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22/12/2012

Soupe aux petits pois, lardons y croutons

604165_Z4PY7ZOAUJVM42PACAPMARJ8ABOZXT_la-princesse-aux-petits-pois_H155421_L.jpgIl était une fois une boite de conserve. Une boite de conserve de petits pois, pas cuits à l'étuvé ou quoi et sans carottes. Les petits pois, se sentant à l'endroit dans leur simplicité se mirent à rêver d'être cuisinés. La bonne fée Athalie, ayant la boite dans les mains leur accorda trois voeux : à l'eau dans la casserole, avec juste un demi bouillon de cube pour leur tenir compagnie, à la poèle avec du riz pour faire risotto exprès, ou en réduction liquide, chaude, crémeuse et appétissante. Le petit pois, qui n'a qu'une tête mais la bonne, mit peu de temps à choisir son destin. "Foin l'aluminium, choisissons le bol !"

Donc, une boite de conserve criait famine, mon estomac aussi, ça tombait bien, parce que celle-là de recette, elle tient au corps. Prenez la boite, ouvrez-la. Versez les petits pois de la boite avec leur eau dans le bol du mixer. Mixer. Versez le contenu du bol mixé dans une casserole. Rajoutez de l'eau du robinet dans la casserole à l'aide de la boite. ça économise la vaisselle, pas la peine d'en faire trop. Le petit pois en boite est modeste, il se contente de peu. Rajoutez un demi bouillon de cube : "poule" ou "boeuf", pas grave, c'est pour qu'il y ait un peu de gras dans l'histoire. Laissez chauffer.

Servez dans des bols, vu que c'est une soupe, quand même, avec crème fraiche et lardons (je les avais oubliés ceux-là, il faut les faire revenir, quand même, avant de les plonger dans la soupe. Enfin, moi, je fais l'inverse, je mets d'abord les lardons, puis la soupe, dans le bol. je ne suis pas sûre que cela change quoique ce soit d'ailleurs ...) voire croutons.

Prévoir une salade. Fraîche.

 

Athalie

11/12/2012

Haddock, patates et ciboulette

haddock.jpgMoi, je dis qu'il faut réhabiliter le haddock. Je rappelle aux néophytes que le haddock, c'est du cabillaud de l'églefin fumé. Et que c'est bon (enfin, quand on aime le cabillaud fumé  l'églefin fumé, parce qu'autrement, vous pouvez passer la lecture de la recette, vu que le fumé, ça imprègne aussi les patates).

Le haddock est un poisson qui a une allure de poisson en plastique. Orange, parfois vif, il se tient presque à l'horizontal tout seul quand on le tient allongé. Il n'existe que sous la forme de filets, en général, dans une boîte en polystirène, dans un coin de l'étal du poissonnier, parce que le poissonnier, il en vend tellement peu qu'il ne l'en sort pas. Et vu que le haddock est fumé, il n'a pas besoin de glace sous lui pour avoir l'air frais. Un autre de ses avantages est qu'il n'a pas deux yeux morts qui vous regardent avec cette taie blanchâtre qui vous dégoûte à jamais de regarder un poisson dans les yeux.

En supermarché, sous barquette plastique, le haddock est moins orange. Du coup, il a l'air malade. Donc, il faut l'acheter chez le poissonnier, et en prendre pas mal car le haddock réduit à la cuisson, mais reste orange sur le dessus, ce qui est rigolo.

Ensuite, il faut acheter des patates, des qui ne font pas purée à la cuisson, et les peler, si possible en écoutant France Inter. C'est ce que fait mon homme et il les pèle très bien. Les mettre à cuire dans l'eau, alors que le haddock se cuit dans du lait, il a le snobisme qu'il peut, le pauvre. Peu de temps quand même pour lui, moins que les patates, en fait. Puis, il faut retirer les filets du lait et leur enlever les bouts de peau grasse qui sont restés collés dessous. Le haddock a bon caractère, il se laisse complaisamment faire. Emiettez ainsi la chair, blanche au milieu, orange ailleurs, au-dessus du plat où les patates l'attendent. Noyez les deux sous un flot de crème fraîche ou de crème fleurette et enfin inondez de ciboulette ciselée au ciseau.

Mettre au four le temps qu'il faut. Le haddock est reconnaissant, il ne fait pas d'histoire.

