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25/08/2014

D'un extrême l'autre Hakan Günday

Au début, j’ai pensé que ce roman était un roman réaliste, une sorte de pamphlet engagé dénonçant le fanatisme religieux, le trafic humain, les mariages forcés, la misère et ses fléaux dans la Turquie contemporaine. Puis, au bout d’un moment ( quatre ou cinq chapitres), je me suis dit que, quand même, pour un roman réaliste, l’auteur avait un peu forcé la dose, les faits commençaient à devenir non pas que sordides, mais sonnaient bizarre, de coïncidences improbables en coïncidences invraisemblables, la construction de l’histoire me laissait de plus en plus dubitative … pour le moins dire ….Enfin, de coïncidences improbables en coïncidences invraisemblables, j’ai fini par me rendre à l’évidence, ce n’est pas un roman réaliste, mais c’est un texte engagé, engagé contre, résolument contre, en Turquie ou ailleurs, cela finit par ne plus avoir vraiment d’importance, il faut juste accepter de se laisser emporter par les trajets de deux ogives lancées par la misère dans le gouffre de la vie.

Il y a donc deux histoires, racontées l’une après l’autre, mais en réalité,  elles s’emboitent avec des agrafes (au départ, on ne voit pas les coutures). Le seul lien qui est donné directement est un échange de regard entre deux enfants de onze ans, les deux en mauvaise posture, au-dessus d’une tombe, dans un cimetière d’Istambul, une tombe d’un fanatique islamique, un cimetière de seconde zone.

Le premier regard est celui de Derdâ. La petite fille était pensionnaire dans un internat au fin fond de la Turquie, quand sa mère est venue la chercher. Ce jour-là, une autre petite fille était morte, tombée du lit à étages, en voulant fuir un insecte imaginaire, et une institutrice avait voulu se suicider. La mère de Derdâ lui a promis qu’elle reviendrait s’instruire, une semaine plus tard. La petite fille la croit et prend son cahier de maths pour finir ses exercices. En réalité, la mère compte vendre sa fille, lui arranger un mariage, pour pouvoir s’acheter un lopin de terre et deux ou trois vaches. Ce qui est fait, par l’intermédiaire d’un réseau de fanatiques religieux mafieux. Derdâ tombe dans les pattes d’un forcené, expédiée à Londres  où il a ses affaires, elle est enfermée, frappée, violée. La suite, est que ce sort fait d’elle une bouilloire de colère sadique.

Au fur et à mesure, on se dit que c’est un peu trop quand même mais c’est là que commence la mise en place des agrafes ( en fait, elles sont déjà en place avant, mais on ne les voit qu’après …)

Le second regard (la deuxième histoire) est celle de Derda, pas mieux loti par la vie. Sa mère se meurt dans une cahute adossée au mur du cimetière ( la maison coutait ainsi moins chère, seulement trois murs à bâtir), solitaire, le père est en prison pour avoir assassiné son complice de rapines. Il gagne trois sous en proposant ses services aux visiteurs, il nettoie les tombes. Et puis, la mère meurt, et le cimetière  devient une sorte de domicile fixe ….

 

Et là, évidemment, vous vous dites, là, ça commence à faire beaucoup ( et encore, je passe l’essentiel), même Zola n’aurait pas osé … Sauf que Hankan Günday n’est pas Zola, ou alors un Zola qui aurait fait exploser tout déterminisme social à coups de bazookas armant une bande de paumés sado maso. Son arme à cet écrivain turc est la rage des mots dont il arme ses deux personnages, et la construction du roman est à retardement. Dérangeant, jusqu’au boutiste, sans concession, assez fascinant en fin de compte.

