espagnol ne comportant pas l'idiome adéquat, j'ai laissé tomber l'affaire ... et je me suis replongée  dans la mer, la piscine, le transat, les patatas bravas y pan con tomaté, et les titres portés à bout de bras ....

Warlock

Le pique nique des orphelins

Souviens-toi de moi comme ça

L'authentique Pearline Portious

Les bateaux ivres

L'ami prodigieuse

Confiteor 

Trois semaines plus tard, je n'ai donc rien écrit, rien publié, rien commenté ... Les notes qui vont suivre cette semaine et les suivantes sont celles que j'avais écrites en juillet, les titres ci-dessus seront peut-être commentés d'ici Noël ; quant à la rentrée littéraire 2016, j'abandonne sans regrets aucun !

01/05/2016

Tag en retard

barbie-foot.jpgIl y a au moins un siècle et demi, j'avais dit "je vais le faire" à Marie Claude de Hop sous la couette. Un quart de siècle plus tard, je m'y colle. C'était un tag en deux parties au départ. La première, l'histoire du blog, la seconde, des conseils à donner aux nouveaux blogueurs ( je sens que la deuxième va être cotonneuse !!!). En plus, pour une fois je n'ai pas fait de brouillon, même pas sur mon cahier flamant rose préféré) et je commence à multiplier les parenthèses, ce qui n'est jamais vraiment bon signe chez moi, mais tant que je n'en mets pas trois d'affilé, (n'est pas pas Jaenada qui veut), je me dis que mon truc va être lisible.

PS : premier conseil aux jeunes blogueurs, si jamais vous arrivez sur ce vieux blog, ne pas faire comme moi, être clair et synthétique dès le début, moi, cela va faire quelques années que j'essaye, mais, bon, c'est mort. Donc, conseil suivant, connaître ses limites, moi, non, j'ai arrêté les limites.

Au départ, il y les A. Moi, évidemment, la A. blonde, la A. nantaise, et la A. tout court (elle va pas aimé le "tout court" ...). Les A. c'est parce qu'elles ont toutes les trois un prénom super original qui commence par A. En plus, il y a en deux qui ont le même, (la blonde et la nantaise). Et moi, non. Les A. aiment lire des trucs qui font pleurer, qui font peur, qui serrent les tripes ( un des textes fondateurs fut "Les orpailleurs", sauf que je suis certaine qu'il en a au moins deux qui ne l'ont pas lu, les A. ne sont pas très obéissantes). Les A. aiment le vin blanc et la terrasse des "Voyageurs" lors du festival "Étonnants voyageurs" où elles se la jouent un peu stars. Et c'est là où l'idée du blog est née. Un blog pour que les A se lisent, écrivent et se la pètent un peu sur la blogo ( inutile de préciser que la blogo, on ne savait même pas ce que c'était). Un blog, je ne savais pas non plus ce que c'était, mais j'avais commencé à en lire, dont certains que je suis toujours, mais pas elles, c'est parce que je suis moderne, comme l'atteste la constante mise à jour de l'esthétique de Aleslire .... Quand une des A. ne se met pas à me le teindre en vert (coup de bol, elle a perdu les codes). Donc, j'ai commencé (vous pouvez fouillez dans les archives, vous comprendrez mon immense solitude ... deux ans sans aucun commentaires, le vide sidéral ...)

PS : deuxième conseil aux jeunes blogueurs si jamais ils arrivent sur ce vieux blog, toujours rendre hommage à vos ainés bloguesques surtout si c'est vrai et sincère. Merci de me rendre la pareille dans dix ans ou plus. Ou de m'aider à moderniser ce brontosaure, auquel je tiens comme à mon premier "Angélique marquise des anges". 

Alors, le blog s’appelle ALESLIRE à cause des A. de LES et de LIRE. Il m'arrive de le regretter car quand on me demande le nom du blog, il faut que je l'épèle, vu comme comme pour moi c'est évident et pas pour les autres, je ne comprends pas que l'on ne me comprenne pas tout de suite.  Et comme c'est évident que je ne peux pas le changer (Alalire, c'est juste pas possible !), me voilà condamnée à passer pour pour une inconditionnelle de Racine (ce que je suis, par ailleurs), à cause d'une lettre en trop dans mon prénom. Les autres A, sont toujours là. Merci les filles. Elles n'ont jamais écrit aucun article.

PS : troisième conseil aux jeunes blogueurs, ne pas raconter sa vie perso, sur les blogs littéraires, il n'y a que la littérature qui compte, ou presque ... Vous me remercierez dans dix ans, ou presque ^-^

 

Les A. sauf une, ne laissent jamais de commentaires sur ce blog, elles me commentent juste dans la vraie vie, autour d'un verre de blanc ou deux ... Le rendez-vous annuel d'"étonnants voyageurs" approchant, je me devais de leur rendre un vibrant hommage ...

Et si sur la terrasse des "Voyageurs" à Saint Malo", vous voyez quatre A., celle qui a le plus gros tas de livres, c'est moi !

 

26/01/2016

Je lis donc je suis

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgBen oui, je l'aime bien, celui-là, il a un côté bout de ficelle de cadavre exquis qui donne des coqs à l'âme drôles et assez de guingois ...  J'ai tenté de ne pas tricher, je n'ai choisi que des titres lus cette année et que j'ai aussi aimé (critère que je me suis rajoutée), ce qui a un peu compliqué l’exercice de style de l'auto portrait ...

Comment te sens-tu ? Zaï zaï zaï

Décris où tu vis actuellement ? Le village évanoui au Cher pays de notre enfance ?

Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ? Ederlezi

Ton moyen de transport préféré ? La terre qui penche

Ta meilleure amie ? Bérénice 34-44, un amour impossible .... par conséquent ....

Toi et tes amies, vous êtes ? sur L'île du point Nemo

Quel est ton moment préféré de la journée ? Constellation

Qu'est- la vie pour toi ? Le petit livre des couleurs

Ta peur ? Titus n'aimait pas Bérénice ....

Quel est le conseil que tu as à donner ? Fuyez le guide

La pensée du jour ? Toujours "fuyez le guide" !

Comment aimerais-tu mourir ? Le cœur qui tourne

Les conditions actuelles de ton âme ? Miséricorde ....

Ton rêve ? Le royaume avec une plage au pôle nord

A suivre avec Noukette, phillisine cave, Aifelle, katel et sûrement bien d'autres passés et à venir !

 

 

 

 

24/01/2016

Quoi ?

 Athalie.jpgQuoi ? D'accord, je ne regarde jamais "La grande librairie" (mais pour le jeu des lunettes, je ne crains personne, sauf que les miennes, elles sont roses, normal, je suis une fille, et même pas presque chauve pour faire intello) , je ne lis plus Télérama depuis au moins dix ans, pour cause d’incompatibilité de bonhommes qui sourient, je survole les suppléments livres de Libé qui encensent l'auto fiction que j'abhorre (oui, je sais, j'ai plutôt  aimé le dernier Angot, preuve que même les préjugés les plus tenaces peuvent vaciller, ceci dit, je ne suis pas certaine de persévérer dans la repentance ), mais je lis les blogs littéraires, avec attention et considération, avec assiduité voire componction, j'ai lu toutes les notes sur la rentrée littéraire de janvier. Je n'ai rien noté vu que la rentrée de janvier 2010, je l'ai pas encore finie, et que celle de l'an 2000 m'attend de ses deux pieds fermes).

Et voilà qu'il a fallu un passage éclair dans la cuisine où mon homme, le dimanche soir écoute encore "le masque et la plume", malgré mes commentaires acerbes et d'une mauvaise foi tenace, (oui, je cause à la radio, Garcin fait semblant de ne pas m'entendre) mauvaise foi qui fait que même quand je ne sais pas de quoi il est question, je ne suis pas d'accord, pour apprendre que le dernier Echenoz était sorti .... Je ne sais pas ce qui a pu en être dit, j'ai fui dans mon antre en maudissant d'être dimanche soir, je n'ai quand même pas le courage d'aller braquer une vitrine de librairie. En plus, il faisait froid.

Mais ça y est, je l'ai, "Envoyée spéciale" ..... ( Du coup, j'ai rajouté le dernier Edouard Louis Histoire de la violence, et le Louise Erdrich, Le pique-nique des orphelins et deux trois sorties en poche au passage, il fallait bien fêter cela,  vu qu'il n'en sort pas souvent des bouquins le Echenoz !)

 

 

 

 

 

23/12/2015

Mon top 100 à moi

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgJ'avais dit à Ingamnnic que je ne le ferai pas, que j'aimais bien sa liste, mais moi, non, pas de top. 100, c'est trop, ou c'est pas assez, et puis, numéroter n'est pas mon truc, classer oui, mais à la manière du sieur Perec, à l’affectif qui se croit rationnel alors qu'il n'est qu'aléatoire de la mémoire.

Alors, parce que je suis parfaitement logique, j'ai commencé à lister, pour voir, de tête,  et puis, je me suis prise au jeu. Arrivée à 85, j'ai bloqué. Comme 85, c'est trop et c'est assez, j'ai commencé à déambuler devant mes rayonnages,  j'ai repris le crayon et avec l'aide de la rubrique des préférés, je suis arrivée à 100. Et puis, j'en ai rajouté un dernier parce qu'autrement, la liste, elle n'aurait pas été complète. (hommage à mon Pérec)

Pourquoi ceux là ? parce qu'ils me rappellent tous quelque chose ; une première émotion, un à bout de souffle, des taches de confiture sur les pages, des discussions sans fin avec mes amies A., voire même un excès ou deux de mauvaise foi, ou un excès ou deux de quelques verres de vin ... Un excès de blogs de lecture aussi, de belles, très belles découvertes, des sentiers où je n'aurais jamais déambulé, même la nuit, parfois, aussi, une nuit où tout le monde dort, et où  je lis, je lis, je lis ... des moments sur une certaine plage où mes enfants sautaient sur les rochers dont ils auraient pu tomber sans que je ne m'en aperçoive vraiment ...

Ma liste, elle est foutraque, pas classée, au fil de la plume, j'ai égrainé mes titres ...

Le livre de Dina, Wassmo.

Dalva, Jim  Morisson

Le rapport de Brodeck, Philippe Claudel

Le cœur cousu, Carole Martinez

La chorale des maitres boucher, Louise Erdrich

Nous étions les Mulvanney,  J.O Oates

De beaux lendemains, Russel Banks

Ma cousine Rachel, Daphné du Maurier

Thérèse Desqueyroux, François Mauriac

L'île du point Nemo, Jean Marie Blas de Robles

Jésus et Tito, Vélibor Colic

Une plage au pôle nord, Arnaud Dudek

Courir, Jean Echenoz

Comment les fourmis m'ont sauvé la vie, Lucie Nevaï

Là-haut vers le nord, Joseph Boyden

Chez les heureux du monde, Edith Wharton

Le soleil des Scorta, Laurent Gaudé

Le roi Lear, Shakespeare

Mille milliards de tapis de cheveux, Andréas Eschbarch

Emma Bovary, Flaubert

La série des "Angélique, marquise des anges" par les Golon, mari et femme ...