 

Athalie

02/10/2012

Le rôti de porc à l'ananas

rôti de porc à l'ananasComme je n'arrive pas à faire ma note sur "Pour seul cortège", et que je n'ai pas enore fini de me demander si je l'ai aimé ce Gaudé, ou pas, finalement, je reprends la série cuisine, avec un plat de demi saison, puisque nous sommes dans la demi saison. Et aussi parce que j'ai appris de source orale, que certains s'étaient lancés dans la confection des crevettes au curry, et que cela m'a fait bien plaisir ( que les deux sources orales en soient remerciées), voici une recette du même accabit.

Retour aux valeurs sûres, se rendre dans le super marché du coin au rayon viande sous vide. Tout saucissonné dans son plastique, vous y trouverez le morceau de rôti de porc saumuré (fumé) de vos rêves, suintant encore un peu la saumure industrielle, mais sans un pet de gras et tout rose chimique. Le prendre en surmontant toutes vos réticences biologiques, et tant que vous y êtes dans le pas naturel, se rendre d'un pas décidé dans la rayon des conserves et embarquer une boîtes d'ananas en boite, une petite ou une grosse, selon le rôti choisi. ( J'ai essayé avec du frais, mais c'est gâché, en plus, le frais, il ne vient pas de France, donc, pas plus bio que l'achat de la boîte. A ma connaissance, il n'y a que Balzac à avoir tenté de faire pousser dans l'ananas en région parisienne, ce qui fait que pour en finir de la parenthèse, c'est un plat à presque référence littéraire).

De retour à la maison, vous ouvrez le cellophane un peu poisseux pour libérer le rôti, puis vous tirez sur la languette faite pour de la boite d'ananas, vous retrouvez un bouillon de cube de boeuf dans son emballage, jaune, le plus souvent, et le pot de miel liquide ( pas le fond du pot de miel bio de vos vacances d'il y a deux ans, il est terminé depuis que vous avez réalisé la soupe indienne glacée). dans un plat qui va au four, vous mettez le rôti et vous le tranchez dans le bon sens pour y fourer les tranches d'ananas, coupée en deux, sinon, à la fin, le rôti, il a l'air d'un éventail. Ne pas couper entièrement, sinon, ce n'est pas fourer, c'est intercaler, ce qui est triché parce que c'est plus facile. Mettre un fond d'eau chaude dans le plat pour faire fondre le cube de bouillon, sel, poivre, miel, un peu de jus de la boîte. Entourez de pommes de terre, epluchées, si possible. Enfournez pour un temps incertain mais vérifiable en utilisant la fonction lumière du four. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut quand même que les pommes de terre soient cuites. On pourrait ne pas le croire, mais c'est bon !

Athalie

 

31/07/2012

Thon au lait de coco

la-boite-de-thon.jpgJe ne suis pas mes propres séries, ni mes propres recettes, c'est pas cohérent cette catégorie ... Tant pis, je vais dire la série "au lait coco", parce que j'en ai plein des recettes avec du lait coco, et des provisions de boîtes pour des dizaines de nouvelles propositions. Donc, celle-ci, magistralement excécutée par mon homme l'autre soir ( et non, il n'avait que nous, dommage pour A.L.M. qui n'a eu droit qu'aux pâtes aux légumes, et en plus sans flan coco).

Il faut aller chez le poissonnier, ce qui fait qu'on peut aussi coupler avec les crevettes au curry, en plus, les deux plats ont un parfum d'exotisme simplifié en commun. Vous demandez une darne de thon. (pour les non-initié(e)s, une darne, c'est une tranche dans le sens de la longueur, comme une tranche de pain, mais en thon). Ne pas se laisser avoir par un "dos", un "steack" ou je ne sais quelle autre appelation qui vous fait payer trois fois plus cher votre morceau de poisson sans que cela n'ait d'incidence sur le goût final. Si comme moi, vous me pouvez envisager de rentrer chez vous avec une darne en entier, et d'avoir à prendre un couteau pour enlever la peau et couper ensuite la chair en carré, vous demandez au poissonnier de le faire, ou vous laissez ( comme moi) votre homme s'en charger. La plupart du temps, je suis pour le partage des tâches, mais pour celle-là, je ne revendique aucune prérogative féministe... Une fois le morceau de thon coupé en carré, l'essentiel de la recette est terminé.

