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20/05/2013

Etonnants voyageurs 2013 (2)

étonnants voyageurs 2013Au réveil de cette deuxième journée de festival, l'innovation technologique instaurée cette année pour marquer les festivaliers commence à m'énerver sérieusement.

Avant, on était tamponné, une couleur différente pour chaque jour, le premier tampon ne s'effaçant toujours pas très bien, quand on restait trois jours, on avait sur le poignet une sorte de galerie de tatouages loupés du plus bel effet quand on revenait à la vie réelle.

Cette année, donc, on a le poignet enserré dans un lien en plastique rouge impossible à enlever pendant qu'on est festivalier, c'est la preuve qu'on l'est ( que l'on a payé, quoi ). Il nous a donc fallu dormir avec, et moi, mon poignet a dû tripler le volume pendant la nuit. Le bidule me serre. Après vérification, il est water proof et ne rétrécit pas à l'eau. Donc, c'est bien mon poignet qui a grossi. Ce qui me laisse rêveuse. Ou alors, le lien en plastique est spongieux et absorde le blanc de l'apéro de la veille. Je ne vois pas pour l'instant d'autres explications raisonnables. A moins que ce ne soit un coup des huitres ?

Je laisse le problème de côté et vais d'un pas décidé à l'assaut de ma deuxième ( et dernière) journée pour cette année.

Moisson :

Un stylo feutre orange super chic pour prendre des notes dans le petit carnet en cadeau avec le sac orange et rose de la veille. Sauf que depuis, j'ai déjà perdu le carnet avec mes notes. (Mais pas le stylo, qui n'était même pas à moi)

Un coup de coeur énorme pour une femme sociologue et écrivain, exilée de sa ville et de son pays et qui est débordante de belles pensées et de courage des mots, Pinar Selek, elle s'appelle, et un regain d'intérêt pour les oeuvres de Mathias Enard, un travail graphique avec Pierre Marquès qui me parle bien ( et dont l'auteur parle encore mieux, si bien que je ne vais même pas tenter de developper le sujet, on verra quand je l'aurai lu).

Le clou de la journée, une présentation passionnante, drôle, vivante, intelligente, brillantissime de son livre par David Van Reybrouck, ( qui n'est pas mal fait de sa personne en plus, avec cet accent légèrement belge surréaliste )  ce qui fait que je me suis retrouvée avec un pavé de 595 pages sur l'histoire de la colonisation belge au Congo. Un truc historique en plus, même pas un roman. Que D. et P. me pardonnent .... ( D. et P. qui sont aussi drôles, brillants, bien fait de leur personne, évidemment .... promis, l'un de nos deux hommes-écrivains se lancent dans un roman sur l'Afrique pas enchantée ou un traité sur un marquis de l'agriculture, je lis.)

Donc, derniers achats et donc lectures prévues mais vu le stock, il va me falloir des vacances, moi ...

"Tout sera oublié" Mathias Enard

" Notre-Dame du Nil" Sholastique Mukasonga

" Congo, une histoire" David Van Reybrouck

Non, je n'ai pas acheté le roman de Pinar Selek, je ne pouvais pas tout acheter quand même, il fallait en laisser aux copines, il y en a qui ont des enfants à nourrir ... et d'autres avaient disparu dans le crachin ...

 

19/05/2013

Etonnants voyageurs 2013 (1)

 

Etonnants_voyageurs_130411.jpg

Moisson de la première journée :

Deux phrases cultes : (dont je ne me souviens plus, mais A.M. les a notées) (à lire en commentaire)

Un sac rose et orange avec écrit "Le livre de poche 60 ans" dessus, et des livres dedans et le reste de mon croissant mangé devant Vélibor Colic pendant qu'il nous racontait au petit déjeuner deux ou trois anecdotes bien ponctuées sur la guerre en Bosnie. Ben oui, j'ai petit déjeuné avec Vélibor Colic, c'est un nouveau truc du festival, j'étais juste morte de trouille ( et de froid), comment dire des choses intelligentes à un auteur avec un croissant dans la bouche et un plateau qui se casse la figure alors qu'il y a son café, à lui, dessus ? Expérience étrange, que je ne suis pas certaine de renouveler, mais je remercie toutes mes copines qui ont (en gros) passé leur soirée de la veille à me dire que ce n'était pas grave si j'avais l'air d'une andouille. Ce qui est vrai, l'important n'étant pas vraiment moi, mais ses livres à lui.

