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26/05/2011

Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary Doumenc

affiche_Madame_Bovary_1933_1.jpgC'est mon côté "prof de lettres qui se la pète". Comme je ne vais quand même pas me lancer sur une note critique d'Emma Bovary (pourquoi pas Phèdre, tant qu'on y est), je botte en touche sur cette petite curiosité (que j'ai lu il y a longtemps, pour éviter l'ire des A, qui elles, vont au cinéma).

L'idée de départ est drôle, pas extraordinaire, non plus, pas super originale, mais quand on aime Emma, ça accroche. Emma ne se serait pas suicidée, elle aurait été assassinée, il s'agit donc de savoir par qui et pourquoi. Comme dans un roman policier logiquement construit, je veux dire pas comme dans un Fred Vargas, ni un Indridarson, il y a enquête, témoignages des suspects possibles, suppositions et solution. Pas très logique, d'ailleurs la solution ... mais ce qui est plaisant, je ne dis pas tordant, mais amusant, c'est de voir les personnages de Flaubert dire autre chose que ce qu'il leur a fait dire, mais faire ce qu'il leur a fait faire. C'est un peu comme dans un musée de cire, où les traits étaient figés et qu'ils se mettent à bouger. Léon, Rodolphe, Charles témoignent, des scènes sont revues, pas changées, revues sur un autre angle, des silhouettes entrevues prennent corps, la caméra change d'épaule.

Juste plaisant, donc, pour les amoureux et les inconditionnels.

Athalie