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14/07/2012

Délicieuses pourritures Joyce Carol Oates

imagesCA1MFET3.jpgAprès avoir été conquise par "Nous étions les Mulvaney", déçue par "Zarbie les yeux verts" et dans l'incapacité de lire "Le triomphe du singe araignée", je ne voulais pas râter mon nouveau dans la poursuite de la découverte des romans de Joyce Carol Oates. Pourquoi cet acharnement ? Ben, parce que je suis sûre qu'il y a d'autres pépites, dont "Bellefleur", pavé qui me fait les gros yeux doux. Je l'ai laissé encore un peu mariner et j'en ai pris un petit, au titre assez tentateur... Je sais maintenant qu'il est extrait d'un poème de D.H Lawrence, ce qui a son importance.

"Cherchez la jugulaire", "Allez plus profond", martèle Andre Harrow à ses étudiantes : un groupe d'une dizaine de ( plutôt jolies) filles de dix à vingt ans qui ont le privilège d'assister à ses cours de littérature anglaise, notamment sur D.H. Lawrence, son auteur fétiche, mais qu'il a relu à sa façon, pas forcément très littéraire ou trop littérale ... Ces étudiantes sont en quelque sorte des élues qui entretiennent entre elles et avec leur professeur, des rapports, disons, excessifs (?). Gillian, la narratrice en devient obsédée, elle vit, écrit, agit, pense, pour être remarquée par lui, aimée par lui.

Elle les espionne, lui et Dorcas, la femme d'Andre : une artiste libre (libérée ?). En dehors des normes sociales, elle sculpte comme un homme des totems aux formes féminines exarcerbées, très sexuées, trop aux goûts de certains. Darcas fascine aussi Gillian qui tente de s'approcher du domaine de ses dieux. D' étranges suspicions courent dans l'université : des débuts d'incendies, des alarmes dans la nuit, des comportements qui dévient, des rumeurs : Andre aurait des préférées, Docas prendrait des stagiaires ...

" Je vous aime, pourries, / Délicieuses pourritures" et en enlevant la virgule entre "aime" et "pourries", ça fonctionne aussi. Une excellente lecture, avec un goût de malsain, peut-être ...

Athalie