Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/08/2011

Belibaste Henri Gougaud

book_cover_belibaste_460_250_400.jpgUne lecture en forme de devoir de vacances … l’année dernière à Banon, j’avais lu deux trois  Magnan que je ne connaissais pas ( dont l’excellent Les charbonniers de la mort, de mémoire). Donc, cette année, étant en pays cathare, je me suis dit « je vais lire un Gougaud », vu que la  A. banlieusarde m’avait signalé la qualité du régionaliste de l’étape annuelle. Renseignement repris auprès d’elle, vu que j’avais oublié le titre conseillé, me voilà à la recherche dans les libraires plus ou moins locales de L’homme à la vie inexplicable. Epuisé, fut le verdict du fort aimable libraire de Castelnaudary (faudra que je fasse une note sur cette librairie là, même si rien à voir avec Banon et les bleuets redoutables et fourmillants, il faut quand même avoir la foi pour tenir une bonne librairie dans une ville aussi tristounette, en gardant le sourire. C’est là qu’un client m’a affirmé que les cathares étaient un mythe. Mais comme je suis une bonne élève, j’ai quand même acheté Les cathares  en Découvertes Flammarion, après m’être assurée auprès du libraire que je ne risquais pas le délire mystique. Faut dire que mon historien de référence m’a lâchement laissée tomber sur ce coup là ! ).

Bref, je me retrouve en possession, malgré tous les vents cathares contraires de Bélibaste. Achat par défaut, qui se présente comme un bon vieux roman à la couenne historique et à la plume conteuse : pas d’état d’âme de l’auteur narrateur qui nous dit combien il peine à transcrire une vérité qui sans nul doute n’est pas vraie, à la hHhh par exemple.  Une lecture chausson, c’est bien.

Sauf que … j’ai pas dû bien comprendre l’intérêt d’écrire sur les cathares sans les cathares et après les cathares, mais je pense que ma lecture a été faussée parce que je cherchais de l'historique "documentaire" et qu’il ne s’agit pas de cela. Du coup,  ça m’a donné l’impression de lire un faux. Belibaste se retrouve Parfait à défaut lui aussi. Sa famille est suffisamment habile pour avoir échapper jusque là aux persécutions, elle est prospère, il est marié, il a un fils, n’est pas spécialement croyant, et un soir, tue, presque par hasard un espèce de vagabond berger même pas du coin mais qui menaçait de les dénoncer comme hérétiques. Pour échapper à la justice, il est embarqué par un Parfait, un vrai lui, un des derniers vrais, qui passait par là, pour devenir Parfait à son tour, même si imparfaitement. Là, je me suis dit que pour échapper à la justice, devenir le représentant d’une religion martyrisée, pourchassée et moribonde,  ce n’était pas une bonne idée. Ce en quoi, je n’avais pas tout à fait tort, parce que le pauvre Bélibaste, malgré quelques moments de répit, ben il n’y arrive pas vraiment   Il tord les dogmes, s’arrange de ses pêchés, se les excuse tout seul, en commet d’autres, est  immonde avec à peu près tout le monde, devient un espèce de mythe sans n'avoir rien fait d'autre que fuir et sans cesser de réclamer à son dieu qu’il se manifeste ou qu'il lui foute la paix.

Finalement, Il ne fait ni l’un l’autre.

Athalie

PS : mais cette petite déception ne m'empêchera pas de lire celui conseillé par la A. conseillère.