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15/11/2012

La fille des Louganis Mertin Arditi

greece-cyclades-tickets-heraklia-travel-agent-aigaio.jpgPeste, peste rage !!!! Surtout ne pas lire la quatrième de couv'. D'accord, ce n'est pas un roman à suspens, mais ce n'est quand même pas une raison pour donner toutes les infos avant, de grâce ...

Bon, ma lecture n'en a point été trop gâchée parce que l'écriture est tournée au poil de raz de marée près, de vaguelettes, même. Mais du coup, je tente une note sans aucune info, ce qui n'est pas ma tasse d'eau de mer.

Prenez le livre en confiance sur la pile, ne le retournez pas et ne commencez votre lecture qu'avec l'explosion initiale. En quelques mots vous plongerez dans le drame lumineux et sombre de ce qui est une tragédie-tendre. La tragédie c'est au début, la tendresse c'est après. Sea, sexe and sun, tout aurait pu y être, au départ, sauf que c'est autre chose, en fait.

Donc, il y a une explosion meurtrière, et après, il y a une jeune ado devant sa glace qui se mire et aimerait être convoitée par qui ne la convoite pas. Sa robe et son corps lui sied, mais IL ne les voit pas, IL aime ailleurs, pas pareil. Pourtant, moi, je l'ai tout de suite trouvée belle, Pavlina, fille de pêcheurs et de taiseuses, dans la beauté sèche et solaire de son île grecque. Elle aime nager, pêcher, elle l'aime surtout Lui, son beau cousin Aris, d'un amour sensuel et total, plein, elle prend tout, même ce qu'il ne lui donne pas : ses regards, son corps, ses désirs. Elle le dévore et le protège. Une histoire inassouvie, ou presque.

Lorsque Pavlina devra quitter son île, ce sera avec le souvenir de lui, et un autre secret aussi, plus pesant que ceux qui lui ont volé sa vie, loin du ponton en bois d'où elle se laissait tomber dans la grande bleue. Elle ne vivra pas ce qui aurait pu être, et pourtant son histoire est belle, dure et tendre même quand elle devient plus grise, à Athènes, puis à Genève, parce que son exil croisera, loin de son île bleue, celui d'autres exilées, pas de belles et jeunes sirènes, mais des femmes avec des plis et de l'histoire autour. Chrissoula et Myrtho mangent des tartiflettes quand il ne peut plus être question de moussaka. sans regret, car "Nous sommes nos souvenirs" et dès fois cela suffit.

Bon, pas sûre de ne pas avoir laissé filtrer quelques pistes, mais moins quand même. 

 

Athalie

 

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