Je donne la suite quand même : vous mettez les morceaux de thon dans un petit fond d'huile d'olive, vous les laissez cuire, le temps qu'ils soient cuits, vous ajoutez des oignons blancs émincés, de l'ail haché, la boîte de lait de coco et du curry. Vous soupoudrez de ciboulette ("pour le vert" dit mon homme, "de coriandre", dis-je, pour le goût). Et voilà.

PS : La même démarche se décline avec du blanc de poulet, des gambas .... Ce qui fait que cela fait trois recettes en une note, et j'ai rattrapé mon retard dans la catégorie "A cuisiner", je vais pouvoir retourner à mes livres.

REPS : on peut aussi faire mariner les dés de thon dans du jus de citron vert deux ou trois heures avant, toujours pour l'exotisme, mais aussi parce que c'est dans la recette originelle que je viens de relire. Ce qui n'est jamais inutile, finalement !

 

22/07/2012

Crevettes au curry

imagesCAUGUFMB.jpgElle est si facile cette recette-là que c'en est indigne, tellement simple qu'elle en est parfois négligée en ces temps de verrines à la mode. Je déteste les verrines, non point tant en manger, là, pas de souci, mais rien qu'à l'idée de superposer des couches de couleurs et de saveurs sans en mettre partout et qu'à la fin, ce soit joli ... Non, pas possible pour moi. Les crevettes au curry, je maitrise les bestioles, et le curry.

Achetez des crevettes roses, pas trop petites, autant que vous le souhaitez. Surtout pas de grises évidemment, éventuellement des gambas, mais bof. Déjà cuites, les crevettes, évidemment, et pas surgelées. Le temps de décongélation rajoute au temps de la préparation et ne fait pas gagner de temps pour les étapes suivantes (et moi je rallonge la sauce de la recette, parce qu'autrement, elle va être trop courte). Epluchez les crevettes. Pas comme des agrumes, mais comme des crevettes : on enlève la tête, puis l'écorce (?), la carapace (?), du corps de la crevette, avec ses ongles, tranquillement. On a le temps, c'est ce qu'il y a de plus long à faire, alors autant ne pas se presser, regarder par la fenêtre, écouter le rire des enfants qui reviennent de la plage, de la piscine, du champ de vaches voisin .... ne pas faire attention à la radio des voisins, aux cris de leur petit dernier qui a attrapé des coups de soleil. Non, se bercer d'illusions, se faire un film d'idéal, se croire dans Walt Disney, chez les bisounours  ....

Prendre une poêle, y déposer deux, trois, quatre gouttes d'huile, puis les crevettes. Ne pas oublier d'arrêter de regarder par la fenêtre, sinon, ça va cramer. Soupoudrez de curry. Et voilà, c'est déjà fini. Pour prolonger ce temps de solitude culinaire, quelques gouttes de tabasco sont possibles et j'ai vu servir avec des tranches de citron vert. Si, si, pour l'exotisme ...

Athalie

 

13/07/2012

Salade pastèque et féta

Je me demande ce qu'il y a de plus déprimant,  rédiger une recette d'été alors que la pluie sévit toujours dans mon jardin et alentours, ou, ne pas rédiger de recette d'été parce que la pluie sévit toujours dans mon jardin et alentours ... Moins torrentielle aujourd'hui qu'hier ou avant-hier, je ne sais plus, mais plus bruine tenace et constante qui détrempe un gazon qui n'en demandait pas tant ...

melon-d-eau-bioethanol-2009-500x500.jpgDeux ingrédients donc pour une salade d'été .... une petite pastèque entière bien dense, bien compacte vaut mieux qu'une grosse tranche déjà coupée qui a perdu son jus et son enthousiasme. Couper la chair encore sanguinolente en carrés, si possible, et si on ne peut pas tant pis. Ouvrir le bocal de féta déjà coupée en dés et noyée dans la sauce. Mettre les deux les uns à côté des autres. Soupoudrez de menthe ciselée et de quelques olives bien noiraudes. Mettre un peu de la sauce d'huile du bocal par dessus. Et basta. Mettre au frais (je veux dire, quand on peut mettre dans plus frais, parce que là, moi, c'est bon ...).

