Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/04/2012

Code 1879 Dan Waddel

image_sorties_id34.jpgBon, il faut que je me dépêche de le noter celui-là, avant qu'il ne disparaisse de ma mémoire, vu que j'ai déjà un peu perdu le fil. Heureusement, y'en a pas deux.

Le fil : en gros, une série de meurtres qui se rattachent rapidement les uns aux autres, comme des petits clips qui se clipsent en faisant "hops, c'est là que je suis, moi". Sur les corps, il y a des codes à décrypter (ça ce fait super vite en plus, dès le premier "et hops, voilà ça de fait !"), et voilà le généalogiste qui passait par là embauché pour sonder le passé. Ben oui, parce qu'il y a aussi une mise en scène des corps et des "modes préparatoires" qui laisse penser, que la série est une redite, que la pièce a déjà été jouée une fois, avec une autre série de corps, dans un Londres plus brumeux, celui des bas-fonds de l'ère victorienne. Tout ça pour dire qu'on peut tous avoir un cadavre logé dans le placard du passé et qu'il faut faire gaffe quand la porte s'ouvre.

Les personnages, l'inspecteur, le généalogiste et l'inspectrice sont juste à point, comme il faut, retournés sur les deux côtés, pas trop saignants et avec tous un petit "poids" sur la conscience : le père tant aimé, une étudiante un peu trop aimée, et l'inspectrice on ne sait pas trop encore, mais comme il semblerait que ce soit le premier d'une série, on sent bien qu'elle va se taper l'incruste chez le génénéalogiste et peut-être même mettre un peu d'ordre dans le tiroir des tire-bouchon.

Dans la narration, il n'y a pas de tiroirs (juste un petit placard à la fin) donc, y a qu'à suivre l'enquête en double, si l'on veut, avec cinq meurtres commis dans le passé brumeux et donc cinq qui vont l'être aujourd'hui, avec indices concordants et course contre la montre pour le dernier. Du balisé.

Moi j'aurais bien aimé un peu plus de victorien à la Jack l'éventreur, avec du relent bien malsain et des miasmes bien putrides. Mais, bon, quand y'a pas, y'a pas.

Un roman à réserver à un après-midi dans un transat, une soirée sous la couette, selon saison ou degré de frilosité.

Athalie

En illustration, une spéciale dédicace en forme de blind test pour Anonymous.