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31/12/2012

Montana 1948 Larry Watson

montana 1948,larry watson,romans,romans américainsPoints de grands espaces dans ce Montana là. Etrange, étonnant, pas courant chez le spécialiste de l'édition du "Nature writing". Je ne suis pas spécialement fan du genre mais depuis quelques temps, j'ai quand même tendance à craquer pour les cow-boy, solitaires ou non. Donc, là, non, et non seulement non, mais le Montana s'est rétréci même ... en plus, il y fait chaud, pour une fois.

Rétréci à une petite maison et une petite histoire. La petite maison est celle de Danny, douze ans, le narrateur, on a aussi un petit jardin, avec un grand arbre, une cave et des bocaux dedans. Le père est le shérif de la petite ville. Non seulement, il n'a pas l'allure d'un cow-boy, mais il n'en a pas non plus les trépidantes missions, vu que la ville est tranquille comme une ville qui ne serait pas au Montana. (pas le Montana littéraire que je connais en tout cas, le vrai je ne sais pas, je n'ai aucune envie d'aller me geler au Montana, ni d'y crever de chaud, si ça se trouve il n'y a pas de thé de Noël ni de plaid en fourrure blanche synthétique pour lire dessous) Sa mère travaille aussi, dans un petit bureau. Ce qu'il fait qu'ils ont une bonne, Marie, une jeune indienne de la réserve d'à-côté, fraîche, drôle et rose. Ils la traitent bien, le père est raciste mais sans plus, Danny l'aime beaucoup. Sauf qu'elle tombe malade, gravement, et qu'elle va faire exploser la petite histoire et le petit monde.

Faut dire qu'autour de la petite vie peinarde de Danny, trônent deux grands espaces qui font leur poids lourd, eux : le grand-père, le chef dynastique et tutélaire qui habite son domaine et sa maison de rondins comme d'autres chaussent leur mustang à cru, et le grand-frère, le médecin de la ville, mais surtout le grand-frère, brillant, charmant, plaisant, héros revenu de la guerre, et le préféré du grand-père.

Alors, quand le héros est menacé par les paroles de Marie, qui pousse les hauts cris à sa vue et ne veut pas de lui comme docteur, puis l' accuse, le grand-père sort l'artillerie et le frère shérif, ses états d'âme. Comment le redresseur de tort moraliste va-t-il s'en sortir ? faut-il sacrifier sa famille et faire reconnaître la justice ? la justice pour qui ? les paroles des indiennes ont-elles du poids ? Un procès équitable serait-il même possible ?

Voilà, c'est dit, un récit intimiste donc. David voit les dégâts à sa mesure, regarde les grands débats intérieurs de ses parents de l'extérieur, les déflagrations à sa taille. Oui, il aimait Marie, mais bon, il aimait aussi faire du cheval dans le domaine de son grand-père. Oui, il aimait son oncle, mais bon, si c'est un méchant, faut bien faire avec ... Oui, il voudrait grandir et comprendre, mais puisqu'on le laisse en dehors ... Le conflit le traverse comme souffle le vent dehors. Du coup, j'ai trouvé ce texte un peu plat, limitée à cette vision, sans doute voulue comme naïve et incomplète, à la hauteur du narrateur enfant.

 

Athalie

L'avis de Jérôme, mitigé comme le mien mais avec plein de liens pour en lire des plus enthousiastes, et il y en a beaucoup !

http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/12/montana-194...

Notamment chez Ys

http://yspaddaden.com/tag/larry-watson/