28/11/2013

Cité de la poussière rouge Qui Xianlong

variete-de-tofu.jpgDans la cité de la poussière rouge, l'histoire, la grande et tragique histoire de la Chine d'après la révolution communiste se coule en de petites historiettes de ses habitants minuscules. C'est une cité de petites gens ordinaires, dans le grand Shangaï, des petites gens qui habitent dans des petites maisons, découpées comme du tofu en tranche. De la cité, les petites gens ne partent pas, ou alors, pour aller en prison, au début, puis devenir riches, à la fin, on revient quand on été libéré, ou que l'on est, justement, devenus riche. Mais la plupart restent là, dans leur petit monde avec le grand qui tourne autour.

Dans ce petit monde, les habitants vivent dehors, sur le pas de leur porte, dans les allées, dont une où se tiennent les conversations du soir, un chapitre, une histoire. Le côté amusant du livre vient du fait que chaque chapitre commence par "le dernier bulletin (en date) d'information de la cité de la poussière rouge", c'est à-dire en fait d'un récapitulatif des annonces et volontés, projet et relectures des faits, de la droite ligne du parti communiste. On y lit une Chine indomptable, pure et glorieuse, qui va de l'avant, du grand bond à la révolution culturelle. Tout y est parfaitement maitrisé, les usines produisent de la révolution, l'ouvrier est maître et Mao est le bienfaiteur. Suit alors une historiette d'un habitant de la Cité de la poussière rouge. Evidemment, cette juxtaposition décalée fait sourire, plus d'une fois, car si elles ne sont pas vraiment drôles, les histoires, elles ne sont pas non plus tragiques, enfin, pas racontées comme tragiques. Elles ne font pas de grand bond, elles, elles se casent où elles peuvent couler : l'intellectuel libéré qui retrouvent ses livres où ils ne devraient pas vraiment être, la jeune combattante déclarée morte et qui finalement avait survécu, le poéte ouvrier qui connut la gloire et prit femme grâce à une métaphore de tofu ...

Gens de peu qui se glissent dans des espoirs à la mesure de leur quotidien, trouver un logement, garder son grillon de combat en bonne santé, gagner un combat d'échec, vivre pour manger, trouver un emploi à sa mesure. De petits bouts qui retracent un bout de quotidien de la Révolution culturelle à l'ouverture au capitalisme et aux inquiétudes nouvelles des salons de karaoké. Les costumes Mao finissent par se friper et les "bols en fer" (les ouvriers qui avaient l'assurance de couler des vieux jours à l'abri grâce à leur statut protégé de vainqueur de la révolution) se retrouvent sur le carreau.
Une lecture agréable, comme une promenade à la Charlot dans des allées bruissantes de vie.

Merci Jérôme !!!!

PS : personnel à Jérôme, fine limière, je n'ai pas noté de page cornée, pas gratté de grains de sable entre les pages, pas décollé de pages collées par de la confiture, la pliure à la tranche est très légèrement marquée. J'en conclus que : tu ne lis pas à la plage, tu utilises un marque page, tu ne lis pas en mangeant ton goûter, tu ne retourne pas complétement ton livre sur le bras du fauteuil quand tu le poses rageusement pour aller chercher tes lunettes que le chat a planqué ailleurs (ou alors tu n'as pas de chat ?). J'ai bon ?

31/01/2012

Quelqu'un avec qui courir David Grossman

tandem1.jpgOn démarre les pages comme dans un roman " de chapeau de roue" ( nouvelle catégorie Acréer ...) Assaf travaille à la mairie, job d'été où il n'a rien ne particulier à faire, et se retrouve avec un chien sans maître, mais particulièrement causant qui l'entraîne fissa dans les rues de Jérusalem, genre flèche wallone. Le but du jeune homme, c'est de retrouver le maître du chien pour qu'il règle l'amende due. C'est tout. Le but du chien, on ne sait pas. Mais Assaf lui court après.

