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25/09/2012

Séréna Ron Rash

ron rash,séréna,romans,romans américainsAnnée 30, USA, crise financière, les patrons ont tous les droits et en usent en en abusant, une exploitation forestière, des ouvriers remplaçables, un projet de réserve naturelle, des expropriations rentables, enfin, pour certains.

Georges, le patron, il ramène de Boston, fraîchement marié, sa femme, Séréna, qui n'a peur de rien ni de personne, évalue la coupe de bois plus vite que n'importe quel contre maître chevronné et se moque des règles morales comme de son premier copeau. Séréna de son passé a fait table rase, son seul présent est son homme, et son seul rêve, faire du domaine de son mari à Smoky Mountains, un désert à son profit pour filer faire la même chose au Brésil. Séréna est une sorte de statue de marbre, insensible à tous sentiments humains sauf à faire fusion avec Georges, être les mêmes dans la même ambition, indifférente à tous, sauf à ceux qui tentent de s'opposer, même d'un regard ou d'un poil de cheveux, car alors, elle sort l'artellerie lourde, très lourde, et les créatures qu'elles s'attachent ne sont que des ombres avalies. Elle fait froid dans le dos, mais le Georges, mis à part quelque soubresauts, reste fasciné par sa sorcière en robe de soie verte ou en bottes, à cheval sur son panache blanc. Même lorsque Rachel, la brave fille qui lui a donné un fils, bien gentille, elle, bien brave et bien mignonne devient la cible du délire paranoïaque de la prédatrice, il bouge à peine. Des destructeurs nés et assoiffés, malfaisants et implacables : collaborateurs, investisseurs complices, arbres, serpents, même un pauvre cirque ambulant qui passait par le campement, tout est bon à la démonstration de leur puissance.

Je n'ai pas réussi à monter sur leur buldozer, non pas qu'il allait trop vite, mais que trop de trop, c'est trop, pas de chair où s'accrocher, pas de faille à explorer, un bloc qui va en broyant tout, Séréna "vade rétro" et satanas plus loin ... par contre, j'ai bien aimé les conversations des forestiers-ouvriers qui, quand ils voient passer l'avalanche Séréna, ramassent leurs oripeaux pour aller philosopher plus loin : " Ecoutez les gars, y a une raison philosophique qui fait qu'une façon positive de voir les choses, on appelle ça une disposition ensoleillée (...) Celui qui se trouve dans un endroit où que le soleil, y brille toute la sainte journée, l'a pas un souci en tête" et l'autre de répondre : " Alors, comme ça, si que j'étais au milieu du désert et que j'avais plus d'eau et qu'y en avait pas une goutte à des mille à la ronde, j'aurais pas le mondre souci en tête ?" Le premier de reprendre : "Je t'ai d'jà expliquer la science qui se cache là derrière ... Et c'est toujours ça pour le scientifique ou le philosophe. La plupart des gens, y restent dans le noir et puis y se plaignent qu'y s'y voit rien". Ouaips ! C'est bancal, mais ça m'a fait rire et, moi, j' vous l'dis, la Séréna, elle a manqué de disposition ensoleillée, et la Rachelle, elle a intérêt à courir vite si elle veut pas tomber dans l' chaudron d'la sorcière.

Athalie

Une petite déception parce que j'avais vraiment aimé Un pied au paradis, du même auteur, mais je lirai quand même le suivant !