Retour à la terre, Larcenet

Le dîner de moules, Brigit Vanderbeke

Feu pâle, Nabokov

Plume, Henri Michaux

Lorenzaccio, Musset

La religion, Tim Willocks

Lonesome Dove, Larry Mcmurtry

La griffe du chien, Tom Winslow

La belle de Fontenay, J.P. Pouy

Tout Benaquista,

Le premier Dessaint que j'ai lu, mais je ne sais plus lequel c'était ....

Le père Goriot, Balzac

Le rouge et le noir, Stendhal

Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués, J.F. Vilar

Les orpailleurs, Thierry Jonquet

La lectrice, Raymond Jean

Lourde lente, Hardellet

L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, Reif Larsen

Magasin zinzin, F. Clément

Terre des oublis, Duong Thu Huong

Sur la plage de Chesil, Mac Ewan

La pluie avant qu'elle tombe, J. Coe

Tout Borges, ou presque

Au revoir là-haut, P. Lemaître

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee

Les imposteurs, Fajardo

La brève et miraculeuse vie d'Oscar Wao, Junot Diaz

Elle danse dans le noir, René Frégni

Tess, Hardy

Les hauts de Hurlevent, Emily Brontë

Orgueil et préjugés, Jane Austen

Jane Eyre, Charlotte Brontë

W ou le souvenir d'enfance, Perec

Autant en emporte le vent, M. Mitchell

La jeune fille à la perle, T. Chevalier

Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez

Le nom de la rose, U. Ecco

Tout Vargas

Les liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos

Le destin miraculeux d'Edgar Mint, Brady Udall

La route , Cormac (titre que j'ai détesté à un tel point que je ne pouvais pas ne pas  le mettre ...)

Le liseur B. Schlink

Le diable tout le temps, Pollock

Un pied au paradis, Ron Rash

La langue des papillons, Manuel Rivas

La belle écriture, Chirbes

Euréka street, R. Mcliam Wilson

En un monde parfait, L. Kasischke

Naissance d'un pont, Maylis de Kérangal

La femme en vert, Indridasson

Américan psycho, Bret Easten Elis

Il faut qu'on parle de Kévin, L. Shriver

L'étoile des mers, Joseph O'Connor

La place, Annie Ernaux

La classe de neige, E. Carrère

Les petits chevaux de Tarquinia, Duras

Grâce et dénuement, Alice Ferney

Dans les coulisses du musée, K. Atkinson

La servante écarlate, M. Atwood

Contrée indienne, Dorothy Mac Johnson

Faillir être flingué, Cécile Minard

Les sortilèges du cap Cod, R. Russo

Mai en automne, Chantal Creusot

Pobby et Dingam, Ben Rice

Un été sans les hommes, Siri Hustredt

Home, Toni Morisson

Les passagers anglais, Kneale

L'art de pleurer en choeur, Jepsen

Une saison à Venise, W. Odojewski

Le soulèvement des âmes, Smart Bell

L'équilibre du monde, Mystri

Je vais mourir cette nuit, F. Marias

Brooklin folies, P. Auster

Hyacinthe et Rose, F. Morel

 Voilà, normalement, ça fait 101 ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14/12/2015

Effet d'annonce, première !

Pour une fois, j'annonce la proche note, enfin, je préviens plutôt de ne pas lire ma prochaine note qui parlera d'un titre qu'il ne faut pas lire quand :

  • le ciel est bas et lourd et pèse genre couvercle de bruine en fonte,
  • vous avez tendance à penser que finalement, votre vraie vie, elle est plutôt derrière vous, vu que depuis quelques temps,  des bouffées de chaleur vous jettent sous la douche à des heures indues,
  • et que l'homme que vous avez épousé, svelte et plein d'allant, ronfle sans se rendre compte que vous faites des aller retour entre la salle de bain et votre lit commun depuis déjà un certain temps ( d'ailleurs, il n'y a même plus de serviettes de toilettes sèches, du coup, vous allez en chercher dans la chambre d'un ado à vous)
  • et l'ado ronfle aussi, moins fort, mais il ronfle. En plus, la seule serviette sur laquelle vous arrivez à mettre la main est sous vos pieds, sur le plancher, et humide,
  • votre homme, quand il ne ronfle pas, est assureur de son métier, ou toute autre occupation qui inclut le port quotidien d'un costume et d'une chemise, et des horaires de retour à heures fixes, mais trop tardives pour qu'il puisse mettre son costume de magicien ( du ménage, du baby sitter, du roi de la bricole ...)
  • vous habitez dans un pavillon, genre moyen de gamme de lotissement des années quatre vingt, sans vice de forme, mais avec crédit en cours,
  • vous venez d'être licenciée d'un poste à responsabilités, même si c'était de toutes petites responsabilités,
  • Vous venez d'être plaquée par votre amant qui préfère sa femme et son plan de carrière,
  • vous comptez vous mettre au yoga ou vous engager dans une occupation type humanitaire ou caritative,
  • vous détestez être tutoyée dans un bouquin qui vous parle d'une vie qui aurait pu être la vôtre, en beaucoup plus moche,
  • et si vous pensez qu'Emma, la Bovary, elle avait drôlement raison de rêver plus fort que son statut social le lui permettait
  • et que Sissi l'impératrice est votre modèle depuis que Romy a secoué ses couettes sur l'écran de votre enfance.

