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05/11/2011

Une femme simple et honnête Robert Goolrick

imagesCA8GXVG8.jpgHeureusement que j'ai pris une dose de grâce divine avec Port Royal avant d'entamer cet opus de la lubricité et du mensonge, après La cucina, je fais finir damnée, même par les jésuites, qui pourtant ....

Raph Truit est richissisme, un magnat local tout puissant dans une petite ville perdue sous la neige du Wisconcin. Ce qui n'est pas une raison pour être obsédé par le désir de la femme et poursuivi par des rêves oncessants de luxure, mais lui, il l'est depuis tout petit. Pourtant, sa maman (genre mormonne gorgonne plutôt janséniste dure) l'a puni, mais ça n'a pas suffi. Du tout. Il s'est (plus ou moins joyeusement ...) vautré dans la luxure, puis amoureux, a pris belle jeune femme italienne et est rentré refaire fortune dans son petit enclos. Heureux qui comme Ulysse, disait l'autre ? Ben pas vraiment ... Vingt ans de veuvage plus tard, il a passé une petite annonce pour rompre sa solitude et surtout arrêter de luxurer tout seul en rêve, et on le trouve sur le quai de la gare, sous la morsure des regards et du froid, à attendre celle qu'il a choisi parce qu'elle avait commencé sa lettre par "Je suis une femme simple et honnête" et que sur la photo, elle en avait l'air. Le train est en retard, il attend, et on va dans le train, pendant ce temps, pour faire connaissance, avant lui, de la dulcinée destinée à éteindre "honnêtement" les désirs par les feux sacrés du mariage.

Catherine Lang est en train de se déguiser en celle attendue, elle révise son rôle, repasse son objectif : l'amour et l'argent, l'amour et l'argent, l'amour et l'argent, (l'argent, on sait de qui déjà mais l'amour du même ? Cela parait improbable vu comment elle se récite une vie autre que la sienne. Evidemment la photo n'est pas la bonne, évidemment elle a une explication et puis de mensonges en mensonges, se met en place l'intrique : une chatte et une souris, plus un piège à rats et comment on élimine les rats ? et les souris ?

Il y a des trucs qui ne tiennent pas : ce qui m'a le plus génée c'est les changements de psychologie par à coups brusques et revirements à 120 degrès et les montagnes russes, ça finit par donner le tourni, à force, on ne sait plus si on monte ou si on descend : Catherine change de vérité, de facettes, de certitudes aussi vite de garde robe, Ralph pas mieux, le seul qui reste sur ses positions, c'est le rat qui grignote les cales du navire. Mais lui, il est monolythique, et monobloc, ce qui gêne aussi finalement vu que les autres font l'inverse.

Finalement, je ne suis pas descendue en route (même si j'avoue une certaine lecture en diagonale vers la fin) parce qu'il y a aussi une certaine atmosphère cotonneuse et lentement piègeante (ben oui on quand même envie de savoir comment ils vont finir, la chatte, la souris et le rat ..) Et puis aussi à cause de "La sirène du Mississpi", ce pourquoi je l'avais acheté ce livre. Du coup, j'ai appris le titre d'un de mes Truffaut préféré en italien " La mia drogua si chiama Julie". Aucune trace de palourde par contre.

Athalie