Athalie

PS : comment ça je suis de mauvais poil ....

REPS : et les pépins de la pastèque, ben on les laisse dedans, de toute façon, si quelqu'un trouve une pastèque mûre en ce moment, et bien, surtout ne pas venir me narguer en bavant du jus.

09/07/2012

Salade de chorizo et oranges

salade,chorizo,orangeAprès les soupes froides et glacées mixées sur fond de pluies torrentielles ( toujours dans mon jardin et alentours), voici une petite série sur des salades rafraîssantes, mélangeant peu d'ingrédients, mais des ingrédients à priori peu compatibles.

Pour celle ci comme le titre l'indique, il faut seulement deux achats, des oranges et du chorizo : du doux ou du piquant, selon les goûts, moi, je prends du  piquant parce que j'aime bien pimenter un peu. Vous coupez des tranches plutôt fines mais pas trop, juste bien, si possible sans la peau, l'enlever avant de couper est plus simple. ( cela rallonge un peu le temps de préparation, mais on évite le bout de plastique coincé entre deux dents, gênant en société : soit il faut faire comme si de rien n'était, ce qui gêne la concentration sur la conversation en cours, soit il faut mettre les deux doigts dans la bouche pour enlever le bout coincé, et là, c'est les gens qui vous faisaient la conversation qui sont gênés, ou gênants.)

NB : les chorizos les moins chers et les plus bas de gamme sont les plus faciles à éplucher. Ce n'est pas gênant pour la qualité de la recette qui ne s'en ressent guère, surtout si le chorizo est piquant, ce pourquoi ...

Faire revenir les rondelles épluchées dans une poêle. L'huile d'olive est inutile, le gras est fourni dans le chorizo. Attendre deux minutes pour qu'elles soient légèrement grillées. Peler les oranges (pour avoir la technique infaillible, voir la recette "Terrine d'agrumes"). Coupez les quartiers en morceaux plus carrés, ou pas. Laisser en quartiers fait moins de jus sur la table.

Sur un plat, (plat, de préférence, pour l'esthétique), placez orange et chorizo. Pour la sauce, on peut soupoudrer d'un filet d'huile d'olive (mais le chorizo peut encore goutter du gras, donc se méfier quand même), éventuellement d'un filet de vinaigre. Par contre, ne pas oublier d'ajouter deux gousses d'ail finement écrasées.

J'allais négliger les proportions. Prévoir un seul chorizon et une orange par personne, ou moins, si vous avez des invités récalcitrants aux mélanges créatifs et qui pensent que la salade d'orange se mêle mieux à la fleur d'oranger qu'au gras du chorizo. Ce qui n'est pas faux non plus, mais beaucoup moins rigolo.

Athalie

07/07/2012

Soupe glacée aux carottes

soupe glacée aux carottesComme ce devrait être l'été, mais que finalement, c'est encore un peu l'hiver (du moins dans mon jardin et alentours), dans la rubrique recette (qui alternera tout cet été avec les billets romanesques, après, je pense que je n'aurai plus de recettes tout court), je propose un mixte : les carottes pour l'aspect hivernal, comme la soupe aussi d'ailleurs, mais donc froide, voire glacée, si jamais il se mettait à faire chaud. Ce qui fait que c'est aussi une recette pouvant appartenir à la série "flemme", parce que quand il fait chaud, j'ai souvent la flemme, surtout d'avoir chaud dans ma cuisine.

Cette soupe peut se faire avec des carottes fraîches, je veux dire pas encore lavées, épluchées ni coupées en morceaux. Moi, j'achète un sac de carotte pré-cuites, sous vide, dans le rayon à côté des fraîches dans le supermarché du coin, plus deux oranges en passant (fraîches, par contre, je n'ai jamais encore essayé avec des oranges déjà pressées en boîte cartonnée, ma flemme a des limites). Pas la peine d'acheter le reste, on a tous (et toutes) de l'huile d'olive, un cube de bouilonn de volaille et du cumin dans les placards.

Les carottes sont, je le reprécise, pré-cuites, ce qui ne veut pas dire cuites. Donc, en rentrant des courses, les mettre dans l'eau bouillante environ quize minutes avec le bouillon de cube de volaille. Eplucher la gousse d'ail et la mettre avec les carottes cuites et égouttées, qui n'attendent que ce supplément d'ail pour être finement mixées avec le jus des deux oranges.

