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11/07/2012

La septième vague David Glattauer

la septième vague,david glattauer,romans,romans autrichiensBon, vu la stricte alternance que je tente en ce début d'été ( une recette, un livre), aujourd'hui aurait dû être jour de recette, mais une règle étant faite pour être déviée, ce sera jour de livre, la suite de Quand souffle le vent du nord, parce je vais vite fait trousser la bluette.

Je n'ai donc guère tardé à me procurer "La septième vague", me doutant bien que la grâce épistolaire serait éphémère, et bien non, c'est pire, le charme n'a pas du tout, du tout, du tout opéré, et l'ennui s'est très, très,très rapidement installé.

Rappel ( quand même, je trousse, soit, mais point trop n'en faut) : Emmi ne s'est pas rendue à l'ultime rendez-vous et Léo est parti comme prévu à Boston, toujours sans l'avoir vue en vrai, pour sauver son mariage (à elle) et raison retrouver. Emmi envoie des messages au manager du système .... Léo rentre et finit par répondre, nouveaux échanges sur le même modèle que ceux d'avant le départ, et c'est reparti.

Le but de la lecture de cette suite se réduisant à savoir :

  1. Si les deux tourtereaux en puissance vont enfin se décider à se rencontrer en vrai une bonne fois pour toute et qu'on en parle plus (enfin, si quand même un peu mais qu'on passe aussi à autre chose)
  2. Si cette rencontre va se conclure par la fin heureuse prévisible, et qu'on ne passe pas à autre chose, sinon, je ne crois plus aux contes de fées, et ce serait dommage, quand même à mon âge.

Les réponses sont tellement évidentes que les mails se rabachent : "Alors, tu m'as trouvé(e) comment ? - Toi d'abord, tu m'as trouvé comment ? - Non, toi ....", quelques mails plus tard (où ils se sont plus ou moins dit comment ils se trouvaient, bien, évidemment, ( et non, Emmi n'est pas obése et n'a pas de poil aux pattes, et non, Léo n'est pas obèse mais a du poil aux pattes) : "On arrête là, ce n'est pas possible - Oui, on arrête - Toi d'abord. - Non, toi d'abord, c'est toi qui as qui l'a dit. - Là j'arrête pour de vrai, j'écris le mot FIN"

Tiens, bonne idée.

Athalie

PS :  pour l'illustration, je cherchais quelque chose autour de "vague d'ennui", j'ai trouvé ce tableau. Sans commentaire.

REPS (post publication) : je ne résiste pas à ajouter deux liens vers des articles divergents mais  très drôles

http://croqlivres.canalblog.com/archives/2011/08/25/21742...

http://www.audouchoc.com/article-la-septieme-vague-daniel...

 

02/07/2012

Quand souffle le vent du nord Daniel Gluttauer


Denise au téléphone - Bande annonce Vost FR par _Caprice_

 

Attention, lecture légère, lecture en forme de coeur, lecture pour farniente, lecture en liberty, lecture au goût de crème glacée, fondante et sucrée, sucrée .... A dévorer pour se sentir comme une plume bercée par une brise d'amourette.

Une nouveauté littéraire malgré tout, un renouvellement du genre épistolaire, le roman par mails, enfin, des mails quand même mieux écrits que des vrais, sans fautes de frappe, ce qui est relativement rare dans le vrai courrier électronique. Des mails en toc, qui font pas vrai, des mails pour une histoire chabadabada.

Emmi Rothner veut résilier son abonnement à une feuille de chou locale, elle tombe par erreur sur la boite de Léo Leike, un homme qui n'avait rien demandé, quant à lui, tout cela parce qu'elle tape trop vite le "e" avant le "i". Erreur renouvellée pour des voeux de bonne année en envoi automatique d'un mail groupé. D'excuses en platitudes, ces deux-là vont se titiller, se prendre au jeu, érotiser puis fantasmer. Carrément. ( c'est la loi de la bluette, faut pas hésiter à en faire trop)

Lui est célibataire, et sort d'une rupture complexe, elle est mariée, aime son mari, a des enfants (pas vraiment les siens en fait, mais c'est tout comme, c'est pour dire qu'elle est heureuse et sans histoire, en fait.) Du moins, c'est ce qu'ils se disent, et c'est ce doute possible qui est drôle en tant que lectrice, on se dit sans arrêt qu'ils sont peut-être en train de se (nous) mentir, de s'inventer une vie virtuelle, un amour virtuel, un caractère virtuel. Elle, l'impertinente, jalouse par intérim, lui qui fait du cache-cache et parfois les échanges font du sur-place : on devrait se rencontrer, on va se rencontrer, oui mais dans un bar, comme ça on ne saurait pas qui on est, et puis oui, et puis non, et puis on devrait arrêter ces mails qui ne mènent nul part, ben oui, ben non, ils ne mènent nul part mais on continue quand même, pourquoi ? ben parce que ....

Comme la lectrice qui se dit : "C'est bien mince tout cela", ben oui, c'est mince, mais qu'est-ce que c'est bien le mince quand ça ne coince pas, que les pages se tournent et qu'on est à la fin avant même de s'être ennuyé. Ces deux-là, faut dire, ils sont attachants comme des chamallows....

Il y a une suite où il semblerait qu'ils se voient vraiment en vrai .... Une question angoissante se pose : leur amour virtuel résistera-t-il ? je ne suis pas sûre de passer tout l'été sans pouvoir répondre à cette angoissante attente .

Athalie

PS : bonne lecture à la grande fille de A.B., jeune mère surbookée, ce livre est pour toi !

REPS : l'extrait en tête de note, c'est "Denise au téléphone", une sorte d'ancêtre de Quand souffle le vent du nord, mais plus caustique et moins bluette