 

15/11/2015

Sans commentaire

Piqué à Sfoar, parce que, les mots, pour une fois, me manquent.

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11/09/2015

Rentrée littéraire de mon cru

5937932-tas-des-livres-ouverts-et-des-verres.jpgQui a dit rentrée littéraire ? On peut avoir la rentrée qu'on veut, moi, je prends l'autre ...

L'autre, comme traîner en terrasse devant une librairie (indépendante, comme il se doit, et où l'on a une carte de fidélité, comme il se doit, aussi), se retrouver gardiennes de vélos et de trottinettes (parce la maman n'avait pas d'anti vol et que mon amie A. et moi, on n'a pas des têtes de voleuses de vélos, ni de trottinettes d'enfants, et que la maman voulait acheter des livres et que A. et moi aussi (enfin, surtout moi), on n'a pas des têtes à dire non à une maman qui veut acheter des livres à ses enfants. Sauf que la maman, elle a dit : "j'en ai pour cinq minutes" et que si on avait été payées au tarif d'un parcmètre, on aurait pu acheter encore plus de livres.

Après cet intermède, on a réussi à rentrer dans la librairie, mon  (encore) amie A. a tenté (encore) de me refiler le dernier Angot, qu'elle soit pardonnée ... On a tous des moments d'égarements et d'aveuglement, la preuve, j'ai égaré le dernier Carrère sous mon lit pendant tout l'été, alors que je l'ai emprunté à la dite amie A. depuis un an.

Et quand j'en suis ressortie de la librairie, mon sac était plus lourd que le sien, ce qui est rare :

"Constellation" d'Adrien Bosc, parce qu'elle me l'a recommandé, que je l'ai terminé dans la soirée, et que franchement, c'est juste ce qu'il me fallait. Ben oui, je voulais du court et léger. Léger, pour ce titre est un peu à nuancer, on ne se refait pas A. et moi, mais court, oui. (je n'avais pas encore lu l'article de Keiska sur  deux livres de Charlotte deTurkeim que j'ai noté depuis "Pop corn mélody" et "Le joli mai de mai"pour les courts légers qui peuvent aussi terribles ...).

"Le village" de Dan Smith, parce sur la quatrième de couv, il y a marqué "deux corps d'enfants atrocement mutilés" et que là, A. et moi, on ne peut pas résister (depuis "Les orpailleurs" de Thierry Jonquet, je me suis rendue compte qu'en littérature, j'avais un côté sadique). Alors que j'ai reposé "la lettre à Helga" à cause d'une mention d'un éleveur de mouton qui cause d'amour, ce qui est beaucoup trop glamour. (je rassure mes lectrices, je suis fan de "Dontow abbey", mon amie A. non, elle, c'est Rambo.)

"Le rire du grand blessé" de Cécile Coulon, parce que j'aime bien l'univers décalé de la demoiselle, et que l'histoire a l'air complètement déjantée. (pas légère, non plus, mais une histoire de livre qui parlent de livres, j'aime bien aussi, voir ici, aussi)

"La couleur des ombres" de Colm Toibin, parce que j'avais noté un autre titre chez Katel, qui présentait d'ailleurs un autre titre, mais que, comme celui que j'avais noté n'y était pas, j'ai pris celui-là. Je suis logique, quoiqu'en disent certaines mauvaises langues, puisque c'est le même auteur.

"L'égaré de Lisbonne", parce que depuis que Luocine s'est mise à lire des romans historiques, sans aimer les romans historiques, elle me fait trop envie.

"Il pleuvait des oiseaux", parce que je l'ai vu partout, mais qu'en lisant le quatrième, là maintenant, j'ai comme un doute ... Il n'y a pas d'éleveur de moutons, mais comme une annonce d'un bucolisme de bon aloi qui peut m'hérisser le poil du héron. Le léger soit, mais, l'émerveillement ... Bon maintenant, il est dans la besace, on verra bien !

" La traversée du continent", de Michel Tremblay, parce que depuis le temps que je veux lire cet auteur, il serait quand même temps que je me décide. Mais il n'est pas court et visiblement pas léger, je sens que m'éloigne de mon but premier, et il me reste encore de la place sur les bras ( sans compter ceux de l'amie A. qui sont presque vides, juste "Une vie animale" (très, très court, très très bien, très très lourd).

"Les filles de Hallows farm" rejoint la besace, à cause de ... et puis comme de toute façon, je n'en suis plus à un près, je tope "Avril enchanté" de E. Von Arnim au passage, à cause de la couverture, qui elle au moins, correspondant au point de départ. (J'avais dit dit léger ... je suis lestée, mais so british, quasi essoufflée de trop de rentrée littéraire  ...)

Mais bon, entre un far breton et un beignet fourré au caramel beurre salé (oui, fifille m' a refilé le virus), il reste encore de la place pour la BD pour mon homme, le dernier tome du "chat du rabbin",et, best of the best, le deuxième tome de l'adaptation en roman graphique de l’excellentissime série pour ados, "Quatre soeurs" de Malika  Ferdjouck pour fifille. 

