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13/09/2011

La belle amour humaine Lionel Trouillot

Picture in Fichier bribes (4).jpgLe premier chapitre est assez enchanteur, nuit magique hors du temps, rythme de la phrase et bercements des images,  c'est un chauffeur de taxi qui a la parole : soit, il parle un peu beaucoup comme un écrivain, mais bon, on sait quand même bien qu'on est en train de lire un livre et qu'on n'est pas dans un taxi en Haïti, fraichement débarquée de l'avion comme sa passagère de papier et en route pour un village perdu où deux maisons jumelles ont mystérieusement brûlées, il y a bien longtemps de cela, sans que l'on sache pourquoi. La passagère, elle s'appelle Anaïsse, ne connait rien de cette histoire ni de ce pays, elle est venue y chercher un petit quelque chose, vue qu'une des maisons, c'était celle de son grand-père et qu'il est mort dedans, comme le proprio de la voisine, et qu'après son père a disparu et que sa grand-mère est devenue princesse de conte de fées par procuration. Le taxi la prévient, elle ne saura pas plus que ce petit quelque chose. Il en profite donc pour lui (nous) dresser un tableau satirique et plutôt drôle, bien troussé et finement caricaturé des différentes facettes du touriste en en pays pauvre, de la compassion humanitaire inutile et ridicule, à la recherche malsaine de l'exotisme, coups de griffe et écorchades bien senties (il y a notamment une scène savoureuse sur la famille modèle qui "vient en visite" ...)

De l'histoire des maisons jumelles et des deux bien saligauds qui les habitaient, on ne saura finalement que des touches, de jolies touches, bien écrites, mais données en alternance avec la parole du taxi moralisateur. Du coup, moi, ça m'a détachée, rattachée, détachée ... et suis restée quelque peu sur ma fin.

Mais bon, après Du domaine des murmures, évidemment .... 

Athalie

PS : j'attaque le De Vigan, quelques unes de mes têtes blondes et brunes qui l'ont commencé cet après-midi m'ont dit "Il a l'air GENIALLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL". Je crains le pire.