Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/11/2012

Vice et vicissitudes à Versailles Alain Baraton

Vice et vicissitudes à versailles, Alain Baranton, Mon vice, mis à part d'autres non mentionnables, c'est le XVIIème siècle, les fastes Louis quatorziens, pas sa politique, ses guerres, ses famines. Non, un vice qui se nourrit de pacotilles et de bruissements courtisans, les coulisses, les intrigues, les amours .... des grands,  des maitresses prêtes à tout, des courtisans réduits à la plus vile flatterie. Mes peoples à moi, c'est la pauvre La Valière, la triomphante Montespan, la jolie et éphémère Fontange (La dernière, la belle veuve Scarron, la Maintenon, je suis moins fan !). Je suis quasi incollable en messes basses, mesquineries, jalousies, complots et poisons des amours du roi soleil, dont les alcoves sont bien plus drôles que n'importe quel article de "Gala" (en plus, "Gala", ça sent le soin dentaire, beurk !)

C'est à cause d'"Angélique marquise des anges", je suis tombée dans la guimauve quand j'étais petite et depuis, je bave encore un peu. Aussi n'ai-je pu que battre de mes deux paupières délicatement fardées lorsque mon ami historien préféré m'a offert ce livre. Le sous-titre ne pouvait qu'aggraver mon état " Crimes, trahisons et autres emprisonnements au palais du Roi-Soleil". Voilà qui ne pouvait que me faire m'agiter de l'éventail.

Soit, ce n'est pas de la "littérature", point n'est le propos d'ailleurs, le style se veut fluide, c'est tout, un peu facile dans l'analyse politique, mais point n'est le propos d'ailleurs non plus, ce qui n'empêche au passage quelques remises au point sur la morale élémentaire et quelques fantômes tragiques passent, dont ceux des insurgés de la Commune, relégués dans l'Orangerie en attendant que les orangers n'y reprennent leur place ( les pauvres, ils allaient geler dehors) et que les hommes ne partent pour leur exil lointain..

Celui que j'ai préféré de fantôme, c'est le taquin, celui de Marie Antoinette, qui se sort de sa grotte à dates fixes, et que certains amoureux attendent, dont l'auteur, Alain Baraton, amoureux du lieu et qui vous y promène, aussi légèrement sans doute que les belles à mouches ne couraient entre jardin et fontaines, du plus vite qu'elles le pouvaient vers leurs plaisirs éphèmères. Le peuple, Alain Baraton lui fait une place, malgré tout, en tout cas plus que les belles qui se pâmaient au parfum trop fort des tubéreuses.

Une lecture à réserver aux amateurs (trices) d'anecdotes historico-paysagères, le livre d'un amateur passionné d'un lieu passionnant. Si j'ai bien compris, l'auteur est jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand Parc de Versailles. Si j'ai bien compris, toujours, il habite dans le domaine, une maison où aurait séjourné Molière, et le soir, il promène son chien dans les allées ... Moi, dès qu'il fait rebeau, je mets une laisse à mon chat et Lully à fond pour arpenter mon allée de gravillon, je sens que mon rosier va se pâmer ...

Athalie