Dit comme cela, on se demande vraiment de quoi ça va causer. Moi aussi d'ailleurs, je me le suis demandé. Mais bon, comme ça court vite, j'ai tenté de suivre. On arrive dans un chateau de princesse, ben oui, en plein Jérusalem de maintenant, sauf que la Belle au bois dormant est une nonne. Une belle petite vieille nonne, un peu agressive au début, mais on peut comprendre, vu que si le chien a l'air de savoir ce qu'il fait là et elle aussi, Assaf ne semble pas prévu dans son antre. Se demande ce qu'il y fait, et nous aussi d'ailleurs. Parce que entre temps, on avait déjà eu affaire avec un vendeur de pizza, ce qui fait que pendant deux chapitres, on a couru après le chien et Assaf aussi, sauf que lui il avait la laisse et la pizza. Nous, on n'a que le livre et c'est déjà pas facile à suivre. Mais la nonne raconte son histoire, bien belle histoire de grèce Antique avec pâtre et Atlantide, et cela nous fait une pause. Et un début de fil, que l'on prend comme un chien peut réclamer la laisse de son maître pour savoir vers où aller.

La citation choisie par l'éditeur pour présenter le livre sur le quatième est "Assaf suivit la chienne et introduisit la clef dans la serrure". C'est assez représentatif, non pas du style mais de la narration, on n'a l'impression qu'il manque un bout entre les deux. Surtout au début. Mais déjà chez la nonne, on commence à comprendre où est le bout qui manque. La maîtresse du chien est donc le nouveau but d'Assaf, mais plus pour lui faire payer une amende, juste pour voir si cette princesse existe. Assaf a commencé à courir trois jours après sa disparition, la narration alterne entre elle, Tamar, si sympathique qu'elle traine pas mal de coeurs après elle, et lui Assaf, moins tourmenté et sans doute plus boutonneux, sans coeurs derrière, si ce n'est un super copain et un autre un peu moins bien, et toujours le chien devant. Et elle, elle court après un autre disparu, un très cher disparu.Ce qui fait que des fois, du conte de fées modernisé, on se retrouve dans le roman pour ado, d'où suinte par moment dans une certaine mièvrerie, il faut l'avouer. Et après la course de vitesse du début, des longueurs de bons sentiments. Les rencontres de Assaf avec les amis de Tamar se succédent, petite galerie de portraits, qui frôlent parfois aussi la caricature.

Et pourtant, j'ai aimé, allez savoir pourquoi ?

Athalie

29/08/2011

My first sony Benny Barbash

imagesCA1RF9S0.jpgVoilà un livre que je ne prêterai à aucune A., non pas qu’il soit franchement  mauvais, mais comme il a été arrosé deux fois copieusement par l’eau de la piscine, il a d’abord littéralement gonflé, doublé de volume avant que les dernières pages ne se détachent complètement et que je ne finisse de le lire avec les deux mains bien accrochées aux dernières phrases de l’histoire, qui en plus donnent une autre résonnance aux précédentes, il aurait été dommage qu’elles ne s’envolent.

Le procédé narratif est complètement artificiel : un petit garçon, Yotam, onze ans, à la famille déglinguée et hystérique, malmenée par les aléas de l’histoire, la grande tragique, et les petites, tragi-comiques, enregistre sur un magnétophone toutes les conversations qui passent à sa portée et comme par hasard, ça fait une histoire …  les querelles politiques, nombreuses , et pour la néophyte que je suis, bien obscures,  mais aussi d’autres plus intimes, pantelantes et pitoyables voire même les silences … ce qui fait de lui une sorte de narrateur de substitution, sauf que c’est quand même tiré par les cheveux et que ça sent son auteur adulte qui fait semblant d’être un enfant, mélange qui ne fonctionne pas toujours, comme une double voix.

