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25/02/2012

Jaloux Sandra Brown

jalousie-poison.jpgIl a des qualités ce roman , un petit parfum du sud, de celui du Prince des marées, d'un côté et de l'autre, des traces de Woody Allen, ce qui rend du coup l'ensemble un peu décevant, peut-être, en comparaison.

L'intrigue n'a rien à voir avec les deux références ci-dessus évoquées, on est dans un polar plutôt bien fait, avec des intrigues parallèles qui finissent par converger, normal, et un roman dans le roman aussi, là, c'est assez bien vu, le fictif qui rejoint un autre fictif, ça fait deux couches de fictif, et plus il y a de couches, mieux c'est confortable, logiquement, sauf que là, c'est bancal.

Couche numéro 1 : un couple new-yorkais, enfin, un couple, c'est vite dit. Y'en a quand même un, le mari, Noah,  qui prend l'autre,  Maris, sa femme donc,  pour une andouille frigide. Les deux travaillent pour une maison d'édition qui appartient au papa et beau-papa. Tradition oblige, on publie de la qualité et on reste indépendant. Le côté bourgeoisie soft, fauteuil en cuir et pipe en bois du côté de la fille et du papa. Par contre, le gendre, c'est clinquant et sexe libre, il veut secouer les boiseries et revendre en douce l'affaire du beau-papa, et cela fait un sacré moment qu'il y travaille à son complot.

Couche numéro 2 : un prologue arrive dans le bureau de Maris. Enthousiaste, elle décide de rencontrer l'auteur. L'auteur ne veut pas. Elle y va quand même, avec ses habits de petite bourgeoise new-yorkaise quindée, et débarque sur une île perdue, dans une ancienne maison coloniale, où séjournent un étrange majordome et un butor d' handicapé en fauteuil roulant qui se dit auteur. celui-là aussi, cela fait un sacré moment qu'il fourbit sa vengeance ...

Et voilà, c'est tout comme ça, il y a plein d'idées, des pas mauvaises du tout d'ailleurs : entre deux géographies : new-york et le monde de l'édition, les requins qui forniquent, et l'île, le sud étouffant et ses fantômes d'amour et de mort qui rodent et ressurgissent.

Seulement voilà, l' écriture m'a gênée, cédant trop souvent à mon goût à des facilités frisant le cliché, des formules qui se plaquent et claquent la porte au nez de l'émotion et du suspens. Evidemment, je me suis dit "traduction or not traduction" ? Gardons lui le bénéfice du doute ...

Athalie