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07/05/2012

Les anges de New York R.J Ellory

images.jpgTraduction du billet d'Anonymous par Athalie ( traduction libre de droits) :  " C'est quoi cette putain d'enquête avec ce putain d'inspecteur dans cette putain de ville qui avait des putains de saints ... ? "

Ce en quoi Anonymous exagère quelque peu parce que si les saints sont bel et bien vérolés, il n'y a qu'une prospituée réelle dans cette histoire, elle est même plutôt sympa, même si pas souvent là, et de toute façon, elle s'appelle Eve, ce qui doit être un clin d'oeil appuyé ou je ne m'y connais pas en références bibliques. Et Franck Parish, l'inspecteur, le héros, il a bien besoin d'une âme charitable pour s'étancher vu qu'il se trouve dans une sorte d'impasse, un petit enfer qu'il s'est fait avec les dents. Divorcé, sa femme le déteste encore, un grand fils auquel il n'a pas parlé depuis déjà un certain temps, sans qu'il sache vraiment pourquoi,, une grande fille qu'il bichonne tellement que l'amour paternel vire au harcèlement, et une culpabilité qui vire à l'obsession, sans compter la mort de son dernier coéquipier, son alcoolisme persistant, la moitié de sa paie en moins et plus de permis de conduire. Il est collé de près par sa hiérarchie qui lui a collé une psy, d'office et obligatoire. Ce qui fait beaucoup pour un seul homme, même si il l'a bien cherché son carcan.

On comprend aussi que sa dépendance principale, c'est son boulot, l'honneur de son boulot, même si cet honneur se passe de la légalité, sur la tangente des règles et des cadres, un gars pas droit mais pour le droit.

Une nouvelle enquête commence, un corps d'une jeune fille de seize ans, pas violée, en apparence, ( ben oui, faut des stades dans l'horreur ...), mais aux ongles bien vernis et aux cheveux coupés, pas comme elle devrait être : une puis deux, puis trois, puis ... et même si notre enquêteur plombé trouve rapidement le lien et tente de tisser la toile, les fils sont si tenus que l'enquête n'avance pas et ça le mine et le plombe encore plus. Sans compter l'autre mine, la souterraine, le père et sa toile d'araignée à lui, l'intime, et l'officielle. L'officielle : John Parish faisait parti des "Saints de New-York", et il a nettoyé la ville de la pègre et la mafia, il est mort au champ d'honneur, couvert de médailles et de gloire sanctifiée.  L'intime : John Parish  est un immonde salaud corrompu. Comme Franck est sommé par sa hiérarchie de suivre une psychanalyse en interne, le lectuer oscille entre les les deux lectures, l'épique et l'incertaine.

La construction du roman est dans la plus classique de celle des romans d'Ellory que j'ai lus jusqu'ici, un coup d'enquête dans le présent, un coup d'enquête dans le passé, et on recommence, sauf que comme l'enquête sur les meurtres avance doucement, et que la psychanalyse aussi, au bout d'un moment, on n'avance plus tellement ni sur un des terrains, ni sur l'autre, on piétine, et de redites en redites, le côté inspecteur au bout du rouleau mais tellement humain, lasse. Une petite déception donc, mais qui ne m'empêchera pas de me jeter sur le prochain du même auteur.

Athalie

PS : les anciens du même auteur : Seul le silence, Vendetta, Les anonymes