Sa famille, on n’en sort pas, et lui non plus, les disputes sont incessantes voire roboratives, on se demande au bout d’un moment comment on peut survivre comme ça, d’ailleurs il a bien du mal le pauvre à trouver sa place parmi toutes ses individualités qui se gargarisent de leur propre  vérité. C’est une autre limite du livre, je trouve, les personnages n’évoluent pas, ils campent des positions. L’histoire se passe en Israël de nos jours, plus ou moins, tous les membres sont représentatifs, ou censés l’être d’un choix ou d’un itinéraire face à la judaïté, le grand père, combattant sioniste de la première heure a rencontré la grand-mère, rescapée des camps, et a vécu avec elle l’arrivée en Israël, les camps de regroupement à Chypre, la lutte contre les anglais. Il croit dur comme fer, à ce que j’ai compris, du moins, en ces valeurs de combat nationalistes qui seraient à présent tenues par la droite. Son fils, Assi, le père du narrateur enregistreur, a « viré à gauche », mais surtout a épousé une tenante de la réconciliation avec les palestiniens, Alma, architecte, militante idéaliste férue des droits de la femme, ce qui évidemment complique avec le grand père pontifiant. Emigrée d’Argentine, où elle a vécu la répression fasciste, elle tombe amoureuse d’un émigré russe, de la vague qui vient d’arriver suite à ce qu’on sait, et a dû se faire circonscrire pour pouvoir divorcer d’un premier mariage non conforme … elle a des copines presque toutes plus libertines ou fidèles les unes que les autres, deux soeurs dont Béatrice, une folle qui a succombé au délire de la persécution. Alma rente de résister au chaos qu'engendre les coucheries incessantes du père, ses doutes d’écrivain, les exigences de ses employeurs, la dêche permanente … faut dire que le père, il assure pas une noisette , égocentrique jusque la kipa,  désespéré par le poids d’un passé qui n’est pas le sien, celui de la Shoah, souvenir qui rôde sans cesse entre les lignes. Je vous passe les autres grands parents, le taré des timbres rares, le fils cadet qui, lui a viré ultra orthodoxe, et hop, on a tout le panel, le prisme des possibles … C’est  quand même parfois drôle, parfois attachant, parfois rien, parfois trop compliqué, les références aux différentes tendances sionistes, moi j’ai lâché, mais quand même j’ai fini mes dernières pages en vrac, et pourtant ce jour là, il y avait du vent.

Athalie

14/08/2011

Istanbul était un conte Mario Levi

C'est conteux, ça c'est sûr, et méandreux, très, très, très méandreux même. On flotte, quelque part dans le Bosphore,ou sur d'autres rivages, on peut se laisser flotter sur sa bouée, ou se lasser et dériver, en laissant la bouée ...

" Saga familliale", sauf qu'en général, quand on lit saga, on pense plutôt événements qui s'enchainent, un tant soit peu de bruits et de fureurs ... Il y en a aussi ici, mais en sourdine, genre sonate quand on attendait une symphonie, avec les cymbales et les coups de clairons des choeurs de "Nabuccho", tant qu'à faire dans l'exotisme.

5949.jpgLa famille, on finit quand même par la reconstituer, petit à petit, très petit à petit (le glossaire des personnages du début est très poétique, mais parfaitement inutile pour s'y retrouver, vaut mieux encore flotter). Madame Roza, monsieur Jack, monsieur Rober et la myriade d'autres sont des exilés qui s'accrochent à une ville, Istambul, ou bien c'est la ville qui s'accroche à eux ... des exilés d'un lieu originel dont on ne sait pas grand chose, des exilés d'un temps d'avant, dont on ne sait pas très bien non plus ce qu'il recouvre, avant, quand la famille était réunie (mais elle semble ne l'avoir jamais vraiment été ...) dans le temps du magasin de tapis du grand-père, Avram Efendi, l'expert, quand la grand mère Perla y voyait encore et ne se cognait pas aux meubles, dans la solitude et l'obscurité poignante d'un crépuscule sans fin, quand tante Tilda se croyait encore la reine des écrans et dansait jusqu'au bout de la nuit dans son cinéma imaginaire, quand Ceri rêvait de révolte, quand Mimiko jouait aux billes et n'avait pas encore épousé la tigresse qui ne lui fera pas oublier sa solitude, quand Nessim n'avait pas encore été déporté, quand c'était la saison des roses cent-feuilles, quand Ukram n'avait pas encore été assassinée dans la chambre d'un hotel qui ne peut être que sordide ...thumb.jpg

Un temps que la famille tente de garder, de rattraper, à coups de journées de Pessah et de Yiddish cosmopolite, de bateaux qui passent ou qui repartent, à coups de raki et de mezelers : valse mélancolique et langoureux vertige dirait l'autre ou alors "Longtemps j'ai flotté de bonne heure" ...