A ce stade, la soupe glacée n'est qu'une sorte de bouillie un peu liquide que vous mettez au frigidaire, en gardant de côté un peu de jus de cuisson au cas où. Préparez aussi des glaçons, toujours au cas où, surtout si vous êtes le soir et que les invités arrivent dans une heure. Pas la peine si vous êtes le matin et que les invités n'arrivent que le soir. Ce qui veut dire que vous êtes prêtes à prendre un bon bouquin ( si possible sous un soleil éclatant mais une légère brise) et à attendre que la soupe refroidisse d'elle même. Ce qu'elle fera très bien.

Athalie

 

 

03/07/2012

La teurgoule

teurgoule.jpgD'autres diraient du "riz au lait", alors que ce n'est pas du tout, du tout, du tout, la même chose. La preuve, mes enfants mangent parfois du riz au lait, à la cantine, quand ils y sont obligés vu qu'il n'y a pas d'autre dessert en pot tout fait, mais de la teurgoule faite maison, non. Mon fils y a goûté une fois, par compassion, parce que j'avais tellement l'air d'être contente d'en avoir fait, il a eu pitié, je pense. En plus, la teurgoule, c'est drôlement bon, le riz au lait je ne sais pas, je n'en mange pas ...

Ce n'est pas vraiment une recette de saison, mais vu que la saison, on ne sait pas trop laquelle c'est, vous pouvez la tenter dès maintenant, pour quand il fera vraiment plus froid, ou plus pluvieux ...

Vous prenez un plat assez grand pour contenir les quantités qui vont suivre et surtout qui va au four. Vous y versez 75 grs de sucre ( je mets du roux, bien sûr),  100 grs de riz rond (rond, c'est important), du beurre ( quantité indéterminée par ma recette, donc je coupe une tranche de la motte, pas trop, juste bien), on ajoute une pincée de sel et surtout, surtout, de la canelle. Evidemment, ne pas oublier le lait ( c'est cette similitude des deux ingrédients principaux qui fait la confusion avec le riz au lait), en faire bouillir un litre avant de le verser en flots, ou pas, dans le plat sur le riz et tout se mélange tout seul dans le flot déversé.

Y'a plus qu'à mettre au four, deux heures, à feu très très doux, à laisser l'odeur de canelle se répandre à flot aussi dans la maison et c'est cuit quand la légère pellicule qui se forme sur le dessus fait cloque-cloque et que sous son marron foncé se se laisse voir une sorte de brun doux, légèrement pâteux et crémeux. Ce qui prouve bien que l'on n'a pas affaire à un vulgaire riz au lait en pot, le riz au lait en pot ne provoquant aucune extase gourmande de cette ampleur.

Se mange ensuite en quantité non déterminée, vautrée sur son canapé (si possible en tenue d'intérieur Princesse Tam-Tam acquise en soldes), en se délectant du derrier opus de "L'amour est dans le pré", où d'un Rohmer qui se passerait en Normandie ( ce qui doit bien exister), parce que la teurgoule, c'est normand. D'ailleurs, sur la photo de ma recette, la "terrinée" de teurgoule, elle est placée sur une nappe à carreaux rouges et blancs. Pour faire rustique, je suppose.

Athalie

01/07/2012

Terrine d'agrumes

poid-agrumes-zoom.jpgLà, je triche un peu parce que cette recette-là, je ne l'ai faite qu'une seule fois, faut dire que la préparation en est un peu longue, et que l'on en met aussi un peu partout, et en coupant les agrumes et en coupant la terrine comme c'est mis sur la photo de la recette, en tranches fines et régulières. Or, les quartiers de pamplemousse résistent à la couche régulière et se mettent de traviole sous le couteau, ce qui fait gicler la gélatine. Il faut donc prévoir un plat à bords très hauts (et transparent, vous saurez pourquoi uniquement si vous lisez le commentaire jusqu'au bout), ou servir la terrine avec une cuillère ( Du coup, le geste fait un peu soupe, moins classe mais aussi moins salissant et poisseux, parce que, en plus, le jus sucré des agrumes avec de la gélatine, ça colle.)