Cette moitié de croissant ( et non Vélibor ne l'a pas gardée en souvenir ...) a été ensuite rejoint par ma moitié de pannini aux trois fromages dans le sac où ma canette de schwepes agrumes a coulé. Donc, là je n'ai rien ramené.

Un coeur dessiné par Lance Weller sur mon exemplaire de "Wilderness" (Dominique, j'ai fait ce que j'ai pu ...) à cause de ma copine A.M. qui parle anglais super bien et qui le lui a demandé (elle ose tout).

Une leçon de western par Bertrand Tavernier, en grand sachem aux yeux mi-clos.

Une mention spéciale à l'éditeur de Gallmeister : so charming ...

Maylis de Kérangal et Carole Martinez : for ever.

Une plaquette d'oropolis. Il parait que c'est meilleur que le strepsil pour les maux de gorge dûs à une station prolongée dans le froid d'un petit déjeuner, ou d'une file d' attente pour voir et entendre un auteur super bien.

Une autre leçon de western par Christophe Blain, juste passionnant en défenseur occidental du western  et d'un John Wayne pas raciste et d'un John Ford humaniste. Passionnant ne voulant pas dire convainquant par ailleurs ... je veux dire.

Une rencontre marrante avec une jeune blogueuse : Manou se livre.

Une conviction : la littérature peut tout, l'écriture historique aussi, mais moins, quand même. ( Que les historiens de l'apéro me pardonnent ce résumé-raccouci à coup de marteau symbolique)

 

Des livres partout, et un certain nombre dans mon sac :

"Debout sur la terre" Nahal Tajadon

"Loving Franck" Nancy Horan

(parce les conseils des libraires comptent aussi, il n'y a pas que la tête des auteurs qui soient peu fiables)

"Wilderness" de Lance Weller

"Pas Sidney Poitier" de  Percival Everett

"Sarajevo omnibus" Vélibor Colic

"Les frères sisters" Dewitt

"Ni fleurs ni couronnes" Maylis de Kérangal (parce que c'est le seul que je n'ai pas encore lu)

"Le tireur" de Glendon Swarthout

"Mélo" Frédéric Ciriez (parce que Maylis de Kérangal le défendait)

"Chroniques birmanes" de Guy Delisle (parce que impossible de faire autrement après les " Chroniques de Jérusalem") 

 

 

 

 

 

 

13/04/2013

Etonnants voyageurs 2013

Etonnants_voyageurs_130411.jpgPrêtes pour une nouvelle édition ?

De nouvelles agapes, de nouveaux achats, la même turbulence tranquille, les sacs pleins, les verres vides enfin remplis, les petites phrases grands souvenirs, les mêmes moules marinières ? ou pas ...

(Je dis prêtes, parce qu'avec mes copines-lectrices-du -festival, on n'est que des filles, il y a bien un ou deux de nos hommes, mais il ne comptent pas vraiment (il y en a un qui ne lit qu'en anglais des livres que je ne n'ai pas encore lus, évidemment, ça m'énerve, et en français, les livres que j'ai préférés, ça m'énerve aussi, mais en général, il est d'accord avec moi ... et un autre homme un peu work addict qui vérifie sur son Ipad si il peut acheter les livres ... P. tu as le droit de me flinguer numériqement, seulement SVP))

Boyden n'est pas de retour, tant pis pour lui, on avait peaufiner notre argumentaire depuis le temps de notre stupéfaction, mais Vélibor Colic revient ... Et si c'est celui de la phase adoucie de Jésus et Tito, je vais faire dédicacer même l'étiquette de la bouteille de blanc qu'on aura, en bonnes festivalières, éclusée la veille sur la plage, face ou soleil couchant, ou sous la bruine d'une terrasse chauffée (on espérant que cette année, on aura le plein de cahouettes ou pas de frimas, voire pas de douche de pluie sur nos sandales). Parce que "Archanges", je n'y arrive pas, pour l'instant.

