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09/06/2011

Naissance d'un pont Maylis de Kérangal

Bon, vu que "Etonnants voyageurs" arrive, il va falloir que je liquide mes lectures de l'année, moi. images.jpg

Retour en septembre, avec la sempiternelle rentrée littéraire, les "must avoir-lus" vite fait, mais que en fait on n'a pas le temps, vu que la rentrée, c'est surtout les "must à faire" vite fait (inscriptions des enfants à des activités diverses et variés, retrouver des chaussures normales pour aller bosser et quitter les tongs rose "petit bateau" ... se rendre compte que le bureau est dans le même état qu'on l'avait laissé, et que non, on n'a pas trié les papiers qu'on devait classer dans les classeurs, achetés à cet effet (des nouveaux, parce que les anciens, n'on arrivait pas à classer dedans, alors peut-être qu'avec des nouveaux ... ben, non.)(C'est bien la multiplication des parenthèses, mais là, je suis un peu paumée dedans en fait.)

Donc, les dernières sorties, j'avais commencé à Banon, pour celles et ceux (le A pouvant être masculin, la preuve, mon homme), qui suivent les notes, même pas chronologiques, c'est comme les parenthèses. Mais en septembre, j'ai quand même trouvé le temps de lire celui-là, dans nouveautés "goncourables". A priori, comme déjà dit, les ponts, ça ne me dit pas grand chose. Et bien, j'ai fini par m'y interesser, pas à la construction évidemment, de toute façon, ce n'est pas le sujet, enfin, pas techniquement parlant, je veux dire qu'on n'apprend pas à construire un pont, en plus avec mon vertige, c'est hors de question.

La construction qui est interessante, c'est plutôt celle du roman. Elle n'a rien de révolutionnaire (contrairement au pont fictif, romanesque qui l'est, lui.) mais les narrations croisées sont bien faites. De l'ouvrier à l'ingénieur, en passant par le décideur, le projet du récit suit celui des fonctions des personnages dans le projet : Summer Diamantis, la femme qui aime le béton, Verlaine, le voltigeur, Sanche, le meneur d'homme ........Un côté kaléidoscope et "force qui va" comme dirait le père Totor. Il ya un monde là dedans, une image de la démesure du monde qui est en train de se construire ailleurs au nom de la modernité. Cela se passe dans une Californie imaginaire, mais cela pourrait être en Chine, en Asie, là où semble se jouer quelque chose comme une ambition un peu folle et mégalo, oublieuse d'un truc bizarre finalement, l'homme. C'est  peu démonstratif, en fait, c'est moi qui rajoute. Bien sûr, il y a les indiens en contre point, un autre monde, la tradition qui disparait... 

Toute l'énergie passe aussi dans le style, par moment surfait, mais dynamique, presque mimétique d'avec les travaux qui avancent, les drames qui ont lieu, de ceux qui pourraient avoir lieu. Un poil "roman à l'eau de rose" sur la fin, mais c'est tant mieux, parce que finalement on n'aimerait pas que cela se finisse mal, en fait.

Athalie

Pour lire un avis contraire, mais qui est mieux dit que le mien :

http://blog.matoo.net/index.php/archives/2011/01/21/naiss...