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11/02/2015

Trauma Erik Axl Sund

Prater,_Wien.jpgEntre le premier tome et le second, j'ai changé de décor. J'ai quitté mon canapé de lecture habituel, mais j'ai emporté mon plaid.

Décor : un havre de paix sur la côte bretonne, (un poil frisquet le havre, mais là n'est pas le propos), un autre canapé, ma copine A. vautrée dessus, mon plaid autour. Moi, dans le fauteuil en face, orientée soleil, "Annabel" en main, mais sans le plaid, alors qu'il fait super froid dans "Annabel" ...  j'entends A. finir de relire "Personna" en déclarant 'Il me faut la suite". Je ne peux qu'acquiescer, il nous faut la suite.

Ce qui fut fait (un grand merci aux librairies indépendantes de la côte bretonne, on a frisé le rapatriement en urgence vers l'intérieur des terres ...).

Retour au havre de paix, toujours quelque peu frisquet, quand même (mais là n'est toujours pas le propos) . Je finis "Annabel" en piquant le plaid de fiston, qui en échange m'a piqué mon caban ( qui lui va super bien, mais là n'est toujours pas le propos) et fifille, le manteau de la fifille de A. (qui lui va super bien aussi). Ben oui, eux, ils sortent du havre de paix (il faut bien aller chercher le pain). Nous, moins, à cause d'"Annabel" et de "Trauma". (et puis, comme les autres vont chercher le pain, les moules et le vin blanc, ma foi ...)

Ma copine A, relève parfois la tête : " Tu sais Sofia, et ben si ça se trouve ..." -"Ne me dis rien ..." - un silence plus tard "Tu sais le médecin légiste ?" - "le gentil ? Non pas lui, ne me dis rien ...." - "Je ne dis rien, mais tu te souviens dans le premier, la petite fille juive qui s'enfuit ..." -" Non, ça se complique, elle revient ? - "Je ne dis rien, je te dis ..."

Conclusion, les copines qui lisent en face de vous, le prochain bouquin que vous allez leur piquer, c'est encore pire que les blogs qui spoilent. Les blogs, au moins, vous pouvez vous boucher les oreilles.

Ha, oui, l'intrigue ? Puisque je suis sortie du havre de paix avec "Trauma" en main et "Catharsis" pas loin ( et que j'ai récupéré mon plaid) ... Ben en fait, ça se complique ... Une nouvelle série de crimes prend la suite des corps des jeunes garçons momifiés, qui restent quand même en arrière plan. On sent que le cercle devient concentrique, on se rapproche du centre (mais lequel ?) névralgique, l'inceste pullule toujours, et même se multiplie, comme les personnalités multiples de Sofia qui tente de résister à Viktoria, comme elle le peut. 

Jeannette reste la même, plus ou moins, de plus en plus proche de Sofia, qu'elle a embauché pour dresser le portrait psychologique du tueur-ou de la tueuse, qui signe cette fois-ci ses crimes d'un bouquet de tulipes jaunes et tend à la police des coupables de crimes anciens qui se relient à une institution pour jeunes filles, pas vraiment catholique.

Toujours aussi écrit à l'emporte pièce, toujours aussi addictif.

10/01/2013

Danse avec l'ange Ake Edwardson

dandy_list.pngJ'ai commencé cette série policière par le troisième ( en le sachant quand même, pas bête, mais un peu joueuse sur ce coup-là ...). Comme l'inspecteur, Eric Winter, me plaisait pas mal ; dandy, amoureux, angoissé mais pas trop, pas dépressif ; que sa copine, Angéla, commençait à prendre de l'épaisseur, que la vie de la brigade à la Mac Bain, j'aime plutôt bien, que les personnages secondaires, la pasteure, sa fille, avaient suffisamment de tourments mais pas trop graves pour être un peu consistantes sans être croustillantes (finalement il n'y avait que les meurtriers et les victimes qui étaient falôts). Je me suis dit, je vais commencer par le premier, histoire de refaire connaissance à l'endroit et de partir d'un pied logique et cohérent.