Une délégation conséquente aussi, vient d'Afrique du Sud : André Brinck en tête, et Déon Meyer aussi (mais je n'ai lu qu'un titre de lui, que j'ai pas réussi à finir, en plus ...), les autres auteurs de cette contrée me sont totalement inconnus et donc à explorer dare-dare ...

Le papa d'Erlandur, Indridasson, dont je réussis à écrire maintenant le nom sans une faute, ce dont je ne suis pas peu fière, depuis le temps aussi, vient se coltiner aux foules en délire fanatiques du ténébreux détective (j'espère qu'il  aura du poisson fumé sous le coude, depuis "Etranges rivages" j'en bave) parce que sinon, comme j'ai déjà tout lu,  je laisserai la place dans la file, pour aller me faire écraser les bulbes plantaires du côté de chez Baraton, vu que le jardinage versaillais, ça me fait rêver de haies qui poussent et de fontaines baroques grandeur piscines !

Les belles, intelligentes, etc .... Carole Martinez ("Coeur cousu" et "Du domaine des murmures", ben non, y'en a pas un autre, pas encore) et Maëlis de Kérangal ( "Corniche Kennedy", "Pierre, feuilles, ciseaux"," La naissance d'un pont", "Tangente vers l'est") seront là aussi à nouveau. Je vais passer devant leur stand à quatre pattes pour éviter la honte de l'année dernière, j'en ai encore de nouvelles bouffées de chaleur toutes fraîches !

Sinon, ben sinon, ça va être de la découverte, quelques pistes notées à droite et à gauche :

 Rosa Montero (je viens de finir "Le roi transparent", pas mal du tout ...), donc, à suivre, Dimitris Stéfanakis dont j'avais bien aimé "Jours d'Alexandrie", découvert en ces lieux l'année dernière.

La pêrtinente Leonora Miano dont l'article sur la politique et la littérature m'a bien fait tilt aux neurones (et dont le prénom de la nourrice était .... une cahouette en plus pour chaque bonne réponse.)

 Nick Stone, dont le "Tonton clarinette" a épaté mon homme.

Dewitt Patrick et Weller Lance dont les deux titres respectifs : "Les frères sisters" et " Widerness" me tendent  leurs petites mains depuis quelques temps.

David Vann, dont "lmpurs" me glace quand même un peu. Il semblerait qu'il y fasse plus chaud que dans les îles de "Sukkwan Island" et "Désolations", mais ce n'est peut-être pas une raison suffisante pour retourner se faire secouer le cocotier de la pulsion ...

 

Athalie

29/05/2012

Etonnants voyageurs 2012 (le retour)

imagesCA9W98Y7.jpgEt voilà, une de plus ! Edition sans thème particulier mais avec programme intensif, avec soleil le jour et pluie la nuit, l'organisation fait les trucs super bien organisés, nous aussi, du coup. On n'a même pas mouillé les livres, déjà partis se coucher alors que les dernières A. vaillantes buvaient une dernière bière sous l'averse. Mais les A sèchent vite sous la chaleur des sun light des people littéraires, dans la convivialité des ventres ronds des idoles belges. Les Tristes Tropiques n'avaient pas trop la sinistrose, mais parfois les auteurs (voire les animatrices) la gueule de bois et les profs de français qui posent des questions dans les débats, la tartignole chevillée au corps.

Bilan global :