Si vous n'êtes pas découragé(e)s, vous pouvez aller acheter les agrumes et la gélatine (en feuilles) : la recette préconise trois oranges, deux pamplemousses roses, trois clémentines. Je suppose que l'on peut varier, et prendre des pamplemousses jaunes (souvent meilleurs).

Après, il faut éplucher les agrumes, et là, l'affaire se corse. La recette dit : " à chaque fois, pour peler un fruit, posez-le sur une assiette". Ce que je ne recommande pas : l'agrume étant rond par nature, il glisse de l'assiette. Un agrume carré, étant, pour le moment, une alternative impossible, on fait comme on peut. La recette continue : " coupez-lui un chapeau en bas et en haut en mordant sur la chair, puis coupez l'écorce en mordant sur la pulpe", ce qui est un tantinet vexant. Qui n'enlève pas "l'écorce" de ses agrumes en leur faisant un "chapeau" est quand même un peu cruche. On avance, "au fur et à mesure, versez le jus perdu dans le verre doseur". Sauf que moi, le jus avait tendance à se perdre sur la table avant d'aariver dans le verre doseur. Pour l'instant, pas d'autre solution que de compter une orange de plus, juste pour le jus. Par contre, pour prélever les quartiers, la recette est fort judicieuse. Au lieu de séparer les quartiers, PUIS d' enlever la membrane qui reste autour, toujours, quoique l'on fasse, il faut "glisser la lame du couteau le long de la fine membrane qui sépare deux quartiers, la glisser jusqu'au centre, la ramener en l'appuyant contre la membrane suivante". Et voilà ! C'est plus rapide, mais plus juteux, il faut bien viser le verre doseur.

A la fin de l'épluchage,  il doit y avoir environ 25cl de jus dans le verre doseur. Si tout le jus est répandu sur la table, prendre l'orange surnuméraire et la presser normalement, cette fois-ci, avec un presse agrume électrique.

On peut s'arrêter là et l'on a une salade de fruits. Du coup, on peut rajouter des bananes (Moi, j'ai HORREUR des bananes dans une salade d'agrumes, mais bon ...). Si vous choissez l'option terrine, il faut faire la gelée.

Prendre le jus du verre doseur, faire chauffer légèrement au micro-onde, juste pour faire fondre dedans les huit feuilles. Mélanger le tout pour faire homogène, ajoutez de l'arome de vanille, une pincée de sucre, de ci, de ça pour éviter que la gélée n'ait que le goût d'un vague jus d'orange trop dilué). Et mettre au frigidaire, minimum cinq heures, les agrumes baignés de ce qui va devenir, leur gelée orangée.

Une recette un peu longue, juteuse mais très jolie à regarder, ce pourquoi il faut un plat transparent.

Athalie

 

24/06/2012

Flan coco

76295109.jpgC'est MON dessert, celui que tous mes invités, A. ou non A., ont un soir ( le midi, ce n'est pas un vrai repas, c'est une obligation de manger) ou l'autre soir retrouvé dans leur assiette, vu que c'est à peu près le seul que je sache faire, et que cela fait très longtemps que je le maitrise de main de maître, sauf qu'il n'y a aucun mérite à maitriser ce dessert-là de main de maitre . Mes invités, et ce dessert-là ou rien. Ou alors un truc raté. Ou alors un truc acheté. Ou alors un truc que les invités avaient amené ( acheté) par eux mêmes, pour être sûrs d'avoir un dessert, un dessert pas raté.

Mon flan coco, il est inratable. A préparer en dehors des regards des invités, la préparation en est honteuse et peut nuire à la réputation d'une cuisinière, quand elle est hors-pair, ce qui n'est pas mon cas : il s'agit quasiment uniquement d'ouvrir des boites de conserve. Trois boites à verser dans un plat creux : une grande boite de lait coco, une grande boite de lait concentré non sucré, une grande boite de lait concentré sucré. Après, on mélange le tout avec une cueillère en bois, on ajoute trois oeufs ( frais, mais ça ne compense pas les boites pour le côté bio). On remélange le tout, on soupoudre d'un peu de canelle, d'un peu de muscade, on rajoute quelques gouttes de vanille liquide. On retouille pour avoir quand même l'air d'avoir fait quelque chose dans cette histoire.