Le narrateur est insituable, ce qui n'est pas le problème, mais c'est surtout que souvent, trop souvent, pour moi en tout cas, il s'interroge, médite sur le cours de l'histoire, prend son temps, ne sait plus, nous le dira plus tard, ou ne peut pas dire, que c'est un secret que le roman doit garder. Trucages si frustrants et agaçants que plusieurs fois, je me suis dit que j'allais le poser son bouquin et ses mystères, il allait se retrouver sur une étagère, avec son poids de nostalgie qui commençait à me courir sérieux ! et non, parce qu'il y a de sacrées belles pages, des accélérations parfois (surtout à la fin, ouf !) des images qui raccrochent la bouée, j'ai fini ce voyage long au lent cours, qui vaut quand même par ces parfums surannés, ses couleurs sépia et ses sons aphones, ses gens, ses gens fantomatiques au destin parfois drôlatique, parfois dramatique, mais surtout pas héroïque, surtout pas, juste comme des petits morceaux d'un service à thé à moitié ébréchés.

Athalie

18/07/2011

Jours d'Alexandrie Dimitris Stéfanakis

51zdLjYfnzL__SS500_.jpgUn des inconnus ramenés de la pêche au gros sur les rives malouines. Bonne  pioche !

Pourtant, ça démarrait poussif, trop de wagons, et puis, comme dans les romans russes, plein de personnages avec des noms pas pareils à chaque fois, occupés à leur grande affaire : signer un accord entre politiques et industriels pour une histoire très confuse de commerce de cigarettes en Egypte, mais avec des Grecs et des Anglais là dedans,  avec plein de références et de trous dans la narration, moi, je me disais, fumeux,  cachochyme, cacophonique, ce truc....

Et puis, finalement, de pages en pages, on entrevoit des trous dans le brouillard, ça s'éclaircit et ça se laisse lire jusque la destination, prévisible, car vu que comme c'est annoncé dans le quatrième, c'est une fresque familiale et historique. Donc, on reprend les bagages, comme Dans la main du diable et on entasse les secrets, les revirements, les trahisons, les espoirs déçus, les engagements divers dans une époque troublée qui mêle les destins d'exception, sans y croire vraiment, mais avec le plaisir d'une bonne histoire qui va quelque part, et que c'est déjà pas si mal, vu le départ genre bison futé un samedi de juillet.

Bien sûr, on part du père, Anthonis Haramis, fondateur de l'usine de cigarettes, travailleur impénitent et membre éminent et jalousé de la communauté grecque d'Egypte, de sa femme Daphné. Elle, d'abord petite figure secondaire, va prendre de la voile (j'ai adoré les textes des cartes postales dans sa période "voyage en Europe"), décalée, peu crédible mais elle s'accroche à la fiction, romanesque à souhait. Encore plus romanesques et encore moins crédibles, Yvette, la petite française au charme d'espionne de la Belle époque, tenancière de bordel pour le compte d' une figure encore plus  hollywood de carton pâte si possible, Elias Khouri, dit le libanais ( et là tout est dit...), truqueur et dandy des coulisses, sur lequel tous les drames glissent. Les deux fils, ensuite, fils conducteurs qui permettent de sortir du microcosme de cette "bonne" société, afin de mieux y revenir accomplir deux destins là encore empruns d'exemplarité historique, accrochant au passage une juive hollandaise qui n'a rien d'une Anne Franck.

Du mythe cosmopolite d'une Babel qui aurait quelque chose de l'Eden, mais dont les dieux aristocratiques auraient quelque peu oublié les arabes, quand même ...  

Athalie

PS : peut-être à conseiller particulièrement aux amatrices de " Sissi l'impératrice" et de "Angélique marquise des anges", finalement ....