Je ne sais pas si j'aurais dû. Des fois, la logique, c'est décevant.

Le quatrième annonce qu'il s'agit d'une autopsie, celle " des affres d'une âme nordique en proie aux pires maux des sociétés contemporaines". C'est pompeux et tartignole, comme si "polar" était un mot honteux et qu'il fallait le gonfler avec du sens profond, mais comme sur celui que j'avais déjà lu, c'était la même phrase et que la ville de Göteborg ( l'autopsiée) ne s'était pas avérée pire qu'une autre ville littéraire de polar en terme de meurtres, de dépression, d'ados rebelles et d'ados battus presque à mort par un père alcoolique, je ne me suis pas inquiétée. Sauf que cette fois-ci la moitié de l'intrigue se situe à Londres (mais l'inspecteur anglais est plutôt grungie, ce qui est censé faire contraste avec Winter, I suppose).

Il se trouve que dans ces deux villes, sévit un tueur de jeunes hommes, tendance solitaires homos. Le tueur les attache sur une chaise, pour regarder on ne sait quoi, les saigne à blancs et danse dans leur sang épandu. Un tueur qui ferait des aller-retour ou deux tueurs qui feraient un copier-coller. Soit. En arrière-fond, se profilent un commerce de vidéos pornos. Les deux inspecteurs s'y collent et pataugent. Ils pataugent longtemps, en fait. Faut dire que les témoins n'ont rien vu, les indics ne sont pas plus fiables, les suspects ont la résistance d'une huitre plate et les indices, ben il n'y en a pas. Donc effectivement, les vérifications sont longues, voire très longues .... Ce qui fait que pour l'histoire, ma foi, je ne sais trop comment la résumer.

A Londres, Winter en profite pour faire ses courses, cigares et costumes (les chaussures, il n'a pas trouvé), il a la consistance d'un porte-manteau et Angéla celle d'un parc à moule. Je vous passe la fin qui tombe comme un flan à vanille.

Pas sûre de me combler une dent creuse avec le deuxième, moi.

 

Athalie

 

18/11/2012

Ombre et soleil Ake Edwardson

ombre et soleil,ake edwardson,romans,romans suédois,romans policiersAlors, pour celui-là, ce n'est pas comme pour "Le septième fils", j'ai vraiment regretté d'avoir pris la série en route ( c'est le troisième, si j'ai bien compris). Le premier, c'est "Danse avec l'ange", le titre que j'avais noté sur mon-petit-carnet-qui-ne-me-quitte-pas-ou-presque sauf que le livre n'était pas sur les étagères devant lesquelles j'étais et que comme j'avais une fringale de polar, j'ai pris le dessert avant l'amuse gueule.

Ceci dit, ce n'est pas vraiment gênant pour la compréhension de l'histoire, même si l'on sent que les personnages ont déjà du vécu ensemble. Du coup, j'aurais préféré les cueillir encore tout frais et sans histoire : le beau Winter et son allure de Dandy, sa dulcinée d'Angéla avant qu'elle ne soit enceinte, j'aurais aimé les prémisses, quoi ...

Nous sommes donc dans une série, un série que je sens bien "chausson", du genre Ed Mac Bain ou John Harvey, dont on reprend sans faim mais avec appétit. On a une ville, une brigade, un tueur, des équipes qui patrouillent et quadrillent. Sauf qu'au début, le chef n'est pas là, Winter a dû partir pour Malaga, son père s'y meurt. Dans la banlieue espagnole pour Suédois en retraite, Winter s'observe avec quelques détours plus exotiques dans la vieille ville. Ce qui n'a rien à voir avec la suite policière, mais un peu avec la suite sentimentale.