A.B. a préféré rester glander dans son jardin à regarder pousser ses fraisiers. On lui souhaite le lifting ravageur, mais du coup Léonora Miano n'a pas pu placer sa réplique malouine annuelle. Anonymous ne s'est pas fait écharper par les fans déchainées de Paula Jacques, coup de bol, Ellory n'était pas là pour le protéger, et Yvon Le Men non plus ( mais bon, Yvon, il compte pas pour de vrai, même pas comme écrivain). Même la A qui sait tout lui a pardonné ses sorties oiseuses sur les caractéristiques du public femelle du festival. Notre terrasse habituelle étant squattée par d'autres que nous, des sortes d'intrus inconnus, on s'est rabattue sur la voisine, moins A., avec des bordures de trottoirs à la place des fauteuils super classe. Mais bon, la A. peut avoir la fesse magnanine. Le jeune et beau Tash Aw a dû être super déçu, le pauvre, de ne pas faire notre connaissance, on lui fera un autre tape à l'oeil l'année prochaine .... On a commandé des bouteilles, les verres, on a arrêté l'année dernière. Sauf les vides, pour les remplir. La A peut être pragmatique. Sauf la A qui sait tout, qui avait oublié sa brosse à dents, mais  va  réserver  l'hôtel comme tout le monde, l'année prochaine ( mais si , mais si ...) A.O a eu le privilège de réserver le resto de "comme d'hab". On espère qu'elle a apprécié à sa juste valeur la grandeur de notre sacrifice. Du coup, c'est son nom à elle qui trônait sur le post-it jaune : sa palme d'or.

Sinon, moi, dans une autre vie de A., je veux être un chat, celui de Carole Martinez ou de Maylis de Kérangal. L'intelligence de ses nanas me fulgure. Et en chat, je n'aurais pas besoin d'avoir l'air de l' idiote parfaite en voulant dire quelque chose d'intelligent : du genre " Votre travail ne serait-il pas proche de celui de George Pérec dans Espèce d'espace ?..." ( à Maylis de Kérangal, la honte !!! ), "Mais oui, je vous en prie" à Carole Matinez qui me demandait de derrière son stand si elle avait le temps d'aller se fumer une clope avant que je ne la harcèle.

Bilan perso :

Pierre feuille ciseaux Maylis de Kérangal

Black Mamba Boy Nadifa Mohamed

Tâdo, Tâdo, wéé ! ou "No more baby" Déwé Gorodé

Le serpent du destin Igor Stiks

L'âme des guerriers Alan Duff

La carte du monde invisible Tash Aw

Gare au feu Fiona Kidman

Ce qu'il advint du sauvage blanc François Garde

Les affligés Chris Womersley

Le diable tout le temps Donald Ray Pollock

NB : La nouvelle A. venue tout exprès de Paris pour admirer le fonctionnement des A. provinciales est normale, c'est-à-dire qu'elle aime les toasts de foie gras en en-cas, dans de grands fauteuils en cuir, face à la mer, sauf que, elle prend aussi des références de bouquins pour son boulot ( mais bon, c'est une copine de PA). Qu'elle soit néanmoins la bienvenue entre les remparts et les stands où cela sent parfois la cachochyme "littérature monde", mais où l'on se régale quand même ...

NB2 : On ne pourrait pas se faire un calendrier des A nues déguisées en chats pour se faire adopter par Tash Aw ?

 

20/05/2012

Etonnants voyageurs 2012

Préparez les écoutilles ....

Athalie

13/06/2011

Etonnants voyageurs 2011

EtonnantsVoyageurs2011.jpgCela fait un grand trou avec la note sur le même évènement dans les archives, mais avis aux A qui voudraient combler le temps passé, détailler la mise en place progressive de nos petits moments communs, des rencontres et souvenir des dernières éditions, moi j'ai déjà du mal avec celle-là, avec tous les nouveaux noms d'auteurs dont il va falloir se souvenir ... et pas trop mélanger, les noms d'animateurs qui viennent s'en mêler, en plus, et les pseudos des A. au complet, plus ou moins maintenant (mais toute A. nouvelle est la bienvenue), les nouveaux titres à garder dans l'ordre, ça va pas être de la tarte ...

Cette édition fut donc, entre autre, placée sous le signe de l'organisation, mais aussi de la continuation. Quelques nouveautés : on a réservé le resto du samedi, le même que d'hab, mais avec un jour d'avance, et commandé une bouteille de blanc à l'apéro, au lieu de cinq ou six verres, sur la même terrasse que d'hab. Bon, c'est le serveur qui a eu l'idée, mais on l'aurait eu l'année prochaine, donc cela ne compte pas. Il y a toujours les tenantes du menu à 12 et celles du menu à 16, mais un homme de plus à la table. (on ne sait d'ailleurs si il reviendra). Une A s'est presque décidée à réserver à l'hôtel comme tout le monde, mais ce sera (peut-être ...) pour l'année prochaine aussi. L'Atalys ne saura mieux se nommer. (Evidemment, pour la A de Lozère, c'est plus dur à suivre.)