L'avantage de se trimbaler un gros sac de bouquins, c'est qu'aprés, vous modérez  les achats de flamants roses, et de Bambi veilleuse. (Pour les initiées au kitsch de très bon aloi, la nature, je l'aime en rose bonbon, ou en plastique )

 

 

 

05/09/2015

Clin d'oeil breton

Avant que la rentrée ne nous noie dans un tourbillon d'activités, aussi obligatoires que chronophages et parfaitement sans intérêt ( je pense au repassage, rangeage et  frottage de surfaces variées, chasse aux chaussettes et autres joyeusetés ....), je prends le temps d'un clin d'oeil à deux blogueuses, qui malgré leur bonne volonté, n'ont pas pu assister aux cent ans du paté Hénaff (dit aussi "le pâté bleu" pour l'une, l'autre préférant une marque portant un nom plus aristocratique .... ). Cette célébration se déroulait dimanche quasi dernier dans le Finistère Sud, dit sud parce qu'il y pleut moins qu'au nord. (selon moi, mais je ne vais jamais au nord sauf exceptions hivernales ...)

J'étais donc la dernière des trois à porter le ciré, et à lire sous les embruns.

Bilan de la semaine :

Quatre livres lus, (dont un au chaud sous la couette),

Quatre kouin aman mangés, (A. de Dark Vador, j'ai battu ton record de calissons, non ?)

Une seule assiette d'huîtres (je sais, ce n'est pas la saison, mais j'ai cédé à la tentation, et j'ai eu tort de croire le tenancier du port qui m'a affirmé qu'elles n'étaient pas laiteuses, elles étaient laiteuses. Je ne divulguerai pas  l'adresse de ce traître mais que l'on sache qu'il officie dans la descente vers le vivier de la Forêt Fouesnant). Ce n'est pas parce que l'on porte un ciré que l'on est une touriste, non mais !

Quatre matinées d'averses (faire le rapport avec le nombre de livres lus). 

Beaucoup, beaucoup, beaucoup, de très belles nuances de gris. Mon coin en est riche, entre le ciel et la mer, le gris peut-être plus au moins bleuté, rosé, quasi violet.

Deux tourteaux au goût de noisette quasi au goût de moussette, ce qui est rare, me dirait la A du nord de là où il pleut.

Trois kilos de mures ramassées entre chien et loup avec fifille, qui les mange au fur et à mesure (donc deux seulement ramenés), A. de Nantes tu aurais adoré ...

Trois bateaux revenus de la mer au Guilvinec seulement, à cause des vagues trois grosses, mais c'était drôlement beau quand même. 

Et deux cartes postales pour les deux blogueuses (là j'ai pris les images sur le site, mais en vrai, je les ai vraiment achetées, mais comme je n'ai pas l'adresse postale des deux blogueuses qui n'aiment pas le pâté Hénaf, mais adorent les embruns ....

Par ordre d'apparition sur les côtes 

Sandrine,

J'ai cherché une carte avec des définitions des différentes variétés de pluies que l'on a par chez nous, mais le bigouden ne se traduit pas. Alors, comme j'ai cru comprendre que l'été fut fugace, je t'envoie un peu de distraction.

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A Ingannmic, 

Comme je révèle ici même ci-dessous ma véritable image, j'attends ta photo mystère ! (un indice, quand même, Mauriac n'est pas sur la photo)

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A mes amies A., toutes mes nuances de gris.

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21/08/2015

Rentrée et (re) sortie

 

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Rentrée littéraire ? Qui a dit rentrée tout court ? Maintenant que la trahison d'une A. est confirmée ( elle a ACHETE  le dernier Angot, elle l'a LU, et m'a avoué le trouvé REMARQUABLE au risque de perdre une amitié indéfectible de plus de trente ans (j'en rajoute un peu dans le nombre d'années, mais c'est juste pour qu'elle se sente encore plus coupable d'avoir AIME lire une auteure dont les premières phrases me font hérisser les cheveux blancs (inexistants, grâce à la teinture) même si je n'ai jamais réussi à finir un seul titre de Angot (d'accord, je n'ai tenté que deux fois, mais chez mes amies "réelles" (les dites A.) je suis connue pour avoir aussi le sens de la mesure, la mienne, donc variable à fort taux de mauvaise foi) et maintenant comment je finis ma phrase ma phrase, moi, je me suis paumée dans les parenthèses  ... ))).

Je ne rentre pas, je refuse, je freine de toute mon étagère des pas encore lus, je repars avec ma caisse, un peu allégée et modifiée, quand même, vers des côtes que certaines blogueuses ont dit pluvieuses .... (Sachez quand même qu'en partant trop vite, vous avez loupé le pique nique parti organisé pour les cent ans du pâté Henaff  dimanche prochain sur le parking de Pouldrezic, et on ne se moque pas, c'est pour de vrai ! ^-^ (et en plus, si cela se trouve, il va faire beau). Sauf qu'évidemment, (même si j'adore le pâté Hénaff, on ne refait pas sa bretonne), je serai sans doute entre deux rochers ou sous un parasol à lire :

"Un vent de cendres" de Sandrine Colette (qui reste en outsider).

"Incandescences" Ron Rash (en favori)

"Passé imparfait" Jullian Fellowes. (j'ai viré tous les autres pavés de la caisse, comme quoi, je suis réaliste ! Mais comme je vais devoir me passer de Downton Abbey pendant une semaine, il faut bien que je garde un doudou sous le coude)

"Vertige", Francis Thilliez ( une deuxième chance)

"Qui touche à mon corps je le tue", Valentine Goby, "La femme aux pieds nus" et "Inyensi ou les cafards", Scholastique Mukasongha, "Les belles choses que portent le ciel" Dinaw Mengestu, réintègrent l'étagère d'attente ... Tant pis

Se rajoutent et se substituent : "So long Luise" de Céline Minard, "L'honnête tricheuse", Tove Jansson, et "Le chapeau de Vermeer", Timothy Brook (pour la diversité potentielle) et évidemment " Thérèse Desqueyroux" ( car la coterie des sagouins maintient le cap, même à deux moussaillons)

Evidemment, je ne compte pour rien le dernier Carole Martinez qui est apparu dans mon jardin cet après midi entre deux pots de fleurs à rempoter .... Et dont j'ai déjà dévoré la moitié ( et si la A. QUI AIME ANGOT, passe par ici, qu'elle sache que je pourrais peut-être garder mon volume en otage, les autres A. sont pardonnées d'avance, en compensation éphémère).

