Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/01/2013

Danse avec l'ange Ake Edwardson

dandy_list.pngJ'ai commencé cette série policière par le troisième ( en le sachant quand même, pas bête, mais un peu joueuse sur ce coup-là ...). Comme l'inspecteur, Eric Winter, me plaisait pas mal ; dandy, amoureux, angoissé mais pas trop, pas dépressif ; que sa copine, Angéla, commençait à prendre de l'épaisseur, que la vie de la brigade à la Mac Bain, j'aime plutôt bien, que les personnages secondaires, la pasteure, sa fille, avaient suffisamment de tourments mais pas trop graves pour être un peu consistantes sans être croustillantes (finalement il n'y avait que les meurtriers et les victimes qui étaient falôts). Je me suis dit, je vais commencer par le premier, histoire de refaire connaissance à l'endroit et de partir d'un pied logique et cohérent.

Je ne sais pas si j'aurais dû. Des fois, la logique, c'est décevant.

Le quatrième annonce qu'il s'agit d'une autopsie, celle " des affres d'une âme nordique en proie aux pires maux des sociétés contemporaines". C'est pompeux et tartignole, comme si "polar" était un mot honteux et qu'il fallait le gonfler avec du sens profond, mais comme sur celui que j'avais déjà lu, c'était la même phrase et que la ville de Göteborg ( l'autopsiée) ne s'était pas avérée pire qu'une autre ville littéraire de polar en terme de meurtres, de dépression, d'ados rebelles et d'ados battus presque à mort par un père alcoolique, je ne me suis pas inquiétée. Sauf que cette fois-ci la moitié de l'intrigue se situe à Londres (mais l'inspecteur anglais est plutôt grungie, ce qui est censé faire contraste avec Winter, I suppose).

Il se trouve que dans ces deux villes, sévit un tueur de jeunes hommes, tendance solitaires homos. Le tueur les attache sur une chaise, pour regarder on ne sait quoi, les saigne à blancs et danse dans leur sang épandu. Un tueur qui ferait des aller-retour ou deux tueurs qui feraient un copier-coller. Soit. En arrière-fond, se profilent un commerce de vidéos pornos. Les deux inspecteurs s'y collent et pataugent. Ils pataugent longtemps, en fait. Faut dire que les témoins n'ont rien vu, les indics ne sont pas plus fiables, les suspects ont la résistance d'une huitre plate et les indices, ben il n'y en a pas. Donc effectivement, les vérifications sont longues, voire très longues .... Ce qui fait que pour l'histoire, ma foi, je ne sais trop comment la résumer.

A Londres, Winter en profite pour faire ses courses, cigares et costumes (les chaussures, il n'a pas trouvé), il a la consistance d'un porte-manteau et Angéla celle d'un parc à moule. Je vous passe la fin qui tombe comme un flan à vanille.

Pas sûre de me combler une dent creuse avec le deuxième, moi.

 

Athalie