On ouvre la porte du four, thermotas fort, on le laisse se caraméliser tout seul du dessus. Quand on le sort, on le mange : étrangement, il a le goût de coco et même pas trop l'air d'être en toc. Et pourtant ... 

Athalie

22/06/2012

Soupe indienne glacée

soupe indienne glacée,recettes du placardTiens, j'ai la flemme.

Tiens, je suis en panne de gaz ( ce qui est une excuse totalement bidon).

Tiens, je n'ai plus un sous ( = je me suis laissée aller à "Etonnants voyageurs" à acheter une pile de bouquins super chers et si ça se trouve pas si géniaux que leurs auteurs ont l'air de ne pas le dire, ou, j'ai fait les soldes avec mes copines A. et même à - 50, ça fait quand même beaucoup de petits hauts noirs et de pantacourts en jeans).

Tiens, mes enfants ne sont pas là et mon homme non plus ( = je dois faire la cuisine, (absence de mon homme) mais, je ne suis pas obligée de faire mariner des hamburgers surgelés au micro onde, ni de me battre avec des sandwichs pain de mie-rillettes, avec la rillette qui ne tient pas sur le pain de mie, je ne sais pas pourquoi, la rillette ne colle pas au pain de mie .... et mes enfants n'aiment les rillettes que sur du pain de mie, ce qui est énervant, en somme).

Tiens, j'ai six fjords nature dans le frigidaire.

Tiens, j'ai aussi une boite de Saint-Moret (que des hasards heureux ... parce que en vrai, je n'ai jamais six fjords nature et une boîte de saint-Moret dans le frigidaire, non, je fais comme tout le monde, je vais les acheter exprès).

 Tiens, je sais où mon homme a rangé le mixeur depuis la dernière fois où il a fait du mal aux petits pois.

Donc, j'ouvre le frigidaire, les fjords et le Saint Moret et je mixe les deux derniers ( toujours en position douce), ce qui fait un beau mélange blanc et crémeux. Je rajoute un truc de safran en poudre qui passait par là, un peu de miel qui restait dans le fond d'un pot rescapé des dernières vacances, quand on se laisse aller à faire les stands "Produits régionaux" des marchés locaux et que de retour à la maison, le produit local ( bio, évidemment) a quelque peu perdu de son intérêt et est resté oublié dans le fond du placard, parce que personne dans la maison n'aime le miel, en réalité.

Je mélange, sel poivre, glaçon. Je m'affale avec mon bol devant un bon vieux "Colombo" et tout bénef, il n'y a plus rien dans le frigidaire, ma belle-mère qui fait des confitures a gagné un pot de miel vide pour sa collection, je n'ai pas dépensé un sous et pas pris un gramme ....

Athalie

18/06/2012

Tartines de petits pois et chantilly salée

62974117.jpgMon homme, il aime bien faire la cuisine, et moi aussi j'aime bien qu'il aime bien. Ce qui fait que quand il me dit : " Tiens, j'ai trouvé une recette qui a l'air pas mal, avec des petits pois et de la chantilly", je ne lève même pas les yeux de mon bouquin pour lui jeter un regard implorant de pitié, non, je continue à lire jusqu'à ce qu'il crie " A table", une fois, deux fois voire plus si le bouquin est bien. En plus, là, ça se mange froid.

Vous prenez des petits pois (frais, à écosser, donc), ou surgelés ( pas à écosser, mais moins bons, forcément et moins vert fluo, et le vert fluo, ça compte dans la recette, ça rajoute à l'effet tartines venues d'ailleurs). Vous les ébouillantez trois minutes dans une casserole avant de les passer sous l'eau froide et de les écraser en quasi boullie ( mais pas trop, pas lisse, faut garder l'aspect granuleux, ça compte aussi, à cause du contraste avec le neigeux de la chantilly) avec un mixeur en position douce et lente. Dure et rapide, c'est pour moucheter les murs de la cuisine, ce qui n'est pas le but recherché.

