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08/10/2013

La mort s'invite à Pemberley P.D. James

la mort s'invite à pemberley,p.d james,romans,romans angleterre,a cup of tea timeCe livre est une erreur de lecture. Non pas qu'il ne soit pas bien ( quoique ...) mais surtout que je l'ai pris pour un autre. L'été dernier, mon homme lisait en anglais ( ce qui m'énerve parce que je suis incapable de le faire) un titre de P.D. James en exclamant à longueur de pages sa délectation ( ce qui m'énervait encore plus). J'attendais donc avec impatience la parution de ce titre en poche de la P.D James, auteure que j'ai laissé de côté depuis un certain temps, par saturation. Au cours donc ma ma lecture à moi de ce titre, je me disais que l'enthousiasme qui avait été manifesté par mon homme, me paraissait quand même quelque peu excessif. Renseignement pris auprès de l'intéressé et tout s'explique, ce n'était donc pas le bon. Le bon, c'est "Le phare". J'avais bon pour l'auteure.

Celui que je viens de lire donc, autant le dire après ce préambule inutile, est moyen, voire moyen moins, en fait il a surtout de l'intérêt en tant que jeu littérair et relecture d' "Orgueil et préjugés" de Jane Austen (livre qui serait dans mon top ten si j'arrivais à faire un top ten qui s'arrêterait à dix). Vous me direz, autant relire "Orgueil et préjugés", mais comme c'est déjà fait, et qu'il faut bien passer à autre chose ...

P.D. James donc s'amuse à reprendre les personnages là où Jane Austen les avait laissés, un peu plus tard. Elizabeth et Darcy sont établis à Pemberley, ont deux enfants déjà ( comme le temps passe vite quand on s'aime ...), et se prépare le revival du bal annuel, selon la tradition instaurée par Lady Anne. Tout doit être prêt pour le lendemain soir. Les fleurs coupées attendent les vases dans les grands pots, la domesticité s'affaire, l'argenterie se frotte, la fameuse soupe blanche se prépare et la cuisine s'encaustique ... les maitres de maison reçoivent leurs familiers, Jane, la toujours fidèle soeur et fidèle confidente, son mari, le débonnaire Mr Bingley, qui n'a pas changé non plus d'un poil depuis sa dernière visite, la fragile soeur de Darcy, Georgia, et ses deux prétendants, point encore trop déclarés, mais déjà sur les dents.

Au dîner entre intimes, pourtant, l'atmosphère se tend, la tempête gronde à l'intérieur, le coeur de Georgia (et les arrangements qui vont avec ...) sont courtisés de près et le vent souffle à l'extérieur, alors que cavalent en direction du délicat monde du château, l'affreux Wickham, l'hypocrite coureur de jupons, le traitre, et son insupportable Lydia, mégère en puissance, dont on se demande comment il fait pour la supporter encore, la bougresse. Avec eux, il y a un ami, un qui n'arrivera jamais à Pemberley ...

Pemberley est emporté dans la bourrasque d'un polar bien classique par ailleurs, sans véritable intrigue novatrice. Mais bon, ce n'est pas forcément ce qu'on lui demande et pour les fans de Darcy et Elizabeth, quel régal de retrouver les méandres de leurs rencontres et atermoiements sociaux. Revisités par ses personnages, la relecture des moment si savoureux concoctés par Jane Austen ne sent point du tout la naphtaline mais la nostalgie des circonvolutions victoriennes à crinoline comme on les aime. Il manque juste (mais là est peut-être l'essentiel), la causticité de la plume.