Pendant qu'il déambule, il retrouve sa mère, puis arrive sa soeur, retardée par une grippe. Evidemment, dit comme cela, on ne transpire pas trop nous, mais on s'installe en famille et dans un confort de lecture certain.

En Suède, les choses tranaillent aussi, les équipes rôdent dans les rues de l'avant an 2000 en ayant à l'oeil la jeunesse suédoise qui y vadrouille, dont une fille de pasteur (e) et son ami, attachant fils d'alcoolique avant de devenir témoin numéro un d'un meurtre sonorisé et macabre à souhait. Les choses s'accélèrent un peu au retour de Winter, alourdi quand même par sa future maternité, sans compter que le téléphone traque Angéla et que le tueur semble bien plus proche qu'on ne le souhaiterait ...

Une intrigue un peu convenue et balisée, mais je sens que je vais rapidement récidiver ...

 

Athalie

21/07/2011

Entre dieu et moi, c'est fini K. Mazetti

ma-soeur.jpgHier, je suis allée m'acheter des livres, cartes de fidélité en poche (plus ou moins au complet, cause, j'en ai paumé une mais c'est pas grave, je suis dans la machine informatique, et une autre, cause, il faut la faire valider avec une pièce d'identité, trop dur de penser à tout en même temps) et ma liste de "lectures prévues pour un été lourd" dans une autre poche de mon sac. Blindée, prête à faire une bonne razzia (genre certaines chez IKKS pendant les soldes). Je n'en avais plus que quatre ou cinq d'avance, par conséquent, angoisse possible devant un possible manque de choix et, de poids : ceux d'avance, c'étaient que des gros. Par contre une inconnue de taille : en avait-il des petits dans la liste des "prévus" ?

Suspens insoutenable ... D'autant plus que sur les rayonnages, juste un des "prévus". Mais, petit, donc, pris. Hors de question de rentrer avec si peu, on va en trouver des pas prévus sur les présentoirs ... Résultat, retour avec un petit tas de petits "pas prévus" en alternance avec des sujets lourds (L'origine de la violence, HHhH,  ... ) et des légers dont Entre dieu et moi s'est fini de K. Mazetti, parce que j'avais bien aimé Le mec de la tombe d'à côté.

Les quelques 20, 30 premières pages, j'ai vraiment eu envie de le laisser tomber. Envie de légereté, mais quand même ... j'avais l'impression de lire un des sélectionnés du prix ado, je n'ai rien contre le prix ado, bien au contraire, mais bon, là je suis en vacances ... C'était drôle et bien écrit mais bon, sujet grave d'ado ... UNE HISTOIRE D'AMITIE BRISEE PAR LA MORT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La narratrice Linnéa, ne peut accepter la disparition de sa meilleure amie, Pia, son double, son âme soeur. Pia était une tombeuse, Pia était drôle, Piapiapia ... Mais voilà, Pia a gardé son secret et est partie avec. Linnéa n'a gardé qu'une grand-mère excentrique tireuse de cartes, son petit frère adoré, les soucis amoureux de son mère, son mur des lamentations perso et même plus de chagrin d'amour.

Résumé comme ça, évidemment, ça fait ado grave. Pourtant, au fil des pages, l'impression de s'être égarée dans le rayon taille 16 ans, et "vous n'auriez pas le même mais en rose avec des paillettes et des bretelles transparentes" (citation véridique que je tiens de ma frangine préférée, responsable du rayon vêtement dans une grande enseigne, aussi fréquentées par les A., mais où on va moins faire les soldes, vu que ...), s'estompe. Car c'est quand même fitrement bien écrit, de moins en moins drôle et de plus en plus attachant. J'ai fini par lire avec un brin de sourire nostalgique aux coins des lèvres. Ben, oui, pas si loin d'une certaine tristesse, celle de cet âge là et puis comment on fait avec la peine, celle que les autres n'ont pas, quelque chose comme ça.

Pas tout à fait une bluette rose bonbon, et sans paillettes, finalement.

Athalie