A moi, l'arrivée des bateaux de langoustines au Guilvinec, le marché de Quimper et sa cathédrale, ciré au vent (je n'en ai pas, chez nous, ça fait touriste !), mais maillot de bain en bandoulière !

 

01/08/2015

ça ne va juste pas être possible, je me dis

 

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ça ne va pas rentrer dans le time-in ... Ou alors, j'arrête les visites de châteaux et d'abbayes, j 'arrête les apéros avec les copains, j'arrête les baignades dans la piscine ( ce qui est hors de question, vu que je viens de m'acheter un nouveau maillot de bain "Princesse tam-tam", que je suis épilée de près, des mollets jusque la moustache ( que mon "salon de beauté" appelle "épilation des lèvres" ... J'adore, une fois, j'ai dit " c'est pour la moustache", et la jeune fille fille m'a rétorqué "Vous voulez dire, le dessus des lèvres". Ben oui, c'est ce que je voulais dire))

Et là, je me dis "ça va pas rentrer", dans la voiture non plus, d'ailleurs. J'ai compté : 59 bouquins sur l'étagère des non lus, plus trente sur l'étagère des "non lus que je ne lirai sans doute jamais", mais que je garde "au cas où". Sans compter le dernier en date que mon amie A. m'a convaincue d'acheter en dernière minute (très facilement, il faut le dire,mais il est petit, petit, et elle m'a garanti un page turner), sans compter ceux des enfants, fiston et fifille, sans compter ceux de mon homme (mais eux, ils comptent à peine, en été, il regarde ceux que je viens de finir et il me demande : "il est bien celui-là ?", après, il copie, le lâche, mais cette lâcheté  nous permet de ne pas acheter un coffre de toit, quand on part, ce qui me permet d'acheter d'autres livres dans les petites librairies indépendantes que je croise ....)

Quinze jours, je n'ai que quinze jours pour écluser les apéros, les baignades, les châteaux, les abbayes, rédiger les notes, publier les d'avance au cas où j'aurais la flemme d'en faire des fraîches, sans compter le temps de couper les tomates et de mettre de l’huile d'olive dessus, de couper le basilic et d'aller voir ma fifille plonger ... "ça va juste être pas possible", je me dis ...

Il va falloir faire les marchés du coin, traîner le matin, regarder le soir tomber le soir ... mettre les paréos à sécher, et refaire le monde, comme si celui qui existe n'existait pas. Lire. Mais pas tout, ça ne va juste pas être possible ...

 Les sélectionnés de cette année sont (il y en a qui reviennent en deuxième année) par ordre de préférence de lecture, que je ne respecterai pas, je le sais !) : 

"Le fils" Philipp Meyer (et hop, dans la caisse, je veux dire la caisse qui doit rentrer dans la voiture)

"Un vent de cendres" Sandrine Colette, parce que qu'il est petit. 

"Incandescences" Ron Rash, parce que ce sont des nouvelles, et que c'est bien d'alterner, même quand on n'aime pas les nouvelles, mais qu'on adore Ron Rash. 

"Passé imparfait" Jullian Fellowes, parce qu'il est gros, et que les gros après les nouvelles, c'est bien. Et que un parfum de "Downton Abbey", cela ne nuit pas.

"Vertige", Francis Thilliez, parce qu'un peu de "page turner" ne nuit pas non plus, si je veux tenir le rythme.

"Warlockk", Oaley Hall, parce que qu'il faut bien que je commence à me  la coltiner ma récolte nantaise, celle conseillée par Bertrand, de la librairie "Vents d'ouest" ( le dealer qui vous fait croire que vous avez gagné le gros lot dès que vous avez mis un pied dans dans son saloon)

"L'île du point Nemo" de Jean-Marie Blas de Roblès, parce que j'adore Jean-Marie Blas de Roblés. Point.

"Le ravissement des innocents", Tayiye Selasi, par ce que toutes les A. ont aimé, et que je ne l'ai pas lu. Et que normalement, c'est moi qui commence. Non mais.

"Le général du roi", Daphné Du Maurier. Parce que depuis que j'ai redécouvert la Daphné, pas question de partir en vacances sans elle.

"Qui touche à mon corps je le tue", Valentine Goby, parce qu'il est tout petit, et que j'ai super envie de le lire, depuis .... un certain temps ( tout ce que j'espère maintenant, c'est qu'il a aura de l'attente dans les files d'attente pour les châteaux)

Dans le même but, je prends "La femme aux pieds nus" et "Inyensi ou les cafards", Scholastique Mukasongha, sauf que que quand j'arriverai à me prendre le billet pour le château, je serai tellement en larmes, que je ne suis pas certaine que l'on me laisse rentrer ... 

"Tu ne verras plus", Pascal Dessaint, au cas où un coup de noir me manquerait.

