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05/02/2013

La petite cloche au son grêle Paul Vacca

quartierParcGuermantes.jpgLa petite cloche qui a un son grêle, là, c'est moi. J'ai la sonorité vasouillarde pour parler de ce petit bouquin qui m'a laissé sur sa rive et sur mon envie de madeleine.

Le narrateur est un garçon de treize ans, il a des soucis à l'école, des trucs de reconnaissance de soi, avec les filles et tout. Il a une maman, une belle maman, qui aime les fleurs et son fils, son mari aussi, mais surtout son fils, parce qu'ils sont complices et tout. Le papa, il est gentil aussi, il aime le foot et ses clients dans son café au bord de la nationale, mais cela n'empêche pas. (Foin des préjugés !)

Donc, ils vivent tous les trois dans le café, genre formica et habitués qui picolent (mais pas le papa, ni la maman), qui picolent gentillement quand même et la porte quand elle s'ouvre, ça fait tinter la petite cloche, d'où le titre.

Cafetiers dans le nord de la France, ça fait pas cultivé. Mais la maman, elle est persuadée que son fils va devenir écrivain, alors elle lui lit des livres et conspue la maitresse qui lui descend les rédactions de la progéniture sans aucun ménagement ( elle m'a fait froid dans le dos, la salopitude !).

Et puis un jour, une belle actrice lyrique qui sent l'iris va oublier dans l'herbe de son jardin le livre, celui qui va tout remettre en ordre, " Du côté de chez Swan". Le jeune garçon s'en empare,  hume, puis lit.  C'était donc cela la littérature ! une révélation ! ? la mère attendrie, y voit la confirmation. Tous les deux sont pris alors d'une fringale d'échanges littéraires et de madeleines de Proust à leur sauce à vous en faire retourner la béarnaise. (non, cela n'a rien à voir). Ils vont relire leur village à l'aune du salon des Verdurin. Le papa va s'y mettre, il n'y a pas de raison, sauf que ce qui l'inquiète lui, c'est que le Proust ne déteigne pas sur son fils. Comprendre qu'il ne devienne pas homo, "de la jaquette", quoi. Entre deux tonneaux dans sa cave, il s'interroge en lisant l'abécédaire de Proust.

L'épidémie va ensuite contaminer tout le village, surtout après une mémorable soirée lecture de Pierre Arditi dans le café converti en salon de lecture high-tech pour l'occasion. Et oui, "Longtemps, je me suis couché de bonheur", ça emballe sec.

Y'a des coups de baguettes magiques qui se perdent dans l'eau. Malgré de belles pages ( si, si, il y a un truc), j'ai attendu la sonnerie de la récré.

 

Athalie