Pour le moment, bref compte rendu, seulement des achats perso : Sukkwan Island de David Van sur recommandation de la A dite "l'érudite" , Jours d'Alexandrie de Dimitris Stéfanakis, Mardochée de Kébir Mustapha Amni, Le plaisir ne saurait attendre de Tishani Doshi, Blues pour Elise de Léonora Miano (qui ne dira plus à Agnès qu'elle adore son prénom parce que c'était celui de sa nourrice, vu qu'elle le dit tout les ans, enfin, c'est ce qu'elle a dit cette année, on verra l'année prochaine, aussi ...), Le dîner de Herman Koch, Istambul était un conte de Mario Levi et Dans la main du diable de Anne Marie Garat. Une jolie rencontre, d'ailleurs, à raconter, un de ces jours ...

Athalie

 

 

09/07/2008

Étonnants voyageurs 2008

attrapeur-de-lunecouleur.jpg

C'est une histoire de rituels. J'ai beaucoup de rituels. "Etonnants voyageurs" en est un. Tous les ans, moi et mon homme,on met les enfants chez les grands-parents, la carte bleue dans la poche et on part au festival du livre. Le thème change tous les ans, on s'en fout, nous, on fait toujours pareil. On prend toujours le même hôtel, pour les deux nuits, toujours. On va bientôt avoir toujours la même chambre, génial !
Le principe est simple, on gare la voiture et on fonce : conférences, café littéraire, salon du livre. (pas toujours dans cette ordre-là, quand même ... on doit tenir compte du programme.)
Le tampon sur le poignet, on coche comme des fous, on entoure, on souligne et on se sépare. Toujours. Pas un pli, on ne voit jamais les mêmes choses, et c'est même pas exprès...
Le soir, re-rituel, incontournable, nécessaire, terrasse de l'Univers, apéro. D'année en années, ce rituel-là s'est enrichi des copines ; les miennes d'abord, puis les copines des miennes et les copines des copines des miennes... les livres achetés commencent à circuler, des titres pour demain, les lectures de l'année dernière, le coup où on a vu untel ensemble ... Les mêmes histoires, nos heures de gloire de lectrices, de festivalières un peu snobs (surtout moi...), y a celles qui viennent pour la première fois, les "bleues" à qui les anciennes en jettent plein la vue, en en rajoutant un peu tous les ans "Mais si, tu te souviens quand tu as répondu à Raynal que tu n'étais pas d'accord avec lui ...Tiens, d'ailleurs, regarde, c'est lui qui passe ... (regard admiratif de la bleue "Yaou, elle connait Reynal !!!") D'ailleurs, c'est pas Pouy avec lui? Ces deux zozos, je les vu en .... " Et voilà, c'est parti, on est au festival, celles qui restent pour deux jours, celles qui repartent le soir, mais qui l'année prochaine ... ça partage, c'est bon, c'est chaud, ça se moque, ça recommande un vin blanc, des cacahouètes, ça râle que les livres sont trop chers, que cette année, promis juré craché, on f'ra gaffe ...
Moi, je dis jamais un truc pareil, je suis pas là pour faire gaffe, plus ma pile est haute, plus je peux les sentir lourds dans mon sac, ma caverne d'Ali Baba, ma réserve de rêves futurs, d'où ils sortent, un par un, pour passer de mains en mains, pour revenir dans les miens, plus je me sens exister, à travers eux, sachant que cet été, ils seront liés à des moments. Des après-midi, des soirées douces, des trajets en voiture (parce que j'ai cette chance, de pouvoir lire en voiture sans même être malade !), sachant que je serai déçue, que je serai surprise, que je me forcerai à finir, à ne pas finir ... que je les prêterai, notamment aux A et non A aussi, qu'on en parlera. Que ça recommencera, la vraie vie !
Bref, une lectrice avec sa pile de futurs inachevés .... Le bonheur !