Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/06/2011

Dans les coulisses du musée Kate Atkinson

imagesCAISFYN0.jpgDans les coulisses du musée, il y a vraiment plein, plein de trucs tout foutraques et de traviole, de guingois, et ça brasse les personnages et les époques au point que, des fois, on se perd un peu dedans, et brasse les sentiments aussi, au point qu'on les retrouve, mais au détour, par hasard, juste dans le petit coin de la page.

Les amours sont des désamours, les soeurs disparaissent, les mères aussi parfois ; des photos vont et viennent, anciennes et menteuses, un médaillon passe de main en main, trace d'un temps qui n'était pas mieux, en fait ...Les mariages s'enchaînent et les morts se succèdent, cocasses ou pas, la tristesse est rattrapée dans la vision d'un sapin de Noël qui est resté un peu trop longtemps se dessécher, avec les boules de verre toujours accrochées, dans un fer à repasser oublié, dans un grand placard aux objets trouvés.

Le manque d'amour enfante des filles qui luttent contre les monstres de dessous les lits et les vampires des escaliers, qui aiment Edvis Presley, puis les Beatles, se coiffent les cheveux à la Joan Baez, finalement, des garçons aux cheveux blonds, bouclés comme des anges et des yeux myosotis, du même myosotis que le décor des tasses de café et qui disparaissent ...

Ce sont des histoires, des scènes de comédie, vaudevilles quotidiens où une ménagère pourrait bien s'enfuir avec le perroquet mais finalement non, où un mariage pourrait se dérouler normalement et finalement non, où un voyage en Ecosse pourrait être des vacances et finalement, non (mais ça, on s'en doutait dès le départ ...), où des jumelles pourraient bien avoir quelque chose d'extraterrestre et finalement oui, un peu ...

Valse même pas mélancolique, un joli moment de lecture.

Merci à Agnès de m'avoir fait découvrir cet auteur (entre autres) ....

Athalie

PS : un résumé "normal"

Dès l'instant précis de sa conception, une nuit de 1951, Ruby Lennox commence à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu'on se serait bien passé d'elle... Et elle raconte son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d'York, de ses soeurs, de toute une famille anglaise moyenne, on remonte dans le passé, dans l'arbre généalogique de la famille. Moyenne et ordinaire, sans l'être.