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28/08/2012

En cuisine Monica Ali

4447130-chef-de-desespoir.jpgJe pourrais faire le coup des ingrédients pas frais, de la recette manquée, du soufflé qui retombe ... etc ... Mais non, c'est plutôt une erreur d'aiguillage ( et puis, je me suis défoulée sur Angot, donc, là, j'ai la mandoline paresseuse). Alors je vais juste dire est long, trop long et la quatrième de couverture m'a fourvoyée. Elle annonce " une radiographie sans concession de l'Angleterre actuelle" à travers la prise de conscience d'un chef de cuisine de la condition sociale précaire et de l'injustice humaine faite aux hommes composant sa brigade, qui d'une situation honorable dans leur pays d'origine, se retrouvent à suer sur des grills à viande, ou à touiller les sauces avec grumeaux. Donc une critique sociale, me suis-je dit. Or, que nenni. Y'a pas plus de radiographie que de lait sur le feu de la béarnaise. Ou plutôt si, mais le seul radiographié, c'est le chef, Gabriel, dit Gabe. Il a la crise de la quarantaine, tout l'énerve, sauf se sentir seul aux commandes de son navire de bras cassés exilés. Et encore. Son égo (surdimensionné) ne supporte pas ce qui est autre chose que lui et ses ennuis, bref, il déprime, réalise que cela fait un sacré moment qu'il se goure sur pas de choses et pète les plombs. Sauf qu'arrivée là, il m'avait déjà tellement ennuyée le pauv'gars qu'une marmite lui serait tombé sur le début de calvitie que j'aurais volontiers jeté mon tablier. Seulement voilà, je suis consciencieuse et suis allée jusqu'au bout.

Donc, Gabriel est à la tête des cuisines d'un grand hôtel londonien, mais son but secret est seulement d'y rester le temps de monter sa grande affaire, son propre restaurant de cuisine française. Accessoirement, Yuri, un plongeur obsur est découvert la tête fracassée dans les caves, jusque là invisible, laissé pour compte, un intello exilé réduit à une ombre. Seulement voilà, sa mort donne des cauchemards culpabilisés à notre quarantenaire de plus en plus instable. Il croise le regard de Léna, plongeuse aussi, passée par les limbes de la prostitution forcée, et elle l'emplit d'un tel désir, la maigrelette biélo-russe, qu'il en néglige la superbe créature, chanteuse de cabaret matînée femme fatale, qui lui servait de fiancée jusque là. Comme tout cela le fait pédaler dans la garniture, il se venge sur ce qui lui passe sous la main, entre autre Oona, autre employée qu'il tente de faire virer sous prétexte qu'elle s'obstine à lui proposer des tasses de thé .... (remarque accessoire : autre chose qui m'a énervée, cette dame étant censée être originaire des îles, la transcription de ses paroles fait dans le petit nègre, genre "Tintin au Congo", alors que les autres "étrangers" parlent un français traduit de l'anglais parfaitement correct ....)

Ah oui, le père de Gabe se meurt d'un cancer, sa soeur a grossi, sa mère était bipolaire, un de ses associés pontifie longuement sur les choix gouvernementaux, mais à la fin Gabe sauve le monde, donc tout va mieux, finalement, et lui aussi.

Athalie