"Les belles choses que portent le ciel" Dinaw Mengestu, pour compenser le noir

"La colline des potences", Dorothy M. Jonson, parce qu'un peu de retour dans les grandes plaines ne fera pas de mal.

Et les autres; les pavés pour exploser ma première participation au challenge de Brize :

"Yeruldelgger", Ian Manook,

"Le chardonneret" de qui tout le monde sait qui,

"La chute des géants", Kent Follet, vu qu'il faudra bien que je le lise un jour,

" Karoo", Steve Tesich,

Et si quelqu'un me dit que cela n'est pas possible en quinze jours, je lui mange son château. Parce que dans la voiture, il va falloir aussi faire rentrer les sacs de fringues, et c'est que que ce n'est pas gagné. Non plus.

PS : c'est rentré (dans la voiture ...) et au moment où je publie, je suis arrivée à destination, et sans sans encombres que j'ai fait ma première entorse à la liste, j'ai commencé par Daphné ... 

 

 

12/06/2015

Du bon usage des robots

robot-d-android-avec-des-lunettes-de-soleil-32724235.jpgSans en vouloir aucunement aux tenanciers/tenancières des blogs que j'aime, mais/et, où il faut prouver que l'on est pas un robot avant de poster un commentaire super dispensable (je parle des miens, bien sûr ... pas de ceux des autres qui arrivent toujours avant moi, et que je me dis "mince, c'est ce que je voulais dire ... et maintenant, je dis quoi ? ben rien"), j'avoue que je ne peux m'empêcher de  dire que l'exercice me plonge dans des affres existentielles, que, j'avoue encore, je n'aurais jamais pensé avoir à patauger dedans ...

Parfois, il faut sélectionner, après avoir commenté "Je note, il a l'air super bien ce titre" ( ce qui ma tendance générale) , toutes les images de café. Moi, tant que le café est dans une tasse (un mug, un bol), ça va ... Mais, l'affre commence devant l'image floue d'un grand verre (le flou étant peut-être dû au fait que je retrouve rarement mes lunettes, car il se trouve que comme je n'ai pas besoin d'elles pour lire les commentaires, je m'en munie rarement à l'avance devant l'ordi). Un grand verre avec du liquide noir dedans, cela peut-être une guiness ou un Irish Coffée, or dans un Irish, il y a du café. Faut-il sélectionner les images avec du café pur ou du café avec des trucs dedans ? C'est pas marqué. J'angoisse : je valide ? je ne valide pas ?

En soi, je m'en fiche de valider (ou pas) une Guiness déguisée en Irish ( ou l'inverse ( pour les lecteurs qui suivent encore, sachez que j'ai bu un Irish il n'y a pas longtemps et qu'il y a bien du café dedans ...)). MAIS, c'est juste que si je me gourre, je devoir passer la sélection de rattrapage, celle des aliments, qui est la sélection que je redoute le plus.  Surtout à cause des petits pots en verre, les verts, surtout.

Des petits pots en verre genre batraciens, verrines de pistache fluo, des trucs qui n'existent pas en vrai ( en tout cas, moi, je ne les mangerais pas, même sous la menace de devoir lire un Musso, un Houellebeck, sans parler d'un Levy Marc Jean Bernard Henry confondus). Je regarde, pétrifiée,  l'image floue d'un guacamole boosté aux colorants d'avocats génétiquement modifiés par un accouplement de reinettes égarées hors d'Andersen, et je me dis "je coche ou pas ? C'est un aliment ? ou pas ? 

Et me voilà plongée dans mes affres d'incertitudes ... J'ai beau plisser des yeux, le flou reste ( évidemment, je ne suis pas allée chercher mes lunettes, trop plongée dans mon affre ...), le vert reste aussi. Et je n'ai toujours pas publié mon commentaire. 

Ai-je déjà dit à quel point je ne lirai pas Ferrari, parce que Ferrari, je ne peux pas depuis que je n'ai jamais réussi à passer les dix premières pages de "Là où j'ai laissé mon âme", ai-je déjà dis à quel point "Le liseur" est pour moi un livre qui m'a mis sur la piste d'Hannah Arenth ? Je ne sais plus.

Mais la souris tendue, je clique, je suis en sueur froide, j'ai bon. J'ai prouvé que je ne n'étais pas un robot. Je suis super fière. J'ai reconnu tous les aliments.

Quand même, les concepteurs du machin sont de sacrés vicelards, anti-commentaires. Ils mériteraient de bouffer les verrines verdâtres en buvant la guiness déguisée en sushi.

Bons commentaires à tous ! 

 

08/06/2015

(Re)lire Mauriac : un message de la coterie des sagouins/ sagouines

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Vous aimez que l'on vous conduise dans la dense amertume des obscurs tréfonds de l'âme ?

Depuis que votre arrière grand oncle a légué tout son héritage aux bonnes oeuvres de la paroisse, vous avez un scalpel contre la mesquinerie hypocrite de la bourgeoisie provinciale ?

Vous prenez un plaisir sadique à voir disséquer les failles des amours qui auraient pu être, mais ne sont jamais nés, étouffés dans le silence d'un feu de cheminée où le bois des landes crépite ?

Venez découvrir (ou redécouvrir) un univers suranné et oppressant, où toute joie est un péché, où la terre compte plus que les hommes ....

Mieux que Chabrol et Stephen King réunis, le monde impitoyable de Mauriac vous ouvre ses pages, peut-être un peu cornies et jaunies, mais terriblement palpitantes, pleines de rage et de coups de griffe.