Ne pas fléchir, de toute façon,le petit pois est silencieux, même ébouillanté, glacé, écrasé. Réduire en bouillie aussi une gousse d'ail, mais l'humecter d'huile d'olive. Mélangez les deux délicatement, tranquillement. Mettre le résultat au froid le temps de faire légèrement griller des tartines plates de pain de campagne. Puis, vous étalez le mélange verdâtre dessus, vous l'arrosez de crème chantilly salée (mais pas trop quand même), et pour le rappel de vert, vous soupoudrez les tartines de ciboulette coupée, finement, très finement, aux ciseaux pointus.

Très étranges d'apparence, de goût, de texture, c'est super bon, en fait. Y'a juste la fiancée de mon fils qui a fait semblant de ne pas aimer. Du côté du comité de défense des petits pois frais, c'est le calme plat. 

Athalie

21/01/2012

La blanquette de veau de mon homme

blanquette de veau,recetteQui peut avoir comme surnom passager "boeuf bourguignon de mon homme", quand c'est moi qui fais les mails d'invitation ... Mais heureusement, nos invités, qui ne manquent pas de sagacité, se rendent compte de la différence ; la blanquette, c'est plutôt blanc, et le boeuf bourguignon, c'est plutôt rouge. Les deux choses ayant quand même pour point commun de baigner dans la sauce et d'être super bonnes, toujours quand c'est mon homme qui les fait, évidemment. (Je ne dirais pas que je mélangerais les deux, quand même, seulement, moi, je suis la reine de la cuisson des oeufs à la coque, toujours superbement réussis, sans aucune petite aiguille pour les trois minutes, alors que mon homme est capable de les rater, le nez sur la montre, mes enfants peuvent témoigner). C'est comme le gloubi boulba et la mastaflache. Ce que j'aime, c'est mélanger et voir si ça fume après, mon homme, ce qu'il aime, c'est organiser une recette, avec le tablier (rose quand même, parce que dans une époque lointaine, j'approchais des casseroles avec une détermination presque sans faille) et une recette où il y a les poids, et les mesures, et les quantités et les temps de cuisson. ( ce qui fait la différence avec mes gloubi boulga, que je n'oserais jamais servir à mes invités, alors qu'à mes enfants, oui.)

Je recopie parce que si je commence à mettre mon grain de sel dans dans cette histoire, la marmite va avoir le court-bouillon :

"(pour quatre, résumé)

Placer 500 gr de poitrine et 500 gr de filet de veau dans un faitout casserole (je suppose que cela veut dire mettre les morceaux de viande de veau que vous a vendus le boucher dans dans un truc assez grand qui va sur le feu)

Baigner d'eau froide. ( On rajoute de l'eau pour que la viande morte se noie dedans)

Faire bouillir puis écumer ( j'ai demandé à mon homme, en fait, il faut enlever le vilain pas beau du dessus de l'eau que fait la viande morte en cuisant avant de passer à l'étape suivante. Les morceaux de viande restent cependant dans l'eau pendant une heure, avec un couvercle dessus pour pas qu'ils s'échappent, mais à feu doux, pour pas qu'ils aient mal)

Pour qu'ils ne s'ennuient pas , douze oignons blancs vont venir les rejoindre tranquillement ( douze, je ne sais pas, mais les oignons blancs, mon homme m'a dit "c'est super important", donc, j'ai mis en gras-souligné.), trois carottes coupées ( je n'ai pas d'autres instructions sur le nombre de carottes et le sens de la coupe, ni la douleur supposée du légume), trois grains de poivre (je suppose que du moulu ça fait pareil), du sel et du bouquet garni. (Mon homme m'a dit aussi : "Moi, je rajoute des champignons de Paris", une telle liberté de création reste à saluer)

Après, il y a marqué "préparer le roux" ( ça sent le nécrophage, cette histoire, imaginez "préparer le blond, la blonde ..." ) : " mélanger ( dans une autre casserole, je pense, je n'ai jamais fait cette recette mais je suis logique) 60 gr de beurre, 2 cuillères à soupe de farine et ajouter le bouillon chaud de cuisson (le truc d'avant dans le faitout, mais pas tout, ça fait trop, m'a dit mon homme), 10 cl de crème fleurette, deux jaunes d'oeufs et le jus d'un citron. Verser sur la viande ( sans remords, elle ne sentira rien et depuis le temps que l'on ne s'occupait pas d'elle, elle commençait à se demander ce qu'elle faisait dans cette histoire).

Bonne chance !

Athalie