Ingannmic et moi-même nous y sommes déjà risquées, à pas feutrés, nous avons rouvert "Génitrix" (ici pour elle et pour moi), goûté son poison distillé avec tant d'amour que nous vous proposons de nous rejoindre, plumeaux en main, pour dépoussiérer vos étagères de lycéens / lycéennes, de sagouins et de sagouines en herbe ou en puissance, langues de vipères s'abstenir ...

Le 30 ou le 31 de chaque mois (selon le nombre de jours du mois, ce qui va me demander un tant soi peu de concentration ...), rendez-vous autour d'une oeuvre, sans obligation d'inscription ou de suivi : on peut s'y tremper une fois, pour tenter, ou prendre le grand bain, sous le feu du soleil piégeux, quand même ...

Pour le 30 juin, "La pharisienne" vous attend au coin du bois.

 

 

 

 

 

26/05/2015

Nouvelles (moins) fraîches d'un étonnant toujours voyage

Athalie.jpgDeux ou trois choses extraordinaires qui me sont arrivées en ce festival du livre de Saint Malo : (et qui n'ont rien à voir avec les livres)

Madame Taubira m'a serré la main. D'accord, elle m'a prise  pour personne, juste une main à serrer en passant dans les allées quasi incognito ( deux gardes du corps seulement avec oreillettes). Elle n'avait pas le cadre de la lucarne autour, j'ai hésité en me disant, je la connais cette dame ...  Ce qu'on est couillon parfois !!! (la veille, il m'est arrivé la même chose avec Audrey Pulvar ... Je me suis arrêtée devant son stand comme une poule qui a pondu un oeuf ... Elle a juste souri "Bonjour madame" ai-je répondu, et j'ai pondu un autre oeuf). Bon, Taubira et Pulvar, ce n'est pas la même chose, évidemment. Devant Taubira, je pourrais pondre un coquetier.

J'ai applaudi Val. Enfin, avant qu'il ne fasse du Val et m'explique comment penser juste. J'ai une excuse, c'était après la projection du documentaire excellent "C'est dur d'être aimé par des cons". A ce moment là, je me sentais vraiment Charlie. Après, Val nous a expliqué comment il fallait être Charlie. Et là, je ne sais pas, mais j'ai voulu être Charlie autrement. A ma façon, sans diktat de sanctification.

Il y a eu débat entre les A. Pas sur le choix du panini ( Chorizo y corazon, surtout corazon, pour tout le monde) mais sur l'importance du "mais" de Russel Banks et de Taiye Selasie (l'auteure de "Le ravissement des innocents", tellement belle, jeune, fine, intelligente, que Wolinsky aurait fait du Tex Avery) : "Il y a eu barbarie". POINT versus "Il y a eu barbarie MAIS". J'étais pour le point ET le mais. Ce qui n'est pas une version facile à tenir face à mes copines A. qui ont autant de mauvaise (et bonne) foi que moi  ... (Référence à la lettre signée par certains auteurs américains qui n'étaient pas d'accord avec l'attribution du prix du "Pen club" à Charlie dont Russel Banks et Taiye Selasie). J'espère que sur un autre plateau, au moins, quelqu'un a parlé à Russel Banks de littérature ...

Pour finir, Olivier Gallmeister est juste extraordinaire (mais ce n'est pas un scoop) ... La suite de "Lonesome dove" (qui est en fait le début) paraîtra en automne prochain, et "La colline aux potences" aussi, un éditeur  qui tient ses promesses, quoi ... 

Ah non, il en reste un, un attaché de presse de chez Albin Michel ... J'hésitais devant l'achat du dernier livre de Doeer, "Toute la lumière que nous pouvons voir". Il me dit que c'est très bien. Je n'en doute pas. Je feuillette quelques pages. Je reste dubitative. Il me demande ce que je viens d'acheter. Je lui montre "Les arpenteurs". Il m'a proposé " La battue" de Rohan Wilson. Je l'ai sous le coude. Le scoop, c'est qu'il y a des attachés de presse honnêtes. 

 

25/05/2015

Nouvelles fraîches d'un étonnant toujours voyage

Athalie.jpgJe raconterai après, peut-être ou peut-être pas, comment on voyage, dans un Saint Malo de pacotille touristique, entre énervements, détestations, coups de coeur, coups de gueules, de coeurs (encore), découvertes et files d'attente et paninis au chorizo ( ou au corazon) ...

Deux journées en immersion livresque et  une mention spéciale pour le fanta à l'orange et aux pastilles perles de gorge (seuls ceux qui m'ont entendu tousser pendant deux jours pourront comprendre l’importance des conséquences des  frimas sur la qualité (oups !!!) de mes chroniques ( et merci aux A. qui m'ont soutenue à coup de bouteille d'eau, de champagne, et autres regards ...)

La liste est : 

"Le coeur qui tourne" Donal Ryan

"Les ombres mortes" Christian Roux

"Tu ne verras plus" Pascal Dessaint

"La battue" Rohan Wilson

"Incandescences" Ron Rash

"Les oiseaux" Daphnée du Maurier

"L'île du point Nemo" Jean Marie Blas de Robles

"Les belles choses que porte le ciel" Dinaw Mengengestu

"Un vent de cendres" Sandrine Colette

"La tristesse du samouraï" Victor del Arbol

"Les arpenteurs" Kim Zupan

"Le ravissement des innocents" Taiyie Selasie

"Le fils" de Philipp Meyer"

Toujours plein d'ailleurs qui sentent le neuf ... qui fleurent la découverte .. Et qui vivra la chevillette cherra  ...